Vers le site Automates Intelilgents
La Revue mensuelle n° 116
Robotique, vie artificielle, réalité virtuelle

Information, réflexion, discussion

 

logo admiroutes

Tous les numéros


Archives
(classement par rubriques)

Image animée
 Dans La Revue
 

Retour au sommaire

ACTUALIT
ÉS

mars - avril 2011

Automates Intelligents s'enrichit du logiciel Alexandria.
Double-cliquez sur chaque mot de cette page et s'afficheront alors définitions, synonymes et expressions constituées de ce mot. Une fenêtre déroulante permet aussi d'accéder à la définition du mot dans une autre langue (22 langues sont disponibles, dont le Japonais).

Note au lecteur
Nous présentons dorénavant sur cette page, outre un choix de questions intéressant l'actualité des sciences, des ouvrages impliquant les différentes sciences qui sont observées sur ce site, y compris les sciences humaines et politiques. Automates Intelligents

 

Le diagnostic de la sécurité dans les réacteurs nucléaires
Jean-Paul Baquiastet Christophe Jacquemin - 04/04/2011

A juste titre, on reproche actuellement à l'opérateur nucléaire japonais TEPCO de ne pas donner beaucoup d'informations sur ce qui se passe au coeur des réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi, dont certains devraient souffrir de fusion partielle. Ceci tient en partie au fait que nulle technique actuelle ne permet d'y aller voir, la chaleur et les radiation détruisant tous les capteurs que l'on pourrait imaginer d'y introduire. Pour faire face à cette difficulté, les spécialistes doivent faire appel à des techniques d'autopsie qui sont proches de celles utilisées par les enquêteurs sur la scène d'un crime. Il faut rassembler de nombreux indices disparates, les soumettre à des traitements informatiques sophistiqués et proposer des diagnostics qui restent hypothétiques tant que l'auteur du délit n'a pas été clairement mis à jour - ce qui peut demande des années....

Les industriels du nucléaire tels qu'Areva ont développé depuis longtemps de tels logiciels, qu'ils proposent actuellement à leurs collègues japonais curieusement démunis à cet égard. Ce fut l'accident de Three Mile Island, devant lequel les régulateurs américains s'étaient retrouvés aveugles, qui a obligé au développement de tels logiciels. Ils prennent en compte une grande quantité d'observables, des plus simples au plus complexes, par exemple la nature et la radioactivité des gaz et des particules successivement émises par un réacteur au fur et à mesure que s'aggrave la fusion de son coeur et l'écoulement du corium en résultant.

Les programmes d'analyse des risques et de la gravité des accidents, dits codes de sécurité, (« safety codes ») sont utilisés pour planifier les mesures de sécurité devant être adoptées au fur et à mesure que s'aggrave la situation, notamment les précautions pour protéger les travailleurs, l'étendue de la zone à évacuer, etc. Ces programmes, assez curieusement, sont confidentiels. Ils relevant de la propriété de leurs développeurs. Leur utilisation est jugée trop stratégique pour être laissée disponible au profit de tous ceux qui prétendraient observer la situation de sécurité sur tel ou tel des très nombreuses centrales nucléaires actuellement en opération dans le monde.

Les gouvernements, malgré l'augmentation de la fréquence des incidents de faible gravité, se veulent avant tout rassurants, afin de ne pas créer de panique dans le public. Si les autorités nucléaires voulaient aggraver le rejet de cette forme d'énergie, elles ne procéderaient pas autrement.

* Pour plus de détails sur les codes et leur utilisation, on peut se référer à un article du New York Times
http://www.nytimes.com/2011/04/03/science/03meltdown.html?_r=1


Qualification de l'Ensemble de Lancement Soyouz (ELS) à Kourou
Jean-Paul Baquiast - 04/04/2011

Le site de lancement Soyouz de Kourou, l'ELS, vient d'être qualifié bon pour le service. Il a été officiellement remis par l'Esa à Arianespace, après avoir passé avec succès les épreuves de réception. La construction avait commencé en Février 2007, les spécialistes russes venus du Kazakhstan ayant été insallés en 2008. Les éléments des deux premiers Soyous sont arrivés par mer en novembre 2009 afin d'être assemblés sur place. Le Cnes avait été retenu comme maître d'oeuvre principal.

Le site est identique à ceux du Kazakhstan et de Russie, mais mis aux normes de sécurité européenne. Un portique mobile de 45m destiné à la protection des charges a été notamment ajouté. De nouveaux tests incluant le lanceur seront entrepris afin que le premier lancement effectif puisse avoir lieu fin 2011. Il s'agit d'une coopération tout à fait importante, tant sur le plan industriel que stratégique, entre l'Europe et la Russie.

La Russie de sont côté, disposera d'un nouvel astroport dans la région de l'Amour, la base spatiale Vostochny, qui s'ajoutera à celles de Plesetsk et Baikonour. Elle tient compte de l'expérience acquise à Kourou. La construction commencera mi 2011 et devrait être terminée vers 2015.

http://www.spacedaily.com/reports/Soyuz_Launch_Site_Ready_For_First_Flight_999.html


L'homo orcus - Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 02/04/2011

Il s'agirait d'un hominidé vivant encore parmi nous, y compris dans les forêts du pays basque, déjà habitées du loup et de l'ours. Le récit documentaire réalisé par Éric Audinet et Patrick Glotin.est remarquable. Il a fait l'objet d'un film et d'une émission sur Planète le 1er avril 2011 (et d'autres rediffusions).
Il serait intéressant d'effectuer un sondage pour mesurer la proportion des spectateurs qui auront été convaincus de l'existence de cette espèce humaine encore inconnue, qui éventuellement scruteront avec appréhension les ombres de la nuit autour de leur jardin avec la peur de le voir s'y profiler.


Les réserves d'énergie libre ne sont pas inépuisables
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 31/03/2011

Les défenseurs des énergies renouvelables les présentent comme des sources inépuisables, susceptibles à l'extrême de satisfaire tous les besoins énergétiques actuels de l'humanité, voire de nouveaux besoins fussent-ils en forte croissance.

Axel Kleidon, biochimiste au Max Plank Institute de Iena, vient de montrer que cette croyance est erronée. Remplacer notamment les combustibles fossiles et l'énergie atomique par des éoliennes ou des panneaux solaires entraînerait une diminution sensible de l'énergie fournie par le vent et la lumière solaire au reste du globe, océans et terres émergées. Ainsi des éoliennes en grand nombre pourraient modifier gravement le régime des vents. La multiplication des panneaux solaires empêcherait de réfléchir la lumière (dont ils n'utilisent qu'une petite partie), contribuant ainsi au réchauffement. C'est l'ensemble de la biosphère qui en serait perturbé. Or c'est essentiellement de celle-ci (énergie verte) que l'homme tire sa subsistance. On pourrait sans doute appliquer les mêmes raisonnements à la géothermie.

Axel Kleidon appuie ses propositions sur la thermodynamique loin de l'équilibre. On a trop tendance à oublier que la deuxième loi de la thermodynamique, précisée voici bientôt deux siècles par Sadi Carnot, est incontournable. Générer de l'énergie à partir d'un gradient thermodynamique signifie extraire de l'énergie d'un autre gradient. Or la seconde loi fixe des limites indépassables à la quantité d'énergie ainsi obtenue. Appliquée au système thermodynamique complexe qu'est la Terre en relation avec l'énergie solaire, cette approche montre que les limites dans les capacités d'extraction de l'énergie dite libre sont vite atteintes.

Les optimistes diront que les générateurs éoliens ou solaires ne deviendront jamais si nombreux qu'ils puissent perturber les équilibres thermodynamiques naturels - ceci d'autant plus que leur production plafonnera vite car faisant pour le moment appel à des matières premières qui seront de plus en plus rares. Il reste que les calculs de Axel Kleidon devraient désormais être pris en compte dans la définition du mix énergétique auquel l'humanité fera globalement appel dans les décennies prochaines. On constatera à nouveau qu'en toutes hypothèses, l'énergie la plus sûre sera celle que l'on économisera.

NB. Il semble que malgré leurs coûts, les projets futuristes de centrales solaires orbitales puissent être rentables. Un projet japonais assez précis a été proposé.

Sources
* Axel Kleidon. How does the earth system generate and maintain thermodynamic disequilibrium and what does it imply for the future of the planet ?
http://arxiv.org/abs/1103.2014

* Voir aussi Mark Buchanan:
http://www.newscientist.com/article/mg21028063.300-wind-and-wave-energies-are-not-renewable-after-all.html?full=true
* Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Deuxi%C3%A8me_principe_de_la_thermodynamique


Contamination radioactive. Risques d'accumulation
31/03/2011

Le danger potentiel lié aux fuites de particules radioactives provenant de la centrale japonaise de Fukushima ne tient pas seulement à leur importance instantanée mais à leur durée. Les particules ne sont pas détruites et s'accumulent. Dans certaines zones, même éloignées du Japon, elles pourraient atteindre des niveaux dangereux, tant que les émissions n'auront pas été stoppées. Or pour le moment, rien de tel ne peut être espéré, les autorités japonaises semblant dépassées.

En France, par exemple, la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) a détecté un faible taux d'iode 131 dans l'eau de pluie. Celle-ci n'est pas dangereuses, mais l'inquiétude demeure quant à l'accumulation de ces doses de radioactivité sur le sol, dans l'eau et dans la chaîne alimentaire. Tant que la centrale relâchera des isotopes radioactifs, la contamination de l'air se prolongera. La CRIIRAD estime que cumulée sur les 15 jours à venir, la retombée en iode 131 pourrait atteindre plusieurs centaines de Becquerels par mètre carré. Le taux reste encore faible mais commence à ne plus être négligeable.

L'iode 131 est émis sous forme de gaz, puis une partie se fixe sur des particules d'air. On considère que 80% de ce polluant radioactif se présente sous forme de gaz dans l'air.


Robots d'intervention sur sites fortement radioactifs
Jean-Paul Baquiast et Jacques Maudoux - 28/03/2003

Beaucoup de personnes au fait des performances de la robotique moderne se demandent pourquoi les Japonais si férus de robotique n'utilisent pas de tels auxiliaires pour remplacer ou compléter les humains dans les zones les plus contaminées de la centrale de Fukushima. On se souvient que les Soviétiques avaient fait appel à des robots sur le site de Tchernobyl. Mais il s'agissait de machines très primitives, vite incapacités par la chaleur, les poussières et les radiations. Aujourd'hui, la robotique moderne pourrait-elle faire mieux?

La firme américaine iRobot de Rodney Brooks a envoyé au Japon 4 robots, deux légers et portables dits Packbot (http://www.irobot.com/gi/ground/510_PackBot) et deux plus lourds, destinés en principe aux armées et non encore mis en vente, des Warrior (http://www.irobot.com/gi/ground/710_Warrior/) . Ces robots dépendent d'un contrôle à distance assuré par un opérateur humain. Des câbles en fibre optique peuvent prendre le relais en cas de détérioration des liaisons radio. IRobot a formé des spécialistes japonais, mais on ne sait si les robots ont été mis en service.

Manifestement, les Japonais, notamment la compagnie TEPCO, actuellement mise en accusation dans l'opinion pour son imprévoyance, ne souhaitent pas jusqu'à ce jour faire appel à ce genre d'assistance étrangère, montrant ainsi qu'ils n'avaient pas pensé à se préparer. On peut douter il est vrai de la capacité à maintenir le contrôle dans une ambiance hautement radioactive. Les capteurs actuels sont bien trop sensibles.

En France cependant, le groupe Intra (http://www.groupe-intra.com/pages2/intervention/moyens1.htm), spécialisé dans les travaux publics et les chantiers lourds, a développé des robots spécifiquement étudiés pour intervenir dans des zones dangereuses, éventuellement fortement radiatives. Leurs concepteurs les estiment il est vrai mieux adaptés à des tâches de décontamination et nettoyage (par exemple de combinaisons ou d'outils contaminées) que pour des opérations de déblaiement ou d'exploration.

Il est très probable que dans l'avenir, Areva, fortement impliquée dans la sécurité nucléaire et qui vient d'ailleurs d'être sollicitée par le Japon, va s'appuyer sur cette actualité pour faire développer une filière de robots lourds susceptibles d'entreprendre des opérations complexes sur des sites en crise nucléaire ouverte.



La solution des éoliennes flottantes

Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 29/03/2011


Les industriels et les écologistes ne sont pas encore d'accord sur l'intérêt des éoliennes de nouvelle génération au regard du bilan carbone/matières premières qu'elles présentent par rapport à d'autres sources d'énergie renouvelables. Mais il est quasi certain cependant que de plus en plus de pays encourageront leur mise en place. Il est donc intéressant de rechercher les solutions les plus avantageuses compte tenu des critères généralement admis pour déterminer ce que l'on nomme le « mix » énergétique.

Pour les pays disposant d'accès à des mers suffisamment profondes, comme c'est le cas généralement en Europe, il apparaît que la solution des éoliennes flottantes amarrées à des bouées représente une option préférable à celle des éoliennes sur plateformes implantées dans des eaux littorales. Elles peuvent être situées relativement loin des côtes, dans des zones où les vents sont forts et réguliers, à l'écart des eaux très fréquentées. Elles peuvent par ailleurs être montées à terre avant d'être remorquées sur place. Le cas échéant, elles peuvent être déplacées ou ramenées à terre pour maintenance.

La plus accomplie de telles éoliennes-bouées semble être le modèle Hywind conçu par la firme norvégienne Statoil. Il s'agit d'un modèle encore susceptible de nombreuses améliorations, mais qui paraît d'ores et déjà très performant. La tour émergée est de 65m, le diamètre du rotor de 80m et le flotteur immergé de 100m. L'ensemble, même soumis à des vents forts n'oscille que de quelques degrés au sommet. Il est mouillé à 8 miles depuis fin 2009 au large de l'île de Karmoy, à l'ouest de Stavanger. La puissance produite est de 50% de la puissance potentielle qui est de 2,3 megawatts. Son poids est de 200 t. Rappelons que l'EPR de Areva est prévue pour délivrer 1.600 megawats.

Statoil envisage après 2 années d'essais de proposer des turbines moitié moins lourdes, sensiblement moins coûteuses et développant 5 megawatts. Des fermes de 15 megawatts seraient rentables pour des pays tels que l'Espagne, le Portugal et le Japon. Pour la Grande Bretagne qui compte réaliser 25% de son mix énergétique avec l'éolien, le nombre de turbines à installer sera considérable. Tout ne pourra pas être confié à des éoliennes à terre ou sur des plates-formes continentales. La solution des bouées au large s'imposera.

Pour en savoir plus
http://www.goodideas.statoil.com


Impact d'astéroïdes sur Mars - 10/03/2011

Cette image a été obtenue par l'orbiteur européen Mars Express. Elle montre un cratère d'impact sur Mars, probablement produit par un train d'astéroïdes (d'où la forme allongée). Les dimensions du cratère sont considérables:78 km de long, 10 à 25 km de large, profondeur 2 km. Pour ceux qui voudraient s'y rendre, indiquons que le cratère est situé à 21 degrés S / 55 degrés E.

* Référence http://www.marsdaily.com/reports/The_Scars_Of_Impacts_On_Mars_999.html


Premiers déploiements du nouveau EBMD (european ballistic missile defense) Jean-Paul Baquiast 10/03/2011

Washington, malgré l'accroissement de ses charges budgétaires, n'a en rien renoncé à son généreux projet: défendre l'Europe contre des attaques de missiles balistiques. La menace, selon un certain John Plumb, directeur du programme de défense anti-missiles du Pentagone, se renforce continuellement du fait de l'accroissement des capacités iraniennes en la matière. Or l'Europe, ou bien ne prend pas ces menaces au sérieux, ou bien n'a pas l'intention de développer des systèmes EBMD en propre. Il faut donc bien que les Etats-Unis veillent son salut.

Cela, comme ne le dit pas John Plumb, permettra aussi à l'Amérique de déployer dans les eaux européennes d'abord, sur terre ensuite, les lanceurs appropriés. Plumb ne le dit pas davantage, mais cette générosité américaine permettra aussi de continuer à « plomber », si vous nous autorisez cette facilité de langage, le budget du DOD et de l'Otan au profit du lobby militaire américain.

Dans un premier temps, ce sera le USS Monterey qui sous la responsabilité du US European Command patrouillera 6 mois dans les eaux européenne pour une série d'essais et de démonstrations. Il est équipé du système Aegis permettant (en principe) de détecter, suivre et détruire des missiles en vol. La technologie sera ultérieurement enrichie, avant 2015 quand un site d'interception en Roumanie sera installé, doté de Standard Missile-3 IB, ou SM-3 IB en cours de développement. De nouvelles versions plus performantes suivront .

Obama a approuvé ce plan, ainsi que l'Otan. On les comprend. On comprend moins la poursuite de l'inertie européenne sur ces questions de défense. Ainsi, devoir dépendre des Etats-Unis pour mettre en place la zone d'exclusion aérienne envisagée actuellement par la France et la Grande Bretagne au dessus de la Libye n'est pas possible sans l'Amérique. La présence de la 6e flotte en Méditerranée et dans le Golfe Persique enlève toute indépendance aux Européens dans leurs relations avec les pays arabes, surtout dans la perspective d'une détérioration généralisée de la situation. Nous ne devrons pas nous plaindre ensuite si l'Europe devient plus que jamais une chasse gardée américaine.

On pourrait aller plus loin, en suspectant le renseignement US d'avoir contribué ces derniers mois au développement d'un mouvement populaire de libération des peuples, permettant à cette occasion d'affaiblir les intérêts européens en place depuis des décennies dans ces zones.


Ravitaillement en vol des drones de haute altitude Jean-Paul Baquiast 10/03/2011

Northrop Grumman, la Darpa et la Nasa ont entrepris une série d'essais pour ravitailler en vol les drones destinés à réaliser des observations à très haute altitude (plus de 15.000 m), dénommés «high altitude long endurance (HALE) unmanned aircraft systems (UAS) ». . Il s'agira pour cela d'utiliser des drones ravitailleurs, afin de minimiser les risques. Un premier test vient d'être réussi en janvier.

Les appareils utilisés sont pour le moment le Global Hawk de la Nasa et le Northrop Grumman Proteus. On imagine les difficultés à résoudre, même si l'opération n'est pas entièrement automatisée. Dans l'avenir, le réseau d'observation dont dispose déjà l'Air Force et la Nasa pourra être densifié et rendu permanent à moindres frais.


Des drones à voile pour démazouter la mer par Etienne Gernez
10/03/2011



 

Le projet Protei a été développé à la suite de la pollution du golfe du Mexique due à la catastrophe de la plateforme BP Deepwater Horizon. Bien d'autres zones maritimes polluées en surface d'une façon dense pourraient bénéficier d'un tel programme. Protei est mis au point selon la formule intéressante de l'Open source, permettant aux développeurs de mutualiser leurs expériences.

Il s'agit de réaliser des drones à voiles peu coûteux et semi-autonomes, capables de remonter au vent et de draguer les filets de pétrole dérivant sous le vent. Ils trainent des boudins absorbants qui peuvent en suite être collectés et traités avec le minimum de main-d'oeuvre.

Pour en savoir plus
Protei https://sites.google.com/a/opensailing.net/protei/home
Article http://www.good.is/post/protei-an-open-source-fleet-of-oil-spill-cleaning-robot-drones/

Retour au sommaire