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Géostratégie
Avenir
d'Israël, par l'Europe ou en Europe?
Par Jean-Paul Baquiast 14/01/2009

Au
delà des combats actuels, toute réflexion
sur l'avenir d'Israël et l'attitude que devrait adopter
l'Europe à son égard doit prendre acte de
réalités qu'il ne servirait à rien
de dissimuler par une volonté mal venue de respecter
préjugés et croyances. Il faut aussi faire
preuve d'une grande audace.
L'Etat
d'Israël n'est pas et ne sera jamais un Etat comme
les autres. Il s'agira toujours d'un « monstre »
politique, une curiosité de l'histoire, unique de
ce genre au monde.
Le
sionisme, inventé par Théodore Herzl au XIXe
siècle avait pour but de doter les juifs d'une protection
que, croyait-il, seule l'autorité et les prérogatives
d'un Etat souverain était en mesure de leur accorder.
L'idée était de créer un foyer de peuplement
où les juifs seraient à l'abri des persécutions
dont ils ont été victimes depuis le Moyen
Age en Europe.
Il
ne s'agissait pas comme dans d'autres cas de doter d'un
Etat un peuple déjà majoritairement présent
sur un territoire, mais de créer un Etat qui a vocation
à être peuplé de juifs essentiellement
dispersés un peu partout dans le monde. Il y a donc,
dès les prémisses, une concurrence en termes
de peuplement et non une simple juxtaposition de souverainetés
juridiques sur la base d'un partage de territoires. Au fur
et à mesure que des juifs deviennent Israéliens
et s'installent, c'est leur installation qui détermine
la frontière, ce qui serait jugé comme totalement
inacceptable n'importe où ailleurs dans le monde...
Si l'Etat d'Israël n'a pas de frontières définies
par un peuplement existant, il n'a pas, non plus, de frontières
historiques auxquelles on pourrait se référer.
Celles qui ont été établies en 1948
ne sont pas viables militairement parlant. Quant à
celles qui s'appuieraient sur la Bible ou d'autres écrits
traditionnels, elles sont éminemment confuses et
les Israéliens eux-mêmes sont dans l'incapacité
de se mettre d'accord sur leurs délimitations. A
priori, donc, n'importe quelle partie de la Palestine peut
devenir territoire Israélien. Il y aurait des limites,
mais où les mettre ? Le Sinaï où selon
la tradition Moïse a reçu les tables de la loi
en fera-t-il partie ? Quant à Jérusalem, si
l'on doit, là encore, se référer à
cette tradition, comment imaginer qu'elle ne soit pas partie
intégrante d'Israël et même qu'elle ne
soit pas sa capitale ? Et ne faudrait-il pas y inclure également
la Jordanie ?
L'attachement
des juifs à Israël est en fait totalement culturel
pour ne pas dire artificiel : il repose en quelque sorte
sur des titres de propriété non seulement
mythiques, mais vieux de 2800 ans, délai déraisonnable
pour les revendiquer surtout lorsque, depuis, des populations
autres s'y sont installées. La création de
l'Etat ne s'explique que par le maintien admirable de la
culture juive à travers le monde et les siècles,
parfois dans les pires conditions. Mais cette tradition
n'est pas justifiée par les études historiques.
Le professeur Shlomo Sand, de l'Université de Tel
Aviv, (auteur de « Comment le peuple juif fut inventé,
Fayard, 2008), il est vrai partisan d'un Etat laïc
et ouvert à l'occidental, a montré que contrairement
à l'idée reçue, la diaspora ne naquit
pas de l'expulsion des Hébreux de Palestine, qu'aucune
autre source ne vient confirmer. Elle naquit de conversions
successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche
Orient. Selon Shlomo Sand, depuis le IIe siècle de
notre ère, le judaïsme fut une religion extraordinairement
prosélyte, Mais la victoire du christianisme au 4e
siècle puis de l'islam, autres religions prosélytes,
repoussèrent le judaïsme aux marges des mondes
chrétiens et musulmans – sans exclure cependant
des cohabitations en Afrique du Nord et en Espagne. Plus
tard les invasions mongoles firent refluer le judaïsme
vers l'Est de l'Europe. C'est à ces époques
que se construisit la culture yiddish. Ces données
relatives aux origines plurielles des Juifs furent progressivement
refusées par l'historiographie sioniste à
partir de 1960.
En
dehors de l'appel à des sources historiques mythiques,
le sionisme repose sur un principe qu'il faut bien qualifier
d'ethnique. Partant du principe que cet Etat est destiné
aux juifs, non pas seulement à ceux présents
sur le territoire, mais aussi fondamentalement à
ceux viendraient s'y installer, il devient nécessaire
de définir qui est juif et qui ne l'est pas, sinon
l'entreprise n'a pas de sens. Certains chercheurs israéliens
avaient tenté de définir une base biologique
objective au fait d'être juif, s'appliquant à
toute personne juive dans le monde. Mais cette prétention,
injustifiable en termes scientifiques et politiquement très
dangereuse, semble avoir été abandonnée.
Par
contre, sans même faire état de la tradition
qui attribue la qualité de juif d'une manière
objective par filiation maternelle, la loi sur le retour
impose d'avoir un grand-parent juif, au moins, pour pouvoir
prétendre de plein droit à la nationalité
israélienne par immigration. Or, les autorités
religieuses seules sont en mesure d'apporter cette preuve.
De plus, les conversions ne sont pas encouragées,
la religion juive est la religion du peuple juif à
l'exclusion de toute autre. Sauf exceptions, on ne peut
être juif que par la naissance. Il y a donc une confusion
à propos d'Israël, entre citoyenneté,
religion et peuple. Les trois étant intimement liés,
cela explique qu'Israël ne soit pas un Etat laïc,
malgré la demande de représentants de la gauche
israélienne.
L'assimilation
des populations présentes sur ce territoire n'est
ni pratiquée, ni même souhaitée. Cette
politique identitaire se traduit par le fait que la forte
minorité arabe (20%) subsistant à l'intérieur
d'Israël n'est absolument pas encouragée à
s'intégrer. On justifie cette politique de mise à
l'écart par le risque de submersion démographique
à terme. Mais rien ne prouve que cette minorité,
si elle avait pu se faire une place dans un Etat laïc,
n'aurait pas attachée sa cause à celle de
cet Etat, au lieu de soutenir comme elle le fait maintenant
les Palestiniens de l'extérieur.
De
nombreux Etats modernes, notamment dans le monde arabo-musulman,
sont comme Israël des Etats religieux, réservant
la pleine citoyenneté aux ressortissants de la religion
d'Etat. Mais, contrairement à Israël, ils ne
se sont pas imposés, au moins récemment, sur
des territoires et des populations conquis. De plus, ils
encouragent généralement les conversions.
Il est donc incontestable qu'Israël est le seul exemple,
monstrueux au sens étymologique, d'un Etat moderne,
occidental par le partage de nombreuses valeurs civiques
et un fort dynamisme techno-scientifique, qui présente
en même temps de tels archaïsmes. Il n'est donc
pas étonnant qu'il suscite de vives oppositions,
principalement chez ses voisins du Proche et Moyen Orient.
Comme
il est impossible de voir l'histoire revenir en arrière,
chacun devrait cependant admettre que l'Etat d'Israël,
malgré toutes les critiques que sa formation et son
principe peuvent faire naître, existe. Il regroupe
une population de 5,5 millions de citoyens méritants.
Ils sont là et ils y resteront. L'Occident, et en
premier lieu l'Europe, doivent en tenir compte. Mais ce
n'est pas une raison pour accepter n'importe quoi.
Compte-tenu
des oppositions qu'il rencontre, que peut-être l'avenir
d'Israël ?
Beaucoup
d'israéliens, manifestement, se posent dorénavant
la question de l'avenir d'Israël, comme l'a bien résumé
Benny Morris, professeur d'histoire à l'Université
Ben Gourion dans un article du Monde (3 janvier 2009). Selon
lui, Israël a l'impression que l'étau se resserre.
Les menaces qui pèsent sur lui renforcent l'angoisse
de sa population et contribuent sans doute à une
montée aux extrêmes qui rendra sa situation
encore plus difficile. Le monde musulman continue à
le considérer comme illégitime. Mais les raisons
de cette attitude sont inégalement recevables, vues
de l'extérieur du conflit.
Israël
a d'abord affaire aux représentants du « peuple
palestinien en exil » qui se regroupent en différents
mouvements et structures politiques diversement armées
et agressives. L'Autorité Palestinienne s'est montrée
dès Yasser Arafat ouverte au dialogue et prête
à accepter la coexistence de deux Etats, la Palestine
et Israël, dans des frontières stables négociées
(voir ci-dessous). Le Hamas qui gouverne actuellement les
Palestiniens de Gaza, le Hezbollah revendiquant les Palestiniens
du Liban et enfin une grande partie du 1,3 millions d'Arabe
Israéliens, s'affirment au contraire déterminés
à la disparition d'Israël, au moins sous sa
forme actuelle. Ils se sont armés et se réarmeront
inéluctablement, du fait des appuis matériels
et humains reçus de l'extérieur, avec des
armes de plus en plus lourdes et meurtrières. Il
est impossible d'espérer les faire disparaître
par la force. Israël devra donc négocier avec
eux, à supposer que les stratégies des puissances
extérieures permettent le succès d'une telle
négociation. Mais sur quelles bases ? Nous y reviendrons.
Par
ailleurs, nul n'ignore, même s'ils ne le reconnaissent
pas nécessairement, que d'autres Etats arabes de
la région ne sont pas spontanément favorables
à un accord entre Palestiniens et Israël, qui
pourrait leur créer des problèmes vis-à-vis
de leurs populations. C'est le cas de la Syrie, en partie
de Jordanie et de l'Egypte, peut-être aussi des Royaumes
arabes du Golfe. L'Iran de son côté s'est présentée
depuis longtemps, avec les déclarations incendiaires
du président Ahmadinedjad, comme recherchant l'annihilation
d'Israël. Ses efforts plus ou moins confirmés
pour se doter de l'arme atomique rendent ces menaces particulièrement
crédibles aux yeux des faucons israéliens.
Mais il n'est pas certain que sa population soit dans l'ensemble
sur cette longueur d'onde. Ne mentionnons pas le Pakistan,
les Talibans d'Afghanistan voire les mouvements islamistes
d'Indonésie, qui ne veulent pas de bien à
Israël et envoient régulièrement des
combattants et des armes aux Palestiniens.
Il
est clair qu'Israël, vis-à-vis de tous ces pays,
est dans un étau. D'une part, il ne réussira
à démanteler le front des adversaires qui
se crée et se recrée spontanément que
s'il évite qu'ils se fédèrent autour
des plus durs. Il devra donc consentir rapidement des concessions
diplomatiques importantes (voir ci-dessous) et parallèlement
renonce à l'usage préemptif (a priori) de
la force. Bien que Tsahal dispose des armements les plus
sophistiqués du monde, alimentés en ressources
par la diaspora notamment nord-américaine, elle ne
pourra pas à long terme l'emporter sur les guerres
asymétriques qu'elle affrontera, d'autant plus que
l'opinion ne supportera pas indéfiniment des buts
de guerre trop meurtriers. L'exemple de l'US Army, qui lui
sert de modèle est à méditer. Quant
au risque atomique, Israël ne pourra pas l'affronter
seul. Une attaque sur les sites nucléaires iraniens,
même soutenue par Washington, provoquerait une apocalypse,
régionalement voire mondialement, où l'Etat
juif disparaîtrait, moralement sinon physiquement.
Sur
quels soutiens Israël pourrait-il compter dans les
prochaines années ?
Ce qui précède montre clairement, selon nous,
qu'Israël ne pourra survivre à terme sans des
concessions substantielles des ennemis qui se renforcent
constamment. Sa force fut-elle encore accrue n'y suffirait
pas. L'Etat juif doit donc se donner des alliés solides,
prêts à engager sinon leur existence, du moins
leur crédibilité diplomatique pour le défendre.
Malheureusement
le choix historique, fait dès le début du
sionisme, consistant à s'appuyer sur les Etats-Unis,
s'il fut longtemps payant, se révèle aujourd'hui
de plus en plus dangereux. Nous ne reviendrons pas ici sur
les nombreuses formes du déclin américain
et sur le nécessaire recentrement sur ses intérêts
propres que le futur président Obama sera obligé
de consentir. Israël, sous la pression du fort lobby
juif américain (qui s'est soit dit en passant toujours
préoccupé davantage de ses propres intérêts
militaro-industriels internes que de la survie d'Israël)
avait consenti depuis au moins trente ans un pacte avec
le diable (voir par exemple l'ouvrage, à ne pas prendre
comme lettre d'évangile mais néanmoins bien
documenté, The Israël Lobby and US Foreign Policy
de J. Mearsheimer et S Walt, 2007).
Israël,
comme dans une bien moindre mesure le Royaume Uni dans le
cadre du « special relationship » a choisi de
servir de fer de lance puissamment armé au bénéfice
du Pentagone, en se mettant au service des multiples stratégies
américaines dans la région et dans le monde.
Aujourd'hui encore, il soutient la guerre américaine
irako-afghanistanaise, pivot de la politique de défense
des intérêts pétroliers et militaires
américains. Il suscite donc mécaniquement
de ce fait l'opposition des Etats arabes et au-delà,
de la Russie voire de la Chine. Même les alliés
européens (nous allons y revenir) se verront obligés
de prendre des distances avec la défense d'Israël,
si celle-ci oblige à soutenir ce qui survit de l'unilatéralisme
américain. Or, comme indiqué ci-dessus, l'allié
américain n'est plus fiable. Israël va revivre
prochainement l'expérience vécue depuis quelques
mois par les pays européens de l'Est membres de l'Otan.
L'Amérique ne risquera plus un paquet de cacahuètes
pour la défense éventuelle d'alliés
qui ne lui sont plus utiles. Elle aura peut-être besoin
de s'appuyer quelques mois encore sur Israël, mais
elle le fera payer de plus en plus cher.
Ce
serait donc finalement chez les Européens que l'Etat
d'Israël pourrait trouver dans l'avenir les appuis
les plus solides, appuis, répétons-le, qui
lui seront indispensables. L'Europe, malgré une grande
diversité de sentiments à l'égard d'Israël,
semble ne pas avoir oublié que ce fut en son sein
que les pogroms et la Shoah ont pris naissance. Ceci ne
justifiera pas cependant demain qu'elle accepte de suivre
Israël dans toutes ses dérives militaristes,
car elle aussi possède des intérêts
considérables à ménager, dans ses relations
avec les pays arabes et/ou musulmans et les grands Etats
plus lointains, Russie, Inde, Chine, évoqués
ci-dessus.
Soyons
réalistes. L'Europe, que ce soit l'Union Européenne
ou ses grands Etats à titre individuels, a-t-elle
un tel besoin d'Israël qu'elle accepte de prendre des
risques, y compris militaires, pour garantir sa survie.
? A première vue, la réponse parait négative.
Israël n'est qu'un élément de trouble
pour l'Europe, d'une part par son nationalisme dominateur,
d'autre part (et surtout) en tant que bras armé local
de la politique américaine dans le monde, laquelle
n'en déplaise aux atlantistes européens fait
bon marché des intérêts due l'Union
européenne. Si cependant Israël acceptait de
normaliser ses relations avec ses voisins – sur des
bases à négocier – et surtout de se
désengager de l'emprise américaine, ses qualités
propres (hors motifs sentimentaux) pourraient le faire considérer
par l'Union Européenne (au moins autant que la Turquie),
comme justifiant un partenariat stratégique étroit.
Nous
irons même plus loin. Quitte à envisager une
reconversion dramatique, pourquoi
l'Union Européenne ne proposerait-elle pas à
Israël d'entrer à terme dans l'Union et dans
la zone euro ? Bien que n'étant pas
un Etat comme les autres, il pourrait y jouir d'un statut
assez voisin de celui des autres Etats-membres – et
donc de la même protection diplomatique et militaire.
Mais, répétons-le, il devrait en payer le
prix en acceptant de jouer le jeu politique de l'Union et
de se soumettre aux décisions de la majorité.
Les diasporas juives dans le monde devraient semble-t-il
se réjouir de ces nouvelles perspectives Seul sans
doute s'y opposerait, pour les raisons indiquées
plus haut, le « lobby juif américain ».
Comme
cependant, Israël resterait un élève
assez turbulent, l'opération ne pourrait réussir
que si l'Europe réussissait parallèlement
à se doter des institutions et des politiques capables
d'en faire ce que pour notre part nous recommandons d'en
faire, une Puissance souveraine, indépendante et
solidaire.
.
L'amorçage d'une «
Pax europeana »
Dans
l'immédiat, les concessions qu'Israël devrait
consentir pour mériter un brevet de bonne européanité
sont bien connues. La première de celles-ci serait,
en contrepartie d'un accord formel sur l'existence d"Israël
dans des frontières sûres, l'acceptation de
la constitution d'un Etat Palestinien en Cisjordanie et
à Gaza, avec Jérusalem Est comme capitale
( l'ensemble de la ville étant sous contrôle
international). Il faudra trouver par ailleurs, sans accepter
leur retour systématique, une solution essentiellement
financière pour les réfugiés. Il faudrait
par ailleurs rendre le Golan aux Syriens après avoir
rendu le Sinaï aux Egyptiens, pour éviter de
conforter la dictature des Assad qui se sont vengés
sur le Liban et qui s'appuient sur les Chiites iraniens
et les extrémistes du Hezbollah et du Hamas. Il faudrait
enfin refuser la colonisation continue de la Cisjordanie
(ce qui fait douter de la bonne foi des négociateurs
israéliens), la construction d'un mur " à
la Berlinoise " et la transformation de Gaza en Ghetto
de Varsovie.
Bien
sûr, Israël devrait accepter comme interlocuteurs
les représentants de l'Etat palestinien et du Fatah,
puisqu'ils bénéficient d'une popularité
indiscutable et qu'ils ont fini par considérer comme
" caduque " la Charte de l'OLP refusant l'Etat
Hébreu
On
conçoit bien qu'Israël ne pourrait prendre de
tels engagements que si les Etats voisins et surtout l'Europe
s'engageaient à assurer sa protection. Aussi la première
priorité pour l'Union européenne, si ces propositions
recueillaient un minimum d'accords gouvernementaux et populaires,
serait de se présenter dès maintenant comme
« partie » intéressée à
la fin du conflit actuel à Gaza, à la cessation
absolue des hostilités pour l'avenir proche et à
la négociation de solutions de moyen et long terme.
Ce
n'est malheureusement pas ce que l'Union Européenne
est en train de faire en ce moment, puisqu'elle attend de
façon absolument inerte, sauf quelques gesticulations,
l'accalmie ou au contraire l'aggravation des combats en
cours.