Processus
cérébraux mis en oeuvre dans la communication
langagière
Jean-Paul Baquiast - 24/11/2010
A un tout autre niveau de résolution que celui faisant
l'objet des recherches du Pr Stephen Smith citées dans
la brève précédente, le dernier congrès
Neuroscience 2010 a présenté les résultats
de nouvelles recherches concernant la communication langagière
entre animaux supérieurs.
Concernant
les humains, la visualisation par neuro-imagerie des câblages
cérébraux complexes impliqués dans la production
du langage a fait apparaître différents éléments
nouveaux, dont pourront bénéficier les méthodes
thérapeutiques visant à remédier aux déficiences
langagières dont souffriraient 46 millions d'américains.
Les points suivants ont été mis en évidence:
- le réseau des connexions neuronales nécessaires
à la compréhension du langage est bien plus étendu
que précédemment imaginé. Il déborde
sensiblement les aires de Broca et de Wernicke traditionnellement
associées au langage. L'aire de Broca est la zone de
production des mots parlés tandis que l'aire de Wernicke
est responsable de leur compréhension.
- le bégaiement est associé à une activité
neuronale anormale se produisant chez des personnes bègues
même lorsqu'elles se bornent à lire et écouter.
Il résulterait donc d'anomalies dans le traitement du
langage en amont de celles affectant sa production (ou locution).
- les personnes bègues de sexe masculin disposent de
connections cérébrales différentes de celles
caractérisant les personnes bègues de sexe féminin.
NDLR: Ceci ne ravivera sans doute pas pour autant la vieille
querelle relative aux éventuelles différences
entre cerveaux qui seraient liées au genre.
- le traitement neuronal des mots d'un langage donné
lorsque ceux-ci sont prononcé avec la prononciation (ou
accent) généralement pratiquée par le locuteur
de ce langage n'est pas le même que celui mis en oeuvre
lorsque ces mêmes mots sont prononcés avec un accent
étranger. Ceci pourrait expliquer les difficultés
d'adaptation des personnes n'ayant pas acquis dès la
petite enfance l'accent caractérisant un langage qui
n'est pas le leur, même lorsqu'elles en maîtrisent
parfaitement les spécificités de vocabulaire et
de grammaire.
- Les cerveaux des oiseaux chanteurs sont capables de percevoir
les messages contenus dans les chants d'oiseaux de leur espèce,
même lorsque ces chants sont couverts par de forts bruits
parasites. Ceci pourrait expliquer l'effet dit de cocktail par
lequel nous pouvons dans une assemblée bruyante identifier
les seuls mots et phrases qui nous intéressent.
Pour
en savoir plus
Article
http://www.eurekalert.org/pub_releases/2010-11/sfn-cec111610.php
Neuroscience
2010 http://www.sfn.org/am2010/
Nouvelles
méthodes pour l'étude des synapses corticales
Jean-Paul Baquiast - 24/11/2010
Une nouvelle méthode de neuro-imagerie développée
à Standford permet désormais de localiser et dénombrer
les neurones et leurs connexions (les synapses) dans un échantillon
de tissu nerveux. Dans l'expérience relatée par
l'article référencé ci-dessous, il s'agit
d'un échantillon de cerveau de souris. Les observations
ont mis en évidence la grande variété et
la relative évolutivité dans le temps des connexions,
responsables des divers aspects des fonctions cérébrales,
chez l'animal comme chez l'homme.
L'article rappelle ce que nos lecteurs connaissent déjà
sans doute. Le nombre de neurones dans un cerveau sain adulte
est d'environ 200 milliards. Chacun d'eux peut entretenir plusieurs
dizaines de milliers de connexions synaptiques avec ses voisins.
Il existe une dizaine de types différents de synapses,
utilisant des neuromédiateurs différents. Selon
le professeur Stephen Smith, responsable de l'étude,
il existe 125 trillions de synapses dans le seul cortex cérébral
humain, soit le nombre d'étoiles que comptent 1.500 galaxies
comparables à la nôtre. Leur densité est
si grande que les microscopies classiques les plus pénétrants
ne permettent pas de les détailler. La méthode
développée dans le laboratoire du Pr Smith permet
au contraire de naviguer en 3D dans l'image obtenue.
Une synapse est comparable à un microprocesseur, doté
de capacité de mémoires et d'éléments
de traitement de l'information. Elle contient plus de 1000 molécules
dont chacune joue le rôle d'un relais individuel (switch).
Un cerveau humain comprend autant de tels relais que tous les
ordinateurs, routeurs et connections Internet existant aujourd'hui
sur Terre. Ceci pourrait signifier que le « cerveau
global » dont l'humanité se vante aujourd'hui
de disposer est à peine mieux équipé que
le cerveau d'un des 6 milliards d'humains vivant aujourd'hui.
Quoiqu'il en soit, on voit que les capacités potentielles
de mémorisation du cerveau sont quasi infinies. Malheureusement
la façon d'accéder aux souvenirs ainsi emmagasinés
n'est pas encore disponible.
On devine les nombreuses applications qui pourront résulter
des observations permises par ces nouvelles méthodes,
soit dans l'étude des fonctions neurales, soit dans l'identification
de certaines formes de neuro-dégénérescence.
Il est très probable qu'elles intéresseront aussi
les laboratoires travaillant pour la défense ou la publicité,
en vue de définir d'éventuelles méthodes
de contrôle des comportements et de formation des idées.
Article
http://med.stanford.edu/ism/2010/november/neuron-imaging.html
A
la découverte du Tuatara, prédécesseur
des dinosaures
Jean-Paul Baquiast - 24/11/2010
Selon
Wikipedia (cf. lien ci-dessous), nous citons: "
Le sphénodon (Sphenodon punctatus et Sphenodon guntheri)
ou tuatara ou encore hattéria, est aujourdhui lunique
représentant de lordre des rhynchocéphales
(aussi appelé rhynchocephalia, sphénodontes ou
sphenodontia), qui était florissant il y a 200 millions
d'années.
Malgré la ressemblance, ce n'est pas un lézard,
mais un proche parent des Squamata qui regroupent les lézards
et les serpents. Cet animal possède un troisième
il et représente un témoignage de la séparation
des lignées ayant abouti aux lépidosauriens (dont
les lézards, serpents et sphénodons font partie)
d'une part et aux archosauriens (oiseaux et crocodiliens, entre
autres) d'autre part. Ce reptile ne se trouve qu'en Nouvelle-Zélande,
où il est endémique. Les sphénodons forment
la branche divergeant le plus précocement dans l'arbre
phylogénétique actuel des amniotes. Le cerveau
et le mode de locomotion présentent des états
de caractères ancestraux d'amphibiens et l'organisation
du cur est plus simple que chez les autres reptiles".
L'analyse
du génome du tuatara a montré que quelques régions
de son génome évoluent à une vitesse inhabituelle.
Voir un article
dans la revue Cell . Il dispose aussi d'une hémoglobine
différente de celle des autres reptiles, lui permettant
de mieux résister au froid. Ce sont peut-être ces
propriétés qui expliqueraient l'exceptionnelle
capacité de ces animaux à traverser les âges.
On comprend donc que ce "plus qu'ancien" fossile vivant
soit (efficacement, espérons le) protégé
en Nouvelle Zélande. Il mériterait selon nous
bien plus d'études et surtout de commentaires qu'il n'en
reçoit aujourd'hui de la part des biologistes et des
enseignants.
La Nouvelle Zélande, de par son isolement il y a 80 millions
d'années du continent primitif le Gondwana, héberge
d'autres espèces qui sont elles aussi des fossiles survivants:
le kiwi, le kapako, perroquet nocturne incapable de voler et
le weta, cricket géant de la taille d'une main d'homme.
Pour
en savoir plus
Le
sphénodon http://fr.wikipedia.org/wiki/Sph%C3%A9nodon
Le
kapako http://parrotquest.com/the-kakapo-parrot-of-new-zealand/
Les
weta http://en.wikipedia.org/wiki/Weta
Chez
le robot AMAR, un auto-apprentissage par le toucher et la vue
Jean-Paul Baquiast - 25/11/2010

Des chercheurs
européens de l'Institut de technologie de Karlsruhe ont
développé dans le cadre du projet PACO-PLUS un
robot humanoïde nommé AMAR III qui opère
sur le principe de la reconnaissance corporelle. Le système
utilise une communication en aller et retour entre les « mains »
du robot, ses « yeux » et son processeur
central. AMAR peut ainsi résoudre des problèmes
dont la solution n'avait pas été programmée
à l'avance par ses concepteurs. Confronté à
des ordres de l'opérateur impliquant de nouveaux objets,
il réussit à répondre à ces ordres
en fonction des objets concernés et de l'environnement
précis où il se trouve.
Dans la vidéo présentée par l'article de
Phys Org référencé ci-dessous, le robot
effectue des manipulations complexes à l'intérieur
d'une cuisine. Le processus impliqué peut être
décomposé en trois phases: comprendre des commandes
verbales, se donner des représentations des objets et
des actions concernés, utiliser ces représentations
pour répondre aux commandes par l'intermédiaire
de ses entrées-sorties sensorielles. Certains éléments
de la démarche ont été pré-programmés
pour réduire les temps de l'apprentissage par essais
et erreurs auquel se livre le robot, mais le processus d'auto-apprentissage
est bien celui résumé ici.
Selon le responsable du projet, le Dr Tamim Asfour, le principal
objectif de celui-ci est de construire un système capable
d'élaborer des représentations des objets opérant
au niveau des organes des sens et de les combiner avec une planification
de l'action et une communication verbale interactive avec un
opérateur extérieur (humain voire non-humain).
Ce mode d'action simule la façon dont les humains (nouveaux
nés et jeunes enfants) perçoivent leur environnement.
Elle dépend de leur capacité à interagir
avec les objets de celui-ci en termes physiques, à partir
des instructions verbales données par un parent. L'objet
du programme quadriennal PACO-PLUS de l'Unité de recherche
cognitive de la Commission européenne est de réaliser
des robots avancés capables d'opérer dans le monde
réel en communication avec des humains.
Pour en savoir plus
PACO-PLUS http://paco-plus.org/
Article
de PhysOrg (avec vidéos) http://www.physorg.com/news/2010-11-armar-iii-robot-video.html
Des
atomes d'anti-hydrogène isolés au Cern
Jean-Paul Baquiast - 25/11/2010
Des
atomes d'anti-matière (en fait anti-hydrogène)
ont été isolés pour la première
fois à fin d'expérimentation par l'appareil ALPHA
(Antihydrogen Laser Physics Apparatus) du laboratoire de physique
des particules du Cern (photo ci-contre). Ce sont ces mêmes
particules que va traquer dans l'espace le Professeur et prix
Nobel Samuel Chao Chung Ting en utilisant l'« Alpha
Magnetic Spectrometer » AMS-02 qu'il a mis au point
également au Cern (voir article ci-dessous).
Le Cern et d'autres laboratoires ont produit depuis quelques
années diverses anti-particules, notamment l'anti-électron
(positron) utilisés par la tomographie par émission
de positrons, et l'anti-hydrogène. Mais dans le cas référencé
par Nature, les atomes d'anti-hydrogène sont isolés
dans une enceinte les empêchant d'interagir avec la matière.
Ceci permettra de tester leurs propriétés, notamment
pour savoir si l'anti-matière répond aux mêmes
forces fondamentales que la matière ordinaire, au regard
du théorème CPT (charge conjugation/parity/time
reversal) qui est fondamental dans le modèle standard
des particules élémentaires.
Pour
en savoir plus
Article
de Nature
http://www.nature.com/nature/journal/vaop/ncurrent/full/nature09610.html
Article du
NewScientist
http://www.newscientist.com/article/mg20827874.500-antihydrogen-trapped-at-long-last.html
Les
gisements de terres rares ne sont pas si rares que le suggère
le terme Jean-Paul Baquiast - 24/11/2010
Nous
avons rappelé dans un
précédent article la question géostratégique
posée par la détention de minerais et dépôts
de terres rares. Elle tient essentiellement au fait que, pour
des raisons économiques, la plupart des pays utilisateurs
ont laissé la Chine monopoliser leur production. Aujourd'hui,
compte-tenu des menaces que fait peser la Chine sur l'accès
à ces produits, les autres grands pays se réveillent.
C'est le cas aux Etats-Unis, où un Geological Survey
vient de confirmer l'existence d'importants dépôts
exploitables.
Bien
mieux, il semblerait que dans les" boues rouges" sous-produits
de la production d'aluminium se trouvent nombre d'éléments
appartenant à la catégorie des terres rares, parfaitement
réutilisables. Ceci donnerait un avenir inespéré
aux décharges sauvages réalisées notamment
en Europe de l'Est, qui constituent une menace permanente pour
l'environnement et le voisinage.
Pour
en savoir plus
US
Geological Survey http://www.usgs.gov/newsroom/article.asp?ID=2642&from=rss_home
Boues
rouges, terres rares et produits de fission www.robindesbois.org/.../boues_rouges/bauxite_extraits_rad_nat_techno.pdf
L'étonnante
aventure du Professeur et prix Nobel Samuel Chao Chung Ting
Jean-Paul
Baquiast - 15/11/2010

On
suivra ces prochains mois la suite d'une étonnante aventure,
commencée il y a 16 ans, celle de l' « Alpha
Magnetic Spectrometer » AMS-02, et du Pr Ting
qui l'a menée contre vents et marées depuis le
début. Il s'agit d'étudier en orbite terrestre
les rayons cosmiques afin d'y découvrir des traces de
la supposée matière noire censée compenser
à l'échelle cosmique le manque de masse de la
matière ordinaire observable.
Si
le spectromètre était capable de confirmer que
différents mystérieux signaux recueillis par divers
satellites correspondaient bien à des particules d'anti-matière,
on pourrait en déduire que se trouvent quelque part des
quantités considérables de celle-ci, anti-étoiles
ou anti-galaxies, susceptibles de les émettre en interagissant
avec de la matière ordinaire.
Le Pr Ting est âgé aujourd'hui de 74 ans. Il dirige
au Cern un laboratoire consacré à la détection
et à l'étude des rayons cosmiques. Il avait réussi
à convaincre des milliers de donateurs de financer un
nouveau et puissant détecteur, destiné à
opérer dans l'espace, contrairement à ceux présentement
installés sous terre.
Le
spectromètre une fois construit au Cern, le Pr Ting a
réussi à convaincre la Nasa de le convoyer malgré
son poids (8 tonnes), lors d'un des derniers vols de navette,
prévu en principe pour février 2011, vers la Station
spatiale internationale où il sera arrimé.
Il restera à identifier ne fut-ce qu'une des particules
recherchées, un noyau atomique plus lourd que l'anti-hélium
par exemple. L'expérience sera suivie de près
par les physiciens du LHC, du fait que l'appareil, générant
des champs magnétiques 4000 fois plus puissants que le
champ terrestre, complètera utilement les recherches
de particules actuellement menées au sein du LHC. Peut-être
en résultera-t-il une véritable révolution
dans la compréhension actuelle de la texture de l'univers.
Si
rien ne se produit, les adversaires du fantasque Pr Ting, nombreux
apparemment aux Etats-Unis (allez savoir pourquoi) , auront
beau jeu d'affirmer qu'il ne fallait pas se fier à ses
intuitions. Ainsi va la science.
Photo: l'AMS 02, accompagné
du Pr Ting est chargé sur un Galaxy de l'US Air Force
à destination de Cap Canaveral. Have a good flight.
Pour en savoir plus
Pr. Ting http://web.mit.edu/physics/people/faculty/ting_samuel.html
Article
de l'Esa http://www.esa.int/esaCP/SEMZE8BO3DG_index_0.html
Les
projets scientifiques de la Nasa retardés ou compromis
par les restrictions budgétaires
Jean-Paul Baquiast 17/11/2010
On
sait que sous la pression des Conservateurs, dont l'étroitesse
d'esprit politique le dispute à une sorte de haine viscérale
de la science, les budgets de la Nasa seront sérieusement
rognés dans les prochaines années. Ceci retentit
déjà sur les projets scientifiques les plus intéressants
au regard de l'astronomie et de la cosmologie.
Ainsi le
James Webb Space Telescope, (JWST) destiné à remplacer
le télescope Hubble, dont les apports ont été
véritablement révolutionnaires, paraît menacé.
Il comportera un miroir dépliable de 6,5 mètres,
destiné à observer les galaxies primordiales.
Selon de nouvelles estimations budgétaires, son coût
aujourd'hui évalué à 5 milliards de dollars
pourrait atteindre 6,6 milliards. Si par ailleurs, la date de
lancement prévue devait être respectée,
soit 2014-2015, il faudrait dépenser 500 millions supplémentaires.
La
Nasa estime que le Congrès refusera d'autoriser ces dépenses.
Un autre
programme encore en suspens est le Wide-Field Infrared Survey
Telescope WISE), ou télescope d'observation en infrarouge
destiné à étudier l'énergie noire
et les exoplanètes. Son coût est moins élevé,
soit 1,6 milliard, ce qui le rend préférable aux
yeux d'une majorité d'astronome. Mais là encore,
la décision n'est pas prise.
La Nasa
réfléchit à la possibilité de délocaliser
les dépenses relatives au JWST de sa division astrophysique,
au profit d'une division spécifique, qui pourrait recueillir
des fonds provenant des fondations.
On pourrait
penser que, vu l'intérêt de ce programme pour l'ensemble
des communautés scientifiques, les autres agences spatiales
mondiales se grandiraient en faisant des offres de participation.
Encore faudrait-il que la Nasa accepte une plus grande mutualisation
des opérations.
Pour en savoir plus
JWST
http://www.jwst.nasa.gov/
WISE
http://www.nasa.gov/mission_pages/WISE/main/index.html
Le
LHC remonte toujours plus en amont dans le temps cosmologique
Jean-Paul Baquiast - 09/11/2010
Selon
son bulletin d'information, le LHC du Cern est en train de produire
les températures les plus élevées jamais
obtenues expérimentalement. Ce sont celles mesurée
les 7 et 8 novembre derniers au sein de ce que l'on pourrait
appeler des mini-big bangs résultant de collisions frontales,
non plus entre des atomes mais entre des ions de plomb. Les
ions sont des atomes électriquement chargés, ayant
perdu leur neutralité électrique à la suite
de la perte ou de l'ajout d'un ou plusieurs électrons.
Les températures atteindraient 10 trillions de °C.
A
ce niveau d'énergie, les noyaux des atomes fondent en
un mélange de quarks et de gluons, dit plasma quark-gluon.
La formation d'un tel plasma est prédite par la théorie
de la chromodynamique quantique (QCD). Elle prévoie qu'au
fur et à mesure que l'on remonte l'histoire de l'univers,
l'interaction forte qui maintient les quarks ensemble pour former
les protons et autres hadrons, tend vers zéro.
Ce plasma avait été étudié en détail
au sein du Relativistic Heavy Ion Collider (RHIC)
à Upton, New York. En février 2010, les chercheurs
ont fait état de températures de 4 trillions de
°C, résultant de la collision d'ions d'or. Le LHC
a donc atteint des températures 2,5 fois supérieures.
Le détecteur de 10.000 t. Alice du LHC (A Large Heavy
Ion Experiment) pourra étudier l'univers en l'état
qui était le sien un millionième de second après
le big bang.
La grande presse va s'inquiéter. Jusqu'où remontera
le LHC dans sa quête des hautes énergies? Un nouveau
big bang? Les physiciens du Cern considèrent qu'ils en
sont encore loin. Les énergies dont ils disposent paraissent
encore bien trop faibles pour cela.
Source
LHC actualités (voir les animations)
http://www.lhc-france.fr/spip.php?article527
Quatre véhicules sans pilote d'Italie à Shanghai
Jean-Paul Baquiast - 08/11/2010
Le laboratoire VisLab de l'Université de Parme développe
des systèmes de conduite sans pilote pour véhicules
faisant appel à divers senseurs et à l'intelligence
artificielle. Sur financement de l'European Research Council,
elle a réalisé un raid de Parme à Shanghai
impliquant 4 véhicules qui par ailleurs ne faisaient
appel qu'à l'énergie solaire.
Le voyage les a conduit jusqu'au Pavillon italien de l'exposition
universelle de Shanghai à travers une dizaine de pays
très différents. Les véhicules transportaient
chacun deux chercheurs du laboratoire, mais ils se pilotaient
automatiquement. Les humains ne sont intervenus que très
exceptionnellement.
Le
pilotage de chacune des voitures était assuré
par 4 scanners à énergie solaire et sept vidéo-caméras
travaillant en coordination. Il était uniquement visuel,
ne disposant pas de cartes prévues à l'avance.
Le système de vision artificielle assistée, nommé
GOLD, pour Generic Obstacle and Lane Detector, faisait lui-même
les choix de direction et de vitesse. Ceux ci étaient
transmis aux organes par le PC central. La vitesse était
limitée à 60 km/h.
On constate qu'un laboratoire européen, sans disposer
des financements considérables de la Darpa (Département
américain de la défense) a pu réaliser
des véhicules sans pilote moins sophistiqués mais
néanmoins comparables à ceux que met au point
l'armée américaine.
Pour
en savoir plus
Le
voyage http://www.viac.vislab.it
Le
chef de projet, Alberto Broggi http://vislab.it/Users/view/3
Plusieurs
milliards de planètes habitables dans la Galaxie
Jean-Paul Baquiast - 30/10/2010
La
Voie lactée compterait plusieurs milliards de planètes
de la même taille que la Terre. Certaines sont potentiellement
habitables, révèle une étude publiée
le 28/10 par la Nasa (voir référence ci-dessous)
.
Le résultat
de cette étude est le fruit du recensement planétaire
le plus étendu et le plus crédible de ce type
jamais effectué, selon la Nasa.
Les données
récoltées indique que notre Galaxie, qui contient
plus de 100 milliards d'étoiles, compte au moins 46 milliards
de planètes de la même taille que la Terre. .Il
ne s'agirait donc pas de géantes gazeuses. Une bonne
partie d'entre elles se trouverait dans la "zone habitable"
ni trop chaude, ni trop froide, où l'eau peut exister
à l'état liquide.
Beaucoup
de planètes, dites super-Terres, ne sont pas dans ce
cas. Une autre étude de la Nasa décrit les conditions
"infernales" qui y règnent vu leur proximité
avec leur soleil.
Concernant les planètes habitables, le philosophe pourra
méditer sur le fait qu'une grande partie d'entre elles
héberge vraisemblablement de la vie, et certaines d'entre
elles des formes de vie semblables ou supérieures à
l'espèce humaine.
L'univers
visible, rappelons-le par ailleurs, contient plus de 100 milliards
de galaxies, dont beaucoup seraient des spirales analogues à
la Voie lactée.
Sources
Planètes
habitables
http://www.nasa.gov/home/hqnews/2010/oct/HQ_10-279_Keck.html
Planètes
infernales
http://news.sciencemag.org/sciencenow/2010/10/hellish-super-earths-likely-prev.html
Autres
lancements pour le compte des opérateurs de télévision
Jean-Paul
Baquiast - 30/10/2010
Arianespace
prépare dans le même temps un nouveau lancement
double utilisant le lanceur lourd Ariane 5. Il devrait intervenir
le 25 novembre 2010. Ce sera le 5e pour cette année.
La
mission installera un satellite Intelsat 17 fabriqué
par Space Systems/Loral pour le compte de la société
américaine Intelsat. Positionné au 66e degrés
Est, il desservira une partie de l'Asie, de l'Europe et de l'Afrique.
Le
deuxième satellite nommé HYLAS 1 a été
réalisé par EADS Astrium for l'opérateur
britannique Avanti Communications. Il offrira des services large-bande
destinés principalement aux zones rurales européennes
(schéma). Il dispose d'un système original conçu
par l'Inde permettant d'adapter les ressources distribuées
aux variations dans la demande de trafic à terre.
Rappelons
que le 20 octobre, un Soyouz opéré par la filiale
Starsem d'Arianespace a mis en orbite une grappe de 6 satellites
Globalstar de seconde génération à partir
du cosmodrome de Baïkonour.
Perte
du satellite W3B de Eutelsat
Jean-Paul
Baquiast - 30/10/2010
Eutelsat Communications a fait connaître le 29/10/2010
la perte de son satellite W3B, à la suite d'une mise
en orbite réussie réalisée la veille par
une fusée Ariane. Une anomalie dans le sous-système
de propulsion du satellite a été détectée
trop tardivement.
Le
W3B était un satellite de 5,3 tonnes fabriqué
par le groupe Thales Alenia Space. Il était destiné
à assurer la couverture télévision de l'Europe
centrale et de l'Océan Indien, ainsi que des accès
haut débit Internet téléphone mobile en
Afrique. Il devait remplacer 3 satellites actuellement en service.
Ceux-ci seront donc maintenus opérationnels jusqu'à
mi-2011. A cette date, un nouveau satellite, W3C, devrait être
mis en place. Eutelsat inaugure par ailleurs un nouveau programme
W3D, destiné à un lancement en 2013.
Eutelsat
était convenablement assurée, ce qui n'a pas empêché
une baisse du titre en bourse. Le spatial sera toujours une
activité à hauts risques.
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