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La Revue mensuelle n° 82
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Un simulateur de catastrophe pour améliorer la programmation de robots de sauvetage autonomes
Christophe Jacquemin- 06/08/07

Nick Jennings et son équipe(1) de la School of Electronics & Computer Science (ECS) de l'université de Southampton (Royaume-Uni) vient d'être récompensé pour le développement d'un simulateur de catastrophes destiné à améliorer la programmation de robots de sauvetage autonomes.

Le ESCKernel, - Programme AladdinBaptisé "ECSKernel", ce système est le gagnant (dans la catégorie "Infrastructure") du dernier concours "Robocup Rescue" qui s'est tenu cet été à Atlanta. Il permet la simulation de catastrophes types et d'assurer la coordination de robots en cas de différentes situations d'urgence. Suivant ces dernières, il est possible de mieux paramétrer et coordonner un programme de sauvetage impliquant de multiples agents robotisés (programmation multi-agents), apprenant de manière autonome à évoluer sur terrain sinistré.

Cette innovation a été conçue comme partie du programme "Autonomous Learning Agents for Decentralised Data (ALADDIN)", projet de recherche lancé il y a cinq ans avec le soutien financier de BAE Systems et du Physical Sciences Research Council.
Partie d'une vue en 3D de la ville de KobeDéveloppé sous Linux, le ECSKernel va maintenant intégrer le projet de plate-forme "Agent Simulation" (cf: http://www.robocuprescue.org/agentsim.html) qui vise à la mise en place d'un cadre de recherche pour le développement de nouvelles solutions robotisées en recours aux situations de catastrophes. Le nouveau dispositif permettra à tous les chercheurs concernés d'évaluer leurs innovations dans des conditions très proches du réel, au plus près d'un environnement urbain type.

Dans ce cadre, on pourra relire avec intérêt notre dossier " Intelligence artificielle distribuée et gestion des crises " paru en 2001 : http://www.automatesintelligents.com/labo/2001/nov/dossier.html

(1) Sarvapali D. Ramchurn, Alex Rogers, Kate McArthur, Perukrishnen Vytelingum et Alessandro Farinelli.

En savoir plus
RoboCup Rescue : http://www.robocuprescue.org/
RoboCup Rescue EcsKernel project : http://ecskernel.ugforge.ecs.soton.ac.uk/
Programme Aladdin : http://www.ecs.soton.ac.uk/research/projects/aladdin
Communiqué de ECS : http://www.ecs.soton.ac.uk/about/news/1403


Possible origine accidentelle de l'épidémie de fièvre aphteuse britannique
Jean-Paul Baquiast - 05/08/07

L'épidémie de fièvre aphteuse annoncée hier dans un élevage bovin du Surrey, dans le sud de l'Angleterre, pourrait provenir de la fuite d'un virus étudié dans un laboratoire public voisin.
A la date de ce jour, 5 août 2007, les soupçons se portent sur le site de Pirbright, situé à seulement cinq kilotres de cette exploitation, occupé par l'Institut de la santé animale (IAH), organisme public, et Merial Animal Health, un laboratoire pharmaceutique spécialisé dans les maladies animales.

"C'est une piste prometteuse mais nous ne sommes pas sûrs", a déclaré ce 5 août sur BBC News24 Hilary Benn, ministre de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales (Defra). Cette souche était "très semblable" à celle utilisée à Pirbright. "Elle se trouve à l'IAH et a été utilisée dans une préparation (de vaccin) fabriquée en juillet 2007 par le laboratoire de Merial".

L'Institut de la santé animale (IAH) a nié dimanche toute faille de sa sécurité. Le virus détecté est "très proche" d'une souche de 1967 conservée par le laboratoire, mais "nous l'avons utilisé de manière limitée dans le laboratoire au cours des dernières quatre semaines", a souligné son directeur, le professeur Martin Shriley. Merial a pour sa part suspendu par précaution la préparation de vaccins. Son implantation britannique fait partie des quatre laboratoires autorisés par l'Union européenne "à manipuler le virus aphteux vivant pour la production de vaccins". Les autres sont à Lyon (France), Cologne (Allemagne) et Lelystad (Pays-Bas). (source AFP)

Quoi qu'il en soit, cet événement montre que les craintes exprimées à l'égard des laboratoires qui étudient des germes pathogènes ou tentent de modifier leurs génomes pour les rendre plus agressifs ne sont pas vaines. Ce sont surtout les scientifiques américains qui pratiquent de telles recherches, sur financement du département de la défense, et dans le but - illusoire pensons-nous - de lutter contre le bio-terrorisme.
Des maladresses et le cas échéant des actes criminels sont toujours à craindre.


Lancement du Phoenix Mars Lander par la Nasa
Jean-Paul Baquiast - 05/08/07

La Nasa a lancé le 4 août le Phoenix Mars Lander (sonde Phoenix), un robot stationnaire qui ira creuser le sol gelé des régions arctiques de Mars pour tenter d'y détecter des traces de vie microbienne passées ou présentes. La sonde devrait se poser près du pôle nord de Mars autour du 25 mai 2008 au terme d'un périple de 680 millions de kilomètres. Le coût de la mission est de 420 millions de dollars.

La Nasa compte poser la sonde sur un site plat et dépourvu de blocs rocheux, à une latitude qui correspondrait sur la Terre à celle du nord de l'Alaska, et où le robot affrontera des températures de -73° à - 33° Celsius. Une fois sur la surface de Mars, Phoenix déploiera un bras articulé de 2,35 mètres capable de creuser à une profondeur d'un mètre. Les scientifiques espèrent que le robot trouvera de la glace, dont ils supposent la présence dans le sous-sol. Puis il déterminera si cette eau solide est, ou a été, propice au développement d'une vie primitive.

La sonde n'est pas équipée pour détecter directement la présence passée ou présente de vie dans le sous-sol martien, a souligné la Nasa. Mais ses instruments peuvent, en analysant la composition du permafrost martien, trouver des molécules de carbone et d'hydrogène -des éléments nécessaires à la vie- ainsi que d'autres composants chimiques et déterminer ainsi si la vie a été ou est possible sur Mars.

Un bouclier thermique aidera Phoenix à supporter sa rentrée dans l'atmosphère martienne à 5,7 km par seconde, puis un parachute le ralentira. Après s'être séparé de son parachute, de petites rétrofusées le poseront en douceur, à environ 2,4 mètres par seconde, sur le sol où il reposera sur ses trois jambes. Une fois ses panneaux solaires déployés, quinze minutes après l'atterrissage, le Phoenix Mars Lander mesurera environ 5,5 mètres de longueur sur 1,5 mètre de diamètre. Il transporte avec lui 55 kg d'appareils scientifiques dont une station météorologique canadienne.

Pour en savoir plus
Site de la mission : http://phoenix.lpl.arizona.edu/
Page de la Nasa :http://mars.jpl.nasa.gov/missions/present/phoenix.html


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