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Article
Modélisation calculable et constructiviste de la génération de pensées et de la conscience
Alain Cardon Ancien professeur des Universités en Informatique 07/06/2010

Les lecteurs de Automates Intelligents trouveront ci-dessous l'introduction, la conclusion et le plan de mon dernier ouvrage sur le psychisme artificiel. Il est prêt à être édité. Je continue à croire que la
solution scientifique de la compréhension de la génération de pensées
et de la conscience est une affaire de modélisation calculable et
constructiviste, et non une affaire de biochimie. Autrement dit, sans modèles qui sont autant d'hypothèses à vérifier expérimentalement, les neurosciences observationnelles ne pourront comprendre comment se comporte le cerveau humain dans la formulation des faits de conscience.

Je profite de cette page pour remercier les lecteurs de Automates Intelligents qui s'inquiètent régulièrement de l'état de mes recherches, soit auprès de la revue, soit directement auprès de moi.

A.C.

Introduction

Cet ouvrage sur le thème d'un système psychique artificiel, après une longue période de recherches académiques en Intelligence Artificielle, est une ouverture vers une pluridisciplinarité devenue nécessaire. C'est le résultat d'un long travail de définitions d'abstractions nouvelles, où le problème était de trouver comment transposer dans des systèmes informatiques, en cherchant leur autonomie maximale, la capacité à raisonner, à juger, à éprouver, à questionner, à créer, à s'interroger, pour les faire agir pour leur propre compte, selon des tendances très profondes similaires à celles de l'homme qui pense.

Mais la réalisation d'un psychisme artificiel dans un système hébergé par une corporéité elle-même artificielle, visant donc à transposer la faculté de penser et de ressentir dans l'univers virtuel de systèmes informatiques entièrement construits, pose un double problème. D'une part, il est toujours largement admis dans nos cultures que l'homme est une exception, que la conscience humaine est une affaire qui prend place au-delà de la science et du connaissable. D'autre part, on considère que toute transposition de cette faculté de penser et de ressentir dans des architectures informatiques, même si elle est relativement réduite, ouvre la voie à la réalisation d'un système de contrôle utilisant toutes les informations manipulées dans les sociétés humaines, donc vers un
certain "Big Brother", et cela, à juste titre, ne peut être admis.

Si le second argument m'interpelle au point d'avoir dû mettre fin à mes travaux sur la réalisation effective d'un système psychique artificiel, le premier argument ne me semble plus recevable aujourd'hui devant le développement des connaissances scientifiques. Ceci précise mon point de vue, que j'ai toujours tenté de défendre et que je défendrais encore.

Je présente dans ce livre les grands caractères de la modélisation constructible d'un système psychique complet, fondé sur une calculabilité effective et permettant donc une construction limite de la technique actuelle. Il s'agit de préciser l'architecture d'un système totalement
autonome, doté de corporéité, qui pense artificiellement, qui ressent, éprouve, apprécie, prévoit et agit pour son propre compte, qui utilise une corporéité sensible pouvant se déployer sur d'innombrables ordinateurs et composants électroniques connectés en réseaux.

Un système psychique artificiel doit utiliser, au niveau élémentaire de l'information qu'il manipule, des nuées d'algorithmes évolutifs qui seront continuellement modifiés selon les actions et tendances du système, c'est-à-dire modifiés en temps réel dans leurs codes, leurs paramètres et
leurs usages, qui seront étendus ou même créés par des intentions propres au système. Un tel système doit donc réaliser la production de ses représentations intentionnelles au-dessus de ces algorithmes, comme l'esprit se forme à partir de l'action du réseau neuronal qui le supporte. Pour
cela, le système psychique artificiel utilisera une représentation géométrique et dynamique très particulière des calculs en cours, ce qui lui permettra de les utiliser, de les contrôler et de les
modifier sans cesse, de manière intentionnelle et non hiérarchique.

Mais la question centrale est bien : comment peut-on définir ce que peut être la forme d'une pensée, pour un certain organisme artificiel doté d'un système psychique et d'un corps artificiels ? Que peut être cette forme expressive qui désigne et représente intentionnellement des choses du monde, qui permet de connaître et d'apprécier l'environnement où se déploie le système pour exister en tant que tel ? L'ouvrage présente des réponses, en précisant comment architecturer le système pour qu'il présente, en produisant des formes que l'on appellera formes de pensées, les caractères apparents, effectifs, d'un système psychique humain.

Il faut d'abord tenter de comprendre ce que sont effectivement, organisationnellement, les pensées humaines. Ce questionnement a toujours été au centre de recherches philosophiques et psychanalytiques importantes, mais il n'avait pas été conceptualisé au niveau calculable. Puis il faut bien comprendre ce qu'est un modèle calculable, car une pensée artificielle devra être vue comme un construit informationnel essentiellement dynamique, en mouvement continu sur de l'information créée et manipulée, et surtout pas comme un état plus ou moins prévu et atteint comme dans un automate. Ce sera un construit complexe qui se formera et se transformera sans cesse, un construit qui sera et ne sera que mouvements informationnels sur un substrat fondé sur des relations entre des éléments de base de type processus variant, eux, plus lentement et effectuant des calculs locaux. Le problème était de représenter le type d'éléments de base et le type de contrôle permettant de faire émerger une forme complexe, qui sera stable un instant dans
son contexte, une forme qui sera ressentie par le système, qui sera éprouvée de façon sensible comme l'est une pensée, et ceci dans un flux de générations de telles formes. Cela conduit à considérer toute pensée artificielle produite comme une conformation dynamique réalisée sur un
réseau de contrôles concurrents, se stabilisant un instant, au moment où la sensation artificielle de penser se produit, et pour céder la place aux formes suivantes, dans un processus incessant.

Nous définirons ici ce qu'un système psychique artificiel qui éprouve, ressent et s'interroge peut produire comme formes manipulables par et pour lui-même, en tenant compte de la profondeur et de la richesse d'un certain vécu, vécu qui sera initialement défini dans le système, pour se
développer ensuite de façon incrémentielle. Nous représenterons des tendances profondes exprimant des pulsions, des besoins, des aptitudes à abstraire, à formuler, à s'ouvrir au monde extérieur connaissable via les sens de sa corporéité. Il faudra surtout définir ce que peut être ce
vécu initial, ce que doivent être ses potentialités, ses forces et ses faiblesses, ce qui ne sera donc en rien une base de connaissances. Dans cette approche scientifique, nous définirons les espaces abstraits où des formes informationnelles précises et contrôlées portant la sémantique et les caractères de mouvements et de bifurcations dans des nuées de processus, vont pouvoir se construire et générer des émergences, tout en gérant une corporéité sensible.

La modélisation présentera des éléments architecturaux originaux. Nous définirons un espace substrat fait d'éléments d'action autonomes et très communicants, des éléments correspondant si l'on veut à des amas de neurones significatifs de caractères expressifs, et nous introduirons
surtout une double notion de contrôle multi-échelles. Pour cela, nous introduirons le concept nouveau de régulateurs morphologiques, qui sont des contrôleurs opérant pour réaliser des activations selon de la permanence et de l'habitude, en générant des formes émergentes
rationnelles avec la construction de structures d'ordre dans le substrat. Nous introduirons aussi la notion d'attracteurs organisationnels, qui sont des contrôleurs opérant de façon autonome, pour leur compte, en transformant les conformations en émergences par des infléchissement, parfois
très importants, en générant des bifurcations. Nous utiliserons une notion de coactivité forte entre l'espace des régulateurs et celui des attracteurs, posant ainsi la dualité irréductible de toute génération psychique. Nous introduirons un couple régulateur – attracteur d'intentionnalité, permettant de définir la très importante notion de libre arbitre du système.

Une telle notion d'attracteur organisationnel va poser problème aux tenants de la rationalité et de la raison absolues de l'esprit humain ou à ceux qui croient au caractère mécaniste définitif des systèmes informatiques. Les attracteurs organisationnels sont des éléments typiquement déstabilisants et considérés comme inévitables, présents par nature dans un système psychique artificiel. Ils sont la raison de la créativité au-delà de la simple déduction, mais aussi la cause de
la faiblesse des productions idéelles très souvent dominées par les pulsions, la cause organisationnelle des dysfonctionnements de type pathologies. En ce point, des recherches sur un système générateur de pensées artificielles ne pouvaient que rencontrer la psychiatrie. Et
l'impérative nécessité, en ce qui concerne la réalisation d'un tel système, est donc de d'abord longuement étudier son comportement avec tous les effets possibles, dans tous ses domaines d'applications, avant que de se précipiter dans sa construction.

Ces recherches constituent un domaine dans lequel travaillent aujourd'hui quelques rares scientifiques universitaires, mais également des nstitutions plus confidentielles, avec de grands moyens. Je précise ma retenue à diffuser mes résultats de recherche précis, et les spécifications fines du système resteront donc confidentielles. Ceci me semble être le minimum qu'un scientifique doive faire devant le problème posé par des applications résolument non éthiques, et c'est bien la situation la plus pénible pour un scientifique et pour sa communauté oeuvrant normalement pour le progrès.

La connaissance de ce qu'est et ce que vaut la pensée me semble indispensable pour développer l'humanité de l'homme, et j'espère simplement que ce livre contribuera à l'orienter vers la raison
et la retenue, vers une fraternité nécessaire. Mais est-ce encore aujourd'hui un souhait réaliste dans ce tumulte de fin de société, et est-ce que cette si fondamentale recherche de la connaissance de l'être de la pensée n'aura été finalement qu'une chimère ?


Conclusion

J'ai posé dans ce livre que le psychisme humain est connaissable, et même finement connaissable mais sous un principe d'incertitude organisationnelle, en empruntant une voie d'investigation constructiviste, qui n'est pas celle de l'observation d'une matière physique dont on suit
simplement les mouvements microscopiques. La modélisation de l'idée qui se fait dans l'esprit, idée qui est une représentation sensible et éprouvée à propos de quelque chose, la compréhension de ce processus très complexe, impose un changement de paradigme, et seulement certaines institutions scientifiques, dans certaines situations d'ouverture rares, peuvent se le permettre.

Passer de la gestion de l'énergie régulant les éléments neuronaux ou de la manipulation du langage écrit s'utilisant pour lui-même et sur lui-même via ses grammaires à la manipulation autonome et morphologique de nuées de processus informationnels valant pour des caractères
idéels indicateurs qui vont intentionnellement provoquer des émergences éprouvées comme des représentations sensibles, est une rupture avec l'usage scientifique usuel.

La caractérisation d'un système psychique, naturel et évidemment artificiel, doit aller jusqu'à la prise en compte des caractères fondamentaux de la génération de pensées, qui sont l'aptitude à
éprouver le réel sous ses différents aspects, la qualité à discerner les choses événementielles dans l'espace et le temps, l'aptitude à questionner sur l'existence et l'essence, l'aptitude à prendre en
garde la temporalité du temps, et évidemment la possibilité d'avoir un certain libre arbitre, pour être tel est l'homme qui pense. Ceci n'est pas rien, car ces aptitudes situent l'être humain à une place élevée dans le vivant organisé qui a investi cette planète en évoluant. Mais il s'agit de
caractères, de caractères architecturaux significatifs pour un système informationnel très particulier que le vivant a conçu dans son évolution pendant des millions d'années et que la recherche, finalement, dans le domaine des systèmes auto-adaptatifs complexes au sens
organisationnel, après un demi-siècle de recherche en informatique constructiviste, peut comprendre puis transposer. En quittant l'immanence, en se plaçant dans la science, on se retrouve dans le réel connaissable et l'on est, pour comprendre ce qu'est penser, dans la
calculabilité des nuées de processus que l'on doit faire s'auto-contrôler pour produire des émergences sous des tendances autonomes, permettant de générer des états expressifs liés à l'action que leurs corporéités artificielles et leurs mémoires organisationnelles vont permettre. Un système psychique artificiel qui a conscience de soi est donc réalisable dans des corporéités artificielles très larges et très finement enveloppantes.

Alors où est l'homme, où sont le sens et l'intérêt de l'homme dans cette affaire ?

Il reste des recherches à mener pour réaliser entièrement un système générateur de pensées artificielles. Il s'agit d'une part de développer complètement la théorie des régulateurs et des attracteurs organisationnels qui produisent les représentations par l'action continue des contrôles morphologiques multi-échelles, comme un champ d'ondes qui s'adapte à lui-même sous certaines contraintes dans un domaine temporel et spatial. Il s'agit d'autre part de conformer le vécu
artificiel initial qui va faire la mémoire organisationnelle opérante du système qui pourra sans cesse s'augmenter. Mais il s'agit finalement, et surtout, de comprendre et de bien spécifier ce que peuvent être des représentations calculables de sentiments profonds comme ceux utilisant par exemple le concept d'altérité au sens de Lévinas [E. Lévinas, Le Temps et l'Autre, PUF Quadrige, 2001], ou la conscience de l'être des choses utilisant le sentiment d'angoisse au sens de Heidegger [M. Herdegger, Être et Temps, Gallimard], ou encore la retenue et le don de soi prôné et vécu par Simone Weill [S. Weill, La pesanteur et la grâce, Plon 1988].

Ces problèmes ne sont pas inatteignables par la modélisation constructiviste et nous avons ici introduit les notions de régulateur et d'attracteur intentionnels, en ouvrant ainsi la voie à la réalisation effective de ces modalités. Mais il sera toujours nécessaire de bien méditer ce que les philosophes ont posé comme problématiques pour vraiment pouvoir transposer ces modes de l'être dans les architectures calculables de systèmes conçus pour être totalement autonomes, et puis ensuite,
peut-être, céder la place aux techniciens qui réaliseront les systèmes.

La conscience artificielle verra le jour dans très peu de temps, à un certain niveau de complexité et de qualité. Mais pour quelles applications ? Cette question est la grande question que je ne cesse de me poser, puisque j'ai tenté de montrer dans ce livre qu'un tel système était réellement constructible et qu'il est doté d'une liberté à penser selon son vécu artificiel et ses aptitudes d'auto-contrôle, précisés à la construction.

Et nous j'ai aussi montré qu'un tel système sera sujet à certains types de dysfonctionnements de types pathologies, car il devra nécessairement contenir des attracteurs organisationnels. Mais contrairement à l'homme, ce système ne sera pas strictement localisé dans un corps individuel, il ne pourra être que de niveau méta, déployé de façon continue sur des éléments électroniques multiples qui le feront se déployer sans cesse. Et
s'il est habituel à la plupart des philosophes de fonder leurs méditations sur le fait que toute vie individuelle est un passage fugace et que de là surgit le problème central pour chacun de nous qui se sait être pour disparaître, pour un tel système artificiel la question sera un peu différente, car ni le temps ni l'espace n'auront les mêmes limites.

Alors, quelle est la volonté de posture de l'homme d'aujourd'hui devant un tel système qu'il va pouvoir réaliser et peut-être subir ?

Sommaire

I -Le problème de la modélisation de la génération des pensées 16
1 - Le problème de la pensée
2 - Un domaine unificateur pour comprendre la génération de pensées

II – Calculable et informatique : le chemin vers les systèmes complexes auto-organisés 24
1 – L'informatique et ses domaines
2 - La science informatique et l'évolution vers l'autonomie
3 - Le modèle de Turing : le calculable des fonctions
4 - La complexité des calculs et le calcul de pensées artificielles
5 - L'information : du signal à l'information structurelle
6 - Symbole et signe : vers la signification comme émergence
7 - Une extension du modèle de Turing : vers un ensemble dynamique de machines coactives

III – Les caractères de la pensée pour un Système Générateur de Pensées Artificielles 40
1 - Approche constructiviste d'un système générateur de pensées
2 - La notion de représentation ressentie
3 - Le sentiment de générer des représentations - Émotion, sensation artificielle de penser et système générateur

IV -Systèmes, agents logiciels et morphologie 56
1 - Systèmes adaptatifs et systèmes auto-adaptatifs générant des pensées artificielles
2 - Les bons éléments de conception du système : des réseaux de neurones artificiels aux agents logiciels
3 - Extension géométrique, champ organisationnel et nuées d'agents aspectuels
4 - La structure multi-agent et le contrôle morphologique

V – Les propriétés psychiques d'un Système Générateur de Pensées
Artificielles 76
1 - L'interprétation des caractères psychiques standards
2 - Les instances et composants du système psychique artificiel
3 - Génération idéelle artificielle, vécu et psychisme artificiels
4 - Affectivité et centre de traitement des émotions
5 - L'imagination dans le système
6 – Le libre arbitre et le régulateur d'intentionnalité

VI – Créativité et dysfonctionnements dans un SGPA : les attracteurs
organisationnels 101
1 - Les régulateurs et les dysfonctionnements dans un SGPA
2 - Les attracteurs organisationnels : la clé des systèmes psychiques artificiels
3 - Attracteurs, pulsions, émotions, sentiments et pensées artificielles
4 - Les rêves d'un système psychique artificiel
5 - Espace d'attracteurs, tonalités et profils psychologiques
6 - Dysfonctionnements et attracteurs organisationnels
7 - Classification des attracteurs organisationnels
8 - Naissance et contrôle des attracteurs
9 - La construction auto-adaptative d'un système psychique artificiel

VII – Des exemples de dysfonctionnements 136
1 - Le processus de génération idéelle
2 - Exemples d'attracteurs organisationnels produisant des pathologies de type névrose
3 - Le cas de l'anxiété et de l'angoisse artificielles : l'attracteur double
4 - Une interprétation des phobies
5 - Les dysfonctionnements d'ensemble ou les pathologies de type psychose
6 - La génération des dysfonctionnements

VIII – Conclusion 169

VIIII – Bibliographie 170

Bibliographie

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Campagne JC., Systèmes multi-agents et morphologie, Thèse de doctorat, Université Paris 6, 2005.

Camus M., "Système auto-adaptatif générique pour le contrôle de robots ou d’entités logicielles", Thèse de doctorat, Université Paris 6, septembre 2007.

Cardon A., Modéliser et concevoir une machine pensante, Approche de la conscience artificielle, éd. Vuibert, 2004.

Cardon A. , La complexité et le paradigme morphologique dans les systèmes multi-agents, pp. 601 - 616, Revue d'Intelligence Artificielle, Volume 21/ 5 – 6, éd. Hermès, 2007.

Cardon A., Artificial consciousness, artificial emotions, and autonomous robots, CognitiveProcessing, October 2006, Springer Berlin / Heidelberg, 2006..

Cardon A., La complexité organisée, systèmes adaptatifs et champ organisationnel, éd. Hermès-Lavoisier, 2005.

Damasio A. , Le sentiment même de soi, éd. Odile Jacob, 1999.

Feldmeyer J.- J., Cerveau et pensée, la conquête des neurosciences, Georg, 2002.

Ferber J., Les systèmes multi-agents, Inter Editions, 1995.

Freud S. "L'avenir d'une illusion", Quadrige / PUF, 1971.
Freud S., The Complete Psychological Works of S. Freud, J. Strachey, The Hogarth Press, London, 1966.

Giavitto J.-L., Dossier d'habilitation à diriger des recherches, LRI URA CNRS 410, Université de Paris-Sud, Orsay, 1998.

Heidegger M. , Être et temps, éd. Gallimard, 1986.

Hofstadter D., Gödel, Escher et Bach : les brins d'une guirlande éternelle, éd. Dunod, 2000.

Janet P., L'Automatisme psychologique, L’Harmattan, 2005.

Jung C. G., Dialectique du Moi et de l'inconscient, Gallimard, 1964.

Lacan J., Ecrits 1 et 2, éd. du Seuil, 1966 et 1971.

Lévinas E, Totalité et infini, Kluwer Academic, Biblio-Essais, 1971
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Lévinas E. , Le Temps et l'Autre, PUF Quadrige, 2001.

Lévinas, Autrement qu'être ou au-delà de l'essence, Kluwer Academic, Biblio-Essais, 1978

Marchais P., L'activité psychique, de la psychiatrie à une théorie de la connaissance, éd.L'Harmattan, 2003.

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