logo mission internet-administration

Mission Baquiast - Propositions sur les apports d'Internet à la modernisation du fonctionnement de l'Etat.

Réflexion sur la signature électronique.
Ouvrir le débat: Une solution réalisable aujourd'hui
par jean-Pierre Gourdon

Auteur, sous sa responsabilité personnelle : Jean-Pierre GOURDON, architecte logiciel
Création 4 mars 1998 ; Longueur imprimé : 4pages

Observations : jpg@compuserve.com

La signature électronique : Architecture


Architecture d'un système concret de signature électronique

Introduction

Le système fonctionnel qui sert de base l'architecture présentée ici est celui envisagé dans la présentation précédente

Un jeu, quelqu'il soit, mis à part les jeux solitaires, se joue au minimum à deux, donc, comme tout jeu sportif ou de société, à trois avec l'arbitre :

Un CLIENT, qui souhaite par exemple remplir en ligne un formulaire électronique,

Une administration qui propose et traîte le formulaire rempli en fonction d'autres données connues du Client, ou extérieures, sur un SERVEUR,

Un ARBITRE de SECURITE, ou une autorité de certification comme on l'appelle quelque fois qui assure que certaines règles de transaction applicables en l'espèce sont respectées

On s'est imposé une contrainte : concevoir un système réalisable au printemps 1998 à un coût normal en utilisant les technologies déjà disponibles sur le marché (européen ou américain, en ce dernier cas l'obtention des licences peut-être coûteuse). (lire directement la conclusion)

*


Le système est constitué des trois modules CLIENT, SERVEUR et ARBITRE (ce dernier pour l'administration de la sécurité), qui matérialisent des entités juridiquement distinctes, et qui échangent entre elles de l’information sur le réseau Internet, ( ou intranet ou extranet ) en utilisant le protocole IP (Internet Protocol). Tous les échanges se font sur ce réseau en parfaite sécurité (une autorité responsable devra naturellement, le moment venu, le prouver et s'en porter garante)

Début

 

Début
figure 1 : Schéma élémentaire d'une architecture de signature électronique et son environnement.
(Les "coussins" verts représentent les couches de sécurité gérée à distance et transparentes pour les utilisateurs)

Le module de sécurité CLIENT assure trois fonctions :

Début

Le module de sécurité SERVEUR assure de façon symétrique :

Début

L'ARBITRE de SECURITE assure essentiellement que les sessions se déroulent normalement :

 

Début

Conclusion :

Cette architecture, adaptée surtout au besoins de l'administration et des administrés fournit un environnement sûr de communication de type intranet (qui peut se déployer en fait sur l'Internet ou sur tout réseau exposé à la vision de tous, parce qu'on n'en utilise que le support et parce que notre réseau est un réseau global virtuel protégé), indispensable pour permettre la signature sérieuse de documents sous forme électronique. Les modules de sécurité envisagés prévoient effectivement la signature, l'authentification et la confidentialité des échanges. Cette solution peut monter en échelle sans limitation du nombre de clients autre que les capacités de stockage ou de charge des machines serveurs qui peuvent être dédoublées autant qu'on le souhaite. Elle n'est pas liée à un système d'exploitation et s'appuie sur des normes non propriétaires.

Début
NB concernant la réalisation concrète:
Concrètement l'architecture de ce système a été préparée en ayant à l'esprit un certain nombre de machines réelles connectées entre elles sur l'Internet.
L'objectif est d'être capable de mettre sur le réseau une maquette en huit semaines (avec trois ingénieurs compétents), pour prouver la validité des concepts avancés et préparer des cahiers des charges;
Ont été envisagé:
Windows NT (ou 95) sur les millions de postes clients potentiels (encore qu'il devrait parfaitement fonctionner avec MacIntosh ou UNIX) et
côté serveur: NT, UNIX, ou surtout Main Frame type 390 ou compatible (ou analogue type GECOS 8, etc...) en fonction de la fiabilité souhaitée;
Début

index "contributions"
index du rapport