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La Revue mensuelle n° 71
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Des images tridimensionnelles dans l'air
CJ 15/02/06

Images 3D dans l'air  © AISTEn collaboration avec la société Burton, les chercheurs japonais du National Institute of Advanced Industrial Science and Technology (AIST) et de l'Université de Keio viennent de mettre au point un dispositif qui affiche des "images 3D réelles", consistant en des rayons ponctuels dans l'air.

Ce travail représente une belle avancée en la matière car il faut savoir que la plupart des affichages 3D créés jusqu'à présent mettaient en scène des pseudo-images 3D sur des surfaces planes, ceci posant notamment des problèmes de limitation de champ.

Exemple de figure réalisée © AISTLe phénomène utilisé ici porte sur le fait que les rayons lasers qui convergent fortement en un même point créent une petite quantité de plasma. A partir de là, un affichage 3D réel a été mis en développement.

Le plasma s'affiche comme des points alignés sur une grille virtuelle. Le laser infrarouge agit sur plusieurs réflecteurs de manière à ce que 100 points par seconde puissent être créés pour obtenir des figures.


Dispositif utilisé pour la réalisation des images 3D
Dispositif utilisé pour la réalisation des images 3D © AIST

Pour en savoir plus :
Communique de l'AIST
http://www.aist.go.jp/aist_e/latest_research/2006/20060210/20060210.html


Steve Fossett bat le record du monde de vol sans escale
JPB/CJ 13/02/06

Global FlyerSteve Fossett, bien connu pour le nombre incroyable de records du monde qu'il a battus à bord de véhicules les plus divers et les plus innovants technologiquement, vient de réussir ce qui sera sans doute son plus bel exploit, le vol sans escale le plus long de l'aviation. Il a touché l'Angleterre le samedi 11 février après plus de 76 heures de vol.

L'appareil utilisé était un bimoteur ultra-léger à double fuselage, le GlobalFlyer. Le pilote de 61 ans est resté pratiquement sans dormir dans un cockpit très étroit pendant toute la durée du vol. Des météorologues à terre (routeurs) lui indiquaient les meilleures options possibles mais il a dû prendre personnellement de nombreuses décisions stratégiques. La plus décisive de celles-ci fut, au milieu de l'Atlantique, de continuer sur l'Europe au lieu de revenir sur la côte américaine alors que ses réserves de carburant étaient dangereusement basses, suite à une fuite subie au départ.

Deux records ont ainsi été battus : la plus longue distance parcourue en avion (26.389 miles -soit 42.460,4 km) avec un tour du monde ajouté d'une deuxième traversée de l'Atlantique), et la plus longue durée de pilotage en solitaire: 76 heures et 45 minutes.
Les précédents records de distances étaient détenus par Dick Rutan et Jeana Yeager en 1986 à bord du plus lourd que l'air Voyager (24.987 milles, soit 40.204km ) et par Brian Jones et Bertrand Piccard en 1999 à bord d'un ballon stratosphérique (25361 milles).


Un minirobot pour explorer l'intérieur du corps
CJ 09/02/06

Minirobot pour explorer le corps humain Mis au point par Dmitry Oleynikov et son équipe du centre médical de l'université du Nebraska, ce robot radiocommandé* de 15 millimètres de diamètre peut se déplacer à l'intérieur de l'estomac ou de l'abdomen. L'appareil, alimenté par un moteur électrique, est constitué de deux cylindres d'aluminium reliés par un axe soutenant une caméra. Une aiguille rétractable lui permet également de pratiquer une biopsie. Pour progresser, le robot fait tourner les deux cylindres dont la surface usinée en spirale permet d'aggriper la paroi de la cavité abdominale : ceci autorise la progression de l'appareil sans glisser ni endommager les tissus.

Schéma du minrobot

 

Dmitry Oleynikov a testé l'appareillage en réalisant des ablations de vésicule biliaire sur des porcs. Ici, deux incisions suffisent (au lieu des quatre habituelles) car contrairement aux caméras endoscopiques qui doivent être introduites par des incisions distinctes, le robot peut être inséré dans les incisions déjà pratiquées par le chirurgien pour couper les tissus. En disposant d'ailleurs de plusieurs robots, il est possible d'avoir une excellente vue sous plusieurs angles de la zone à traiter. Une expérience a ainsi été effectuée simultanément avec 3 robots (introduits à travers une seule et même incision).
Le minirobot progressant dans la cavité abdominale d'un porcOleynikov a également utilisé les robots pour explorer la paroi abdominale d'un porc vivant, ayant introduit ceux-ci par la bouche de l'animal. Il a ensuite pratiqué de petites incisions dans la paroi de l'estomac, évitant ainsi une incision externe: la méthode, censée réduire les traumatismes de la paroi abdominale, ne laisse aucune cicatrice. A la fin de l'opération, le chirurgien fait marche arrière, suture l'estomac et fait passer le tissu prélevé par la bouche du patient.

Sachant que les caméras endoscopiques existant actuellement ne sont pas forcément bien adaptées pour une introduction par la bouche ou les orifices naturels (liberté de mouvements limitée), l'équipe de Dmitry Oleynikov espère que son robot apportera ici une amélioration.

Cela dit, certains médecin, comme Ara Darzi - pionnier de la chirurgie mini-invasive - doutent de la nécessité de ce type d'intervention, arguant qu'il n'est pas forcément utile d'emprunter une voie si compliquée pour accéder à l'abdomen. A suivre donc...

* Le système est piloté par le chirurgien à partir d'une console munie d'une manette de contrôle.

Pour en savoir plus :
Page d'accueil de Dmytry Oleynikof :
http://www.unmc.edu/gensurg/dept/Doleynikov.htm

Voir le robot miniature en action :
http://www.unmc.edu/dept/mis/index.cfm?L2_ID=12&L1_ID=6&CONREF=14


Les nouvelles générations de robots
JPB 08/02/06

La revue NewScientist, dans son numéro du 4 février 2006, présente un Dossier consacré aux nouvelles générations de robots développées dans les pays qui s'intéressent à cette science et financent les recherches (Ne cherchez pas, ce n'est pas en France).

L'objectif est de réaliser des robots bien plus aptes que les robots actuels à construire des relations avec les humains. Il est certain que les robots aspirateurs ou même les humanoïdes tels que l'Asimo de Honda ne sont pas très engageants, car leurs possibilités physiologiques sont limitées et surtout ils ne sont pas capables d'autonomie. Aujourd'hui, les progrès foudroyants des nouvelles technologies de la robotique et de l'IA forte (strong IA) permettent de réaliser des entités qui se comporteront de plus en plus comme des égales et des partenaires de l'humain, même si leurs aspects physiques restent différents. Ce qui compte pour l'homme est de pouvoir entrer en empathie avec un androïde. A cet égard il est plus important de le voir marcher ou de l'entendre parler comme nous, que de lui trouver un physique agréable mais inerte.

Le dossier présente un certain nombre de robots manifestant des progrès substantiels dans les 3 disciplines suivantes:

- la marche sur deux jambes avec auto-apprentissage de l'équilibre. Citons le marcheur bipède Cornell de l'université du même nom, le robot Denise, doté de genoux, contrairement au précédent, réalisé à l'université de technologie de Delft, le Toddler du MIT. Tous pourront avoir des applications en prothèses pour handicapés.
- la parole. Citons le Waseda Talker de l'université Waseda au Japon.
- la dextérité manuelle dans la manipulation des objets même très petits. Citons le plus révolutionnaire de tous, le Robonaut de la Nasa, déjà présenté dans ce numéro (http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2006/71/robonaut.htm) et visant à seconder les hommes dans les missions spatiales. Le Robonaut s'inscrit dans une lignée de collatéraux, notamment le Dexter de l'université du Massachusets et le Domo du MIT.

Inutile de dire que ces robots sont l'aboutissement d'études approfondies de biomécanique permettant de comprendre comment les humains ont au cours de l'évolution acquis la maîtrise des comportements correspondants. Mais dans aucun cas, il ne s'agit de copier l'homme. Il faut inciter le robot à redécouvrir lui-même comment utiliser les dispositifs dont il est doté par les ingénieurs pour interagir avec des commensaux humains.


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