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Actualités

 

 

Image insolite de la Terre et de la Lune
Jean-Paul Baquiast 02/11/2014


La presse a fait écho à cette superbe image transmise par la sonde chinoise Chang'e 5 T1, en orbite autour de la Lune. Nous la reproduisons ici à l'attention de ceux de nos lecteurs à qui elle aurait échappé. Au premier plan à droite, la Lune, montrant une large partie de sa face cachée. En haut la Terre, ou plutot un croissant de Terre, le Soleil se trouvant bien plus loin et non visible à gauche.

La sonde chinoise (non habitée) avait accompli une mission autour de la Lune. Elle est ensuite réentrée sur Terre avec succès, atterrissant en Mongolie Intérieure. L'agence gouvernementale pour la Science, la Technologie et l'industrie de défense (SASTIND) avait annoncé que cette mission était destinée à tester des solutions devant être utilisée sur Chang'e-5. Celui-ci devrait au contraire de ses 4 prédécesseurs, « atterrir » sur la Lune et en rapporter des échantillons de sol. L'opération est prévue pour 2017.


Le principal concurrent de la Russie dans l'espace n'est plus la Chine, mais l'Inde
Jean-Paul Baquiast 02/11/2014

C'est ce qu'a déclaré Vasily Kashin , expert au centre russe d'analyse des stratégies scientifiques. La Chine et l'Inde sont des puissances spatiales montantes. Elles disposent de ressources considérables, financières et humaines. Elles considèrent, dans la suite de l'Amérique et de la Russie, les programmes spatiaux comme indispensables à leur cohésion nationale.

La Chine dispose d'une puissante industrie dans le domaine des lanceurs et des satellites, ce qui lui avait permis de devancer l'Inde dans le domaine spatial. Mais l'Inde est en train de reprendre l'avantage. Ceci, selon cet expert, tient au fait que la réglementation nationale chinoise interdit de faire appel à la coopération internationale. Elle impose une origine nationale à tous les composants nécessaires.

La politique indienne est beaucoup plus souple. Elle n'hésite pas à coopérer aussi bien avec la Russie qu'avec l'Amérique et l'Europe.


Le tourisme spatial reporté sine die. Qui s'en plaindra?
Jean-Paul Baquiast 01/11/2014

Si ce n'était la mort d'un des pilotes (l'autre ayant été grièvement blessé), l'écrasement dans le désert de Mojave le 30 novembre de l'engin spatial dit Virgin Galactic réjouirait plutôt ceux qui considèrent que l'espace est un domaine trop sérieux pour être laissé aux intérêts financiers privés. Il s'agit après l'auto-destruction de la fusée relatée dans notre brève précédente (explosion du lanceur Antares) d'un nouvel accident qui selon beaucoup d'experts, risque de reporter sine die les perspectives, sinon des vols commerciaux, du moins de ceux visant à promouvoir le tourisme spatial. Rappelons que l'on désigne par ce terme les séjours de quelques heures (en altitude dite suborbitale) à quelques jours en orbite autour de la Terre de touristes assez fortunés pour dépenser la somme de $250.000.

C'est le multi-milliardaire britannique Richard Branson, patron du conglomérat multi-services Virgin, qui avait il y a quelques années décidé d'ajouter cette nouvelle corde à son arc. De l'avis de l'expert spatial Marco Caceres, directeur des études spatiales pour le Teal Group, la démarche de Branson avait été bien trop précipitée, supprimant certains essais en vol indispensables pour tester un système de cette complexité. Branson par contre s'était occupé à rassembler les candidatures de plus de 300 célébrité désireuses d'être les premières à participer à un vol de quelques heures qui en fait ne présente guère d'intérêt, les vues de la terre prises de l'espace étant désormais surabondantes. Il préparait par ailleurs une série de téléréalité sur le sujet, toutes activités susceptibles de rentabiliser l'investissement et mieux contribuer aux campagnes publicitaires de Virgin.

Le système proposé, SpaceshipTwo, consistait en un avion quadrimoteur à deux fuselages capable d'atteindre de hautes altitudes. Il s'agissait d'une extrapolation du système SpaceshipOne, premier vaisseau privé ayant atteint la frontière de l'espace en 2004. Il comportait entre les fuselages la cabine spatiale proprement dite, prévue pour six passagers et deux pilotes. Cette capsule devait se détacher du porteur pour ensuite atteindre par ses propres moyens les altitudes suborbitales. Elle devait ensuite retourner sur terre, pour se poser sur une base spatiale privée concédée par l'administration fédérale à Branson.

Compte tenu des informations disponibles, elle aurait perdu le contrôle de sa trajectoire peu après la séparation d'avec l'avion porteur, à 13,7 km d'altitude, lors du voyage de retour, pour une raison encore inconnue. Les analyses de l'épave en diront peut-être plus. Les enquéteurs prévoient 1 an de délai avant de pouvoir présenter leurs résultats, les débris étant répartis sur une vaste superficie.

Selon Marco Caceres, cet événement devrait retarder de plusieurs années, sinon plus longtemps encore, les perspectives de vols commerciaux orbitaux commerciaux. Nous ne nous en plaindrons pas pour notre part. Encore une fois le milieu spatial est trop complexe pour pouvoir être sous-traité par les agences spatiales publiques à des aventuriers du big business, surtout lorsqu'il s'agit de transporter des clients humains.

PS au 02/11. "I warned them that the rocket motor was potentially dangerous", a déclaré Carolynne Campbell, experte en propulsion de fusées à l'International Association for the Advancement of Space Safety (IAASS) basée en Hollande. Virgin n'a pas tenu compte de l'avertissement. Business first

Voir aussi un article bien documenté publié par Agoravox


Explosion du lanceur Antares
Jean-Paul Baquiast 30/10/2014

Seulement quelques secondes après son décollage, le lanceur Antares, transportant le cargo Cygnus d'Orbital Sciences, à destination de la Station spatiale internationale (ISS), a explosé (ci-contre, photo Nasa). Ce vaisseau spatial non habité devait livrer plus de deux tonnes de fret à l'équipage de l'ISS dans le cadre du partenariat public-privé (PPP) Cots. C'était le cinquième vol de ce lanceur, le premier datant d'avril 2013.

Pour rappel, ce contrat Cots signé entre la Nasa et Orbital Sciences prévoit pour la période allant du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2016 un total de 8 missions de ravitaillement, le coût de l'ensemble étant évalué à moins de 2 milliards de dollars.

Les défenseurs américains du rôle éminent que devrait avoir l'Etat, en l'espèce la Nasa, dans les programmes spatiaux de quelque importance, avait fortement critiqué ce PPP. Non seulement ont-ils rappelé que la formule fonctionne sur le principe éprouvé: "au privé les bénéfices, au public les pertes". Mais ils ont fait valoir qu'en obligeant la Nasa, qui fut au coeur de l'exploration spatiale américaine depuis les origines, à perdre ainsi une part de son savoir-faire et de ses responsabilités, sous prétexte d'économies budgétaires, le PPP ne rendrait pas service à la science.

No problem, ont répondu les avocats du néo-libéralisme, ces compétences se retrouveront dans les nombreuses initiatives commerciales qui prendront le relais – et qui les valoriseront bien mieux que la Nasa ne saurait le faire. L'avenir dira ce qu'il en sera. L'explosion d'un lanceur ne réjouit jamais persoone, cependant certains mauvais esprits ont probablement appris la nouvelle avec un sourire intérieur.

Rappelons que l'ESA (Agence spatiale européenne) pour sa part a déjà parfaitement réussi l'envoi de « camions » de ravitaillement vers l'ISS, camions qui plus est capables d'arrimage sans intervention humaine. La Russie demeure, en attendant que des PPP américains tentent l'aventure, la seule capable de lancer vers l'ISS des capsules habitées. Pour répondre aux injections gouvernementales visant à rompre toute relation commerciale avec la Russie, la Nasa s'est efforcée de rechercher des substituts. Disons que, pour le moment, si j'étais un astronaute et non un colis de ravitaillement, je préférerais la solution russe.

NB. Antares était équipée d'un moteur de conception russe russe AJ-26, dit aussi NK-33. Il avait été utilisé en Russie pour de précédentes missions lunaires. Ce type de moteur est agé de plus de 40 ans. Celui utilisé sur Antares avait été fabriqué par Aerojet Rocketdyne. Orbital Sciences annonce vouloir faire appel à d'autres constructeurs pour les prochains vols.


Accident du MH17
Jean-Paul Baquiast 28/10/2014

Le saker.fr a publié un dossier très complet sur l’accident du MH17 de la Malaysian Airlines, réalisé par des ingénieurs russes. Il exonère la Russie de toute responsabilité. Ceci dit, provenant d’une source russe, il sera certainement rejeté sans discussion..
Je m’étonne cependant que, indépendamment de ce rapport, la commission en charge de l’enquête annonce ne pas pouvoir communiquer de résultats avant mi 2015. Que feront-ils en attendant ?

Voir http://www.vineyardsaker.fr/2014/10/28/dossier-analyse-des-causes-de-laccident-du-vol-mh17-par-lunion-des-ingenieurs-russes/


Un satellite géostationnaire argentin
Jean-Paul Baquiast 20/10/2014

Dans le même temps, l'Argentine vient d'annoncer le lancement d'un satellite géostationnaire de fabrication nationale, destiné à couvrir le sud de l'Amérique latine. Il a été mis en orbite par une fusée Ariane à partir du centre de Kourou. Ce satellite, dit ARSAT-1 a été conçu et réalisé par l'entreprise d'Etat INVAP, conjointement avec l'entreprise privée Argentine Satellite Solutions (ARSAT). Il sera affecté aux telécommunications diverses intéressant la zone.

La Présidente Cristina Kirchner a célébré cet événement comme historique, faisant entrer le pays dans le club restreint de ceux capables de lancer, maintenir et utiliser des satellites géostationnaires. Celui-ci, en l'espèce, se situe à 71,8 degrés de longitude ouest et à 36.000 kilmomètres au dessus de la surface terrestre. Nous saluerons pour notre compte la coopération entre l''Argenirne et l France concernant le lancement


La mission Mars Orbiter de l'Inde
Jean-Paul Baquiast 20/10/2014

L'Inde poursuit sa conquête de l'espace. Le pays a réussi le 24 septembre à placer une sonde en orbite autour de Mars,  La sonde Mars Orbiter Mission (MOM) avait décollé le 5 novembre 2013. Conçue et produite avec un budget réduit, elle a été placée avec succès en orbite de la planète rouge mercredi à 8 h 2, heure locale (3 h 32). L'annonce du succès a provoqué un grand enthousiasme.

L'Inde est ainsi devenue le premier pays d'Asie à atteindre Mars. Seuls les Etats-Unis, la Russie et l'Europe ont réussi dans cette entreprise jusque-là. Il s'agit d'un succès de taille pour l'Inde face à le Chine, qui avait échoué dans cette opération tout comme le Japon. C'est d'ailleurs peu après l'échec d'une mission chinoire en 2011 que le gouvernement indien avait annoncée la sienne.

Avec un budget de 74 millions de dollars, la mission indienne n'a coûté qu'une fraction de la sonde Maven de la NASA, mission américaine placée en orbite de Mars avec succès dimanche.


Deux satellites Galileo perdus puis retrouvés
Jean-Paul Baquiast 20/10/ 2014

Nous avions comme d'autres regretté que deux satellites du système européen de positionnement satellitaire Galiléo ait été placés le 22 août, par une défaillance du lanceur Soyouz, sur une orbite les rendant inutilisables.

Aujourd'hui, le mal semble avoir été réparé, grâce à un travail 24h/24 des équipes de contrôle de l'ESOC (Centre européen d'opérations spatiales ) à Darmstadt, dont celles du CNES français.

Celles-ci se sont aperçu que les procédures nécessaires à une remise sur la bonne orbite étaient rendues impossibles par le mauvais déploiement des ailes solaires nécessaires à la communication avec le sol. La station au sol pointait sur une position où les satellites ne se trouvaient pas. Ce mauvais déploiement aurait été provoqué par une trop basse température à bord du lanceur Soyouz.

Après 3 jours d'un travail en coopération avec toutes les équipes concernées, les ailes en cause furent successivement redéployés. Ce qui a permis de conduire les opérations nécessaires à un repositionnement correct des deux satellites. Heureusement, ceux-ci disposaient de suffisamment de carburant pour ce faire. Les satellites viennent donc d'être officiellement remis au Galileo Control Centre de Oberpfaffenhofen,. Ils devraient après les tests d'opérationnalité nécessaires s'intégrer normalement à l'ensemble des satellites déjà en orbite.

Il s'agit d'une très bonne nouvelle pour l'ESA, et plus globalement pour les communautés de l'espace en Europe, au moment où l'Inde annonce avoir réussi la mise en orbite du satellite IRNSS-1C , le 3e des 7 satellites prévus pour constituer le GPS indien, dénommé Regional Navigation Satellite System (IRNSS). Ce système, bien que ne couvrant pas initialement l'ensemble du globe, est présenté par les spécialistes comme devant avoir autant d'applications militaires que civiles

Voir ESA http://www.esa.int/Our_Activities/Operations/Galileo_duo_handed_over_in_excellent_shape


Coopération russo chinoise en matière de boucliers anti-missiles
Jean-Paul Baquiast 15/10/ 2014

Les anti-missiles évoqués dans notre brève d'actualité précédente (Voir Au revoir le BMDE. Rebonjour le BMDE), ne visent rappelons-le qu'à intercepter les missiles dits tactiques, qu'ils soient on non porteurs de tètes nucléaires. Or les Etats-Unis comme la Russie (précédemment l'URSS), ont mis au point depuis les années 1970, en pleine guerre froide, des missiles dits intercontinentaux ou stratégiques (ICBM). Ceux-ci sont capables d'atteindre sans efforts des pays situés à l'autre bout, si l'on peut dire, de la planète.

Les différents pays nucléaires s'efforcent de moderniser en permanence ces matériels. Les Etats-Unis l'ont fait systématiquement. Vu leur vitesse de pénétration, il est pratiquement impossible d'intercepter les ICBM, sauf en orbite. Mais même en cas, comme l'ont montré les simulations de guerre spatiale (guerre des étoiles), la difficulté est extrême. C'est pour tenir compte de cette difficulté défensive que les grands pays ont développé des plates-formes capables d'une deuxième frappe, non détectable (par exemple à bord des sous-marins nucléaires). Ils comptent sur les dégâts que pourrait produire celle-ci chez l'attaquant pour dissuader une éventuelle première attaque de sa part.

Un pays attaquant, de son côte, doit lui aussi de se prémunir contre une frappe en retour en mettant en place des systèmes de missiles (ou boucliers anti-missiles) susceptibles de détruire les frappes de dissuasion dont dispose l'adversaire.

Or l'équilibre géostratégique relatif mis au point durant la guerre froide est désormais menacé. D'une part l'Amérique veut à nouveau développer son armement nucléaire, en ouvrant de nouvelles bases dotées de nouvelles générations de bombes et de missiles, dans la perspective de conflits, non seulement avec la Russie mais avec la Chine. Ces deux pays à leur tour préparent des réactions.

Le point important, dont les conséquences politiques internationales seront considérables, est que dans ce cadre la Russie collaborera avec la Chine pour mettre au point de nouveaux boucliers anti-missiles, la première apportant ses compétences technologiques et la seconde ses ressources financières et économiques. Ainsi se concrétisera, dans le domaine militaire, l'alliance entre BRICS souvent évoquée ici. Les Américains, suivis en cela par leurs plus fidèles alliés, notamment au sein de l'Otan, en tireront argument pour justifier leurs implantations Aegis, même si celles-ci, nous venons de le voir, ne sont guère utiles face à des missiles intercontinentaux.

La meilleure façon pour l'Europe de se prémunir contre un renforcement nucléaire des deux pays les plus importants du BRICS serait de se rapprocher d'eux, ou tout au moins de se découpler de l'Otan. Le général de Gaulle, de son temps, n'aurait pas hésité.

* Sur la coopération entre la Russie et la Chine, actuellement à l'étude, voir La voix de la Russie en français


Au revoir le BMDE. Rebonjour le BMDE
Jean-Paul Baquiast 15 octobre 2014

La précédente version du BMDE (Ballistic Missile Defense in Europe) avait été mise à l'écart, compte tenu de son coût. Mais l'US Navy, comme l'on savait, avait déployé en Méditerranée plusieurs navires équipés d'un système plus léger nommé Aegis. Elle avait étudié son renforcement en Europe par des installations à terre, dite Aegis offshore.

Les Etats-Unis, dans le cadre de l'Otan, n'ont pas perdu un instant pour déployer l'Aegis offshore aux frontières de la Russie. On vient d'annoncer la mise en place en Roumanie, à Deveselu, d'une telle installation, dite Naval Support Facility, qui devrait être opérationnelle début 2015. Le vice amiral John Scorby, commandant ce que la Navy nomme la Region Europe, Afrique, Asie sud ouest, s'en est officiellement réjoui lors de la cérémonie d'inauguration. « Les menaces balistiques contre l'Amérique et ses alliés sont réelles et ne cessent de grandir. Heureusement, les moyens de défense de l'Otan ne cessent aussi de se renforcer ».

L'Aegis Offshore in Europe avait été initialement proposé par GW Bush. Il s'intègre désormais au plan de déploiement américain d'un « parapluie » destiné à assurer la défense anti-balistique de l'Europe. Comme l'Aegis naval, il utilise des batteries d'intercepteurs et une plate-forme radar dite Aegis SPY-1. Une plate-forme de même nature est prévue en Pologne. Dans le même temps, l'US Navy prévoit de baser en Espagne 4 destroyers de classe Arleigh-Burke (la plus récente) dotés de missiles guidés (image). Les bases à terre seront opérées par du personnel militaire américain ou par des contractuels civils. L'ensemble de ce dispositif permettra, toujours selon l'amiral Scorby, de faire face aux missiles balistiques de courte et moyenne portée menaçant (comme nul n'en ignore) les Etats-Unis, l'Europe et les installations militaires américaines sur le continent. Les intercepteurs n'ont pas de capacités offensives, mais seulement défensives.

A supposer que ce dernier point soit exact, les puissances nucléaires, dont l'Amérique et la Russie, ont toujours considéré que de tels systèmes, capables d'empêcher une nation attaquée de faire appel à une frappe en retour, s'intègrent nécessairement dans la mise en place de systèmes offensifs contre cette nation. La Russie ne pourra qu'en tirer les conclusions qui s'imposent, en perfectionnant ses propres missiles balistiques à portée longue ou intermédiaire. Ceci d'autant plus qu'à l'occasion de la guerre en Ukraine alimentée par les Etats-Unis, les menaces dite occidentales contre elle ne cessent de grandir.

Inutile de souligner que les quelques esprits attardés qui souhaitaient la mise en place d'une défense européenne autonome et indépendante des Etats-Unis et de l'Otan seront définitivement édifiés.

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