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Actualités pour mars-avril 2017

 

Recrutement d'en enseignant.

L'IUT de Rouen nous demande de diffuser l'offre suivante


L’IUT de Rouen recrute en affectation définitive un enseignant titulaire du Secondaire dans le domaine des réseaux informatiques (pièce jointe) : PRAG, PRCE, PLP, public ou privé.

Les candidatures sont possibles jusqu’au 24 avril seulement.

Les candidatures sont ouvertes à tout enseignant au niveau national

Pour en discuter contacter
"Grégory Chaudemanche" <gregory.chaudemanche@univ-rouen.fr>


Découverte d’un déterminant clé dans la transmission des gènes mâles à la descendance
CNRS 31/03/2017

Nous recevons ce communiqué du CNRS, que nous sommes heureux de reprendre ici sans commentaires. AI

 

Des chercheurs du CNRS, de l’Inserm, du CEA et de l’Université Grenoble Alpes viennent de décrypter les mécanismes impliqués dans l’empaquetage final du génome mâle dans le spermatozoïde, indispensable pour sa transmission à l’œuf. Cette préparation implique une étape, restée obscure jusqu’à présent, qui comprend une transformation majeure de l’organisation de l'ensemble du génome.

Grâce à l’identification et l’étude d’une nouvelle protéine histone, H2A.L.2, les chercheurs ont décrypté les phases successives dirigeant cette étape de transformation du génome mâle. H2A.L.2 se comporte comme un cheval de Troie : elle entre dans l’organisation de base du génome, l’ouvre et permet son invasion par des protéines non-histones, les protéines de transition et les protamines, qui génèrent un génome très compact et transportable.

Au delà de son impact conceptuel dans la biologie de la chromatine, cette découverte pourrait avoir des implications dans la compréhension de l’infertilité masculine. Ces travaux sont publiés dans la revue Molecular Cell datée du 30 mars 2017.

Référence :

Histone Variant H2A.L.2 Guides Transition Protein-Dependent Protamine Assembly in Male Germ Cells, Barral et al., Molecular Cell, 30 mars 2017

http://dx.doi.org/10.1016/j.molcel.2017.02.025


La sécurité dans l'Internet des Objets, IoT, Internet of Things
Guillaume Baquiast 30/03/2017

Guillaume Baquiast est ingénieur des Ponts et Chaussées
L'original de cet article, très bien documenté, a été publié sur le site de Quantmetry que nous remercions. A.I.

Quel est le point commun entre les feux de circulation, les machineries d’industrie lourde et les jouets pour enfants ? La question est moins farfelue que ce qu’il pourrait sembler : tous les trois seront, d’ici quelques années, connectés à Internet à travers la logique de l’Internet of Things (« IoT »). En bonne mesure, ils le sont déjà aujourd’hui. Cette connexion généralisée pourra sans doute être exploitée afin de créer de nombreux services innovants à destination des utilisateurs. Mais d’un autre côté, si elle n’est pas gérée de manière plus attentive, elle peut être source d’importants problèmes de sécurité. Nous traiterons dans cet article de la sécurité de l’IoT, alors que ses opportunités seront présentées dans un prochain post.

Pour accéder à la suite, faire
https://www.quantmetry.com/single-post/2017/03/22/IoT-et-cyber-s%C3%A9curit%C3%A9-et-si-quelqu%E2%80%99un-espionnait-vos-enfants-


Trump et le climat
Nous reprenons ici cet appel que nous approuvons pleinement 29/03/2017

TRUMP SIGNE UN DECRET ABROGEANT DES MESURES D’OBAMA SUR LE CLIMAT

RÉACTION DU RÉSEAU ACTION CLIMAT ET DE LA FONDATION NICOLAS HULOT

Dans un décret, le président américain Donald J. Trump a décidé de démanteler le Clean Power Plan de Barack Obama, qui visait notamment à réduire la quantité de charbon utilisée pour produire de l'électricité aux États-Unis.

Pour Célia Gautier, responsable des politiques européennes et internationales au Réseau Action Climat : "L'abrogation du plan Obama sur la réduction drastique du charbon montre que l'administration Trump est déterminée à agir dans l’intérêt de l’industrie des énergies fossiles, et contre l’intérêt des citoyens américains et de nombreuses populations dans le monde. Ce décret balaye d’un revers de manche les droits les plus fondamentaux : le droit à un air respirable, à un climat stabilisé, à des emplois de qualité. Les sociétés civiles, notamment celles qui sont les plus impactées par les changements climatiques, s’unissent pour protéger ces droits et notre climat planétaire, aux États-Unis et ailleurs".

Pour Lucie Pinson, chargée de campagne Finance aux Amis de la Terre France : "Si la puissance publique intronise les pétroliers, nous pouvons cependant toujours agir et relever le défi climatique en mettant la pression sur les banques françaises actives aux États-Unis. Elles doivent dès aujourd’hui exclure de tout soutien les entreprises impliquées dans le Dakota Access Pipeline et Keystone XL et s’engager à ne pas financer la longue liste d’infrastructures d’énergies fossiles prévues aux Etats-Unis. BNP Paribas soutient déjà le terminal d’exportation de gaz de schiste Texas lng, mais on compte une quarantaine de ces projets néfastes pour le climat en prévision aux Etats-Unis.".

Pour Denis Voisin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot : "Les décisions américaines doivent servir d'électrochoc à la France et l'Union européenne pour retrouver un leadership climatique. Un leadership concret avec une transition énergétique rapide, projet européen fédérateur quelques jours après l’anniversaire du Traité de Rome. A contresens de la ratification du CETA ou de la réforme ratée du marché du carbone (EU-ETS). Un leadership politique avec une Union européenne garante de l’Accord de Paris qui devra afficher sa détermination notamment lors du prochain G20, face aux pressions des pays producteurs d’énergies fossiles".

Contacts presse :

Célia Gautier, Responsable des politiques européennes et internationales, Réseau Action Climat, celia@rac-f.org / +33 6 72 34 00 27
Lucie Pinson, Chargée de campagne Finance, Les Amis de la Terre, +33 6 79 54 37 15
Denis Voisin, Porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot, +33 6 98 46 00 42


Sur la gravité
Jean-Paul Baquiast 24/03/2017

Mark Anderson dans le NewScientist du 18 mars p. 28 publie un article dans lequel il recense les diverses théories actuelles concernant la gravité. Celle-ci était jusqu'à ces dernières décennies considérée comme une force fondamentale régissant l'évolution de l'univers. Il fallait la constater sans pouvoir l'expliquer.

Mark Anderson rappelle en introduction qu'il avait fallu cependant ces dernières années imaginer une autre forme de matière que celle connues depuis des siècle, la matière noire. Cette hypothèse était considérée comme nécessaire pour comprendre les anomalies de gravité observées dans la rotation des galaxies et amas de galaxies.

Celles-ci, loin de se disperser compte tenu d'une attraction gravitationnelle correspondant à celle exercée par la matière ordinaire observable, se maintenaient voire se dilataient. Une forme de matière hypothétique, qualifiée de matière noire, devait contribuer à augmenter leur masse. Malheureusement, malgré tous les efforts, la matière noire n'a jamais pu être observée.

Mais il se demande si notre représentation de la gravité, dont les effets parfaitement observés avaient été décrits par Newton et Einstein, est pertinente. Pour approfondir la question, l'article recense les nombreuses hypothèses récentes permettant d'expliquer les anomalies de gravité. Il signale ce faisant qu'une autre hypothèse, celle de l'énergie noire, également inobservable, a été aussi évoquée pour expliquer la mystérieuse accélération actuelle de l'univers tel que décrit le modèle standard.

Nous renvoyons le lecteur à la recension des différentes hypothèses faite par l'article et pouvant expliquer ces anomalies de gravité, en se débarrassant de la facilité consistant à imaginer une mystérieuse matière noire dont on se satisfait de dire qu'elle est inobservable.

Malheureusement l'auteur de l'article est obligé de constater, au cas par cas, qu'aucune de ces hypothèses n'est pleinement satisfaisante. Seule la théorie quantique de l'information pourrait à la rigueur aider à représenter autrement les particules de matière classique et les effets gravitationnels qu'elles produisent en grande quantité. Mais dans ce domaine, les hypothèses invérifiables sont multiples et n'aident en rien à clarifier la question.

Rappelons que nous avons précédemment donné la parole ici au cosmologiste français Thomas Buchert et à des collègues qui proposé une solution si simple que personne apparemment n'y avait pensé: l'univers d'aujourd'hui n'est pas homogène. Dès sa naissance il ne l'avait pas été. Autrement dit, il était et demeure constitué de vides de matière (ordinaire) balancés par des pleins de matière à grande densité. La gravité s'y exerce différemment, de même que l'expansion. Voir notamment notre entretien avec Thomas Buchert dans www.admiroutes.asso.fr/larevue/2016/170/buchert.htm

Cette hypothèse permet d'éviter celle des anomalies de gravité proposée par la théorie MOND, ou Dynamique Newtonienne modifiée (https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_MOND). Dans l'hypothèse de Thomas Buchert, les anomalie résultent simplement des inhomogénéités de l'univers, en contradiction il est vrai avec l'hypothèse selon laquelle l'univers serait le même en tous temps et en tous lieux.( https://en.wikipedia.org/wiki/Inhomogeneous_cosmology)

Nous pouvons en conséquence nous demander pourquoi l'article du NewScientist ne mentionne pas l'hypothèse de Thomas Buchert. Celui-ci reconnaît lui-même qu'elle n'est pas encore pratiquement vérifiable, mais il indique que diverses expériences sont actuellement étudiées, qui devraient lui apporter des preuves expérimentales. Ceci serait certainement plus convaincant que de faire appel à la physique quantique.

Note

Sur ce sujet, voir le chapitre 5, Univers invisible ou univers inhomogène ? Les problèmes de la matière et de l'énergie noires, par Thomas Buchert, dans l'ouvrage collectif : Un autre cosmos http://thomas.lepeltier.free.fr/autre-cosmos/contents-cosmologie-alternative.html


Le GPS: un bien ou un mal ?
Jean-Paul Baquiast 23/03/2017

La navigation faisant appel au GPS déconnecte les parties du cerveau utilisées pour la navigation « manuelle».

Appelons navigation manuelle la capacité que nous avons de prévoir un itinéraire optimum dans un environnement complexe, tel qu'un centre ville. C'est cette capacité qui étaient jadis celle des chauffeurs de taxi et qui a disparu avec l'usage du GPS. Ceci avait déjà été signalé à partir d'une observation menée avec des chauffeurs londoniens. Il y a quelques années, l'University College London UCL avait observé une diminution de la taille de l'hippocampe dans le cerveau de chauffeurs de taxi londoniens étant venus progressivement à l'usage du GPS. L'hippocampe est une région du cerveau associée à la mémoire et à la navigation. Elle opère dans ce cas en liaison avec le cortex pré-frontal, qui intervient dans la prévision et la prise de décision.

Pour approfondir la question, des chercheurs de l'UCL ont procédé à une étude systématique faisant appel au scanner. Ils viennent de publier sur ce sujet un article dans Nature (voir référence ci-dessous)

Dans cette étude, 24 volontaires ont accepté de procéder à la simulation de ce que serait une navigation dans Soho, quartier de Londres réputé pour sa complication. En navigation sans assistance leur hippocampe et leur cortex préfrontal avaient manifesté une grande activité. Celle-ci disparaissait avec le recours à la navigation par satellite.

Ceci ne surprendra pas. Il est d'expérience commune que l'usage systématique de l'internet, par exemple pour la recherche d'informations, entraine progressivement une diminution des capacités à mémoriser et classer « manuellement » ces informations. Mais qu'en conclure de façon plus générale, concernant l'immersion devenue systématique dans un univers numérique ?

Plusieurs questions devront être encore approfondies.

- La perte observée d'activité des cellules du cerveau sera-t-elle définitive, entrainant une invalidité qui en cas d'une impossibilité, même temporaire, d'accès aux réseaux, résultant par exemple d'un conflit ou d'une catastrophe quelconque, rendraient les sujets temporairement ou durablement invalides? Dans ce domaine, il n'existe pas comme on le conçoit d'étude concluante.

- Les pertes de capacités observées du fait de l'usage de l'Internet sont-elles compensées par l'accès à un nombre immense d'informations nouvelles. Ceci, comme d'ailleurs chacun peut facilement le constater sur son propre cas, élargit considérablement les capacités du cerveau à traiter de l'information symbolique. Il s'agirait donc d'un mal pour un bien.

- Dans un premier temps, pour éviter les dégradation de l'activité cérébrale du fait de l'internet, ne pourrait créer des environnements artificiellement complexes qui permettraient aux individus d' entrainer leur hippocampe et leur cortex préfrontal ? Des jeux en ce sens pourraient être organisés, tant pour les enfants que pour les adultes.

En tous cas, il serait vain de prétendre se passer de facilités telles que le GPS, qui présentent par ailleurs de nombreux avantages en terme de sécurité, et qui sont définitivement entrées dans les moeurs.

Reférence

http://www.nature.com/articles/ncomms14652