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La Revue mensuelle n° 82
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HRP3 Promet MKII : prototype de robot ouvrier japonais capable de travailler par tous les temps
Christophe Jacquemin - 07/07/07

Robot ouvrier HRP3 Promet MKII - Photo : UPADes chercheurs japonais ont présenté récemment leur dernier spécimen de robot humanoïde, le HRP-3 Promet MK-II, robot ouvrier capable de travailler en milieu industriel, en intérieur mais également à l'extérieur sous une pluie battante, ou en milieu humide.
Issu d'une longue
lignée de prototypes, le robot doté de 42 degrés de liberté et mesurant 1,60 mètre pour 68 kilogrammes est capable de marcher pendant deux heures de suite et par exemple de manipuler de façon experte un tournevis en adoptant une posture lui permettant de coupler ses forces.

HRP3 Rappelons que le Japon s'est engagé dans le développement de toutes sortes de robots afin de pallier le manque de main d'oeuvre prévisible* (qu'il s'agisse de l'industrie ou des services) et d'aider les hommes dans l'accomplissement de tâches dangereuses, délicates ou ingrates.
Ayant reçu l'aide de l'état, la réalisation du présent prototype est le fruit d'une coopération entre les entreprises Kawada Industries et Kawasaki Heavy Industries (KHI) avec l'Institut national des sciences et technologies industrielles avancées.

* Le Japon, dont le taux de natalité est l'un des plus faible de la planète, ne souhaite pas avoir recours à la main d'oeuvre étrangère.

En savoir plus :
Kawada Industry Inc. : http://www.kawada.co.jp/


La NASA dévoile une partie du code source de ses rovers
Christophe Jacquemin - 01/07/07

Robots de la Nasa utilisant le logiciel CLARATyLa NASA vient de rendre publique une partie du code source de son logiciel CLARATy (Coupled Layer Architecture for Robotic Autonomy) utilisé dans certains robots d'exploration autonomes comme les Mars Rover. Distribuée désormais sous la licence Caltech TSPA*, la plate-forme logicielle comprend des modules developpés conjointement par le centre de recherche Ames de la NASA, le Carnegie Mellon et l'université du Minnesota dans le cadre du Mars Technology Program.
Chaque module a une fonction destinée à l'exploration : contrôle des caméras, de la mobilité (qu'il s'agisse de véhicules à jambes, à roues, ou hybrides), calcul de chemin et modélisation de terrain.

10% du code est désormais disponible sous la version 0.10-beta - soit 44 modules totalisant 100.000 lignes du programme . Mais à terme, la NASA envisage de rendre public, 30% du logiciel. Objectif : rassembler la communauté universitaire autour de CLARATy pour l'enrichir de nouveaux modules apportant de nouvelles fonctionnalités.

* Autorisant le développement d'applications à but non commercial.

Pour en savoir plus
Communiqué de presse de la NASA :
http://www-robotics.jpl.nasa.gov/news/newsStory.cfm?NewsID=69

Le Claraty Robotic Software : http://claraty.jpl.nasa.gov
Mars Technology Program : http://marstech.jpl.nasa.gov/
License CLARATy TSPA : http://claraty.jpl.nasa.gov/man/software/license/open_src/index.php


Interface cerveau-machine (BCI) non invasive. Le programme européen PRESENCCIA
Jean-Paul Baquiast 30/07/07

Le programme européen PRESENCCIA expérimente une forme d'interface cerveau-machine différente de celle d'Hitachi mentionnée ci-dessous. Il s'agit de mettre en relation le cerveau d'une personne convenablement appareillée et des avatars se mouvant dans un univers virtuel analogue à celui de Second Life.

Le projet, financé par le 6e programme- cadre de recherche européen, rassemble 15 universités et partenaires européens. Il ne comporte pas de représentant français (sic). Il étudie les modalités d’interaction entre des personnes physiques et des environnements à la fois physiques et virtuels. Les environnements virtuels sont peuplés d’avatars, un peu analogue à ceux qu’offre Second Life. Mais, tandis que dans Second Life, les participants sont des internautes ne pouvant interagir qu’avec le clavier et la souris, dans PRESENCCIA, ils sont physiquement présents dans l’installation tout en pouvant interagir directement avec leurs avatars en faisant appel à leur pensée. L’objectif à terme consiste à obtenir un monde entièrement virtuel dans lequel les participants qui y seront immergés pourront naviguer au gré de leur imagination.

Plusieurs solutions sont développées pour ce faire. La première est une BCI qui mesure les signaux émanant du cerveau à partir d’électrodes attachées au crâne et qui les traite avec un équipement d’électro-encéphalographie. Le système identifie les informations correspondant à l’activité neuronale en réponse à des ordres simples imaginés par le sujet : avancer une jambe, tourner à gauche ou à droite, etc. Il en résulte des instructions qui sont transmises à un avatar représentant le sujet. Celui-ci est installé dans une salle sur les murs de laquelle sont projetés les éléments d’un univers virtuel. Il est donc immergé sans efforts dans ce dernier et peut facilement imaginer les mouvements qu’il commande à son avatar.

On voit que de telles expériences permettront, non seulement de préciser les signaux neuronaux correspondant à tel ou tel ordre donné par la pensée, mais d’explorer les réactions mentales d’un sujet complètement plongé dans un environnement virtuel. Celles-ci seront-elles semblables ou différentes de celles résultant de l’interaction avec le monde réel ? On sait que les spécialistes des mondes virtuels affirment que, pour peu que ces mondes se rapprochent du monde réel, les sujets ne peuvent plus les distinguer. A partir de ce moment, ils peuvent imaginer des actions qui leur seraient impossibles dans la réalité. Etudier leurs comportements dans sssssssssssssssde telles situations pourrait, entre autres, faciliter la rééducation de personnes paralysées. Mais à terme, bien d’autres applications intéressant les sciences cognitives pourront être envisagées, sur le thème de la consistance de la conscience confrontée à divers « réels».

Pour en savoir plus
PRESENCCIA : http://www.cs.ucl.ac.uk/research/vr/Projects/PRESENCCIA/


Interface cerveau-machine (BCI) non invasive. Hitachi
Jean-Paul Baquiast 29/06/07

Une interface cerveau-machine (BCI, Brain-Computer Interface) non invasive, développée par Hitachi, analyse les changements dans les flux sanguins du cerveau et les transforme en signaux électriques capables de transmettre des ordres à des machines. Une coiffe (pesant malheureusement encore 1 kg) comporte des dispositifs dits de topographie optique qui envoient de faibles flux de lumière infra-rouge à travers la surface du cerveau afin de détecter les changements dans l'alimentation en sang des vaisseaux irriguant les aires étudiées. Des fibres optiques recueillent les informations et les transmettent à des dispositifs d'analyse ou de commande. Il suffit alors de vouloir donner un ordre à la machine, en pensée, pour que l'ordre s'exécute. Le système peut aussi servir à analyser le fonctionnement des aires cérébrales, qu'elles soient saines ou malades. On espère qu'à force de s'imprégner d'infrarouge, le détenteur du cerveau ne se mettra pas à son tour à voir rouge.

Pour en savoir plus
Notre article du 02/01/07 : Les Interfaces cerveau/ordinateur non invasifs on le vent en poupe
Site Technology.com : http://www.technovelgy.com/ct/Science-Fiction-News.asp?NewsNum=1087


Robots récolteurs
Jean-Paul Baquiast 20/06/07

Des associations d'exploitants de vergers de la Californie, regroupées au sein du California Citrus Research Board, ont sollicité la firme Vision Robotics, de San Diego, en vue de développer des robots récolteurs de fruits susceptibles de remplacer les armées de travailleurs temporaires qui sont actuellement employés à cette tâche. Officiellement il s'agit de suppléer à un manque de main-d'oeuvre qui se fait de plus en plus sentir, et qui entraîne des pertes de récoltes importantes. Mais en arrière-plan, joue sans doute le souci de tarir une forme d'immigration, officielle ou clandestine, mexicaine ou asiatique, dont les Américains d'origine se plaignent de plus en plus.

Le pari semblait difficile, compte tenu de la fragilité des arbres et des fruits, empêchant toutes manipulations brutales. De plus, les cibles devraient être traitées une à une, d'une façon excluant tout automatisme simple. Le prototype en cours de réalisation comportera en fait deux robots travaillant en tandem. Le premier scannera les arbres et construira une représentation en 3D de la localisation et de la taille de chaque orange. Il calculera la séquence de ramassage la plus rationnelle. Le second, doté de 8 bras, exécutera les ordres de récolte qu'il aura reçu et signalera au premier les erreurs éventuelles. Le système devrait être opérationnel dans 18 mois environ et ses promoteurs prévoient, à échance de 3 à 4 ans, de véritables armées de tels robots parcourant les plantations. Mais gare à la production de gaz à effet de serre. Les travailleurs humains rejettent (en principe) moins de CO2.

Vision Robotics se spécialise dans les robots industriels ou domestiques pour lesquels une capacité de vision extrêmement précise constitue le principal sens requis.

Pour en savoir plus
Vision Robotics corp. : http://www.visionrobotics.com/


Calculateurs moléculaires
Jean-Paul Baquiast 05/06/07

Des chercheurs d'Harvard et de Princeton développent actuellement des calculateurs biologiques, petits dispositifs implantables capables de faire apparaître les caractéristiques et le comportement des cellules humaines.

L'information produite par ces "calculateurs ou automates moléculaires", faits entièrement d''ADN et d'ARN, permettra de détecter aussi bien l'activité des gènes en général que la présence de gènes mutants. L'ARN constituera l'"entrée" ou input du "calculateur", les molécules produites constituant la sortie ou output. Dans les deux cas, les signaux correspondant devraient être facilement identifiables en laboratoire. Les calculateurs cellulaires pourront ainsi mettre en évidence l'activité de gènes multiples. ou permettre des actions thérapeutiques visant spécifiquement des cellules malades.

Pour en savoir plus
Animation (anglais)
http://www.news.harvard.edu/gazette/2007/05.24/photos/Benenson_animation.swf


Sciences. Revue de presse du mois de juin, par Jean Zin
Jean-Paul Baquiast 05/06/07

Signalons ici l'excellente revue de la presse scientifique réalisée par Jean Zin, un des auteurs bénévole du journal interactif en ligne Agoravox. Ce travail ne manquera pas d'intéresser nos lecteurs.

Voir http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=25313


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