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Automates
Intelligents s'enrichit du logiciel
Alexandria.
Double-cliquez sur chaque mot de cette page et s'afficheront
alors définitions, synonymes et expressions constituées
de ce mot. Une fenêtre déroulante permet
aussi d'accéder à la définition du
mot dans une autre langue (22 langues sont disponibles,
dont le Japonais). |
Le
web 2.0
Sous
ce nom à la mode, on regroupe désormais les nombreux sites
offrant des services de mise en relation entre internautes. Le concept
n'est pas nouveau. Ainsi les sites destinés aux rencontres entre
partenaires sexuels sont bien connus des esseulés et semblent leur
donner satisfaction. Le développement exponentiel des blogs, donnant
à chacun la possibilité de créér son blog,
avec textes, images et sons, a marqué un premier changement de
dimension. Potentiellement, tout le monde peut devenir auteur et tout
le monde peut intervenir et discuter sur les blogs des autres. Il en résulte
ce que, vu de l'extérieur, on pourrait qualifier de véritable
cacophonie, mais le jugement serait injuste car tout ceux qui créent
un blog et tous ceux qui prennent la peine d'intervenir sur les blogs
des autres ont quelque chose à dire, même s'il ne s'agit
pas de propos de doctorants. Sinon, ils resteraient passivement devant
leur poste de TV. Or s'ils ont quelque chose à dire, il vaut mieux
qu'ils le disent. De la masse des paroles émises nait NECESSAIREMENT
une nouvelle opinion publique, qui se comporte comme un système
complexe auto-adaptatif. Les critiques que certains adressent à
tel ou tel aspect de cette opinion publique globale servent à renforcer
sa complexité et finalement, osons-le mot, son intelligence systémique.
Certains journaux coopératifs dits citoyens se bâtissent
dorénavant sur ce principe. Ainsi en français l'un de ceux
sur lequel je vais volontiers m'informer. Il s'agit de AgoraVox http://www.agoravox.fr/
.
Les
sites personnels de type Blog disposent maintenant de nombreux
outils permettant à des non-spécialistes d'enrichir
leurs pages, notamment avec des vidéos. il s'agit
de vidéos créées par les auteurs des
sites ou plus banalement, empruntées à des
bases de ressources en libre-accès. Citons à
titre d'exemple le site Dailymotion http://www.dailymotion.com/.
Il attire aujourd'hui plusieurs millions de visiteurs chaque
mois. Il permet de mettre en ligne des vidéos et
de les partager avec les autres internautes. Ceux-ci peuvent
former des communautés dont les membres partagent
les mêmes centres d'intérêt et peuvent
se constituer des listes d'amis. .. Dailymotion est l'équivalent
français de l'américain Youtube (http://www.youtube.com).
D'autres sites proposent l'accès gratuit à
des outils et des contenus pour personnaliser les sites
et éditer à peu de frais des journaux. Ainsi
Netvibes (www.netvibes.com),
Flickr (www.flickr.com, quel
drôle de nom !) ainsi que Live, le portail de la messagerie
MSN de Microsoft, qui cherche ainsi à fidéliser
ses clients. Disons pour faire bref que ces centres de ressources
visent à fournir des informations, des images ou
des idées à ceux qui n'en ont pas spontanément
mais qui veulent s'exprimer quand même, quitte à
faire illusion.
Le
vrai changement de dimension apparait avec les sites qui
demandent aux abonnés de fournir le plus grand nombre
possible d'informations sur eux et sur leurs activités
sociales ou intimes. L'objectif est de recruter des correspondants,
susceptibles de devenir des relations dans la vraie vie,
compte tenu de goûts partagés. En fonction
des affinités, se crééront de véritables
espaces sociaux où les participants partageront les
mêmes goûts: musique, jeux électroniques,
sports (bien sûr aussi jeux sexuels) mais aussi activités
professionnelles. Le plus important de ces réseaux
sociaux est en France le site Myspace http://www.myspace.com/,
qui se dit encore en phase Béta à la date
de rédaction de cet article. De tels sites paraîtront
assez anodins, sauf le risque de mauvaises rencontres si
de très jeunes adolescents y participent sans contrôle.
Mais
deux aspects méritent d'être soulignés.
Le premier est que, dans l'auto-description de soi à
laquelle se livrent les participants, rien n'interdit le
recours au fantasme, pouvant aller jusqu'à ce qu'en
médecine on appelle la confabulation: le sujet s'invente
une personnalité et des histoires de la réalité
desquelles il finit par se convaincre lui-même. Pourquoi
pas, après tout? Disons que ces histoires peuvent
porter préjudice à des correspondants plus
naïfs qui risquent de les prendre au pied de la lettre.
Par ailleurs, elles projetteront l'auteur de la confabulation
dans un univers onirique qui ne lui facilitera pas l'insertion
dans la vraie vie. De tels sites sont d'ailleurs les compléments
des sites de jeux en ligne où les joueurs s'inventent
des avatars dotés de toutes les qualités qu'ils
souhaiteraient posséder en réalité.
Avec ces personnalités inventées, les jouers,
souvent de vrais drogués,se lancent alors dans des
aventures virtuelles d'une violence extrème. De plus
en plus de jeux, dont nous ne donnerons pas les références
ici, encouragent en effet le sadisme et le sexisme le plus
odieux. On peut penser que tout ceci n'est pas sans effet
destructurant sur la personnalité des usagers.
Un
deuxième risque, que les participants à des
sites comme Myspace ne perçoivent pas toujours, est
que les données personnelles qu'ils mettent en ligne
ne seront jamais "oubliées" par le web
global. A tout moment, maintenant ou plus tard, une personne
ou une entreprise malveillante pourra s'en servir contre
eux. Cette intercommunicabilité des données
personnelles, tellement combattues il y a 30 ans par la
Commission Informatique et Libertés, devient extrêmement
facile avec les progrès du web sémantique.
Nous renvoyons sur ce point à l'article que nous
avons publié à ce sujet. Le web sémantique,
promesse ou menace?
http://www.automatesintelligents.com/echanges/2006/juil/semanticweb.html
Quoi
qu'il en soit, le Web 2.0 constitue vraiment un secteur très
dynamique, pour le meilleur et pour le pire.
PS
au 11/10.
Selon le journal Le Monde de ce jour:
" Pour 1,65 milliard de dollars en actions, Google, le
premier moteur de recherche, va acquérir YouTube, le
plus populaire des sites d'échange de vidéos
- dont la devise est "Broadcast Yourself" ("Diffusez-vous
vous-même"). Google,
qui vaut plus de 9 milliards de dollars en Bourse, premier
moteur de recherche sur la Toile, s'est imposé comme
la plus grande régie publicitaire de l'Internet, avec
un chiffre d'affaires de 6,14 milliards de dollars en 2005.
YouTube, pour sa part, a ouvert le Web aux images numériques
tournées par les vidéastes amateurs du monde
entier, armés de leurs caméras légères
ou de leurs téléphones portables avec fonction
vidéo. La jeune start-up n'a pas encore gagné
un seul dollar, mais représente un véritable
phénomène d'audience, avec jusqu'à 100
millions de vidéos visionnées certains jours,
un chiffre qui, à défaut de rentabilité,
a sûrement pesé dans la décision d'acquisition
de Google."
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