Géopolitique
Evaluation des réponses aux risques menaçant
l'Europe
par Jean-Paul Baquiast 22/03/2009
Cet article est la reprise actualisée
d'un texte précédent publié sur
notre site www.europe-solidaire.org
L'état d'esprit des pays européens
relativement à leur sécurité et
aux moyens à y consacrer changera - nous serions
tentés de dire presque nécessairement
- quand sous la pression des développements de
la crise systémique affectant le monde tout entier,
ils seront conduits à mieux évaluer les
risques pesant sur eux. Mais répondre à
ceux-ci ne peut se faire de façon purement militaire,
et moins encore dans le cadre de l’Otan. Ce serait
l’ensemble des politiques scientifiques, économiques
et sociales des pays européens qu’il faudrait
réorganiser en ce sens.
Nous
sommes persuadés que l'intégration complète
de la France dans l'Otan marque la fin de toute perspective
de construction d’une politique européenne
de défense autonome. L'Europe, et la France pour
ce qui la concerne, seront désormais subordonnées
aux objectifs de défense proprement américains.
Elles perdront par ailleurs le peu des ressources industrielles
et de recherche qui leur restent en termes d'armements
et de systèmes d'armes.
Cette
situation ne changera pas dans l'immédiat. Les
pays européens, se fiant à une estimation
des risques très largement obsolète, car
inspirée de la guerre froide, s'estiment bien
protégés par l'appartenance à l'Otan,
le Traité donnant obligation à ses membres
d'intervenir en défense de l'un d'entre eux s'il
est agressé. Ceci leur permet d'économiser
les 2 à 3% de PNB qu'ils devraient consacrer
à leur défense s'ils ne pouvaient compter
sur les Etats-Unis. Mais compter sur les Etats-Unis
ne veut plus aujourd'hui dire compter sur les forces
conventionnelles que ceux-ci, dans l'Otan ou hors Otan,
peuvent déployer pour secourir un membre attaqué.
Ces forces conventionnelles sont désormais, soit
fortement réduites, soit affectées sur
d'autres théâtres. L'Europe ne pourrait
compter que sur une riposte atomique américaine.
Celle-ci, à supposer que les Etats-Unis la décident,
provoquerait inévitablement, directement ou indirectement,
la destruction des sociétés européennes.
Autant dire que la protection fournie par le «
parapluie américain » est illusoire.
Cependant
l'état d'esprit des pays européens relativement
à leur sécurité et aux moyens à
y consacrer changera – nous serions tentés
de dire presque nécessairement – quand
sous la pression des développements de la crise
systémique affectant le monde tout entier, ils
seront conduits à mieux évaluer les risques
pesant sur eux. Cette évaluation devra porter
sur une période au moins décennale. Elle
devra tenir compte de TOUS les éléments
d'analyse aujourd'hui disponibles, même s'ils
paraissent éloignés des questions liées
directement à la défense. Les prévisions
que l'on pourra élaborer à cet égard
doivent évidemment être considérées
comme des hypothèses, dont on estimera le degré
de probabilités. Mais si sous prétexte
de l'incertitude (relative) pesant sur le futur, les
Européens ne se livraient à aucune prospective
géostratégique, ils se condamneraient
à mort en tant que civilisation.
Si
cette évaluation décennale des risques
pesant sur l'Europe était faite avec réalisme,
elle montrerait clairement quels moyens de défense
devraient se donner les pays européens et, quelles
stratégies de défense et de sécurité
ils devraient proposer à leurs citoyens.
L'évaluation
des risques intéressant l'Europe doit être
conduite dans une perspective géostratégique
spécifiquement européenne. Que voulons
nous dire par là ? En reprenant les termes de
notre ami Jean-Claude Empereur, l'Europe n'a pas de
géostratégie en propre, la conduisant
à se projeter en tant que puissance sur un certain
nombre de territoires géographiques du monde
et l'obligeant à mettre en œuvre des politiques
diplomatiques, économiques, industrielles et
de défense adéquates. Elle est au contraire
l'objet passif des projections géostratégiques
des autres puissances, Amérique, Russie, pays
arabo-musulmans, Chine et Inde entre autres. Elle est
donc instrumentalisée et parcellisée par
ces différentes approches, notamment dans le
cadre des politiques concrètes en découlant
et qui lui sont imposées, à l'ONU, à
l'OMC, dans l'Otan ou lors des négociations diplomatiques
et économiques quotidiennes. L'Europe se présente
donc sur le mode non valorisant d'un « puits »
dans lequel les autres puissances projettent leurs stratégies
et non comme un arbre ou source de projection de puissance
visant les autres grands acteurs mondiaux. Par ailleurs,
au sein de l'Europe, les géostratégies
nationales que peuvent tenter de définir pour
son compte tel ou tel pays européen ne reposent
pas sur des bases assez solides pour être prises
en considération, ni par les autres Etats européens,
ni par le reste du monde.
Pour
progresser dans l'évaluation des risques intéressant
l'Europe, nous allons d'abord rappeler les menaces découlant
des grandes contraintes de type éco-environnemental
et économico-social s'imposant à toutes
les puissances du monde, puis la façon dont ces
menaces pourraient se concrétiser dans les prochaines
années au détriment de l'Europe. Nous
présenterons ensuite quelques propositions concernant
les ripostes et les moyens à déployer,
essentiellement à la charge et sous la responsabilité
des Européens.
Les
menaces tenant à la crise de l’écosystème
global
Nous
pouvons, comme le font dorénavant la plupart
des Think Tanks statégiques hors d’Europe,
y compris en Russie et en Asie, considérer la
crise de l’écosystème global comme
la principale menace pesant dorénavant sur le
monde de ces dix prochaines années et au-delà.
Beaucoup d’incontestables scientifiques, tels
James Lovelock(1) et Peter Ward(2) montrent que
le processus de destruction des éco-systèmes
anciens du fait de l’élévation des
températures moyennes est désormais irréversible.
Même si l’on estimait, comme le font la
plupart des chercheurs, que l’explosion démographique
de l’humanité et de ses modes de consommation-gaspillage
est le principal moteur de cette élévation
rapide, aucune mesure concrète à l’échelle
mondiale ne pourrait aujourd’hui renverser le
processus. Le point de non-retour parait dépassé.
Il faut donc se préparer au pire.
Ce
pire pourrait être une lutte à mort des
Etats et des peuples du monde pour se réserver
(ou arracher aux autres) les ressources restantes :
terres arables, eau potable, énergies, matières
premières. Ce pire pourrait cependant être
évité si dès maintenant les grandes
puissances, les seules ayant les moyens de mobiliser
les moyens nécessaires, s’entendaient pour
des politiques communes d’adaptation à
la rareté et de répartition des ressources.
L’Europe aura nécessairement un rôle
important à jouer en ce sens parce qu’elle
restera un temps relativement préservée.
Elle sera inévitablement l’objet de convoitises
très fortes mais elle pourrait en contrepartie,
avec tout son potentiel humain et technologique, donner
l’exemple de mesures de sauvetage communes.
On
peut penser sans tomber dans le catastrophisme que dans
les dix ans qui viennent, les grands risques évoqués
ci-dessus, même s’ils n’atteignent
leur paroxysme qu’après 2050, auront commencé
à se faire sentir en Europe même. La liste
en est connue : montée des eaux océaniques
fragilisant les zones côtières, extension
des zones arides, multiplications des évènements
climatiques extrêmes avec leurs conséquences
sanitaires notamment sous la forme de pandémies,
renforcement quasi incontrôlable des flux migratoires
non désirés (pour parler en termes politiquement
corrects).
Pour
prendre les mesures de protection nécessaires,
il conviendrait dès maintenant que la «
civilisation européenne » adopte pour sa
part un nouveau type d’organisation politique
correspondant à ce qu’il faudra bien nommer
une économie de guerre, ou tout au moins une
économie de raretés et de conflits. Il
s’agira de réhabiliter le rôle des
puissances publiques et des administrations dépendant
d’elles, tout en modernisant leurs modes de fonctionnement
grâce aux nouvelles technologies de démocratie
distribuée et de gestion participative.
Ceci,
en Europe, pourrait se faire relativement progressivement
et dans un certain consensus. En effet, l’organisation
politique actuelle y est déjà fortement
remise en cause du fait de la crise financière
et économique. Rappelons que cette dernière
est la conséquence d'un système dont le
capitalisme financier dit anglo-saxon s'était
fait le champion, dont il a longtemps profité
et qui aujourd'hui atteint ses limites.
Ce
système repose sur plusieurs postulats remontant
à la pensée économique du 19e siècle:
- les ressources mondiales sont soit inépuisables,
soit renouvelables grâce aux nouvelles technologies.
- l'adéquation des offres aux demandes est assurée
au mieux en laissant agir les initiatives privées
en dehors de toutes régulations collectives.
- spontanément, le libre-échange contribue
à réduire les inégalités
existantes entre régions du monde, car il permet
aux pays pauvres de rattraper leurs retards grâce
à la valorisation de leurs atouts spécifiques.
- de ce fait, les tensions ou affrontements entre pays
pauvres et pays riches tendent à s'atténuer.
L'expérience
a montré au contraire que ces postulats n'étaient
pas fondés :
- les ressources mondiales naturelles sont en train
de s'épuiser rapidement, du fait d'une surexploitation
non régulée. Les nouvelles technologies
nécessaires à l'obtention de nouvelles
ressources demandent des investissements tels qu'ils
restent hors de portée de beaucoup de pays. La
croissance démographique, qui dans la meilleure
des hypothèses ne se stabilisera pas avant 2050,
augmente la pression de rupture. Les menaces éco-environnementales
s'accumulent et diminuent régulièrement
les équilibre vitaux.
- le libre jeu des initiatives privées profite
globalement aux pays riches et plus généralement,
au sein de ceux-ci comme au sein des pays émergents
eux-mêmes, à des minorités qui s'enrichissent
aux dépens du reste des populations.
- le libre échange se comporte comme une machine
tendant à aligner les comportements économiques
et sociaux sur leurs niveaux les plus bas (salaires,
normes environnementales, qualité des produits
et services, etc.). Non seulement les pays pauvres n'en
profitent pas, mais les pays riches tendent à
rejoindre le niveau de vie et de développement
des pays pauvres. Seuls s'enrichissent des minorités
ayant mis la main sur certaines sources de richesse
(pétrole, par exemple) ou ayant capté
les flux financiers à leur profit (via notamment
les paradis fiscaux).
- de ce fait, les tensions et affrontements ne cessent
de s'accroître, entre ceux qui ont, ceux qui n'ont
pas mais voudraient prendre la place des premiers, puis
progressivement, entre les précédents
et ceux qui ont renoncé à tout espoir.
Ces derniers, dont le nombre augmentera sans cesse du
fait de la dégradation de leur environnement
naturel, généreront des insurrections
du désespoir susceptibles de tout embraser.
Réformer
le système, meilleure défense possible
La
conclusion qui s'impose consiste à considérer
la crise économique actuelle comme une bonne
nouvelle car elle permettra de préparer une réponse
européenne aux conflits d’une toute autre
ampleur qui se préparent pour la décennie.
Les guerres naîtront et se propageront si le système
économique mondial n'est pas dès maintenant
radicalement et profondément transformé.
On ne peut admettre que les PIB, où que ce soit
dans le monde, continuent à croître de
5 à 10% l'an. Cela serait le cas si les consommations
mondiales restaient financées à crédit,
sans que les modes de production et de consommation
soient profondément transformés. La croissance
pour la croissance n'est pas une solution, car ce sont
seulement les riches qui en bénéficient.
A
l'inverse, il faudrait, au plan mondial, encourager
une redistribution de la richesse collective, en limitant
les revenus maximum distribués et en transférant
les fonds correspondants vers des actions améliorant
les productions primaires dans les pays pauvres, ainsi
que l'état sanitaire et scolaire des populations.
Simultanément, les consommations matérielles
et énergétiques des pays riches devraient
être limitées et les activités réorientées
vers les domaines à faible impact écologique
mais où les besoins sont immenses : santé,
éducation, culture, énergies renouvelables,
agriculture durable, transports collectifs, protection
des espaces naturels, recherche scientifique fondamentale.
Aujourd'hui,
tout ceci parait utopique. Le gouvernement mondial qui
serait nécessaire, avec la réforme en
profondeur des organisations internationales telles
que l’ONU et ses dépendances n'est pas
à l'ordre du jour. Mais il faut faire le pari
que dans les 10 prochaines années l'aggravation
de la crise imposera ces remèdes afin de prévenir
les guerres prédites par les services de renseignement
les plus avertis.
Si
l'on considère l'analyse qui précède
comme fondée, la meilleure défense dont
disposera l'Europe face aux ennemis potentiels que sa
situation relativement favorisée lui suscitera
ne sera donc pas prioritairement militaire. Elle devra,
bien plus qu'elle ne l'a fait jusqu'à présent,
devenir la championne de la protection de l'environnement
(lutte contre le réchauffement), pour la biodiversité,
pour l'aide aux pays pauvres. Elle devra aussi investir
toutes ses épargnes dans le développement
des nouvelles technologies et industries dites vertes.
Elle devra enfin promouvoir des modes de consommation
moins gaspilleuse et génératrices d'économies.
Mais ceci ne pourra porter ses fruits que dans le cadre
d'une politique de protectionnisme sélectif très
stricte, à l'échelle européenne,
négociée donnant-donnant avec les autres
puissances mondiales .
Des
moyens de défense en propre restent cependant
indispensables à l'Europe
L'Europe,
à supposer qu'elle se rallie dans sa totalité
à la refonte de l'économie de marché
esquissée ci-dessus, devrait-elle pour autant
renoncer aux moyens de sécurité et défense
nécessaires à éviter son pillage
par les autres nations ou par les forces plus ou moins
organisées nées du désordre et
de la misère. Certainement pas. Il faut se débarrasser
d'une vision du monde le montrant empli de bonnes volontés
recherchant le bien collectif. Pour des raisons inhérentes
à l'héritage biologique et culturel des
sociétés humaines, la conquête et
la guerre restent profondément ancrées
dans les réflexes des institutions politiques
et des religions où beaucoup d’entre elles
puisent leur virulence.
Le
monde est divisé entre grands et petits ensembles
qui ne se veulent aucun bien les uns aux autres. Ils
détruiraient volontiers leurs voisins s'ils ne
craignaient pas des mesures de rétorsion. L'équilibre
de la terreur qui a maintenu la paix durant toute la
guerre froide sera longtemps nécessaire, à
une autre échelle, pour maintenir une paix relative
au sein d'un monde multipolaire. Chacun des pôles
doit être doté des moyens d'infliger des
répliques dévastatrices à ceux
qui voudraient profiter de son éventuelle faiblesse
pour le conquérir ou le détruire. Ce ne
sera que sur la base d'une réplique assurée
en cas d'agression que pourront être menées
à bien les politiques esquissées dans
les paragraphes précédents et visant à
réformer l'économie mondiale.
Mais
il ne suffit pas de disposer d’une force de rétorsion.
Il faut aussi se doter, malgré les coûts
infiniment supérieurs, d’une barrière
dynamique, autrement dit un bouclier nucléaire
déployé tout autour des frontières
européennes et suffisamment doté en moyens
balistiques pour décourager une frappe même
massive. C’est la thèse que défend
l’expert français de défense Bernard
Lavarini, avec l’accord de l’ancien ministre
des affaires étrangères Hubert Védrine
3). Dix ans ne seront pas de trop pour déployer
un tel dispositif.
Pour
l'Europe, comme pour les autres puissances d'ailleurs,
une telle politique présentera des coûts
importants. Elle imposera des investissements considérables
dans les technologies de défense. Comme celles-ci
cependant sont généralement duales, c'est-à-dire
récupérables pour des technologies civiles,
le coût devrait être supportable, voire
contribuer à l'effort de reconversion des investissements
civils vers les nouvelles croissances nécessaires
(par exemple dans le domaine spatial).
Certains
pays présentent des risques potentiels particuliers
Dans
la perspective où chacun des grands Etats composant
le monde multipolaire pourrait être un agresseur
potentiel de l'Europe, même si aujourd'hui il
ne manifeste pas d'intentions belliqueuses, l'Europe
doit se méfier de tous, y compris des puissances
liées à elle par des traités de
non agression ou d'assistance mutuelle. Il est cependant
des pays qui présentent une plus grande probabilité
de menaces. L'Iran, dont le devenir actuel est très
incertain, en fait partie. La Russie également,
car nul ne peut prévoir comment elle évoluera,
à partir d'une posture actuelle apparemment très
coopérative. On ajoutera aussi la Chine, pour
les mêmes raisons. Si l'Amérique enfin
se transformait en dictature militaire, comme certaines
prévisions l'envisagent, elle constituerait également
une menace éventuelle pour l'Europe. Dans une
telle perspective, se lier à l'Amérique
au sein de l'Otan constitue une faute majeure.
Troubles
et insurrections liés à la misère
Faut-il
compter comme menaces d'éventuelles insurrections
de la misère susceptibles de se produire au sein
même de l'Europe, ou à la périphérie
de ses frontières géographiques. Il est
certain que de nombreux Etats de taille moyenne ou petite
manifestent des tendances à l'instabilité
que la crise ne pourra qu'accentuer. Les troubles voire
insurrections de la misère en découlant
pourraient se répandre très vite. Ils
pourraient alors être rapidement exploités
par des mouvements de type extrémiste visant
à instaurer des situations de guerre civile qui
bénéficieraient, soit aux puissances dominantes,
soit aux mouvances terroristes de diverses obédiences
toujours prêtes à ressurgir.
Mais
que faire pour s'en protéger ? Face à
de telles situations, les solutions militaires lourdes
perdent beaucoup d'intérêt. Elles multiplieraient
les morts, comme l'ont montré les interventions
israéliennes à Gaza et au Liban. Il faut
faire usage à la place de techniques dites de
sécurité, portant aussi bien sur la prévention
que sur la répression. Ceci n’exclut pas
la constitution d’unités militaires ou
de gendarmerie entraînées à ce que
l’on nomme désormais la Guerre de 4e génération.
Même
en ce cas, les abus possibles de telles techniques sont
innombrables, y compris de la part de gouvernements
européens devenant de plus en plus autoritaires,
sinon dictatoriaux. Faut-il pour autant que les démocraties
européennes actuelles se refusent à les
envisager ? Sans doute pas, mais elles ne devraient
le faire que dans le cadre de processus politiques renforçant
leur caractère démocratique. Est-ce possible
? Rien n'est acquis en ce domaine, malheureusement.
Même dans une nation réputée aussi
soucieuse des droits civiques que l’est la Grande
Bretagne, on voit aujourd'hui que l'abus des technologies
de surveillance peut entraîner très vite
un recul irréversible des droits de l'homme.
Ainsi
l’évaluation des risques géostratégiques
menaçant l’Europe et celle des réponses
possibles soulèvent un grand nombre de problèmes
difficiles. Mais comme les risques ne feront que s’accentuer,
refuser dès maintenant d’aborder ces problèmes
serait véritablement suspect.
Notes
(1) James Lovelock, The Vanishing Face of Gaïa,
A Final Warning , Allen Lane 2009
(2) Peter D. Ward, Under a Green Sky, Collins 2008
(3) Bernard Lavarini. La Grande Muraille nucléaire
du IIIe millénaire, L'Harmattan, 2006
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