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Le guide-âne du webmestre
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jean-paul.baquiast@wanadoo.fr | 16-06.01 |
- Cette fiche n'a pas la prétention de présenter et moins encore de détailler XML, mais de répondre aux questions souvent posées par les directeurs, préfets, voire ministres: pourquoi voulez vous que ce soit moi qui préconise XML à mes services, alors que: 1° il y a des gens chez moi pour traiter de ces questions, et que: 2° je ne sais même pas exactement ce qu'est, ni à quoi sert, XML ?
En quoi XML concerne-t-il le chef personnellement?
XML est un standard international destiné à permettre le travail en commun au sein des réseaux de télécommunications, en normalisant la forme des documents échangés ou mis en mémoire. Dans la mesure où votre service travaille avec d'autres, il doit appliquer ce standard, sauf à rendre diffiicle, sinon impossible l'échange de documents ou l'accès à des archives communes. Mais nous sommes en France, c'est-à-dire chez des gens qui aiement se singulariser. Tant qu'un standard n'est pas imposé légalement, au travers d'une Norme Française (NF), il n'est pas respecté. Il faut donc que le chef lui-même prenne en charge la responsabilité du respect du standard par ses subordonnés. Répétons: le chef, et pas un sous-chef, qui n'aura pas l'autorité nécessaire. Ceci dit, le chef n'a pas besoin d'être expert en XML. Il suffit qu'il donne l'instruction de l'utiliser, et ses subordonnés veilleront à ce qu'il en soit bien ainsi.
En quoi les standards sont-ils nécessaires au travail en commun par les réseaux?
Il s'agit d'une exigence bien antérieure à l'arrivée des réseaux de télécommunications. Les standards sont nécessaires à tout travail en commun. Celui-ci commence par des échanges de documents et se termine par des classements et archivages.
- La lettre manuscrite ne comporte que peu de standards, autres que ceux régissant l'orthographe et le respect d'un certain nombre de formules, telles que les formules de politesse, la mention du nom et de l'adresse, etc. . Elle ne pouvait être échangée et mémorisée, avant l'invention de la photocopie puis de la télécopie, que par l'intermédiaire de l'original. A peu de choses près, il en est de même de la lettre tapée à la machine à écrire traditionnelle. La standardisation relative des caractères, et l'utilisation des carbones, facilite cependant un peu la lecture, l'échange et la mise en mémoire.
- La lettre produite par un traitement de texte sur micro-ordinateur non connecté à un réseau présente pour le travail en commun le grand intérêt de permettre l'échange de copies par disquettes. Mais il y a beaucoup de traitements de textes sur le marché, et beaucoup de versions de ceux-ci chez un même fournisseur. Rien ne garantit alors que la lecture et la réutilisation (retraitement) du texte échangé soit possibles, d'une machine et d'un traitement de texte à l'autre. Si le texte peut être lu, rien ne garantit que ses mises en forme (attributs) puissent être conservées (une mise en italique, le découpage en paragraphes...pourront être perdu, faute de commande identique d'un correspondant à l'autre). Le chef peut remédier à cela, au moins dans son administration, en ordonnant à ses services l'usage d'un traitement de texte unique, mais cet ordre, pour diverses raisons, a peu de chances d'être exécuté.
- Le développement des réseaux mondiaux de télécommunications a imposé, d'abord pour le téléphone (voix), puis pour les échanges de documents (écrit, image) l'adoption de standards communs. Même lorsque le chef ne communique pas avec le monde entier, l'existence d'un standard commun lui évite de se poser la question du choix à faire entre tels ou tels standards. Il prend celui recommandé au niveau mondial par l'ensemble des concepteurs et utilisateurs des réseaux. Avec la généralisation d'Internet, c'est un organisme représentant principalement les utilisateurs qui étudie les besoins et fixe les standards. Cet organisme s'appelle le Worl Wide Web consortium . On peut consulter ses travaux sur son site Internet (www.w3.org), mais cela n'intéresse que les spécialistes. Il suffit au chef de connaître les noms des standards recommandés par ce Consortium, s'assurer que les matériels et logiciels qu'il achète sont conformes et finalement que les utilisateurs de son service utilisent systématiquement les standards dans leur travail de production et d'échange.
- Un premier standard a permis le succès non seulement de l'Internet mondial, mais de tous les travaux coopératifs sous forme de réseaux privés aux standards de l'Internet, que l'on appelle des intranets. Ce standard est HTML. Il permet de nombreuses standardisations intéressant le forme, les attributs et même certains contenus d'un texte, quel que soit le matériel ou la nationalité de l'utilisateur. La seule contrainte à respecter consiste à utiliser, non plus un traitement de texte quelconque, mais un traitement de texte aux normes HTML (on parle généralement d'éditeur HTML). Il en existe dorénavant de nombreux, gratuits. Tous doivent en principe interopérer sans problèmes (sauf tendance de certains grands éditeurs de logiciels à essayer de réintroduire sans le dire des standards propres à eux- dits "propriétaires" - pour se fidéliser les clients inconscients du risque d'enfermement).
En premier lieu ont été standardisés les adresses électroniques des personnes et des sites et pages éditées sur le web, ainsi que la modalité permettant de naviguer (hyper-texte) d'une adresse à l'autre.
L'éditeur HTML produit un texte d'apparence ordinaire, mais ce texte comporte différentes indications ou balises dissimulées au regard, permettant à l'ordinateur émetteur comme à l'ordinateur receveur de respecter les mêmes standards, afin de se comprendre.
En voici un exemple:
Je veux m'adresser par Internet à un Préfet en lui communiquant mon adresse électronique et un texte de référence.... L'éditeur HTML que j'utilise me permet de mentionner ces informations sans surcharger inutilement mon texte:
Texte visible: " <A HREF="mailto:jean-paul.baquiast@truc.fr">Jean-Paul Baquiast </A>à monsieur le Préfet du département de ..J'ai l'honneur de vous prier, en application de la <A HREF="http://www.interieur.gouv.fr/circ/machin.htm">circulaire </A>du ministre de l'intérieur en date du ...."...."
On conçoit que ni le préfet ni moi-même n'avons besoin de connaître ces standards, dits du langage source. Il suffit que nos logiciels soent conformes au standard génétral HTML pour qu'ils puissent se comprendre, et qu'à notre tour, le préfet et moi-même puissions communiquer par Internet. Mon message archivé dans les dossiers électroniques de la préfecture, sera par ailleurs toujours lisible, tant du moins que le standard HTML restera en vigueur dans le monde entier.
On observera que les messageries électroniques, qui permettent l'échange de messages en langage courant non formaté, doivent également être conformes aux normes HTML. Cela n'a pas toujours été le cas.
Finalement, en quoi XML est-il supérieur, ou plus complet que HTML?
XML est destiné à faire face au développement des échanges prenant la forme de formulaires ou précédures normalisées. Les particuliers continueront sans doute longtemps d'adresser aux administrations des lettres manuscrites ou des messages électroniques, ainsi que des textes au format HTML. Mais de plus en plus, les administrations les inciteront à utiliser des formats de documents standards, où de nombreuses mentions indispensables seront identifiées et mise en forme automatiquement par le logiciel éditeur.
Il en est ainsi, par exemple, des documents utilisés par le commerce. Les factures comportent dorénavant des modules identiques pour décrire l'expéditeur, le destinataire, leurs raisons sociales, leurs adresses, les produits et montants facturés, etc. Le langage XML permet aux commerçants et à leurs clients de définir entre eux des standards communs pour représenter ces données, afin que l'échange se fasse le plus automatiquement possible. Si ces standards peuvent être acceptés par l'ensemble des commerçants et des clients du monde, le commerce pourra s'internationaliser (si besoin est) sans investissements particuliers liés à l'élargissement du champ de l'échange. Ceci n'empêchera pas le maçon de village de continuer à présenter des factures manuscrites. Mais l'ambition de ce maçon ne pourra pas s'étendre au delà de ses relations avec ses proches voisins.
Ces procédures, relevant de l'Echange de Données Informatisées (EDI) ont beaucoup gagné avec l'apparition de XML, qui n'oblige plus aux procédures longues de la normalisation définie par l'ONU (UN-EDI).
La standardisation des différentes rubriques des documents échangés permet d'effectuer automatiquement de nombreux traitements et classements facilitant la gestion en nombre: classement par auteur, adresse, date, objet, dossier de rattachement, etc.
Le même besoin s'est désormais fait jour au plan administratif, aussi bien pour les relations des particuliers ou entreprises avec les administrations, qu'en ce qui concerne les relations entre les administrations elles-mêmes.
Il existe cependant trop de différences entre administrations, au plan international, pour que des standards communs d'échange puissent être définis à une échelle mondiale. La démarche consiste donc, dans chaque pays, à s'entendre sur des standards XML reprenant le maximum des standards XML internationaux, mais intégrant un certain nombre de spécificités nationales. Le Premier ministre a confié à un service spécialisé, la Mission interministérielle pour les TIC, le rôle de définir et faire connaître ces standards. On trouve ceux-ci dans un répertoire désormais en ligne http://www.mtic.pm.gouv.fr/XML/repertoire.shtml
Un directeur ou un préfet n'ont pas à consulter ce répertoire. Il faut qu'ils sachent cependant qu'il existe, et qu'ils s'assurent que leurs services utilisent les définitions et modules de langage proposés, quand ceux-ci ont été arrétés. Le cas échéant, le chef pourra proposer à certains de ses spécialistes de participer aux travaux de normalisation, afin de les enrichir. Ses collaborateurs techniciens, ou éventuellement des consultants extérieurs, le tiendront informé du respect des instructions qu'il aura donné pour assurer le passage systématique à XML et à ses futurs développements.
Pour quelques exemples d'utilisation du langage XML, voir la contribution d'un utilisateur de l'administration, Emmanuel Lazinier http://www.chez.com/xml/initiation/index.htm
On pourra aussi consulter le dossier consacré à XML par le Guide-âne du Webmestre de Anne Bedel, chez Amiroutes: http://www.admiroutes.asso.fr/webmestre/xml.htm
http://www.admiroutes.asso.fr/webmestre/pourquoixml.htm
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