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Automates
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Sur
les "cerveaux de Boltzmann, dits BBs
Ce
thème, que nous avions évoqué dans
un précédent article (http://www.automatesintelligents.com/echanges/2007/aout/boltzmann.html),
suscite des réactions. Voici les principales de celles
que nous avons reçues à ce jour
De
Benoit Lebon
A
propos du concept de Dessein Intelligent
Le
concept de Dessein Intelligent (ID en anglais) est à
tort souvent lié à Dieu et au créationnisme,
en opposition avec le darwinisme et l’évolutionnisme.
Nous sommes là en réalité face à
un vieux débat philosophique transposé cette
fois de l’homme à l’univers : la difficile
et sinon impossible distinction entre l’inné
et l’acquis. Mais le lecteur de mes pages http://controlled-hominization.com/index_fichiers/page0010.html
conviendra peut-être que cet affrontement est stérile.
En tant que matérialiste, je pense que l’évolutionnisme
n’est pas en contradiction avec toute conception d’ID
et qu’une synthèse est même possible.
Si la plus grande complexité d’une structure
ne pourrait exclure l’évolutionnisme, la science
ne pourrait non plus rejeter toute idée d’intervention
intelligente dans l’évolution de l’univers,
du moins à certaines étapes du processus.
Après tout, l’homme lui-même est déjà
un acteur local dans cette évolution, acteur qui
s’est sans doute montré peu intelligent jusqu’ici
(réchauffement planétaire, sciences de la
vie, sélection et disparition d’espèces…).
Mais il pourrait être conduit à jouer un rôle
bien plus grand s’il parvient à survivre (dispersion
de la vie dans le cosmos, « terraformation »
de planètes, « planètes » artificielles,
êtres artificiels…). C’est déjà
là l’ébauche d’un dessein intelligent
qui n’a pour limite que notre capacité de survivre.
Nous serions sans doute déjà considérés
comme des dieux par nos ancêtres du Moyen Age, et
nous serions de même tentés de considérer
nos descendants comme des dieux si nous pouvions revenir
sur notre planète dans quelques centaines ou quelques
milliers d’années.
Par son refus de considérer l’hypothèse
que l’intelligence ait déjà pu jouer
un rôle significatif dans l’évolution
de l’univers, l’homme tient en fait pour acquis
qu’il est l’être le plus avancé
à avoir vu le jour. C’est au fond une autre
façon de se placer encore une fois au centre de tout,
comme avec la Terre avant Galilée. Cet anthropocentrisme
n’est pas très rationnel.
Tout en restant dans un cadre évolutionniste, le
concept d’ID pourrait pourtant au moins s’appliquer
pour l’homme futur, s’il parvient à survivre
suffisamment longtemps pour pouvoir jouer un rôle
non négligeable dans l’évolution de
la vie dans ce système, dans la galaxie, et pourquoi
pas davantage. Et il pourrait également s’appliquer
pour d’éventuels ET plus avancés qui
nous auraient précédés dans ce rôle,
qui pourraient par exemple, grâce à leur science,
y jouer déjà un rôle significatif, même
s’ils sont eux-mêmes nés du hasard.
Sans vouloir remonter à un dieu toujours problématique,
l’intelligence, même née suivant les
lois du hasard, est trop catégoriquement ignorée
dans l’évolution de l’univers, et ce
refus relève à mon avis plus de la foi dans
la solitude de l’homme dans l’univers que de
la vraie science. Même si le concept d’ID n’a
jamais été mis en œuvre par d’autres
êtres dans cet univers, pourquoi serait-il interdit
à l’homme de vouloir le prendre à son
compte un jour ? Il ne s’agit sans doute là
que d’hypothèses, mais la science progresse
ainsi, et il ne serait pas scientifique d’en exclure
une qui pourrait être tout à fait vraisemblable.
L’ID est un peu trop facilement écarté
et ridiculisé actuellement, un peu comme la dérive
des continents naguère, et bien d’autres concepts
encore…22 août 2007
________________________________________________
Réponse
de JP. Baquiast
Postuler
la présence d’une divinité orientant
l’évolution de l’univers et faire l’hypothèse
que des “intelligences” d’origine matérielle
puissent jouer un rôle dans l’évolution
de celui-ci ne me parait pas comparable. Aussi parler d’ID
dans ce cas me parait une concession dangereuse aux créationnistes.
28 août 2007
_________________________________________________
De
Guillaume de Lamérie
«
Si le niveau d’organisation de notre univers, comportant
de nombreuses entités conscientes, est le résultat
d’une fluctuation au hasard, son émergence
est bien moins probable que celle de niveaux d’organisation
moins élevés, seulement capables de générer
une seule entité consciente, elle-même plutôt
rustique. Ces entités devraient donc être d’autant
plus nombreuses que serait élevée la probabilité
de leur apparition. Ainsi devraient exister des millions
de cerveaux de Boltzmann isolés flottant dans des
univers faiblement organisés. Il ne s’agirait
pas nécessairement de cerveaux tels que nous les
connaissons, mais seulement de structures suffisamment organisées
capables de jouer le rôle d’observateurs tels
que le sont les humains quand ils observent leur univers.
»
J’aime
bien quand la science explore de façon imaginative
la frontière entre la physique et la métaphysique,
mais franchement là, cela me semble franchement assez
délirant.
Tout d’abord, les entités conscientes que nous
sommes sont le résultat d’accumulation d’un
nombre incommensurable de fluctuations sur 13 milliards
d’années et demi et non d’une fluctuation
au hasard.
Je trouve le texte souvent confus, mélangeant les
fluctuations éventuellement responsables de la création
d’un univers (hypothèse hautement spéculative),
celle permettant l’apparition de particules élémentaires
de façon spontanées dans notre univers (beaucoup
plus argumentées) pour arriver à une fluctuation
susceptible d’aboutir en une seule fois à la
création d’une structure « suffisamment
organisées capables de jouer le rôle d’observateurs
tels que le sont les humains quand ils observent leur univers
» événement à mon sens totalement
impossible et dont l’hypothèse me semble ouvrir
la porte pour le coup à une conception totalement
créationnisme des formes qui nous entoure.
Quels sont les conditions minimales pour être conscient
comme nous le sommes? Au minimum avoir la capacité
de percevoir, de traiter de l’information et d’agir
sur le monde pour valider l’information ainsi extraite.
C’est-à-dire disposer de récepteurs
susceptibles de détecter et transcoder les ondes
électromagnétiques ou particules qui parviennent
jusqu’a lui, une partie capable de traitement très
élaborée pour utiliser les signaux des récepteurs
au point de se faire une représentation interne des
objet qui l’entoure et un système permettant
d’agir matériellement sur le monde qui nous
entoure pour valider et construire progressivement nos représentation
et enrichir notre conscience. Et c’est vraiment le
minimum !
Bref, imaginer que un tel observateur puisse apparaître
d’un seul coup par le biais d’une fluctuation,
fut-elle quantique et sur un temps inimaginable me parait
encore moins crédible à mes yeux (ce qui n’est
pas peu dire) que l’existence d’une entité
toute puissante ayant créé l’univers
que l’on nommerait au hasard dieu.
Comment ne pas faire le parallèle entre ces hypothèses
: « des cerveaux de Boltzmann parmi nous » et
la tentative de justifier l’existence d’âme
!!?? C’est bien évidement la porte ouverte
pour toutes les intrusions spiritualistes et autres dérives
rationalisantes de scientifiques en pleine crise existentielle
et spirituelle.
Je serais curieux de savoir quelles sont les croyances des
cosmologistes auteurs de telles fables spiritualistes.
D’ailleurs ce n’est pas pour rien que le lecteur
précédent s’engouffre dans la porte
ouverte par ces hypothèses pour justifier l’ID
!
J’aime beaucoup tes textes habituellement, mais ici
il me semble que tu prends au pied de la lettre et sans
aucune distance critiques des dérives tout à
fait dangereuses qui fleurissent dans la cosmologie moderne.
Il faut aller voir le site de Magnan pour retrouver un peu
de bon sens ! 31 août 2007
http://www.lacosmo.com/index.html
__________________________
De
Guillaume de Lamérie (bis)
En
cherchant un peu sur le site de Linde (http://www.stanford.edu/~alinde/),
on trouve très clairement son positionnement concernant
la nature de la conscience. Il s’agit pour lui d’un
processus de très bas niveau, puisqu’il considère
que la conscience peu exister par elle-même, à
la façon des ondes gravitationnelles, en l’absence
de toute matière.
Or,
dans le cadre du postulat matérialiste moniste, la
conscience ne peut s’envisager que comme un processus
de très haut niveau, propriété émergente
d’une matière hautement complexifiée
par des milliards d’années de sélection
d’assemblages d’atomes dont nous sommes les
représentants les plus récents.
La
position de Linde me semble donc en totale contradiction
avec la définition même du matérialisme
et plus encore avec sa déclinaison sous la forme
du principe matérialiste fort. C’est même
certainement ce que l’on peu faire de mieux actuellement
comme tentative pour concilier idéalisme voir spiritualisme
dualiste et les sciences astrophysiques théoriques.
Et
c’est à mon avis pour cela qu’il s’intéresse
tant à la théorie des cerveaux de Boltzmann,
car elle est compatible avec sa vision spiritualiste du
monde, celle d’une conscience vue comme une des lois
fondamentales de la matière.
Ce
n’est donc pas pour rien que Linde a participé
à la deuxième « Science and the Spiritual
Quest Conference » organisée par le CTNS (http://www.ctns.org/index.html)
(double anglo-saxon de l’UIP) sur le thème
: « Science and the Spiritual Quest: Creative interaction
in the Making » (http://www.ctns.org/ssq/berkeley.html)
Don
Page partage manifestement ses théories, ainsi qu’on
peu le voir dans « MINDLESS SENSATIONALISM: A QUANTUM
FRAMEWORK FOR CONSCIOUSNESS » (http://arxiv.org/PS_cache/quant-ph/pdf/0108/0108039v1.pdf)
Il
ne se cache pas d’ailleurs que son but ultime est
d’arriver à « la théorie du tout
», voir même la « théorie au-delà
du tout » (TOME) qui ne vise rien que moins à
la description mathématique de l’univers jusqu'à
l’apparition de la conscience.
Il
est très frappant aussi de voir que Linde s’appuie
sur ses travaux théoriques pour justifier ses positionnements
métaphysiques. Qu’il recourt à plusieurs
reprise au terme « God » and « creator
» (http://www.stanford.edu/~alinde/SpirQuest.doc).
Je n’ai absolument pas la prétention ni les
moyens de porter des jugements sur les travaux de Linde,
mais même la très haute valeur scientifique
d’un homme n’empêche absolument pas celui-ci
de défendre des thèses anti-matérialiste.
Je maintiens donc que ce qu’il nous propose avec Don
Page avec la théorie des cerveaux de Boltzmann n’est
au mieux qu’un exercice de rationalisation de postulat
métaphysique dualiste, au pire une tentative de donner
un vernis scientifique acceptable à des théories
spiritualistes. Or, de cette vision à l’ID,
la distance est mince. Je ne pense donc pas que ces théories
aient leur place dans le cadre de la défense du principe
matérialiste. 12 septembre 2007
Ci-dessous
les extraits les plus significatifs:
http://arxiv.org/PS_cache/hep-th/pdf/0211/0211048v2.pdf
Guided
by the analogy with the gradual change of the concept of
space-time, we would like to take a certain risk and formulate
several questions to which we do not yet have the answers
(Linde, 1990a; Page, 2002): Is it possible that consciousness,
like space-time, has its own intrinsic degrees of freedom,
and that neglecting these will lead to a description of
the universe that is fundamentally incomplete? What if our
perceptions are as real (or maybe, in a certain sense, are
even more real) than material objects? What if my red, my
blue, my pain, are really existing objects, not merely reflections
of the really existing material world? Is it possible to
introduce a ‘space of elements of consciousness,’
and investigate a possibility that consciousness may exist
by itself, even in the absence of matter, just like gravitational
waves, excitations of space, may exist in the absence of
protons and electrons? Note, that the gravitational waves
usually are so small and interact with matter so weakly
that we did not find any of them as yet. However, their
existence is absolutely crucial for the consistency of our
theory, as well as for our understanding of certain astronomical
data. Could it be that consciousness is an equally important
part of the consistent picture of our world, despite the
fact that so far one could safely ignore it in the description
of the well studied physical processes? Will it not turn
out, with the further development of science, that the study
of the universe and the study of consciousness are inseparably
linked, and that ultimate progress in the one will be impossible
without progress in the other?
http://www.stanford.edu/%7Ealinde/SpirQuest.doc
After
the development of a unified geometrical description of
the weak, strong, electromagnetic, and gravitational interactions,
will the next important step not be the development of a
unified approach to our entire world, including the world
of consciousness?
Repris
ici aussi, page 231 (242) in « PARTICLE PHYSICS AND
INFLATIONARY COSMOLOGY » et suivi de :
It
would probably be best then not to repeat old mistakes,
but instead to forthrightly acknowledge that the problem
of consciousness and the related problem of human life and
death are not only unsolved, but at a fundamental level
they are virtually completely unexamined. It is tempting
to seek connections and analogies of some kind, even if
they are shallow and superficial ones at first, in studying
one more great problem — that of the birth, life,
and death of the universe. It may conceivably become clear
at some future time that these two problems are not so disparate
as they might seem. http://arxiv.org/PS_cache/hep-th/pdf/0503/0503203v1.pdf
Conclusion:
It
now seems more likely that the universe as a whole exists
eternally, endlessly spawning ever newer exponentially large
regions in which the low-energy laws governing elementary
particle interactions, and even the effective dimensionality
of space-time itself, may be different. We do not know whether
life can evolve forever in each such region , but we do
know for certain that life will appear again and again in
different regions of the universe, taking on all possible
forms. This change in our notions of the global structure
of the universe and our place within it is one of the most
important consequences to come out of inflationary cosmology.
_____________________________________________
Réponse de JP. Baquiast
Dans
mon propre livre (Pour un principe matérialiste fort),
j’avais pris soin d’éviter d’aborder
la cosmologie théorique, conforme en cela au point
de vue de Magnan selon lequel faire une typologie des univers
alors que l’on en connait qu’un, et encore,
est de la métaphysique. (Nous avions d’ailleurs
interviewé précédemment Magnan pour
Automates Intelligents). Mais depuis, j'ai évolué,
comme le montre d'ailleurs ce numéro. Je suis désormais
convaincu par les arguments des astrophysiciens (présentés
ici par Michel Cassé et Aurélien Barrau),
selon lesquels la théorie a le droit de précéder
les possibilités actuelles de l'expérience,
à condition qu'elle ne perde pas de vue la priorité
devant rester à celle-ci.
Dans l'article sur les BB, je me suis borné à
rapporter des hypothèses en circulation (venant de
gens qui ne sont pas quand même des plaisantins) parce
que je pense qu’elles conduisent à réfléchir
et se poser des questions. Cela vaut mieux que dire “circulez,
il n’y a rien à voir”. Il ne faut pas
les refuser, sous prétexte qu'elles peuvent donner
lieu à des interprétations métaphysiques.
Concernant ces dernières, ne nous inquiétons
pas. Quoique l’on dise du monde, les mystiques, chétiens
ou islamiques, pourront montrer que cela prouve l’existence
de Dieu et la vérité des textes. Ne disent-ils
pas devant un simple coucher de soleil: “coeli
gloriam dei demonstrant”.
Quant
à critiquer l'hypothèse des BB en termes de
probabilités des occurrences, je ne m'y risquerais
pas pour ma part. De même, la définition des
"observateurs" n'impose pas des cerveaux comme
les nôtres et moins encore des consciences nées
de ces cerveaux, consciences dont on est bien en peine de
définir la consistance. Si je ne me trompe, une particule
macroscopique qui "observe" un bit quantique et
provoque sa décohérence initialise un processus
de "création" d'un monde matériel
qui peut être qualifié d'observation.
Le
sujet excite aussi les commentaires dans les Lettres des
lecteurs du NewScientist (8 septembre, p. 26) 13 septembre
2007
Sur
IEML de Pierre Lévy
De
Laurent Sabarthes, ingénieur informaticien, "language
specialist"
Dans
la rubrique de cet été consacrée au
langage IEML de Pierre Lévy, vous faisiez état
d'une certaine circonspection, et sollicitiez des éclaircissements
extérieurs (http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2007/82/infoxpress.htm)
Il
se trouve que j'ai moi-même examiné avec la
plus grande attention l'ensemble des documents disponibles
décrivant IEML, afin de me faire une idée
plus précise de la nature du projet, de ses objectifs,
de sa faisabilité, et de son état d'avancement
réel.
Au
terme de cet examen, je regrette de ne pouvoir retenir que
trois hypothèses en ce qui concerne IEML : le canular,
le bluff ou le délire. Et veuillez considérer
que je pèse soigneusement mes mots.
Les
rares descriptions formelles d'IEML sont incomplètes
et erronées. Elles décrivent en tout état
de cause non pas un langage régulier, comme l'affirme
Lévy, mais un langage à choix finis, dont
la puissance d'expression est absolument triviale.
Les
concepts mathématiques d'espace, de distance, de
coordonnées algébriques, de relation, de fonction,
etc, y sont utilisés sans aucune définition
ni précision (dimensionnalité? continuité?
ouverture? métricité? choix de l'origine?
unité? domaine?). Lévy parle de "calculabilité",
de "prédicats", de "relation d'ordre",
sans manifestement savoir de quoi il s'agit, confond "combinatoire"
avec "combinatory logic" (Schoenfinkel), etc.
Il ignore ce qu'est une grammaire formelle, n'expose à
aucun moment la sémantique de son langage, ne traite
pas des questions de représentation, et ainsi de
suite.
La
simple validation avant publication de la grammaire d'IEML,
à l'aide d'un programme "lex" par exemple,
aurait occupé une après-midi d'un étudiant
de première année en informatique. Lévy
ne l'a pas fait, ni fait faire. C'est dommage, il aurait
épargné à ses lecteurs attentifs la
pénible constatation que sur 30 règles syntaxiques,
6 sont inutiles, 5 sont redondantes et 4 sont fausses.
Plus
fondamentalement, Lévy paraît ignorer 100 ans
de logique et de philosophie du langage. Il propose une
"solution" incroyablement triviale à des
problèmes qui ont obsédé Frege, Russell,
Carnap, Tarski, Quine et d'autres depuis 100 ans, dont certains
ont été prouvés indécidables,
d'autres résolus, d'autres enfin non élucidés
à ce jour, mais que Lévy ne pourra certainement
pas faire avancer d'un pouce à l'aide d'un langage
tout juste bon à décrire des numéros
de sécurité sociale (mais non des numéros
d'immatriculation de véhicule : il y faut un langage
régulier).