Sciences,
technologies et politique
De
nouvelles armes dans la lutte contre le Système
Jean-Paul
Baquiast et Christophe Jaquemin - 31/10/2011

Les
sociétés superconnectées sont en
rouge, les sociétés très connectées
sont en jaune. La taille des cercles est proportionnelle
aux chiffres d'affaires. La couleur du système
de pouvoir est dans le cadran sud-ouest (Image
NewScientist 22 octobre 2011, p. 8. Voir aussi l'article
de ce même numéro dont nous nous sommes
inspirés pour la troisième partie du présent
texte (Une première simulation du Système)..
Les
mouvements d'Indignés, prenant la forme d' "occupations"
de divers lieux publics, se développent dans
le monde occidental, notamment en Amérique, coeur
du capitalisme financier mondial. Le thème de
ralliement adopté par ces mouvements est: "nous
sommes 99%, vous êtes 1%". Ceci veut
dire que les manifestants et les populations de salariés
pauvres et de chômeurs qui se reconnaissent en
eux dénoncent la nouvelle inégalité
qui s'est instaurée depuis quelques années
entre les peuples du monde et les entreprises transnationales
(dites "TNC", transnational corporations).
L'inégalité
n'est pas nouvelle. Toutes les sociétés
se sont construites autour d'une étroite minorité
de détenteurs du pouvoir, religieux, économique,
politique, s'imposant à des masses dominées.
Corrélativement, les luttes sociales résultant
des conflits entre les possédants du pouvoir
et ceux qui en étaient exclus ont progressivement
permis aux classes exploitées, selon les termes
toujours opportuns de Marx, de mieux faire reconnaître
leurs droits à l'égalité. Cependant,
les détenteurs du pouvoir ne sont plus aussi
facilement identifiables aujourd'hui
qu'ils l'étaient
auparavant.
On
peut certes en reconnaître quelques uns à
leur train de vie (qualifiés de super-riches).
Mais pour l'essentiel, le pouvoir se dissimule dans
les transactions numériques mondialisées,
dans les délibérations de conseils d'administrations
opaques ou au sein des paradis fiscaux. De plus, le
poids du pouvoir économique est passé
de l'entreprise produisant des biens et services concrets
(l'économie dite réelle) à des
institutions financières, principalement des
banques, gérant des valeurs ici plusieurs centaines
de fois supérieures, sous forme d'écritures
virtuelles donnant non seulement des droits de propriété
sur l'économie réelle mais la possibilité
indéfinie de s'approprier les plus values du
travail présent et futur.
Il
s'agit d'un pouvoir anonyme, s'exerçant dans
la totalité du monde globalisé, donc impossible
à identifier et à combattre. Seul peut
être perçu le poids de son influence. Les
"pauvres" - qui se désignent comme
les 99% - la ressentent quotidiennement, non seulement
par les bas salaires, les expropriations et le chômage,
mais aussi par les désordres majeurs que provoque
désormais la spéculation irresponsable
des TNC. On pense d'abord à l'enchaînement
de crises provoquées depuis la faillite de Lehman
Brothers en 2008, mais encore aux guerres locales pour
l'accès aux ressources. La destruction de l'environnement
en est une conséquence directe.
Mais
à qui s'en prendre ? Les gouvernements et les
élus qui pourraient réguler la finance
ne le font pas car, globalement, ils tiennent leur pouvoir
des dollars distribués par cette même finance.
Quant aux présidents, membres des conseils d'administrations,
actionnaires principaux, cadres supérieurs, ils
sont intouchables et, dans l'ensemble, en droit strict,
parfaitement irréprochables. Les Indignés
ne peuvent faire qu'une chose : se montrer, soit sur
Internet soit physiquement dans des lieux symboliques
(places de la Bourse, édifices publics..). Comme
ils sont trop divers et dispersés, ils ne veulent
pas ou ne peuvent pas formuler de revendications précises.
Que faire contre une hydre à mille têtes
? Par ailleurs, instruits par l'exemple de précédentes
révoltes étouffées dans la violence,
ils ont jusqu'ici refusé les provocations visant
à transformer des manifestants pacifiques en
casseurs.
Selon Pierre Rosanvalon ("La société
des égaux 2011"), nous vivons aujourdhui
une véritable contre-révolution. Depuis
plusieurs décennies, les plus riches nont
en effet cessé daccroître leur part
des revenus et des patrimoines, inversant la précédente
tendance séculaire à la réduction
des écarts de richesse. Les citoyens victimes
de l'inégalité en prendraient leur parti.
Ils ne croiraient plus en actions de redistribution
telles que l'impôt et les prestations sociales.
La dénonciation dinégalités
ressenties comme inacceptables voisine chez avec une
forme de résignation et un sentiment dimpuissance.
Il convient donc de refonder lidée dégalité
pour sortir des impasses actuelles.
La science des systèmes
Mais
les analyses et solutions que propose Rosanvallon, quoique
bien intentionnées, nous semblent quelque peu
naïves car elles ignorent le processus global générant
ces inégalités et ces révoltes.
Pour y voir plus clair, il pourrait être utile
de recourir à la science des Systèmes.
Le terme de science, en ce domaine, est encore un peu
présomptueux, mais les analyses permises par
une telle science sont plus éclairantes que celles
se limitant aux approches sociologiques et juridiques
traditionnelles.
Que pourrait conseiller la science des systèmes
dans le cas qui nous occupe ici ?
Nous pensons que dans un premier temps s'impose une
véritable rupture méthodologique. C'est
cette rupture que réalisent, volontairement ou
inconsciemment, les divers mouvements de type "Occupy",
se regroupant autour d'un mot d'ordre de plus en plus
utilisé : "Sortir du Système".
Il
a été remarqué que les manifestants
emploient le terme de Système pour désigner
la nébuleuse des pouvoirs contre lesquels ils
se battent. Ils refusent de s'épuiser à
en identifier les composantes. Ce mot souvent critiqué
comme trop vague constitue au contraire le premier indice
du saut méthodologique qu'ils ont conscience
de devoir faire. De même la volonté affichée
de sortir du Système, sans préciser comment
le faire et sans rechercher que mettre en lieu et place
de l'actuel Système, constitue un second indice
de la rupture qu'ils proposent.
Dans notre propre conception des systèmes sociaux,
nous considérons que ceux-ci correspondent à
ce que nous avons nommé des complexes anthropotechniques,
émergeant sur le mode darwinien d'une compétition
pour les pouvoirs et les ressources. Ils associent des
humains, individus et groupes, et les diverses technologies
aujourd'hui proliférantes. Les humains qui en
constituent la composante anthropique, bien que dotés
de cerveaux et capables de cognition, ne peuvent s'en
donner une connaissance complète. Ils y sont
immergés. Pour pleinement comprendre et prédire
les déterminismes complexes qui les entraînent,
ils devraient en être extérieurs, ce qui
leur est impossible.
Dans cette optique, nous pouvons considérer l'ensemble
des pouvoirs mondialisés où chacun d'entre
nous, à titre très partiel, est à
la fois passif et actif, comme un système global.
Mais il sera difficile d'en dire beaucoup plus dans
l'immédiat. Nous parlerons donc de Système
avec un S majuscule. Si nous considérons que
ce Système nous opprime et si nous voulons le
combattre, la première chose à faire sera
de le refuser dans sa totalité.
Jusqu'où le refuser ? Les défenseurs du
Système objecteront que le même Système
contre lequel manifestent ces Indignés leur permet
de vivre et survivre, ne fut-ce que frugalement. Aucun
ne s'en irait mener dans la nature (ou dans ce qu'il
en reste) une existence de chasseur cueilleur.
Et que mettre à la place du Système ?
Les Indignés, dans l'ensemble, se refusent à
répondre à ces questions. Ce qui les fait
traiter d'irresponsables.
Pourtant, en termes de sciences des systèmes,
leur attitude est parfaitement scientifique. Un système
complexe évolue de façon dite chaotique,
c'est-à-dire imprévisible et par définition,
non gouvernable. Il est loisible de postuler que si
pour une raison ou une autre, il s'enferre dans une
voie sans issue, il se transformera et pourra donner
naissance à un autre système. Il existe
un certain nombre de probabilités pour que ce
nouveau système, s'il réussit à
s'imposer, soit vraiment différent. En tous cas,
par définition, il sera mieux adapté aux
circonstances ayant provoqué le blocage du système
précédent ?
Ce sont de tels processus que met en évidence
l'histoire de la vie. Depuis 4 milliards d'années,
sous la double pression du hasard et de la nécessité,
les formes de vie ont survécu aux extinctions
massives. Les sociétés anthropotechniques,
dont nous sommes des composantes, avec leurs qualités
et leurs défauts, résultent de ces survies.
Dans cette perspective, il serait illusoire de penser
que les humains enfermés dans des systèmes
anthropotechniques complexes dont ils n'ont qu'une vague
représentation puissent se représenter
les évolutions - bonnes ou mauvaises - qui pourraient
résulter d'un blocage total ou partiel du Système
des systèmes les englobant.
Si
les petits mammifères (image: le juramaia,
découvert récemment) vivant à
l'époque des derniers dinosaures, à la
fin du crétacé, avaient eu à se
plaindre de ces derniers, ils auraient été
cependant incapables de prévoir comment et par
qui ce "système des dinosaures" aurait
pu être remplacé. Les idées qu'ils
auraient pu avoir à ce sujet auraient été
sans aucun doute impuissantes à leur offrir une
solution aussi ouverte que celle ayant résulté
de l'évolution aveugle des déterminismes
géologiques et biologiques. Il est donc logique
que, pour les humains d'aujourd'hui, la première
chose à faire pour s'opposer au Système
dont ils perçoivent le poids oppressif soit de
le bloquer, dans les faits ou même symboliquement.
Ils peuvent espérer, d'une façon apparemment
naïve mais finalement assez fondée scientifiquement,
qu'à la suite de ce blocage les composantes du
Système s'auto-réorganiseront, leur offrant
des niches vitales plus riches de perspectives.
Une
première simulation du Système
En fait, les manifestants anti-Système d'aujourd'hui
sont cependant un peu mieux armés que les premiers
mammifères pour se représenter le Système
des dinosaures de la finance dont ils perçoivent
le poids oppressif. Certaines études s'appuyant
sur les sciences de la complexité en donnent
désormais des images intéressantes. On
peut citer à cet égard celle conduite
par une équipe de l'Institut fédéral
de technologie de Zurich conduite par James
Glattfelder, docteur en sciences de la complexité
et des réseaux.
Ce travail qui est en cours de publication sur le site
PloS One, représente les relations de propriétés
s'établissant entre les principales corporations
mondiales transnationales (TNC). Il utilise les mathématiques
utilisées pour la modélisation des systèmes
naturels et les données recueillies par la base
Orbis
2007 qui recense des millions de société
dans le monde. L'équipe en a tiré un échantillon
de 43.000 TNC sélectionnées à partir
de leurs résultats et leurs liens financiers.
A partir de cela, les chercheurs ont mis en évidence
un coeur de 1318 sociétés reliées
par des participations croisées. Bien que ne
représentant que 20% des chiffres d'affaires
mondiaux, elles possèdent la majorité
des entreprises industrielles, celles de l'économie
réelle. A l'intérieur de ce groupe, ils
ont fait apparaître un super-coeur de 147 entreprises
plus étroitement reliées les unes aux
autres que les autres. Elles contrôlent 40% du
réseau. Parmi elles, les plus importantes sont
des institutions financières, dont les banques
Barclays, JPMorgan Chase & Co et le The Goldman
Sachs Group.
Pour la première fois, il est ainsi possible
de visualiser un élément essentiel du
Système qui contrôle le monde. D'autres
éléments manquent, par exemple les liens
incestueux qui relient ces organismes avec les gouvernements,
partis politiques, églises avec lesquels ils
échangent des relations de pouvoir. On devra
aussi inscrire les liens, également incestueux,
qui relient les TNC, les gouvernements et les grands
médias. Ces liens seront plus difficiles à
faire apparaître, mais avec un peu de persévérance,
il serait possible d'obtenir quelques résultats
significatifs. Ainsi commencerait à se dessiner
concrètement le Système à trois
pôles dénoncé comme le réseau
des oligarchies mondiales : les finances, les pouvoirs
et les médias, journaux et télévision
notamment.
Les simulations faites par l'équipe de Zurich
sur la réactivité de leur modèle
à des perturbations extérieures montrent
qu'il se comporte en superorganisme ayant son
"intelligence" propre. Il n'est pas, sauf
exception, contrôlé par la volonté
de quelques dirigeants particuliers qui se seraient
organisés pour se partager la maîtrise
du monde. Dans une certaine mesure, cette globalité
le rend encore plus dangereux. Le superorganisme se
montre incapable de prévoir les crises que suscite
son manque de stabilité. Quand ces crises surviennent,
il est généralement aussi incapable d'y
porter remède. Il s'agit ainsi, pour reprendre
le mot de Hobbes, d'un nouveau Léviathan contre
les dérives duquel, apparemment, personne ne
peut rien.
Il ne faut pas demander au travail de l'Institut de
Zurich plus qu'il ne peut donner en son état
actuel. Même s'il était complété
dans le sens indiqué ci-dessus, afin de mettre
en évidence des liens de partage d'influence
qui n'apparaissent pas toujours dans les documents comptables,
il ne serait pas à lui seul l'outil permettant
de comprendre et de contrôler le Système.
Mais il fournit une piste à explorer. D'autres
pourraient suivre. Plus généralement,
l'expérience montre qu'il n'existe aucun pouvoir
au monde capable de dénouer les liens reliant
les entités représentées par le
modèle, si ces liens s'avéraient dangereux
pour l'économie ou pour la démocratie.
Ils sont trop nombreux et trop puissants
Dans un premier temps, on peut en conclure que les Indignés
de Wall Street et d'ailleurs devraient se trouver confortés
dans leur démarche politique, visant à
refuser d'analyser le Système en détail
et renonçant à y opposer de façon
spécifique à tel ou tel pays pays, tel
secteur économique, telle circonstance. A la
vue de l'opacité du modèle, traduisant
l'opacité des pouvoirs dominant le monde, ils
seront confortés dans leur intuition que trop
faibles, ils ne peuvent rien faire pour infléchir
la marche du Système, sauf à choisir la
solution du tout ou rien. Ils ne peuvent que refuser
globalement le Système, en se bornant à
tenter de bloquer ses mille têtes, là où
elles se montrent.
Certes,
du fait de l'imprévisibilité inhérente
au Système, nul ne peut dire ce qui en résulterait.
Sans doute dans un premier temps des répressions
accrues (comme ce fut par exemple le cas le 29 octobre
à Denver (USA), mais peut-être aussi autre
chose. Rien n'interdit de faire l'hypothèse qu'alors
le Système s'effondrerait de l'intérieur
puis s'auto-réorganiserait sur des bases différentes.
Ce serait alors pour les Indignés l'occasion
d'intervenir concrètement afin d'influencer cette
réorganisation d'une façon favorable aux
forces créatrices encore en sommeil qu'ils incarnent.
Post
Scriptum au 31/11/2011,13h
Comme vous l'avez compris, nous nous plaçons
ici à un niveau théorique global, qui
n'interdit pas du tout, au contraire, des actions de
contestation ou de combat précises. Etre en face
d'un système horriblement complexe ne signifie
pas désarmer devant lui.
Mais
ne pas désarmer peut signifier aussi essayer
de mieux comprendre son comportement global. Sur ce
point, et suite à une discussion avec Alain Cardon,
nous devrions ajouter la mention des éclairages
que donnerait, dans le système d'agents qu'il
a développé, la simulation du comportements
des TNC et autres centres de pouvoir identifiés
par le modèle de Zurich.
On est assez proche de la simulation des comportements
des neurones corticaux qu'il réalise dans son
modèle de conscience artificielle. Alain Cardon
n'a pas planté de tente sur la place de la Bourse,
mais il peut aider ces mouvements de façon tout
aussi efficace.
Alain
Cardon nous écrit (31/11/2011)
Ce
texte est très intéressant et voila ce
que je peux en dire tout de suite.
L'étude
de l'Institut fédéral de technologie de
Zurich est excellente, car elle s'appuie sur des données
réelles et permet de révéler un
processus de communication entre entreprises qui assure
le contrôle de l'ensemble. Cela à un peu
à voir avec mes travaux actuels sur les systèmes
autonomes.
Un
système autonome est un système composé
de systèmes, appelé un Système
de Systèmes (usuellement SoS), et qui satisfait
à des tendances fondamentales propres. Ces systèmes
sont tous essentiellement fonctionnels. Ils opèrent
dans des domaines fonctionnels bien précis, bien
définis. Mais ils sont tous en relations multiples
continuelles et ce sont ces relations elles-mêmes
qui vont permettre leur fonctionnement, leur permanence
et leur évolution.
Les relations sont des flux informationnels complexes,
qui vont opérer comme un contrôle méta
de manière multi-échelles, au niveau de
la fonctionnalité des systèmes de base
et au niveau méta de l'ensemble en organisation
continue, passant par tous les niveaux organisationnels
des groupes. Mes travaux portent sur la définition
précise des caractères de ces échanges
informationnels. Ils permettent à la fois de
communiquer des informations de base (ce qui est trivial)
mais surtout des informations qualitatives multi-échelles
(ce qui est plus compliqué), satisfaisant à
des tendances générales, comme la croissance
continue de certains indicateurs (par exemple la recherche
du gain hors de toute autre considération) ou
la permanence (par exemple continuer ce qu'on fait usuellement
en évitant toute rupture et toute remise en cause).
De
tels systèmes de systèmes complexes ont
à voir avec le fonctionnement du cerveau qui
génère de la pensée, car ce sont
bien des agrégats de communications entre les
neurones qui forment, en distinguant par émergence
des conformations d'activités cohérentes,
les éléments constitutifs de chaque pensée
exprimée. Une pensée est selon moi un
phénomène strictement relationnel et multi-niveaux
dans un ensemble dynamique complexe (le réseau
neuronal structuré), où opèrent
des contrôles multiples (comme les pulsions et
les tendances culturelles avec les mots des langues).
Dans
le cas étudié par l'équipe de Zurich,
portant sur des systèmes de systèmes à
base très technologique, ce sont les échanges
informationnels, les analyses simultanées, les
intentions cohérentes ou opposées,
qui assurent le contrôle de l'ensemble et expriment
des tendances. Ceci parce
qu'elles se déroulent continuellement et très
vite à une échelle temporelle bien plus
rapide que celle de la production ou du transport des
biens économiques,.
La compréhension de tout cela me semble être
dans la prise en compte du caractère prégnant
de certains flux informationnels sur le reste des flux
informationnels entre éléments du système,
qui vont assurer l'expression de tendances majeures
en donnant le sens de l'ensemble. C'est aujourd'hui
l'existence de ce réseau de communications multimodales
qui permet le type de société que l'on
a. Si l'on coupe tous les réseaux informatiques
pendant un mois en revenant à la lettre écrite
pour échanger des informations, le monde actuel
s'effondre, et définitivement.
C'est
bien pour cela qu'il y a une tendance conservative fondamentale
et un projet de surveillance globale et de maintien
du réseau des communications, qui sera un certain
Big Brother et pas autre chose, parce que la société
n'est pas égalitaire (voir mon dernier livre
"Vers un contrôle total", publié
sur ce site).
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