Plusieurs réunions internes au ministère de la culture et de la communication ont fait apparaître la nécessité de développer et dorganiser les activités de traduction au sein du ministère afin de mieux répondre aux besoins des services et des agents.
On remarque que si les documents de prestige ou destinés à la circulation extérieure sont traduits dune façon telle que la qualité du résultat est assurée, rien nest mis en place pour les documents de statut intermédiaire (documents de présentation légers, documents internes et de travail) pour lesquels les frais dune traduction professionnelle sont jugés trop élevés : notes reçues de létranger, participations dexperts français à des colloques internationaux, cartels et inscriptions dans les musées, dépliants... La traduction est alors le plus souvent assurée par des voies détournées : utilisation des compétences des chargés de mission du DAI ou de léquipe de traducteurs du DIC, mécénat (dépliants des musées), échange de bons procédés, bénévolat personnel...
Cette situation comporte des inconvénients importants, voire certains dangers et notamment la rareté des traductions des travaux réalisés au sein du ministère et quil serait intéressant de faire connaître pour promouvoir les compétences du ministère dans ses domaines de spécialité, lincohérence terminologique qui altère la bonne compréhension des différents documents émanant du ministère dans les domaines dont il a la charge. (notamment les documents juridiques ou scientifiques).
Des fonds doivent être dégagés sur le budget du ministère, qui pourraient être utilisés sur proposition dun réseau de correspondants " traduction " créé en son sein.
Un des aspects de cette action serait lexpérimentation doutils daide à la traduction. Dès 1998, sur crédits du BCRD, la DGLF et la MRT, en accord avec un laboratoire de recherche public spécialiste de lingénierie linguistique et une société privée mèneront une expérimentation doutils qui aura pour principal objectif de récupérer, structurer et valoriser la terminologie spécialisée produite au sein du ministère et de lintégrer au sein doutils de traduction automatique afin de les rendre plus performants.
300.000 F, à coût partagé, ont été prévus à cet effet. Il serait particulièrement important détendre cette action à dautres ministères.