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Infoxpress

octobre-novembre 2007

Nous proposons ici une rubrique destinées à publier des informations brèves suivant de près l'actualité. Nous leur donnerons une tonalité politique (politique industrielle, politique scientifique, intelligence économique) qu'il n'est toujours pas possible d'imposer à toutes les autres rubriques de la revue. La page Infoxpress ne remplacera pas la page ACTUALITES


Le projet Solar Impulse

Le projet suisse Solar Impulse vise à faire décoller et voler de façon autonome, de jour comme de nuit, un avion propulsé exclusivement à l’énergie solaire. L'objectif est de réaliser en 2011 un tour du monde sans carburant ni pollution, avec un nombre minimum d'escales. Les promoteurs du projet, initialisé en 2003, sont Bertrand Piccard et André Borschberg, dont on connaît les exploits précédents en matière notamment d'aérostation stratosphérique. Ils paieront de leur personne, puisque dès les premiers vols, ils se partageront les commandes, l’appareil ne pouvant, pour l’instant, accueillir qu’un seul pilote à la fois. Les étapes dureront plusieurs jours, imposant une forte contrainte au pilote. On peut avoir en évoquant ce futur enjeu une pensée pour Steve Fosset, mort aux commandes de son appareil.

L’envergure de l’avion est de 80 mètres, soit légèrement plus que celle de l’Airbus A380, afin de minimiser la traînée induite et offrir une surface maximale aux cellules solaires. Une charge alaire aussi faible (8 kg/m2) implique une plus grande sensibilité aux turbulence. La structure ultra-légère doit utiliser des fibres de carbone spécifiquement adaptées. Le projet rassemble un groupe d'entreprises principalement européennes, avec la participation de l'Esa.

On s'interrogera sur l'intérêt d'une telle initiative. Cette question serait stupide. Il suffit d'étudier les fiches techniques de l'appareil pour voir les bénéfices apportés aux technologies aérospatiales. On ne remplacera évidemment pas avec le Solar Impulse - du moins dans l'immédiat - un A380, mais le projet fera progresser l'Europe dans un domaine où elle doit se battre pour maintenir sa place. JPB

* Solarimpulse http://www.solarimpulse.com/en/index.php


Les réseaux ferrés, avenir de l'Europe

en rouge, lignes TGV
en vert, lignes modernisées (vitesse 180/200 km/h)

La revue La Recherche, en partenariat avec Alstom Transport (publicité direz-vous, mais ce genre de publicité me convient tout à fait, vu que je n'achète pas une rame de TGV tous les matins) vient de publier un supplément (novembre 2007, n° 413) consacré au Train du futur.

Il s'agit d'une projection à 50 ans concernant les projets actuels de Lignes à grande vitesse (LVG) et de Trains à grande vitesse, en France, en Europe et dans le monde. Il faut absolument lire ce document qui illustre clairement l'une de nos convictions : le train à grande vitesse est l'avenir de l'Europe. Les investissements en infrastructures seront importants mais rapportés au voyageur ou à la tonne/kilomètre, ils seront infiniment moins coûteux que le transport routier, tous frais inclus, et moins coûteux aussi que le transport aérien. Quant au matériel roulant et aux divers systèmes d'exploitation, ils permettront à l'industrie européenne de se maintenir à la tête du progrès technique, de l'emploi et de l'exportation. Les professionnels du rail enfin, si vilipendés aujourd'hui, constitueront plus que jamais une élite à rémunérer convenablement, qu'il s'agisse de l'ingénieur, du conducteur, du caténériste et de tous les autres.

Les futurs projets, il va de soi, ne se limitent pas aux LGV. Celles-ci relieront des hubs par grandes zones géographiques, autour desquels s'organiseront des réseaux de plus en plus maillés associant les trains de type TER (régional), les tram-trains et les tramways eux-mêmes. Le transport du fret ne sera pas non plus oublié, qu'il s'agisse de la formule train entier ou wagon-isolé.

Il est clair que la structuration de l'Europe autour de ces réseaux ne se fera pas sans une implication directe des Etats et de l'Union européenne. Si des capitaux privés sont appelés à financer certains segments, ce ne pourra être qu'à titre complémentaire et de façon extrêmement contrôlée, pour éviter les défaillances. Ceci ne veut pas dire que les exploitants et industriels ne seront pas dans certaines limites mis en compétition pour fournir le meilleur service. Mais ce sera le plus souvent à la coopération plutôt qu'à la concurrence qu'il faudra faire appel. JPB

Nous reviendrons sur ce thème passionnant dans quelques temps.


Le Hy-Bird

Le constructeur aéronautique français Lisa Airplanes développe plusieurs solutions innovantes en matière d’aviation légère. Le projet le plus spectaculaire est l’avion Hy-Bird, conçu pour réaliser en 2008un tour du monde en quinze escales, à deux passagers et sans kérosène. Les ressources de l’ Hy-Bird seront fournies par l’énergie solaire et l’hydrogène. En effet, des cellules photovoltaïques apposées sur les ailes et l’empennage fourniront l’énergie nécessaire pour le décollage ainsi que pour les alimentations auxiliaires, tandis que la pile à combustibles alimentera l’avion pour son vol en vitesse de croisière. Le tout sera propulsé par un moteur électrique beaucoup plus silencieux que les moteurs thermiques.
La société annonce les objectifs suivants :
- Concevoir un avion utilisant des énergies renouvelables n’émettant aucun gaz à effet de serre et diminuer considérablement les nuisances sonores normalement engendrées par les avions.
- Unir les forces des acteurs industriels et laboratoires de la Savoie pour
promouvoir les compétences des acteurs régionaux au niveau national et international
- Effectuer un projet ambitieux, de dimension mondiale, ayant de multiples répercutions (scientifiques, écologiques, médiatiques …)
- Arriver à terme à réaliser un avion entièrement électrique proposé au grand public et, ainsi, participer à la protection de l’environnement.

Voilà le genre d’initiative qui mériterait d’être connue et encouragée par le grand public, au-delà des seuls milieux aéronautiques. JPB

* http://lisa-airplanes.com/fr/innovation/vol-electrique.php


Satellite lunaire chinois (source AFP)

La Chine lance son premier satellite d'exploration lunaire, dans le cadre d’un ambitieux programme visant à envoyer un astronaute sur la Lune vers 2020. Baptisé Chang'e, du nom d'une déesse de la mythologie chinoise, ce satellite est propulsé par un lanceur Longue Marche 3-A, depuis la base de Xichang, dans la province du Sichuan (sud-ouest). Si le satellite est placé en orbite autour de la Lune, aux alentours du 5 novembre, cela représentera la première étape du programme d'exploration lunaire qui prévoit d'envoyer un homme sur la Lune en 2020.

Le satellite doit en particulier prendre des images en trois dimensions de la Lune pour préparer l'installation à terme d'une base. Le programme, qui doit durer un an, a coûté 184 millions de dollars (129 millions d'euros). La Chine était devenue en 2003 la quatrième puissance mondiale, avec les Etats-Unis et la Russie, à envoyer par ses propres moyens des êtres humains dans l'espace.

Le lancement programmé de Chang'e est également l'occasion de flatter la fierté nationale et d'exalter la capacité de la Chine d'innover, un des grands objectifs de l'actuelle direction du régime communiste menée par le président Hu Jintao.
"L'exploration lunaire incarne la force de notre pays, c'est très important pour élever notre prestige international et notre unité", a déclaré Ouyang Ziyuan, l'un des responsables du programme lunaire, au Quotidien du Peuple, organe du Parti communiste.

D'autres puissances asiatiques, comme le Japon et l'Inde, se sont également engagées dans la conquête de la Lune. Le Japon a lancé à la mi-septembre son premier engin destiné à tourner en orbite autour de notre satellite. L'Inde espère elle aussi envoyer un satellite autour de la Lune au premier semestre 2008. "Il y a de nouveau un intérêt très accru pour la Lune, car on considère que c'est un premier pas pour aller ensuite sur Mars", explique René Oosterlinck, directeur des relations extérieures de l'Agence spatiale européenne (ESA).

Pendant ce temps, l’Europe s’interroge encore sur le rôle qu’elle jouera – ou plus vraisemblablement qu’elle ne jouera pas, si elle continue sur la lancée actuelle - dans les futures missions habitées sur la Lune et sur Mars. JPB 24/10/07


Lancement de la navette Discovery par la Nasa (source AFP)

La Nasa a lancé avec succès le 23 octobre la navette Discovery et son équipage de sept astronautes pour une mission ambitieuse et complexe de construction de la Station spatiale internationale (ISS), clé pour préparer les futures vols habités vers Mars. L'orbiteur, qui a atteint l'orbite terrestre en 8,30 minutes, doit s'amarrer à l'ISS pour dix jours.

Le principal objectif du vol de Discovery et de ses astronautes - dont une femme commandant de bord, Pam Melroy, et un Italien de l'Agence spatiale européenne (ESA), Paolo Nespoli - est la livraison du module Harmony, indispensable pour installer les laboratoires européen Columbus et japonais Kibo. Columbus sera acheminé jusqu'à l'ISS sur la prochaine navette prévue le 6 décembre. Il y a donc dans ce vol un enjeu important pour l’ESA. On sait que celle-ci, pour le moment, ne dispose pas de moyens propres lui permettant d’envoyer sur l’ISS des charges aussi importantes que Columbus.

Harmony, un gros tube en aluminium pressurisé de 14,3 tonnes de fabrication italienne, va permettre d'attacher et de relier Columbus et Kibo à l'ISS. JPB 24/10/07

PS au 08/11/07. Les diverses opérations prévues, qui ont imposé des efforts considérables aux astronautes, ont toutes été menées avec succès. il s'agit d'un exploit qui ouvre véritablement à l'ISS la porte d'une future et plus excitante carrière. La navette s'est posée sans problèmes le 06/11.

(Ci- contre, image de l'ISS prise le 12 juin 2006 (CNES) Comme le montre cette image, avec ses panneaux solaires déployés, l'ISS ressemblera de plus en plus à un gigantesque aéronef multiplans du type des premières années de l'aviation, au début du 20e siècle.


Que devons nous craindre davantage: le bioterrorisme ou le biodefence programm américain?

Depuis 2001, les Etats-Unis se sont engagés dans un programme de lutte de grande ampleur contre le bioterrorisme qui permet de financer 400 laboratoires et 15.000 chercheurs. Tous manipulent à des fins indéterminées des centaines de germes pathogènes susceptibles de développer des pandémies plus graves les unes que les autres. Les règles de sécurité semblent particulièrement lâches. De plus, nul ne sait exactement qui fait quoi. Une petite ONG, Sunshine Project, ne comptant initialement que deux personnes, Edward Hammond et Jan van Acken, a entrepris depuis plusieurs mois de recueillir de l'information sur ces activités. Elle rencontre les plus grandes difficultés, bienqu'elle agisse dans le cadre du Freedom of Information Act. Le peu qu'elle a obtenu est moins que rassurant. Si d'éventuels bioterroristes ne détournent pas les armes biologiques étudiées ou synthétisées, celles-ci s'échapperont inévitablement d'elles-mêmes dans la nature. On s'inquiète à juste titre de mutations du H5N1 mais G.W. Bush et les entreprises irresponsables qu'il engage dans la lutte contre le terrorisme nous préparent bien pire. JPB 15/10/07

* Sunshine project http://www.sunshine-project.org/



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