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La Revue mensuelle n° 77
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NanoBioTact, projet européen de réalisation du premier doigt artificiel sensoriel
CJ 02/01/06 (Source partielle : CORDIS)

À l'aube du XXIe siècle, les avancées scientifiques les plus significatives devraient intervenir à la croisée des limites entre des disciplines scientifiques et d'ingénierie auparavant séparées, telles que les nano- et biotechnologies, l'informatique et les sciences cognitives (NBIC). On parle ici de sciences convergentes. Cette approche offre par exemple un potentiel de nouvelles solutions pour améliorer la santé et la qualité de vie des personnes souffrant de handicaps tels que l'absence d'un membre, par exemple.

Dans ce cadre, signalons le projet NanoBioTact, financé par l'UE à hauteur de trois millions d'euros dans le cadre du 7e PCRD, qui vise au développement d'un «doigt biomimétique». Ce dernier doit poser les jalons de futures prothèses de mains renvoyant des informations sensorielles à son utilisateur. Coordonné par Mike Adams de l'université de Birmingham, ce projet d'une durée de 3 ans va regrouper un groupe de recherche pluridisciplinaire unissant l'université et l'industrie(1), notamment Unilever.
En travaillant aux frontières des connaissances en nanotechnologie, neurologie, robotique et science des matériaux, les partenaires du projet auront pour objectif la conception d'un doigt articulé artificiel pouvant être connecté directement au système nerveux central pour donner à l'utilisateur la sensation du toucher.

Projet CyberHandLe projet s'appuiera sur des travaux de recherche antérieurs concernant l'intégration au système nerveux de signaux fournis par des capteurs synthétiques [projet Cyberhand, récemment terminé (2)].
«Si des progrès très significatifs ont été faits concernant la liaison des membres artificiels au corps humain et la connexion directe de ce type d'information avec les terminaisons nerveuses, les prothèses actuelles sont équipées de transducteurs ayant une force relativement rudimentaire, dérivée de la robotique ; elles sont conçues pour aider la personne à saisir une tasse à café en polystyrène sans la renverser. Mais elles ne sont pas faites pour reproduire le toucher tactile »
, explique Mike Adams.Le traitement des signaux sera le plus grand défi du projet».

Ainsi va notamment être développée toute une série de capteurs nanométriques de type MEMS (micro-electro-mechanical systems) qui imiteront la résolution spatiale, la sensibilité et la dynamique des capteurs tactiles neuronaux humains. Atteindre ces objectifs nécessitera la compréhension scientifique des mécanorécepteurs découverts chez l'homme et le codage neuronal de plusieurs milliers d'actions accomplies pendant une expérience tactile. Ces capteurs biomimétiques tactiles trouveront de nombreuses applications, y compris dans le secteur des membres artificiels à détection et contrôle à interface neuronale, de la robotique à commande contrôlée et des environnements de formation à la réalité virtuelle.

L'amélioration de la compréhension du système tactile humain permettra aussi de mieux traiter les patients souffrant d'un déficit des fonctions neurologiques .

Les partenaires du projet devraient fournir le doigt biomimétique d'ici trois ans.

(1) Groupant la Scuola Superiore Sant'Anna de Pise (Italie) pour les aspects robotiques, l'Université Gothenburg (Suède) pour les expertises en neuroscience, l'Université de Birmingham (Grande-Bretagne) pour la science des matériaux, l'Université de Louvain (Belgique) pour la psychophysique, (étude de la façon dont le cerveau manipule les entrées provenant des capteurs synthétiques), la société Rockfield Software LDT (Grande Bretagne) pour la modélisation par éléments finis des mécanismes, l'Université de Munich (Allemagne) pour les études concernant le traitement des signaux.
(2) Ce projet coordonné par le Scuola Superiore Sant'Anna à Pise visait la réalisation d'une prothèse de main directement liée au système nerveux central, plutôt que commandée par les potentiels électriques produits par des cellules musculaires. [Voir http://www.cyberhand.org/].


Pilotage d'un robot par des ondes cérébrales
JPB 21/12/06

Des chercheurs de l'Université de Washington ont récemment montré qu'une personne pouvait commander les mouvements d'un robot humanoïde par l'intermédiaire de sa pensée. L'expérience a été présentée lors d'un récent Brain-Computer Interfacing Meeting à Whistler, B.C. par une équipe placée sous la direction du Dr Rajesh Rao, du Neural Systems Group http://neural.cs.washington.edu/

Le « pilote » commandant le robot était un doctorant porteur d'un casque équipé de 32 électrodes. Celles-ci, simplement posées sur le crâne (et non introduites dans la boite crânienne), recueillent par électroencéphalographie des ondes émises par le cerveau. Le pilote se borne à regarder le robot agir à partir de deux caméras branchées sur l'écran de son ordinateur. L'une est montée sur le robot et l'autre au-dessus de lui. Il « pense » des ordres simples, avancer, reculer, déplacer un objet. Les objets à déplacer sont visualisés par la caméra du robot et l'image reçue est transmise sur l'écran du pilote.

Selon Rajesh Rao (photo ci-dessous): « Objects available to be picked up are seen by the robot's camera and conveyed to the user's computer screen. Each object lights up randomly. When the person looks at the object that he or she wants to pick up and sees it suddenly brighten, the brain registers surprise. The computer detects this characteristic surprised pattern of brain activity and conveys the choice back to the robot, which then proceeds to pick up the selected object. A similar procedure is used to determine the user's choice of a destination once the object has been picked up”.
"One of the important things about this demonstration is that we're using a 'noisy' brain signal to control the robot. The technique for picking up brain signals is non-invasive, but that means we can only obtain brain signals indirectly from sensors on the surface of the head, and not where they are generated deep in the brain. As a result, the user can only generate high-level commands such as indicating which object to pick up or which location to go to, and the robot needs to be autonomous enough to be able to execute such commands."


Les suites qui seront données à ces premiers essais seront plus innovantes encore. L'équipe expérimentera des techniques permettant de recueillir des ondes cérébrales provenant de couches corticales profondes. Par ailleurs, elle utilisera un robot adaptatif capable d'apprendre par essais et erreurs. Ce sera la première fois au monde que la conjonction entre ces deux techniques sera expérimentée.

L'objectif de la recherche*, tel qu'il est annoncé, vise les besoins civils : par exemple aider des handicapés à commander les mouvements d'un robot humanoïde accomplissant des tâches domestiques. Mais on devine que d'autres tâches, spatiales ou militaires, avec d'autres types de robots, opérant le cas échéant à grande distance du pilote, seront réalisables.

* Recherche financée par la Packard Foundation, l'Office of Naval Research and la National Science Foundation.


Pour en savoir plus
Article de l'Université de Washington :
http://uwnews.washington.edu/ni/article.asp?articleID=28819


Accord entre la Nasa (Ames Research Center) et Google
JPB 21/12/06

Un communiqué du 15 décembre 2006 nous apprend qu'un accord de R/D entre la Nasa (Ames Research Center) et Google vient d'être signé. L'accord prévoit des coopérations dans le domaine de la gestion des bases de données et du data mining (fouille de données), le calcul massivement réparti, la convergence bio-info-nano et la promotion de l'esprit entrepreneurial dans l'industrie spatiale. L'accord va donc beaucoup plus loin que la simple redistribution par Google des images collectées par la Nasa , comme on l'avait précédemment annoncé.

C'est Vint Cerf, un des inventeurs de l'internet et chargé de recherches au Jet Propulsion laboratory de la Nasa qui a été la cheville ouvrière de cet accord, après avoir été recruté par Google. Au JPL, Vint Cerf développe des technologies de communication pour l'espace profond. L'intérêt de Google pour l'espace ne se limite pas à cela. Le co-fondateur de Google, Larry Page, a recruté plusieurs scientifiques de la Nasa après leur licenciement dû aux restrictions budgétaires imposées à l'agence spatiale l'année dernière.

Ce partenariat, selon Anna Eshoo, membre de la Chambre des représentants pour la Californie, permettra "non seulement d'encourager les futurs programmes d'exploration spatiale, mais aura des impacts positifs considérables sur la vie de toutes les générations futures d'Américains ". On ne saurait être plus clair. En Europe, nous pourrons toujours relire "On a marché sur la Lune" avec les célèbres Tintin et Milou.


Voici venue l'époque des frontières High-tech
JPB 21/12/06

La volonté des pays riches de se protéger contre les immigrants des pays pauvres ne regarde pas au prix. C'est une excellente opportunité pour les fournisseurs de technologies plus high-tech les unes que les autres.

On sait qu'en octobre 2006 le Sénat américain a promulgué une loi finançant la construction d'un mur de 1 200 kilomètres sur la frontière des États-Unis avec le Mexique. La frontière toute entière s'étend sur 3.000 kilomètres. Cet ouvrage sera doté des technologies les plus modernes utilisées en Irak dans la lutte contre les insurgés: radars et lasers, vision de nuit, reconnaissance de formes, robots d'intervention terrestres ou aériens automatiques, etc. Le coût de l'opération est difficile à estimer mais pourrait atteindre en 5 ans plus de 100 milliards de dollars. Le gouvernement mexicain, à juste titre, se dit outragé alors que les Etats-Unis font appel à 700.000 travailleurs mexicains peu qualifiés par an.

Dans le même souci, se protéger contre des immigrations clandestines pouvant cacher des mouvements terroristes, les Etats-Unis envisagent de fortifier une partie de leur frontière avec le Canada. Là encore, l'indignation de leurs voisins du Nord est à son comble.

Dans le même temps, pour des raisons plus immédiatement sécuritaires, mais difficilement justifiables à long terme, Israël poursuit la construction d'un mur de 670 kilomètres entre son territoire et ses implantations en Palestine. Ce mur découpe en parcelles le territoire palestinien et est devenu le principal obstacle politique à la reconnaissance réciproque des deux Etats, Israël et la Palestine. Là encore, ce mur se dote progressivement de technologies militaires de plus en plus sophistiquées. On se demande toujours, face à de telles réalisations, où Israël trouve les ressources budgétaires permettant de les financer. Le budget total, beaucoup moins élevé il est vrai que celui du mur américain, devrait dépasser 2 milliards d'euros. Des milliers d'hectares de terres agricoles et d'oliveraies sont sacrifiés. On lira sur ce sujet l'excellent livre de René Backmann, Un mur en Palestine, Fayard, 2006.

Mais ces murailles et l'argent qui coule à flot pour les établir suscitent l'imagination des ingénieurs en robotique militaire, qui ne reculent désormais plus devant rien. C'est le cas de la firme Samsung qui propose un robot de sécurité opportunément baptisé Intelligent Surveillance and Security Guard Robot. Ce système est doté de nombreux dispositifs de surveillance et de défense. L'un de ceux-ci dépasse la défensive pour entrer dans le domaine de l'offensive, puisqu'il s'agit de mitrailleuses capables de se déclencher automatiquement sur des cibles identifiées comme "agressives" par le système de reconnaissance de formes du robot. Pas besoin d'autorisation humaine, le tir part tout seul.

Aux dernières nouvelles, les promoteurs de "compounds" américains où s'enferment pour survivre les riches propriétaires, généralement rentiers, qu'incommode la vie urbaine ou suburbaine, envisagent d'en doter leurs résidences. Cela permettra de faire des économies sur le budget consacré aux vigiles et chiens d'attaque, pas toujours très fiables.

Les pessimistes ont raison de prédire que le XXe siècle sera celui de l'hyper-surveillance.

Pour en savoir plus
Sur l'Intelligent Surveillance and Security Guard Robot de Samsung, voir C.Net News.com http://news.com.com/2300-11394_3-6140088-1.html?tag=ne.gall.pg


Usine de méthanisation à Calais
JPB 10/12/06

Calais vient d'inaugurer un Centre de valorisation organique (des déchets du Calaisis), doté d'une usine de méthanisation. Celle-ci complète pour un coût de 20 millions d'euros, la station d'épuration, le centre de tri et la déchetterie. Ce site sera le premier en France à traiter simultanément les biodéchets et les graisses alimentaires des habitants, soit 25 % des ordures ménagères. Papiers et cartons, trop coûteux à recycler à part, y seront intégrés. (image: maquette de l'usine)

Les déchets fermentent trois semaines sans odeurs, dans un digesteur cylindrique vertical en béton. Ils y sont homogénéisés et mélangés par l'injection de biogaz. L'usine traitera 27 000 tonnes de biodéchets et 1 000 tonnes de graisses et huiles chaque année. Elle produira du compost pour l'agriculture et du méthane. Celui-ci sera brûlé dans une centrale de combustion qui produira 18 930 MWh par an, dont 4 900 pour l'eau chaude destinée au séchage du compost et 3 000 nécessaires au chauffage du digesteur à 55° C ; 6 500 MWh/an seront revendus à EDF, soit la consommation de 14 000 foyers. L'Etat a aidé l'opération en décidant d'augmenter de 50 % le prix d'achat par EDF de l'électricité produite par ce dispositif.

Le site a été construit par Valorga International, filiale de la société Urbaser (elle-même filiale de l'Espagnol ACS) spécialisée dans le traitement biologique des déchets.

Le projet concerne une large population, du fait de la création en 2000, du SEVADEC (Syndicat d'élimination et valorisation des déchets du Calaisis), qui réunit 59 communes et 160 000 habitants. Voilà un exemple à suivre qui montre bien qu'en matière d'écologie et d'économie appliquées, les communes (et leurs habitants) peuvent jouer un rôle important. Encore faut-il qu'existent des entreprises telles que Valorga capables de jouer un rôle de fédérateur industriel au niveau européen.

Valorga International http://www.valorgainternational.fr/fr/


Ouverture du Centre de recherche Neurospin au CEA de Saclay
JPB 27/11/06

image CEA

Nos lecteurs connaissent l'importance qu'il faut attacher à l'Imagerie par Résonnance Magnétique dans la connaissance des comportants intimes de la cellule et par conséquent dans le diagnostic médical. Ils salueront donc l'ouverture du pôle de recherche Neurospin regroupant les recherches autour d'un aimant présenté comme le plus puissant du monde. Neurospin est hébergé par le CEA de Saclay. La puissance magnétique permet d'améliorer la définition des images anatomiques produites par l'IRM. Outre un scanner de 3 teslas (T), NeuroSpin dispose déjà d'un équipement de 7 T de Siemens, unique en France. Fin 2007, un équipement de 17,65 T conçu par l'allemand Brucker permettra d'étudier les rongeurs. L'observation portera en priorité sur le système nerveux et plus particulièrement le cerveau. En 2011, un équipement de 11,7 T ayant le diamètre d'un "corps humain entier" sera disponible. Conçu par le Laboratoire de recherche sur les lois fondamentales de l'Univers (Dapnia) du CEA, un aimant supraconducteur fournira ce champ magnétique 234 000 fois plus puissant que celui de la Terre. Actuellement, les aimants les plus puissants utilisés sur l'homme (9,4 T) se trouvent aux Etats-Unis, mais leur diamètre utile n'est que de 64 cm.

Selon Denis Le Bihan, directeur scientifique de NeuroSpin, il sera possible de gagner un facteur de 5 à 10 dans la précision spatiale et temporelle des images. Ceci permettra de se placer à l'échelle des quelques milliers de neurones et non plus du million, comme dans les services hospitaliers. Les recherches porteront sur les affections neurodégénératives et l'infarctus cérébral, troisième cause de décès et première cause de handicap. Mais il s'agira aussi, sur le cerveau sain, de comprendre comment fonctionne le cortex, source de la pensée associative. Plus généralement les relations hommes-machines en seront améliorées, sans doute avec le développement de méthodes moins invasives, ne nécessitant pas des greffes intra-cérébrales.

Compte-tenu des inconnues relatives à l'effet des forts champs magnétiques sur la matière vivante, les précautions nécessaires seront prises pour en atténuer et contrôler les effets. L'expérimentation sur l'animal précédera évidemment celle sur l'homme.

Les équipes du Dapnia bénéficient de l'expérience acquise dans la mise au point des aimants destinés au grand accélérateur du CERN. Le concept de pôle permet d'associer les informaticiens chargés de concevoir les algorithmes de traitement du signal, des physiciens, des ingénieurs, des biologistes et des neuroscientifiques.

Il faut s'arrêter un instant sur le caractère désormais très important pour la recherche fondamentale et appliquée de structures consistant à associer autour d'un organisme public (ici le CEA) des équipes de diverses provenances. Pour un coût relativement réduit (51 millions d'euros), la France et avec elle l'Europe peuvent espérer s'inscrire en tête de la recherche dans le domaine de l'imagerie médicale magnétique. Jamais des contributeurs privés n'auraient fourni le financement nécessaire, tout en garantissant l'indépendance d'esprit nécessaire à de telles recherches. Le Premier ministre l'a d'ailleurs implicitement reconnu en inaugurant le centre de recherche le 24 novembre.

Il faudra que le financement public soit poursuivi dans l'avenir et surtout que de nombreux autres centres de recherche soient financés sur ce modèle. Les crédits actuellement inscrits dans les perspectives budgétaires de la recherche ne permettent pas de le garantir.

Pour en savoir plus
Neurospin http://www.meteoreservice.com/neurospin/
http://www-dsv.cea.fr/content/cea_eng/even/dp05_neurospin_03.htm


Assurer la compétitivité de l'Europe en matière de technologies de l'information et de la communication
Christophe Jacquemin 24/11/06

L'Union européenne prévoit d'investir 9,1 milliards d'euros pour la recherche dans le domaine des technologies de l'information et des communications (TIC). Cette somme représente, et de loin, le plus important poste budgétaire(1) du 7e programme-cadre communautaire de recherche et développement technologique qui se poursuivra jusqu'en 2013. Cette priorité, définie par l'UE, confirme l'importance qu'elle accorde aux technologies de l'information et des communications pour la croissance et la compétitivité de l'Europe.

"L'Europe commence à combler son retard en matière de recherche dans le domaine des TIC. [...] Avec ces 9 milliards d'euros, nous avons voulu inciter les Etats membres, les entreprises et les universités à participer à notre lutte pour une Europe plus compétitive [...]", a expliqué Viviane Reding, la commissaire européen chargée de la société de l'information et des médias. "Les importants financements apportés par la Commission aux projets de recherche coopératifs en matière de technologies de l'information sont un coup de fouet pour la recherche Image : D.Reuropéenne dans ce domaine, qui en avait bien besoin (...). Mais il ne suffit pas d'encourager la recherche : il faut également mieux la cibler. À cette fin, nous nous sommes largement basés sur les suggestions de neufs plates-formes technologiques européennes spécialisées dans les technologies de l'information. Dans certains domaines, notre coopération ira même plus loin, et nous mettrons les ressources en commun dans le cadre d'initiatives technologiques conjointes."

L'argent alloué servira surtout à développer pendant ces sept prochaines années des secteurs où l'Europe dispose déjà d'un avantage concurrentiel comme les systèmes et architectures logiciels, les solutions de communications électroniques et autres secteurs de pointe.

Ce programme s'appuiera sur les JTI (Joint Technology Initiative), des initiatives basées sur des partenariats financés par des ressources publiques et privées.

Une de ces nouvelles initiatives baptisée Artemis sera spécialisée dans la recherche sur les systèmes embarqués(2). Le projet ISI développera la recherche sur la communication par satellite. La JTI Europ sera, elle, spécialisée dans la recherche en robotique.

Rappelons que les technologies de pointe répondent non seulement aux besoins des citoyens, partout en Europe, mais elles servent également à dynamiser l'économie européenne. Tout cela est à notre portée, si l'Europe intensifie ses efforts dans le domaine des technologies innovantes, essentielles pour nous et notre économie. Ainsi, l'enveloppe consacrée aux TIC au sein du programme-cadre souligne la détermination de l'UE de combler le retard de l'Europe par rapport à ses concurrents dans le monde en matière de recherche. Une étude menée en 2006 sur les 1 250 entreprises ayant le plus investi en recherche et développement montre que parmi les 100 premières, 39 étaient américaines et 36 européennes, ce qui souligne le retour en force de l'Europe. Mondialement, les équipements électroniques et électriques et les logiciels étaient respectivement les premier, quatrième et cinquième secteurs les plus importants en matière d'investissement dans la recherche.

Semi-conducteurs photoniques, nouvelle étape vers des ordinateurs plus performants. L'image montre l'absorption microscopique dans un cristal photonique composé d'une matrice de polymères en forme de boules de 260 nm de diamètreLe programme de travail met ainsi l'accent sur les secteurs clés où l'Europe dispose d'un avantage compétitif et de points forts comme les communications, l'électronique et la photonique ainsi que les systèmes et architectures logiciels. Il visera aussi à assurer que la recherche sur les TIC sera profitable non seulement à l'économie européenne, mais aussi à la société d'une manière générale en améliorant la vie quotidienne dans des domaines tels que les transports, l'efficacité énergétique et la santé.

(1) Représentant 18% du budget total du programme-cadre. Adapté aux besoins de l’UE en termes d’emploi et de croissance, le 7e PCRD vise quatre objectifs principaux : renforcer les liens entre l’industrie et la recherche, améliorer la recherche de pointe, financer des perspectives de carrière pour les chercheurs en Europe et investir dans l’infrastructure de recherche.
(2) Initiative technologique récemment distinguée par les ministres européens comme stratégique pour l'économie Européenne
.

Pour en savoir plus :
http://ec.europa.eu/news/science/061121_1_fr.htm
Les neufs plates-formes technologiques consacrées aux TIC : http://europa.eu.int/rapid/pressReleasesAction.do?reference... (en anglais)


Des journaux télévisés en ligne, complètement automatisés...
Christophe Jacquemin 18/11/06

Speakerine virtuelleLa société Infolab a développé News @ 7, un journal télévisé (JT) en ligne complètement automatisé, basé sur la technologie 3D utilisée pour les jeux vidéos. Les informations, bien réelles, sont indexées automatiquement. Le bulletin d’information est présenté par une speakerine virtuelle, animée par la technologie de synthèse vocale.

Si News @ 7 est pour l'instant en phase de projet et de développement, ses initiateurs Kristian J Hammond, Nate Nichols and Sara Owsley(1) annoncent pour le futur un broadcast complètement personnalisé, avec la possibilité du choix du présentateur, des informations et de la durée du JT

(1) Tous trois chercheurs au département d'informatique de l'Intelligent Information Laboratory de la
Northwestern University http://infolab.northwestern.edu/


Exemple des News du 17 novembre 2006 :
Georges Bush et l'Iraq

En savoir plus :
http://www.newsatseven.com/


Mise au point d'un robot chinois pour assurer la sécurité dans les lieux publics
Christophe Jacquemin 17/11/06

La Chine n'est pas en reste sur la robotique. Les scientifiques de l'Université chinoise de l'aviation civile et la Tianjin YAAN Technology Electronics ont en effet mis au point un robot qui servira à assurer la sécurité dans les lieux publics (zones résidentielles, aéroports, ateliers, magasins...). Ce robot, le premier du genre en Chine, devrait être disponible à la vente dans 2 ou 3 mois(1).

Photo : XinhuaRessemblant à une petite voiture, le robot -qui mesure 90 cm de long pour 55 de large et 75 de haut - pèse 55 kg.Doté de deux roues motrices, il peut se déplacer sur toutes les surfaces et gravir des pentes de 15 à 20 degrés,

Equipé d'un zoom PTZ et de caméras pivotantes grand angle, ses équipements ultrasoniques lui permettent d'éviter les obstacles et de transmettre des informations sur des bruits ou des éléments visuels suspects, comme un feu par exemple.

(1) Le prix de vente n'est pas encore communiqué.


Une interface Cerveau-machine non invasive commercialisée par Hitachi d'ici 2011
Christophe Jacquemin 15/11/06

photos : HitachiLa firme japonaise Hitachi a annoncé avoir créé et testé une nouvelle interface non invasive(1) qui permet à celui qui la porte d'agir par la pensée sur un commutateur de puissance marche-arrêt. Les expériences, qui consistaient à actionner le commutateur de puissance d'un train modèle réduit, s'appuient sur la topographie optique, technique de neuro-imagerie qui emploie la lumière proche de l'infrarouge pour tracer la concentration de l'hémoglobine du sang dans le cerveau. Identifiant ses variations d'écoulement en fonction de l'activité cérébrale, le système traduit ces changements en signaux de tensions pour commander des dispositifs externes.

Rien de trop révolutionnaire ici car il s'agissait juste pour l'instant d'actionner un commutateur on/off d'un train électrique. Mais les chercheurs espèrent affiner rapidement les potentialités du système. Car selon eux, une meilleure connaissance des variations de concentration du sang en fonction des diverses activités du cerveau devrait rapidement mener à la commande d'opérations mécaniques plus complexes. A court terme, on peut penser à l'utilisation de l'interface dans le domaine de la réadaptation cognitive. Sont aussi évoquées à plus long terme des applications permettant aux paralysées de recouvrir une certaine indépendance par l'action directe de systèmes par la pensée, et la possibilité d'effectuer des actions basiques. Hitachi espère commercialiser son système d'ici 5 ans..

(1) Technique ne nécessitant pas la pose invasive d'électrodres dans le cerveau. Les électrodes sont ici disposées dans un casque mis simplement en contact avec le cuir chevelu. Rappelons qu'il existe 3 approches en matière d'interface cerveau/marchine (Brain Computer Interface (BCI)) : méthode invasive ; méthode semi-invasive (Electrocorticographie, ou ECoG) : l'électrode est placée dans le crâne (dure mère) mais reste au dessus du cerveau sans pénétrer dans la matière grise ; méthode non invasive (Electroencephalographie, ou EEG - détection des ondes mu et beta, P300...).



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