Nous
proposons ici une nouvelle rubrique destinées
à publier des informations brèves
suivant de près l'actualité. Nous
leur donnerons une tonalité politique (politique
industrielle, politique scientifique, intelligence
économique) qu'il n'est toujours pas possible
d'imposer à toutes les autres rubriques
de la revue. La page Infoxpress ne remplacera
pas la page ACTUALITES
|
L'accord
Microsoft/Inria, grand succès pour la recherche
française ou accélération du pillage
des compétences?
1.
La presse bon teint se félicite de l'accord entre
l'Inria et Microsoft relatif à la création
d'un centre de recherche commun au sein du pôle
de compétitivité System@tic. Voici quelques
phrases (en italique rouge) extraites de l'article dédié
à cette information par Annie Kahn du Monde (12/01/07,
p. 14) avec les réflexions que pour notre part
ceci nous suggère:
LM:
" Trente chercheurs, dont
les thésards, post-doctorants et ingénieurs,
y collaborent déjà. Ils devraient être
une centaine à terme à travailler sur des
sujets de recherche fondamentale, dont les résultats
pourront demander une dizaine d'années avant d'être
appliqués dans l'industrie. Les deux partenaires
apportent des moyens équivalents. Microsoft détachera
moins de chercheurs, mais plus d'argent. L'Inria investira
davantage dans les infrastructures, et la prise en charge
de chercheurs non permanents. "
Nous
comprenons que Microsoft se paye (à partir de sa
fortune multi-milliardesque) des chercheurs français
ou européens, que l''Inria aurait pu recruter pour
son seul compte s'il avait disposé de quelques
millions de ressources provenant de la recherche publique
française ou européenne.
LM:
" Georges Gonthier, un Français, ancien
chercheur à l'Inria, désormais salarié
de Microsoft Research à Cambridge (Angleterre),
et Benjamin Werner, chercheur à l'Inria, tous deux
très connus dans la communauté des chercheurs
en informatique pour avoir démontré le théorème
des quatre couleurs, rejoignent aussi le centre pour y
diriger un projet."
Qui
seront les prochains salariés de Microsoft?
LM:
" L'Inria a déjà
monté des partenariats de ce type avec d'autres
entreprises : France Télécom, Alcatel, Thales,
et dans le passé Bull. De nombreuses start-up en
sont issues, dont Trusted Logic et Kelkoo."
Est-ce
exactement la même chose pour un organisme de recherche
européen que travailler pour Microsoft ou pour
les entreprises européennes citées par l'article?
"
LM
" Ce nouveau centre de
recherche est un pilote, affirme Eric Boustouller, PDG
de Microsoft France, qui envisage d'intensifier les collaborations
avec d'autres établissements de recherche. Microsoft
finance des chaires ailleurs dans le monde. Nous y réfléchissons
en France, avec Polytechnique, en particulier. Le Centre
commun de recherche fondamentale créé avec
l'Inria sera un point du maillage que nous mettrons en
place."
On
ne comprendrait pas en effet que Microsoft ne profite
pas de ce premier succès pour étendre son
maillage.
LM
" Le centre sera très
ouvert à d'autres collaborations, insiste-t-on
tant à l'Inria que chez Microsoft. Situé
sur la zone du pôle de compétitivité
System@tic, il fera également partie du réseau
thématique de recherche avancée (RTRA) Digiteo,
qui outre l'Inria, réunit des laboratoires du Commissariat
à l'énergie atomique (CEA), du CNRS, de
l'Ecole polytechnique, de l'Ecole supérieure d'électricité
et de l'université Paris-XI (Orsay). "
Autrement
dit, toutes les bonnes idées qui viendront de ces
divers centres se retrouveront directement non seulement
chez Microsoft mais dans les agences américaines
pratiquant à grande échelle l'espionnage
économique. Beau succès en effet.
2.
Pour être objectif, nous joignons ce commentaire
tout différent, reçu d'un correspondant:
"
J'ai toujours autant de mal que lors de l'annonce de ce
partenariat à comprendre quel est exactement le
problème. Alors que certains déplorent la
faiblesse des investissements de MS en France, voila un
accord intéressant, en des termes que l'on ferait
bien de comparer à ceux des autres contrats liant
l'INRIA à une entreprise...
La
polémique sur la nationalité de la société
me semble toujours aussi déplacée et relevant
d'un nationalisme (ou d'un européisme, soit la
même couche mais cachée sous un drapeau bleu
étoilé) de mauvais aloi. Aurait-on vraiment
préféré que Microsoft fasse plutôt
ce partenariat ailleurs ??? Les entreprises françaises
(européennes) ont-elles des centres de recherche
uniquement en France (Europe) ? Non, heureusement.
Mais
ce qui me choque encore plus, c'est la réaction
horrifiée à l'idée que des chercheurs
soient recrutés par un partenaire privé...
Cela doit être un équivalent moderne de la
chute du paradis... :-) Sans parler du fait que le public
aurait le monopole de la recherche... Surtout en logiciel...
On croit rêver...
Le
vrai problème serait pour moi surtout que seul
Microsoft soit capable de faire ce genre d'accord. C'est
plutôt à créer les conditions pour
que cela n'arrive pas que nous devrions nous atteler,
non ?"
C'est
un des problèmes, en effet, mais pas le seul. Microsoft
n'est pas une entreprise comme les autres. On pourrait
plutôt la comparer, dans son domaine, à Lockheed
Martin. Sur cette dernière, voir Playboy. Dans
ce texte, le journal explique comment Lockheed Martin
a pris les pleins pouvoirs en Amérique http://www.playboy.com/magazine/features/lockheed/download.pdf
3.
Pour rester objectif, nous publierons cet autre propos,
tout à l'opposé, d'un autre correspondant:
"Que
n'avait-on pas entendu, et qu'on continuera à entendre
à nouveau. Ce type de "partenariat" est
excessivement rentable pour Microsoft. Pour quelques dizaines
de millions d'Euros (une somme ridicule, en fait, à
l'échelle d'un gouvernement), Microsoft se positionne
à la source pour :
-
se mettre en position de force pour acquérir à
moindre frais les innovations intéressantes ;
-
empêcher de fait l'émergence de compétiteurs
potentiels, spin-offs de laboratoires étrangers,
qui pourraient lui demander plus d'énergie à
combattre par la suite ;
-
affaiblir les Etats européens, en ce que les innovations
"Microsoft" ne génèreront pas
de taxes pour les autres Etats, mais aux USA. C'est la
"double taxe" : le contribuable Français
paye pour l'éducation de ses ingénieurs,
et repaye aux Etats-Unis pour les produits qu'ils ont
imaginé. C'est même la "triple taxe",
car dans le cas de ces chercheurs c'est aussi le contribuable
qui paye leurs salaires ;
-
se faire une pub d'enfer auprès des jeunes polytechniciens
et autres élites qui décideront plus tard
s'il faut mettre du Microsoft ou du Linux dans les administrations.
Et
ils sont où, les avantages pour la France ?
Ce
labo est, du point de vue stratégique, une défaite
immense. Et le choix de la France n'est à mon sens
pas innocent."
La
transmission de pensée par ordinateur
Source IT. Wales http://www.itwales.com/997730.htm.
Le Dr Ken Warwick, célébre dans le monde
entier par les greffes audacieuses de processeurs bioniques
qu'il pratique sur lui-même, explique dans cet interview
qu'il prévoit à échéance de
10 ans la possibilité de communiquer directement
de cerveau à cerveau par des liaisons électroniques.
Au début, les messages seront rudimentaires, analogues
à ceux qu'échangeaient les premiers postes
télégraphiques au 19e siècle. Mais
dans les décennies suivantes, les échanges
de pensées pourront s'enrichir et se diversifier.
Ainsi aujourd'hui la télévision est infiniment
plus riche que l'antique télégraphe. Pour
Ken Warwick, incontestablement, une humanité nouvelle,
faite de ceux qui accepteront ces modes de communication,
soit entre humains, soit avec des machines, émergera
et se distinguera de ceux qui en resteront aux anciens
modes de communication.
On
sait que le Dr Warwick avait pendant quelques semaines
expérimenté avec sa femme ce mode de communication.
Nous pensons pour notre part que le progrès des
BCI (Brain computer interface) non invasifs présentés
dans notre numéro précédent permettra
d'éviter ces greffes toujours pénibles et
susceptibles de s'infecter.
*
voir le site de Ken Warwick http://www.kevinwarwick.com/
La
mise hors service de Mars Surveyor serait due à
une erreur humaine
Source: The Register http://www.theregister.co.uk/2007/01/11/upgrade_not_so_much/
La Nasa (JPL) avait annoncé il y a quelques semaines
que le vétéran des orbiteurs martiens, Mars
Surveyor, était entré spontanément
dans le mode Safe, ce qui l'empêchait de communiquer
avec la Terre. Cette aventure avait été
attribuée à la vieillesse. Le diagnostic
serait différent aujourd'hui. Mars Surveyor serait
encore vaillant, s'il n'avait pas été victime
d'une erreur humaine dans l'enrichissement d'un de ses
logiciels. Quoiqu'il en soit, il parait aujourd'hui mort
et bien mort.
Nous
citons: "According
to reports, John McNamee, deputy director of solar system
exploration at NASA's Jet Propulsion Laboratory, has said
that a preliminary investigation already highlighted bad
software as a possible cause of the Surveyor's problems.
He says a botched upgrade in June 2006 could be to blame.
The upgrade was supposed to improve that craft's flight
processors, but instead, it seems to have instructed the
craft to turn one of its cooling radiators towards the
sun. Over time, this has overheated the battery, forcing
the Global Surveyor into safe mode.
If a software glitch is confirmed as the cause of the
craft's untimely demise, the investigation will then focus
on why the bug was not spotted before the code was dispatched.
"
Le
créationnisme frappe encore
Michaël Shermer, éditeur du site e.skeptic,
dont le nom résume le programme, nous fait part
dans un article récent des nouvelles avancées
du créationnisme aux Etats-Unis et du soutien que
cette doctrine reçoit des autorités fédérales
(voir http://www.skeptic.com/eskeptic/07-01-10.html).
Ainsi, selon le Dr. Donald R. Prothero, professeur de
géologie à l'Occidental College de Los Angeles,
et chargé de cours en géobiologie au California
Institute of Technology à Pasadena, les rangers
travaillant dans le Park National du Grand Cannyon ont
reçu l'ordre de ne pas mentionner l'âge des
couches géologiques de cette célèbre
formation, pour ne pas heurter les convictions religieuses
fondamentalistes des visiteurs. Beaucoup de ceux-ci professent
en effet le créationnisme, attribuant selon la
Bible à la Terre un âge ne dépassant
pas 5 à 6.000 ans. Il s'agit d'instructions émanant
directement de l'autorité fédérale
et s'imposant aux employés du Park. Dans le même
esprit, de nombreuses croix et panneaux d'information
ont été érigées sur le site
pour expliciter les messages bibliques.
Ces
outrances conduisent à ne pas soutenir entièrement
le point de vue du théologien français Jacques
Arnould. Celui-ci, dans un livre récent "Dieu
versus Darwin. Les créationnistes vont-ils triompher
de la science?" (Albin Michel, 2006) fait l'historique,
en les dénonçant, des errements du Créationnisme.
Mais assez curieusement, il conclut en appelant à
éviter également le dogmatisme scientifique,
qu'il baptise de scientiste. Entre fanatisme religieux
et scientisme, il ne devrait y avoir selon lui ni vainqueur
ni vaincu, mais "à la manière des universités
médiévales, une dispute entre acteurs dont
l'objet serait le sens de la vie et de l'existence humaine".
Il
faudrait savoir quand même de quoi l'on parle. L'âge
du grand Cannyon et l'histoire darwinienne de l'évolution
n'ont rien à voir avec le sens de la vie et de
l'existence humaine. Je veux bien, en tant que matérialiste,
discuter avec des spiritualistes du sens à donner
à ces deux concepts, mais que la "dispute"
ne se mêle pas d'expliquer aux scientifiques ni
aux étudiants ce qui s'est passé sur Terre
depuis l'apparition de notre planète. 10/01/07
Naissance
du groupement de recherche du CNRS Or-Nano
Source Le Monde, 09/01/07, p. 9. Le CNRS annonce le lancement
d'une structure fédérative regroupant une
quarantaine d'équipes, visant à étudier
les applications des nanoparticules d'or. Ce groupement
de recherche, baptisé Or-nano (rien à voir
avec l'ancien ministre de l'industrie Michel d'Ornano),
étudiera les nombreuses applications industrielles,
chimiques, thérapeutiques, permises par les nano-particules
d'or. Celles-ci peuvent jouer des rôles importants,
notamment comme agent de catalyse, par exemple pour oxyder
le CO en CO2 dans les pots d'échappement et les
piles à combustibles. Le coût du métal
précieux, malgré ce que l'on peut croire,
est moindre que celui du platine ou du palladium.
*
GDR Or-nano http://www.insp.upmc.fr/or-nano/)
Le
robot français NAO progresse
La
start up française Aldebaran Robotics, comme promis,
nous donne de ses nouvelles. La plateforme robotique humanoïde
NAO est en bonne voie de développement. Quant à
l'équipe, elle semble en pleine forme. Nous lui
souhaitons une bonne année et les retombées
qu'elle mérite. Affaire à suivre donc. http://www.aldebaran-robotics.com/
07/01/07
Lu
sur le site: "Le projet
a été lancé début 2005 et
vise à mettre à la disposition du grand
public, pour un prix abordable, un robot humanoïde
disposant de fonctions mécaniques, électroniques
et cognitives dignes des prototypes de recherche (voir
graphique ci-dessous).
Livré en standard avec des comportements de base,
le robot sera dés sa commercialisation le support
idéal pour s’initier à la robotique
puis, enrichi de nombreux comportements, il deviendra
un compagnon autonome pour toute la famille. Il évoluera
ultérieurement de son rôle de compagnon vers
une vraie fonction d’assistance pour les tâches
quotidiennes (surveillance, télé-assistance,
informations, lien réel-virtuel…).
Disposant
d’une interface de programmation très intuitive,
il permettra à tous les membres de la famille de
découvrir la robotique en s’amusant. Véritable
concentré de nouvelles technologies, notre robot
saura également combler les amateurs de nouvelles
technologies les plus exigeants ".
Exploration
robotique de Mars. Succès américains. Report
sine die des projets européens
La Nasa peut à juste titre se féliciter
du fait que ses deux robots d’exploration martienne
Spirit et Opportunity viennent de fêter avec succès
leur 3e année de service sur la planète
rouge. Contre toute attente, ils sont encore opérationnels
et, grâce à des logiciels up-gradés
à distance par les techniciens du JPL, ils promettent
encore de nouvelles moissons de données aux scientifiques.
Dans le même temps, le puissant vaisseau orbiteur
Mars Reconnaissance Orbiter (mro) a remplacé avantageusement
son prédécesseur Mars Global Surveyor arrivé
en fin de vie. Sa précision est égale à
celle d’un satellite espion terrestre. Pour les
mois à venir, par ailleurs, la Nasa se prépare
à lancer deux nouveaux robots d’exploration,
Phoenix en août 2007 et le gros Mars Science Laboratory
(msl) fin 2009.
Pendant ce temps là, l’Esa européenne
voit ses projets sur Mars reportés de plusieurs
années, - ce qui dans la perspective de la compétition
avec la Nasa, veut presque dire sine die. La mission Exomars
qui devait déposer un robot d’exploration
sur Mars en 2009, est remise à plus tard pour des
raisons de crédits. Il aurait fallu que l’Esa
ait pu faire appel à une fusée Ariane 5
plutôt que la fusée Soyouz initialement prévue
pour raisons d’économie. En effet, une Ariane
permettrait d’emmener, outre le rover, un orbiteur
européen capable de lui servir de relais vers la
Terre. Sinon l’Esa serait obligée de compter
sur la bonne volonté de la Nasa, dont les Européens
ont de bonne raison de douter.
Faute
d’accord financier pour abonder un crédit
calculé trop court (650 millions d’euros),
l’Esa devrait dans la meilleure des hypothèses
attendre 2013. On est loin des ambitions visant à
faire de l’exploration martienne la pierre de touche
d’une volonté européenne de participer
avec ses propres moyens au retour sur la Lune et sur Mars.
Ainsi, faute de quelques centaines de millions d’euros
(1,50 euro par tête d’européen), l’Europe
va voir le cinéma spatial autour de Mars se dérouler
sans elle. Il en sera de même évidemment
des futurs programmes lunaires, américains et chinois
07/01/07
* Mars Reconnaissance Orbiter http://marsprogram.jpl.nasa.gov/mro/
* Mars Science Laboratory http://mars.jpl.nasa.gov/msl/
Windows
Vista, oui ou non?
Microsoft
présente son nouveau système d’exploitation
pour PC, Vista, comme apportant des avantages considérables.
Voir
http://www.microsoft.com/Windowsvista/
ou http://www.microsoft.com/windowsvista/getready/default.mspx
Tout
est présenté comme incontournable pour les
utilisateurs de PC, qui n’auront pas d’autres
choix qu’acheter Vista et ses nombreuses fonctions
incluses dont on ne sait à peu près rien.
Néanmoins, le milieu du logiciel libre réagit
et dénonce ce qu’il appelle un véritable
coup d’Etat réalisé aux dépends
des possesseurs de PC et matériels compatibles.
Ce sont les spécifications de la fonction dite
de « protection de contenu » de Vista qui
sont les plus critiquables. On trouvera une longue analyse
de la question dans la note « Analyse du coût
de la protection de contenu de Windows Vista » à
l’adresse http://chl.be/vista/
Selon le résumé de ce document, nous citons
: « Windows Vista inclut
une refonte totale des éléments au cœur
de l'OS, afin d'assurer la protection de contenu pour
le dénommé "contenu de première
qualité", typiquement des données HD
issues de sources Blu-Ray ou HD-DVD. Assurer cette protection
engendre des coûts considérables en termes
de performance et stabilité du système,
de surcoût pour le support technique, et du coût
du matériel et du logiciel. Ces problèmes
affectent non seulement les utilisateurs de Vista mais
aussi l'industrie des PC toute entière, puisque
les effets des mesures de protection s'étendent
pour couvrir tout matériel et logiciel qui communiquera
au final avec Vista, même si il n'est pas employé
directement avec Vista (par exemple du matériel
d'un ordinateur Macintosh ou d'un serveur Linux). Ce document
analyse le coût induit par la protection de contenu
de Vista, et les dommages collatéraux que cela
implique dans toute l'industrie informatique. »
Pour
ceux qui ne se sentiraient pas de taille à entrer
dans des considérations de cette nature, la meilleure
solution sera, lors de l’acquisition d’un
nouveau matériel, de renoncer une bonne fois aux
systèmes d’exploitation vendus par Microsoft.
08/01/07
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