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Mission Baquiast
- Propositions sur les apports d'Internet à la modernisation du
fonctionnement de l'Etat.
Architectures techniques et standards pour les
téléprocédures
Echanges Administrations <> Entreprises
Le point de vue de SYSTEMIA
Paul-Edouard IMBERT-27 mars 1998
( 04 42 24
58 80 - Fax : 04 42 24 37 99 |
Systémia, animée par Yves Léon,
est bien connue de l'administration pour son offre de serveur de formulaires
E.form, qui permet de télécharger et de retourner par Internet
tous types de formulaires administratifs. Baquiast
Préambule :
SYSTEMIA est la structure de formation et détudes du Groupe
IAT. Elle forme des chefs de Projet EDI à Bac+6 depuis 1991, en
partenariat avec lEcole Nationale Supérieure des
Télécommunications de Paris et lEcole des Mines
dAlès. Elle a mis au point une Méthode de conception
et de mise en uvre de Projet EDI (Méthode REDI) utilisée
par de nombreux grands comptes et instrumentée par un AGL EDI (GemEDI)
utilisé également par grandes entreprises et administrations
(DGI, Assurance Maladie, Acoss, Préfecture de lIsère,
EDF, Schneider, Danone, ...)
SYSTEMIA a réalisé pour le compte du CERFA en 1995, une étude
de faisabilité de dématérialisation en EDIFACT portant
sur les formulaires les plus utilisés du corpus.
Enfin SYSTEMIA assure depuis juin 1997 la formation à EDIFACT
des informaticiens de la DGI.
1 RAPPEL DU CONTEXTE LEGAL ET REGLEMENTAIRE
Le rapport LORENTZ et le Plan dActions Gouvernemental pour
lentrée de la France dans la société de
linformation, publiés récemment, confirment et renforcent
dans ses principales préconisations techniques le Schéma Directeur
des Téléprocédures publié par la COSIFORM fin
avril 1997.
Ce Schéma Directeur confirme lui-même la lettre circulaire du
16 janvier 1997, retenant EDIFACT comme la norme unique pour la
dématérialisation des échanges de documents administratifs
et financiers avec les administrations.
Il fixe le principe du " gagnant/gagnant ", selon lequel
lexploitation des importants gisements déconomies
résidant dans la ressaisie et le traitement dinformations papier
doit se faire sans surcoût et avec une amélioration de la
qualité de services pour les administrés.
En conséquence, le Schéma Directeur Interministériel
des Téléprocédures préconise des solutions techniques
simples à utiliser, ne nécessitant ni formation, ni investissement,
pour que les PME/TPE puissent adresser aux administrations des messages
respectant la norme EDIFACT et confirme par ailleurs la nécessité
dutiliser les standards de linternet (SMTP), X400, TEDECO et
le futur protocole Tednet pour les choix de messageries.
Enfin, le Schéma Directeur des Téléprocédures
privilégie des solutions permettant :
-
une traduction des formulaires électroniques en messages EDIFACT sur
le poste de lutilisateur, laissant les administrés et les
administrations libres du choix du réseau,
-
une circulation dinformations en EDIFACT de bout en bout du
poste utilisateur à lapplication destinataire.
Ces préconisations sont en accord avec celles de la DGI et les
conditions fixées par la Loi de Finances rectificative pour 1990 en
matière de solutions logicielles pour la dématérialisation
de la facture.
2 LOFFRE DU MARCHE
21 Typologie des solutions :
Aujourdhui loffre du marché en matière de formulaires
électroniques peut se répartir en trois groupes :
-
211 Les solutions de formulaires destinés au remplissage et à
limpression (aux formats PDF, Word, etc...).
-
212 Les solutions hébergeant des formulaires en ligne au format HTML,
sur un serveur disposant dune traduction centralisée des formulaires
en messages EDIFACT, acheminés ensuite par lopérateur
du serveur (et du réseau) jusquà leurs destinataires.
-
213 Une solution Inter/intra/extranet de serveur de formulaires
électroniques permettant :
-
de télécharger gratuitement un logiciel dexploitation
(Reader), équivalent pour EDIFACT du Reader ACROBAT dADOBE pour
le format PDF,
-
de choisir et de télécharger des formulaires liés ou
non à des messages EDIFACT,
-
de les exploiter (saisie à lécran, archivage, ..) sur
le poste de lutilisateur avec le Reader gratuit,
-
de les contrôler automatiquement avant leur départ ou leur
impression : contrôles de type " formel " avec le
formulaire, contrôles de type évolué (cohérence
avec des données externes) par lien avec un moteur de base de
données,
-
le cas échéant de les imprimer sous forme papier (cette solution
a obtenu lagrément " laser " de la DGI pour les
formulaires hébergés sur son serveur, ce qui démontre
sa richesse en termes de description de formulaires, en comparaison avec
des formats comme lactuel HTML),
-
de les adresser sous forme de messages respectant la norme EDIFACT, par internet
ou toute autre type de messagerie (X400, TEDECO, ...) à partir de
leur poste utilisateur et jusquà lapplication destinataire.
22 Comparatif
-
221 Le premier type de solutions ne permet pas dadresser de lEDIFACT
aux destinataires des formulaires et ne peut être retenu dans le cadre
de projets de dématérialisation.
-
222 Le deuxième type de solutions, que lon trouve notamment
dans loffre de type " web EDI " dopérateurs
réseau comme TRANSPAC ou GEIS, présente les inconvénients
des solutions de traduction centralisée :
-
Non respect des textes régissant actuellement la
dématérialisation des documents administratifs et financiers,
en particulier de la facture (Traduction en central, archivage sur le serveur
et respect dEDIFACT seulement entre le serveur et lapplication
destinataire),
-
Inconvénients liés à la saisie on line et à
lencombrement dinternet (disponibilité du serveur, rupture
de connexion, temps de transmission, etc.).
Dans une approche de type EDI, communautaire par nature,
lassociation obligatoire de lexploitation du serveur, où
se trouve la traduction EDIFACT, et de lexploitation du réseau
(le même opérateur) :
-
Dessaisit les partenaires de leur liberté de choix du réseau
(une solution de traduction centralisée TRANSPAC nest pas
conçue pour envoyer des messages EDIFACT à travers une messagerie
propriétaire de type IBM ou GEIS),
-
Présente linconvénient de rendre les partenaires
" captifs " de lopérateur du serveur et du
réseau., Présente linconvénient de centraliser
sur le même serveur des informations stratégiques ou sensibles
pour des partenaires différents, et de laisser craindre leur
décloisonnement,
-
Impose des coûts supplémentaires (le coût de la
traduction formulaire/message EDIFACT est ici directement à la charge
de lentreprise, de lAdministration ou de la communauté
sectorielle financant le serveur de formulaires),
-
223 Le choix du troisième type de solutions évoqué plus
haut permet déviter les inconvénients des deux
premiers :
Il offre les avantages du respect : de la norme EDIFACT, des textes
régissant la dématérialisation des échanges de
documents administratifs et financiers, de lindépendance envers
lopérateur du serveur.
Il présente des avantages en termes de coûts :
-
Par rapport aux solutions de type centralisé (pas de coûts de
transition sur les messageries existantes chez les partenaires, coûts
de la traduction et du transport déplacés en tout ou partie
vers lutilisateur final, en contrepartie dune économie
de courrier et dun confort dusage accru),
-
Par rapport aux futures solutions (cf. 224) qui comporteront
des traducteurs spécifiques à chaque formulaire (au lieu
dune solution générique) plus difficiles et plus lourds
financièrement à concevoir et exploiter.
-
224 Un quatrième type de solutions, respectant ces contraintes, arrivera
sur le marché dans un délai que lon peut estimer à
1 ou 2 ans, probablement sous la forme de formulaires au format XML
(lorsquil sera stabilisé), comportant les applications de traduction
en message EDIFACT dans des applets téléchargés avec
chaque formulaire à laide dun logiciel de navigation
standard.
Ce type de solution aurait comme avantages dêtre multi-plateformes
(PC, Stations, Macintosh, NC, Web boxes, ...), satisfaisant en termes
dimpression, et riche en termes de possibilités de
contrôle.
Ce quatrième type de solutions est séduisant mais :
-
Aucune offre opérationnelle nexiste à ce jour et
rien ne peut laisser prévoir quil en existera une stable avant
deux ans (instabilité dXML, arrivée dun vrai java
OS décalée, ...).
-
La mise en uvre dautomates de traductions spécifiques
à chaque formulaire (applets Java) imposera des contraintes
dexploitation plus importantes quune solution générique
de traduction : Pour tout nouveau formulaire, les solutions XML/Java
nécessiteront un re-développement spécifique, faute
d'avoir recours à un processus plus industriel et plus
générique pour la conception des formulaires. La solution du
" troisième type " évoquée plus haut ne souffre
pas de cette lacune dans la mesure où son architecture est basée
sur une approche "Atelier de Conception" pour chaque phase du projet, du
design du formulaire, jusqu'à la définition de la transaction
Edifact associée.
-
Si une solution du troisième type est (ré)écrite
en java elle peut être multi-plateformes, sans perdre ses avantages
en termes de complexité et de coûts dexploitation.
-
La richesse des possibilités de contrôle est sur le papier
plus évidente dans ce type de solutions, mais elle peut être
aussi acceptable avec une solution de troisième type, en particulier
celle testée dans le cadre de cette étude (E-Forms Server,
technologie française mise au point par la Société GET),
dans un contexte potentiellement plus sécurisé (cf. 3).
3 Conclusion
Le choix de deux standards différents, lun (PDF) pour la
télé-impression et lautre (HTML) pour les
télé-procédures pose des problèmes évidents
de double conception et de double exploitation des formulaires
électroniques destinés aux échanges PME/TPE <>
Administrations.
Il paraît dautant plus critiquable que des solutions de
" troisième type " sappuyant sur la technologie
Française E-Forms Server existent déjà et sont
commercialisées ou en cours de commercialisation par des
sociétés offrant toutes les garanties de pérennité.
La spécificité de cette technologie est dassocier à
la simplicité dusage et aux faibles coûts des outils du
monde internet, le caractère structurant et la rigueur des échanges
respectant la norme EDIFACT .
La technologie E-Forms Server est la seule solution du
" troisième type " opérationnelle aujourdhui.
Il sagit clairement une solution dhébergement de formulaires
accessibles sur un serveur inter/intra/extranet, dans un format suffisamment
riche pour permettre, au choix :
-
de les imprimer après les avoir saisis à lécran
ou
-
de les adresser après contrôle sous forme de messages EDIFACT
aux différentes administrations et destinataires.
Cette technologie est évolutive par nature puisquelle
permet dimprimer les formulaires exactement à lidentique
des formulaires papier dans un premier temps et, avec le même logiciel
dexploitation natif EDIFACT, de les traduire dans un deuxième
temps en messages EDIFACT, au fur et à mesure de la mise en uvre
des téléprocédures ou de projets EDI dans les
administrations (Douanes aujourdhui avec la DEB, DGI et comptabilité
publique avant 1999, feuilles de soins dans le cadre du RSS, ...)
Compte tenu des incertitudes portant sur lévolution
dHTML et XML, sur la date darrivée sur le marché
du quatrième type de solutions évoqué plus haut, sur
la réalité des coûts dexploitation associés,
sur la meilleure sécurisation, cette technologie offre le mérite
dêtre :
-
Immédiatement opérationnelle,
-
Simple à utiliser pour les utilisateurs finaux, sans investissement
ni formation,
-
Compatible avec la réglementation actuelle,
-
Limitée en coûts de mise en uvre et dexploitation
par rapport à tous les autres types de solutions,
-
Potentiellement plus sécurisée que des solutions de traduction
centralisée, et les futures solutions de " 4ème
type " dès lors que le cryptage par encapsulation S MIME sera
autorisé en France (ce que les professionnels du secteur attendent,
...)
Enfin, il faut noter que les premières réactions du marché
à cette offre confirment ce point de vue, puisque le Ministère
de lEquipement, lACOSS et la Prefecture de lIsère
ont déjà choisi la technologie E-forms et que des accords ont
été mis en place pour lintégration de cette
technologie dans loffre dopérateurs réseau (Transpac)
ou sont en cours avec des intégrateurs de dimension mondiale (IBM).
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