
Entretien.
Jean-Pascal
Capp (JPC) et Jean-Paul Baquiast (JPB) pour Automates
Intelligents
Un nouveau regard sur le cancer
30/01/2012
à propos de la parution de l'ouvrage portant
ce titre,
chez Belin le 24 février 2012
JPB :
Cher Jean-Pascal Capp, nous nous sommes beaucoup intéressés,
sur ce site, à la théorie de l'ontophylogenèse
de Jean-Jacques Kupiec. Nous avions dès la parution
de "Ni Dieu ni gène" signalé
ce qui nous semblait être l'exceptionnelle
fécondité de cette approche. Depuis, Jean-Jacques
Kupiec a plusieurs fois bien voulu résumer
pour nos lecteurs les différents développements
de ces recherches. Aussi, lorsqu'il m'a indiqué
que vous en faisiez une application très prometteuse
à la question de l'évolution de la cellule
cancéreuse, j'ai pris contact avec vous pour
un entretien. Ceci d'autant plus que vous annoncez la
parution chez Belin le 24 février d'un livre
sur ce thème, intitulé "Nouveau
regard sur le cancer".
Je
vous propose donc de consacrer ce dialogue à
une présentation de vos travaux, précédant
la sortie de votre livre en librairie. Pour commencez,
pourriez vous nous rappeler votre parcours ?
JPC :
"Après avoir obtenu un diplôme dingénieur
en biologie à lInstitut National des Sciences
Appliquées (INSA) de Toulouse en 2003, et suivi
un DEA de physiopathologie humaine, jai entamé
une thèse de doctorat à lUniversité
Paul Sabatier (UPS) de Toulouse sur les problèmes
dinstabilité du génome dans les
cellules cancéreuses. Cest durant cette
période que mes réflexions théoriques
sur le cancer ont débuté, en parallèle
avec mon travail expérimental. Jai aussi
enseigné la biologie cellulaire à lUPS
pendant ma thèse, avant dobtenir mon doctorat
en cancérologie en 2006. Ce diplôme ma
permis ensuite de travailler à Paris sur une
technologie permettant la détection danomalies
génétiques à une échelle
habituellement peu étudiée, le peignage
moléculaire de lADN. Je suis revenu à
lINSA de Toulouse en 2008 pour y enseigner la
biologie moléculaire, à la suite de quoi
jai obtenu en 2009 le poste de maître de
conférences que joccupe actuellement. Jai
donc une activité denseignement en biologie
auprès délèves-ingénieurs,
et une activité de recherche au sein dune
unité mixte de lINSA, du CNRS et de lINRA
appelée LISBP. Le cur de mon activité
de recherche expérimentale concerne lexpression
stochastique des gènes, chère à
Jean-Jacques Kupiec, en relation avec ladaptation
et la capacité des cellules à évoluer.
Je poursuis également mes réflexions théoriques
sur limportance de cette expression stochastique
des gènes dans la compréhension du vivant,
notamment de phénomènes pathologiques
comme le cancer. "
JPB :
"Comment en êtes-vous venu à cette
réflexion théorique sur le cancer ?
Habituellement les doctorants en biologie travaillent
sur des sujets expérimentaux qui laissent peu
de temps aux réflexions théoriques globales
telles que celles que vous proposez. "
JPC :
"Lorsque jétudiais la bibliographie
scientifique en rapport avec mon sujet de thèse,
linstabilité génétique des
cellules cancéreuses, jai commencé
à relever un certain nombre dincohérences
et de contradictions, dont certaines faisaient dailleurs
lobjet de vifs débats dans la littérature
scientifique, tandis que dautres résultats
encore plus problématiques nétaient
quant à eux pas ou très peu discutés.
Cest ainsi que je me suis intéressé
à la genèse du modèle dominant
dans le domaine de la cancérogenèse, qui
assigne lorigine du cancer à une ou quelques
cellules mutées au niveau doncogènes
ou de gènes suppresseurs de tumeurs.
Daprès
ce modèle, que lon trouve naturellement
dans les manuels de biologie et de médecine pour
décrire la genèse des cancers, ces quelques
mutations suffisent pour permettre à la cellule
touchée de contrecarrer les effets inhibiteurs
du tissu environnant, et de proliférer de manière
incontrôlée. Au fil de leur prolifération,
les cellules acquièrent de nouvelles altérations
génétiques, notamment chromosomiques (cest-à-dire
quelles gagnent ou perdent des fragments de chromosomes
ou des chromosomes entiers), qui permettent à
des sous-populations de devenir de plus en plus agressives.
Ces sous-populations se propagent successivement selon
un processus sélectif pour finalement envahir
lorganisme et provoquer la mort.
Or
dune part, je me suis aperçu que parmi
les défenseurs de lorigine génétique
des cancers, ce modèle basé sur des mutations
nétait pas universellement admis car certains
défendent le fait que ce sont des modifications
chromosomiques qui sont à lorigine du cancer,
chaque camp avançant des arguments expérimentaux
convaincants. Dautre part, en élargissant
mes lectures aux faits expérimentaux qui ne soutiennent
pas lhypothèse génétique,
en particulier à des articles anciens qui ont
été un peu « oubliés »
depuis que le modèle dominant accapare lattention,
je me suis aperçu quil est possible de
formuler un certain nombre darguments qui vont
à lencontre de ce modèle de lorigine
génétique des cancers. En effet, il existe
toute une littérature, encore rarement citée
aujourdhui, qui tend à montrer que les
événements génétiques ne
sont pas cruciaux dans les étapes précoces
du cancer ! Il y a aussi les études montrant
que des cellules cancéreuses, même si elles
sont altérées au niveau génétique,
peuvent réacquérir un comportement non-pathologique
si elles sont placées dans un environnement normal."
JPB :
"Ce constat de données contradictoires dans
la littérature scientifique vous a donc poussé
à réfléchir à un modèle
alternatif
de cancer qui
essaierait de les réconcilier. Mais quel a été
le point de départ de la conception de ce modèle ?
"
JPC :
"Parallèlement à cet examen de la
littérature scientifique sur le cancer, qui se
voulait le plus large possible et dans le temps et dans
les divers aspects de la maladie, un autre champ de
réflexion en biologie a commencé à
beaucoup mintéresser. Il sagit des
études qui ont clairement démontré
à partir du début des années 2000
(même si des données plus anciennes allaient
déjà dans ce sens) que lexpression
des gènes a lieu de manière stochastique,
ce qui fait que des cellules pourtant identiques génétiquement
et placées dans un environnement homogène
expriment leurs gènes de manière hétérogène
au sein de la population et variable au cours du temps.
Si lon ajoute le fait que les interactions entre
macromolécules biologiques sont loin dêtre
aussi spécifiques que ce qui est habituellement
admis depuis les débuts de lâge moderne
de la biologie moléculaire, tout ceci remet en
cause la conception du vivant, et notamment du développement
des organismes, basée sur un ensemble de régulations
géniques spécifiques qui auraient lieu
grâce à cette spécificité
des interactions biologiques.
Bien
sûr je dois ici citer la lecture du livre de Jean-Jacques
Kupiec et Pierre Sonigo « Ni Dieu ni gène »
que vous mentionniez. Elle a été déterminante
dans ma prise de conscience de cette difficulté
inhérente au modèle du programme génétique.
La lecture des articles plus anciens de Jean-Jacques
Kupiec, qui a formulé dès les années
80 son modèle de développement et de différenciation
basé sur un phénomène de hasard-sélection
et lexpression stochastique des gènes,
ma aussi permis de remonter dans le temps dans
la littérature touchant à ce domaine.
Cest ainsi que, là encore, une remise en
question du modèle dominant en biologie du développement
ma paru nécessaire et évidente,
et que jai commencé à réfléchir
à la manière dont le modèle proposé
par Jean-Jacques pouvait aider à mieux comprendre
la cancérogenèse. Et je me suis vite aperçu
quun grand nombre de résultats qui semblent
contradictoires au sein du modèle de lorigine
génétique des cancers pouvaient sintégrer
de manière tout à fait cohérente
lorsquon commence avant tout par repenser la manière
dont se forme un tissu. Ainsi la manière dont
il se désorganise dans le cas du cancer peut
être envisagée avec un il neuf."
JPB :
"Alors en quoi le modèle de lontophylogenèse
de Jean-Jacques Kupiec permet-il de mieux comprendre
la cancérogenèse ?"
JPC :
"Jai mentionné tout à lheure
les contradictions entre des modèles génétiques
de cancérogenèse ainsi que des données
montrant que lenvironnement cellulaire pourrait
être un facteur clé capable de supprimer
le caractère cancéreux dune cellule.
Les études sur le microenvironnement tumoral
sont en pleine effervescence depuis 10 à 15 ans,
et montrent bien que le seul aspect génétique
de la cellule cancéreuse nest pas suffisant.
Mais ces études considèrent le plus souvent
le microenvironnement tumoral comme un facteur favorisant
la progression de la maladie qui est généré
par les cellules cancéreuses. Elles ne mettent
aucunement en cause lorigine génétique
des cancers. Le microenvironnement altéré
ne serait quune conséquence de la prolifération
anormale et du comportement des cellules cancéreuses.
Très peu de chercheurs considèrent que
lorigine du cancer peut se situer au niveau du
microenvironnement cellulaire et que cest justement
la perturbation de lorganisation tissulaire qui
est le facteur premier qui déstabilise les cellules.
Or
il existe de nombreux arguments expérimentaux
qui soutiennent cette hypothèse, et le modèle
de lontophylogenèse permet de mieux les
comprendre. En effet, daprès ce modèle,
les cellules non-différenciées sont intrinsèquement
instables et expriment des phénotypes, notamment
de différenciation, de manière aléatoire
du fait de lexpression stochastique des gènes.
Cest seulement a posteriori que certaines de ces
caractéristiques de différenciation sont
stabilisées par le microenvironnement cellulaire
lorsque ces caractéristiques permettent détablir
des interactions avec lui. Ainsi lexpression des
gènes ayant permis ces interactions est stabilisée
par des voies de signalisation cellulaire issues de
ces phénomènes dinteraction. Laspect
stochastique de lexpression des gènes en
est grandement diminué, les fluctuations phénotypiques
et la prolifération cessent, et les cellules
sont intégrées dans un tissu différencié
au sein dun ensemble de cellules qui se sont différenciées
dans la même voie.
De la sorte, si les interactions avec le microenvironnement
cellulaire sont à lorigine de la stabilisation
des cellules en des formes différenciées,
il est possible de concevoir lorigine du cancer
et de la déstabilisation des cellules comme une
rupture de léquilibre tissulaire et des
interactions cellulaires issues de ce processus de différenciation.
Toute molécule capable de perturber cet équilibre
engendrerait une reprise de lexpression fortement
stochastique des gènes, avec une perte du « contrôle »
par le microenvironnement, une perte des caractéristiques
de différenciation, une reprise de la prolifération,
et une déstabilisation globale de la cellule.
Il est possible alors de comprendre les données
sur linfluence de lenvironnement cellulaire
sur le comportement cancéreux car il peut être
inducteur de tumeurs sil est perturbé,
et suppresseur de tumeurs si un environnement « normal »
est rétabli.
JPB :
"Quen est-il alors de laspect génétique
?"
JPC :
"Si la cancérogenèse débute
par une rupture de léquilibre tissulaire
qui engendre une reprise de lexpression stochastique
des gènes et une déstabilisation des cellules,
lensemble des processus cellulaire en serait affecté,
notamment les voies de maintien de lintégrité
du génome. En effet, ces voies sont elles aussi
sous la dépendance de gènes qui sont exprimés
de manière stochastique dans les cellules. Si
lexpression génique est globalement déstabilisée
dans les cellules précancéreuses, des
fluctuations aléatoires dans lexpression
des gènes intervenant dans ces voies sont inévitables.
Or lefficacité de ces voies est fortement
dépendante du niveau dexpression des gènes
codant pour les protéines impliquées.
Lintégrité du génome en serait
alors compromise car les voies de réparation
de lADN par exemple se verraient perturbées
de manière aléatoire dans certaines cellules,
avec le risque de produire et daccumuler plus
facilement des altérations génétiques.
Selon les voies touchées, ce seraient soit des
mutations, soit des altérations chromosomiques
qui apparaîtraient en premier. Voir lapparition
des ces altérations comme une conséquence
dun phénomène plus précoce
permet donc de résoudre le débat entre
les différents modèles génétiques
qui considèrent soit les mutations, soit les
altérations chromosomiques comme les événements
premiers.
Mais
cela ne veut pas dire que ces modifications génétiques
nont pas un rôle important par la suite.
Au contraire, lorsque les conditions environnementales
permettent la progression de la maladie, ces altérations
génétiques peuvent rendre les cellules
plus agressives et donc être sélectionnées.
Cest pourquoi certaines dentre elles sont
fréquemment observées. Cela ne signifie
pas quelles sont à lorigine du processus,
ni quelles empêchent la cellule de retrouver
un comportement normal si lenvironnement est modifié.
Il en est de même pour linstabilité
dite épigénétique qui correspond
aux variations des modifications chimiques de la chromatine
qui ne touchent pas la séquence de lADN
génomique, mais modifient le taux dexpression
des gènes. De fortes fluctuations aléatoires
de lexpression des gènes qui interviennent
dans la mise en place de ces modifications peuvent engendrer
des profils de modifications épigénétiques
aberrants qui font progresser la maladie.
JPB :
"Dautres caractéristiques cancéreuses
importantes sont-elles expliquées par votre modèle ?"
JPC :
"Je pourrais en citer beaucoup, que mes lecteurs
trouveront dans mon livre, mais jaimerais mentionner
ici un autre champ de recherche qui se développe
beaucoup depuis une quinzaine dannée :
celui qui touche aux cellules souches cancéreuses
(CSC). La maladie est désormais majoritairement
conçue comme ayant pour origine et étant
maintenue par une sous-population de cellules peu différenciées
appelées CSC. Le fait que ces cellules soient
issues de cellules souches normales ou de cellules différenciées
qui se seraient dédifférenciées
nest pas clair, mais elles ont été
identifiées sur la base de caractéristiques
dautorenouvellement (telles que celles que présentent
les cellules souches normales), et sur la base de leur
capacité à reformer des tumeurs lorsquelles
réinjectées en faible nombre dans un individu
sain, contrairement aux autres cellules cancéreuses.
Ainsi, pour la majorité des chercheurs, ce sont
des mutations au sein de ces cellules qui engendrent
le cancer. On voit donc que lorigine génétique
nest pas encore remise en cause. Le modèle
dominant sest adapté à ces données
récentes en considérant que des mutations
doivent toucher non seulement les oncogènes et
gènes suppresseurs de tumeurs « classiques »,
mais aussi les gènes impliqués dans lautorenouvellement.
Toutefois
ces données peuvent être interprétées
de manière radicalement différente. On
a montré récemment que ce qui fait une
cellule souche est un état dinstabilité
permanente liée à lexpression généralisée
et stochastique du génome, plutôt quune
identité bien précise définie par
lexpression de quelques gènes dont ceux
de lautorenouvellement. Or dans le modèle
que je propose, la rupture de léquilibre
tissulaire est capable de générer de telles
cellules à lexpression génique globalement
déstabilisée. Cest même la
première conséquence de cette perturbation.
On peut donc imaginer que les CSC apparaissent très
précocement du fait de la reprise de lexpression
fortement stochastique des gènes (y compris de
ceux de lautorenouvellement) au sein de cellules
qui étaient auparavant bien différenciées,
voire même que des cellules souches normales,
dont le processus de différenciation est perturbée
par des altérations du microenvironnement cellulaire,
puissent « dégénérer »
en nétant plus « guidées »
vers leur voie de différenciation par cet environnement,
acquérir des altérations génétiques
et devenir CSC. Voilà un autre aspect important
du modèle.
JPB :
"Venons-en à la genèse de ce livre.
Comment en êtes-vous venu à rédiger
une tel ouvrage comprenant tant de références
(plus de 600) ?"
JPC :
"La rédaction a débuté par
la reprise de mon manuscrit de thèse dans lequel
jabordais déjà la genèse
du modèle génétique du cancer dans
lintroduction, ainsi que le modèle de cancérogenèse
alternatif que je propose dans la discussion. Jai
donc supprimé toute le travail expérimental,
complété et étoffé les chapitres
théoriques existants, et en ai ajouté
bien dautres sur des aspects divers de la cancérogenèse.
La première partie du livre est donc constituée
dune brève histoire et dun état
de lieux de la recherche sur la cancérogenèse,
où je mets en avant les principales contradictions
et impasses dans lesquelles elle se trouve. La seconde
moitié de louvrage est constituée
de la description du modèle de cancérogenèse
basé sur lontophylogenèse (dont
je rappelle les principaux arguments et que je soutiens
par quelques travaux expérimentaux récents).
Jai aussi complété la réflexion
avec les implications thérapeutiques du modèle,
que jévoque dans le troisième et
dernier chapitre du livre. Ce livre comprend de très
nombreuses références car il est laboutissement
de nombreuses années de lecture et de réflexion
sur le cancer.
Jai
jugé nécessaire de donner lensemble
de ces références aux biologistes, médecins
ou étudiants qui voudraient retourner aux articles
originaux. Quant au lecteur sans formation particulière
en biologie, jespère avoir réussi
à ne pas tenir un propos trop technique pour
lui permettre de saisir les enjeux et les conclusions
du livre. Cest dailleurs ce que javais
déjà tenté de faire dans ma contribution
à louvrage collectif « Le hasard
au cur de la cellule » (2009, Editions
Matériologiques 2011) à loccasion
duquel jai rencontré Marc Silberstein qui
est léditeur de mon livre et qui a soutenu
ce projet dès sa conception."
JPB :
"Pour conclure avez-vous actuellement des travaux
expérimentaux en cours visant à valider
vos hypothèses sur la cancérogenèse ?"
JPC :
"Concevoir une expérience clé permettant
de valider lensemble de ces hypothèses
paraît très difficile. Ce nest quen
sintéressant à certains aspects
individuellement que lon pourra réellement
redessiner le processus de cancérogenèse
de manière alternative. Jespère
que la cohérence de mon propos est un premier
élément en faveur de mes hypothèses,
mais pour ma part je mintéresse notamment
sur le plan expérimental au phénomène
de déstabilisation du génome en lien avec
lexpression stochastique des gènes. Si
une déstabilisation globale des cellules précancéreuses
a lieu du fait de la perturbation des interactions cellulaires
et de la reprise de lexpression stochastique des
gènes, les voies de maintien de lintégrité
du génome pourraient en être perturbées.
Jessaye de montrer un lien entre une expression
hautement stochastique des gènes impliqués
dans le maintien de lintégrité du
génome et lacquisition accélérée
daltérations génétiques.
Pour cela, les microorganismes peuvent fournir des modèles
détude plus faciles à manipuler
et à maîtriser avant de passer à
létude de cellules cancéreuses.
Il sagit de valider un aspect important du modèle
que je propose.
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