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Mission
Baquiast - Propositions sur les apports d'Internet à la modernisation
du fonctionnement de l'Etat.
Propositions |
Le travail coopératif en réseau s'est généralisé dans les entreprises modernes. Il est indispensable dans les structures à établissements multiples au plan international ou national. Mas ses avantages sont tels qu'il s'impose dans toutes les organisations, dès lors que l'on veut faire participer à la décision et à la gestion les différents acteurs de l'entreprise.
Le travail coopératif en réseau, au sens strict, suppose la mise en place de logiciels et méthodes développés à partir d'outils existants du commerce (par exemple Lotus Notes). Il existe également des logiciels libres aussi efficaces et plus souples à cette fin, aux standards Internet de bout en bout.
Mais le travail coopératif en réseau peut s'exercer selon des formules plus lâches. L'essentiel est d'utiliser les possibilités de la connexion et du travail en commun qui découlent tout naturellement d'un emploi professionnel de l'Internet et de l'intranet: messagerie électronique, forums, transferts de documents, etc.
Il faut évidemment commencer par des formules souples dans les structures complexes où l'on ne peut imposer une méthode rigoureuse de travail coopératif. C'est ainsi que les responsables des associations qui ont animé le groupe de pilotage de la Fête de l'Internet ont procédé. Tout a été fait par Internet, mais d'une façon improvisé. Rien n'empêchera pour l'avenir d'adopter un mode de travail plus méthodique.
Le maillage entre administrations est suffisamment complexe pour que le travail coopératif en réseau ne puisse y être introduit selon un modèle unique, et avec des logiciels et méthodes identiques. Cela ne signifie pas qu'il ne faille pas dès maintenant monter des "espaces projets" à configurations variables, dans les nombreux domaines où le travail coopératif en réseau s'impose.
Pour la suite de ces propositions, nous préconiserons donc la méthode générale du travail coopératif en réseau et des espaces-projets, mais sans évidemment prétendre en définir ici, ni la configuration, ni les modalités.
Il est par contre facile de préciser ce qu'il ne faudra plus faire, surtout quand il s'agira de mettre en application les orientations du programme gouvernemental:
- le groupe de travail interministériel à participation aléatoire, à rendez-vous épisodiques, sans ordre du jour ni suivi d'exécution précis, dont les participants ne pratiquent pas Internet et donc ne connaissent pas exactement ce dont ils sont censés délibérer.
- l'étude sous-traitée à une société de service qui consacrera 6 mois en interviews de personnalités choisies un peu au feeling et 3 mois à collationner les propos receuillis. Le rapport d'étude ne sera évidemment pas appliqué, ni même lu par les "décideurs" auxquels il devrait s'adresser. Il pourra par contre être revendu avec profit ailleurs.
PROPOSITION : expérimenter le travail coopératif en réseau au sein des groupes de travail chargés de la mise en oeuvre des propositions du présent rapport, si elles sont retenues, et plus généralement de celles du PAGSI ,