logo mission internet-administration

Mission Baquiast - Propositions sur les apports d'Internet à la modernisation du fonctionnement de l'Etat.

Expérimentation d’outils logiciels d’aide à la traduction dans l’administration
Le projet "Estrade"

Projet présenté par la France en réponse à l’appel à manifestation d’intérêt publié par la DG XIII (E) de la Commission européenne sur l’utilisation d’outils de traduction développés par l’Union dans les administrations des États membres.
(Programme Multilinguisme et société de l’information MLSI)

L’administration française est confrontée à des demandes croissantes de communication en plusieurs langues du fait de la mondialisation des échanges d’informations (par exemple, mise en œuvre de sites web plurilingues) et de la construction européenne (par exemple, coopération entre administrations des pays membres de l’Union).

À l’exception du ministère des finances et du ministère des affaires étrangères, les administrations sont mal équipées pour faire face à ces nouveaux besoins car elles ne disposent pas de services de traduction organisés.

Afin de mieux structurer ce secteur, le Ministère de la culture et de la communication et ses différents partenaires souhaitent mettre en place un réseau de correspondants " traduction et plurilinguisme " au sein de l’administration française et le doter d’un ensemble cohérent d’outils informatiques accessibles en réseau : base de données recensant les traductions existantes et en cours, forum de discussion et banques de données terminologiques distribuées. Ces outils disposeraient d’une interface " Web " commune : " ESTRADE ". Cette action s’inscrirait dans la réflexion globale engagée par la France pour la mise en réseau de son administration.

.

1. Le réseau de correspondants " traduction et plurilinguisme "

Ce réseau, informel et souple, réunit les acteurs qui, au sein de l’administration, sont confrontés à des besoins de communication multilingues, ou chargés de les résoudre : directions de la communication, directions des relations internationales, services de traduction, etc...

Les services de traduction du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie et du ministère des affaires étrangères pourraient agir à l’intérieur de ce réseau comme pôles d’excellence et de référence.

2. Les outils :

a. Recenser les traductions effectuées et en cours au sein des administrations.

À l’heure actuelle, certains textes sont parfois traduits plusieurs fois par des services différents de l’administration. Il serait intéressant de disposer d’une base de données centralisée, alimentée et consultée à distance, qui recenserait un certain nombre de textes, notamment législatifs et réglementaires, traduits ou en cours de traduction, dans l’administration française. Il s’agira de définir le format de la base de données, les critères d’indexation pertinents et les modes de recherche des textes dans la base.

Il serait particulièrement intéressant d’associer à cette opération des services de l’Union européenne et d’autres États-membres, notamment via la Conférence des services de traduction des États européens à laquelle participent activement les services de traduction français.

b. Mise en œuvre d’un centre virtuel de ressources sur le plurilinguisme sous la forme de forums de discussion :

Confrontés à des besoins ou à des problèmes de traduction ou de terminologie, les administrations sont parfois démunies. Il est nécessaire de faciliter les échanges d’informations et d’expériences sur ces thèmes en mettant en œuvre des forums de discussion spécifiquement réservés à ces sujets. Seront notamment disponibles sur ce site :

Il s’agira d’étudier l’outil ou la série d’outils les plus appropriés pour ces forums, en définir les modes d’animation et de consultation.

c. Mise en commun des travaux et des données terminologiques :

La France ne dispose pas de base de données terminologique développée par l’administration pour son propre usage ou en direction des administrés. Le développement des réseaux électroniques permet aujourd’hui de pallier ce manque, d’éviter des schémas centralisés et de mettre en œuvre des banques de données distribuées pouvant être consultées et alimentées à partir d’interfaces communes.

Il s’agira de recenser les données existantes dans les différentes administrations (banque de données du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie, banque des néologismes de la DGLF, autres gisements non ou partiellement informatisés), de fixer la typologie, d’étudier les possibilités d’interroger ces données à partir d’une interface grâce à un format d’échanges commun et de constituer un outil standardisé de production de données terminologiques.

Le réseau ainsi constitué et structuré pourrait piloter l’expérimentation d’outils de traduction automatique accessibles en ligne et mis à disposition de fonctionnaires ayant des besoins de compréhension globale de textes rédigés dans des langues qu’ils ne maîtrisent pas.

Services administratifs ayant participé à l’élaboration de cette réponse et partenaires du projet : Cela n’exclut pas que d’autres partenaires pourront se joindre au projet par la suite :

Ministère de la culture et de la communication (Délégation générale à la langue française, Mission Recherche et technologie), Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie (Centre de traduction), Ministère des Affaires étrangères (Département de traduction), Ministère de l’éducation nationale, de la recherche et de la technologie (direction de la technologie), Commission de coordination de la documentation administrative (CCDA).

index banque d'idées