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Mission Baquiast - Propositions sur les apports d'Internet à la modernisation du fonctionnement de l'Etat.

Généralisation de la communication par messagerie dans l'administration. Généralisation des standards Internet.


Propositions.
Cette note a été rédigée, après consultation de Bruno Koechlin, INRIA que je remercie.

J.P. Baquiast, le 3 mars 1998

Objectif: doter en 2 à 3 ans tous les fonctionnaires, d'administration centrale comme de services déconcentrés, d'une messagerie permettant de communiquer aux standards Internet, les uns avec les autres, d'une part, avec des correspondants extérieurs, d'autre part.

Cet objectif est à distinguer de celui visant à établir une " messagerie gouvernementale " entre cabinets ministériels et directeurs. Une telle messagerie gouvernementale devrait être opérationnelle dans le courant de l'année 1998, aux standards X400, sur le réseau interministériel protégé.

L'objectif suppose des préalables en matière de câblage des locaux, d'acquisition de machines, d'acquisition de logiciels pour ces machines. Des solutions existent permettant de minorer certains de ces coûts: par exemple, dans certains cas, l'utilisation de logiciels libres. Toute messagerie, aussi limitée soit-elle, suppose par ailleurs la mise en place d'une administration de réseau et d'une maintenance au plus près des utilisateurs, susceptible d'intervenir dans un délai de 6 heures.

En ce qui concerne les messageries elles-mêmes, l'enquête faite par le SGG en octobre 1997 a montré que presque tous les ministères étaient dotés de messageries, aux normes propriétaires. Ces messageries ne s'étendent pas en général vers les services déconcentrés. Certains d'entre ces derniers se dotent de messageries fournies par des fournisseurs locaux d'accès.

Le seul ministère ayant équipé tous ses agents d'une messagerie au standard Internet est le ministère de la Culture.

Les messageries propriétaires (Ccmail, Msmail par exemple) ne peuvent communiquer entre elles au standard Internet que par des passerelles dont le coût (mise en place et maintenance) est important, et dont la fiabilité est toujours insuffisante au regard d'une utilisation professionnelle de la messagerie. Par ailleurs, le contenu archivé des boites à lettres est lui-même dépendant du standard de la messagerie. Leur conversion en cas de changement représente une charge croissante avec le temps. Enfin, les annuaires employés par les messageries ne sont pas interopérants.

Il était inévitable jusqu'à ce jour d'utiliser et étendre les messageries existantes. L'extension de Ccmail du MEFI aux services du Premier ministre a rendu de grands services à ces derniers. Mais il est temps maintenant de programmer une nouvelle phase.

Vu le coût et le manque de fiabilité du passerellage, la seule solution recommandable consiste à remplacer le plus vite possible les messageries propriétaires, pour adopter des messageries et des logiciels clients au standard Internet. De même, les annuaires seront repris à la norme L.dap internationale. Un plan d'adressage et de nommage sera établi.

Le format S.MIME permettra de sécuriser les messages le justifiant.

L'abandon des messageries propriétaires ne peut se faire que progressivement. Il faut donc, une fois la décision prise, programmer une phase de migration au cours de laquelle les postes seront équipés, les utilisateurs formés, les messages archivés convertis et des routines de dépannage mises en place.

Un délai de 18 mois parait convenable pour terminer la migration.

La décision doit obligatoirement être prise à un niveau interministériel, en associant tous les ministères, afin d'éviter la persistance d'îlots aux standards propriétaires non communicants.

Il serait souhaitable que les experts de l'INRIA puissent être associés aux développements de cette politique, selon une formule légère à proposer au Président de l'Institut


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