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La Revue mensuelle n° 64
Robotique, vie artificielle, réalité virtuelle

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ACTUALIT
ÉS

 

Les robots japonais à l'exposition universelle de Aichi, au Japon
JPB 29/05/05

Les robots feront l'actualité à l'exposition universelle de Aichi, au Japon, qui se tient du 25 mai au 25 septembre. On pourra en particulier visiter la Prototype Robot Exhibition qui présente plus d'une soixantaine de modèles, les uns disponibles et les autres destinés à être développés dans les 15 ans à venir. Ces robots couvrent tous les domaines d'application imaginables, démontrant clairement la volonté du Japon d'être le leader dans ce domaine essentiel, trop négligé en Europe.

L'image représente les robots ApriAlpha et ApriAttenda, de Toshiba, qualifiés d'assistants autonomes pour les personnes âgées et les jeunes enfants. On pourrait imaginer une morphologie plus attrayante, mais ils disposent de capacités étendues de reconnaissance visuelle et vocale, qui leur permettent d'assurer de nombreux services d'aide et de garde.

Pour en savoir plus
Article du NewScientist http://www.newscientist.com/article.ns?id=dn7421
Les robots présentés par l'Exhibition
http://www-1.expo2005.or.jp/en/robot/robot_project_02.html


Un nouveau forum sur l'évolution artificielle
JPB 29/05/05

Notre ami Pierre Collet participera dorénavant à un forum qui vient de s'ouvrir sur le thème de l'évolution artificielle et l'IA, créé par Bertrand Gille. Bonne initiative. Vous êtes invités à participer. http://in.silico.free.fr


Le Pourquoi pas? de l'Ifremer
JPB 29/05/05

Nouveau navire océanographique de l'Ifremer construit à Saint-Nazaire par ALSTOM Marine en partenariat avec la Marine nationale, le Pourquoi pas? a terminé ses essais techniques et est en passe de livraison à l'Institut.
Il s'agit d'un navire polyvalent, long de 107 mètres, qui pourra naviguer sur tous les océans sauf les régions polaires. Son activité sera partagée entre la Marine nationale dont le SHOM (Service Hydrographique de la Marine) pour 150 jours par an, et la communauté scientifique française, pour 180 jours par an gérés par l'Ifremer. Il pourra mettre en oeuvre les instruments et les robots d'observation et d'intervention les plus évolués dont disposent les marines modernes.

Après sa livraison à l'Ifremer, le navire est revenu à Brest, son port d'immatriculation, à partir duquel il conduira des essais complémentaires jusqu'à la fin juin, avant son départ pour sa première campagne scientifique civile.

Il s'agit d'une belle réalisation dont tous les scientifiques et tous les marins se réjouiront.

Pour en savoir plus
Le Pourquoi pas? : http://www.ifremer.fr/flotte/projets/nep/index.htm


Sea Orbiter
JPB 29/05/05

Le Sea Orbiter est un projet de l'architecte de la mer français Jacques Rougerie, développé avec de nombreux partenaires dont la Comex. Une structure mi-immergée mi-émergée dérivera dans les océans. Elle comportera deux parties, l'une à la pression atmosphérique communiquant avec la surface de la mer, l'autre pressurisée avec possibilités de sorties pour des nageurs équipés de matériel de plongé.
Par ailleurs des robots d'exploration profonde de diverses natures pourraient être mis en oeuvre à partir de l'engin. Les conditions de vie et plus généralement de fonctionnement y seront proches de ce que permet un petit sous-marin. La destination du Sea Orbiter sera d'abord scientifique: observer l'océan grâce à une cohabitation prolongée en son sein. Mais elle pourrait être aussi touristique.

Quelques millions d'euros restent à trouver pour compléter les premiers apports. On souhaite que des industriels français ou européens les apportent rapidement. Nous sommes là dans un domaine de compétence où la France et l'Europe se sont dotées d'une expertise remarquable. Ce serait dommage que cette compétence ne puisse être prolongée par le développement d'appareils nouveaux de ce type. Il s'agit d'un nouvel exemple où l'imagination créatrice peut faire apparaître des perspectives scientifiques et économiques où nul ne les suspectait.

Une maquette du Sea Orbiter est exposée au Musée de la Marine à Paris.

Pour en savoir plus
Seaorbiter : http://www.seaorbiter.com/


Le Salon Européen de la Recherche et de l'Innovation
Communiqué

Logo Le Salon Européen de la Recherche et de l'Innovation se tiendra les 3, 4 et 5 juin 2005 à Paris Expo, Porte de Versailles.
Il rassemblera, aux côtés des chercheurs, les étudiants, jeunes ingénieurs, chefs d'entreprise et le grand public désireux de faire le point et d'en connaître toujours plus en matière de découvertes scientifiques et d'innovation dans leurs applications.

Jean Audouze, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS, a établi, en liaison avec le Comité Scientifique du Salon, un exceptionnel programme de conférences et tables rondes ouvertes à tous : nanotechnologies et matériaux intelligents, exploration spatiale et préservation de la biodiversité, catastrophes naturelles et gestion de l'eau potable, intelligence artificielle et cryptographie, médecine du futur et sécurité alimentaire, sciences humaines… Egalement, en particulier pour les jeunes chercheurs et porteurs de projets innovants : valorisation de la recherche, politiques de financement et de transfert, stratégies d'amorçage…

Toutes les informations, la liste des exposants, le programme complet des conférences et des entrées gratuites peuvent être obtenus sur simple demande sur le site Internet du Salon.

Le Salon Européen de la Recherche et de l'Innovation http://www.salon-de-la-recherche.com/

Un espace consacré aux robots
CJ (24/05/05)

Lors du Salon européen de la Recherche et de l'Innovation (3-5 juin, Porte de Versailles), le ministère délégué à la Recherche fédérera, sur un stand de 200 m2, dix-neuf des principaux organismes de la recherche publique*. Avec pour thème "La recherche, mieux vivre l'avenir ", cet espace s'articulera autour de trois thèmes: le développement durable ; la biologie et la santé ; les nouvelles technologies de l'information. Ce dernier thème sera l'occasion de rendre hommage à l'Homme et à son ingéniosité, à travers la machine.

Ainsi, des robots effectueront des démonstrations et s'animeront au milieu du public. Des spécialistes viendront tout spécialement pour en expliquer la technologie et l'usage dans les domaines industriels, médicaux ou dans la vie de tous les jours.

Seront présentés :l'Héliquadrator

  • l'héliquadrator : mini-hélicoptère à quatre rotors capable de se placer en vol stationnaire de façon complètement autonome, conçu pour remplier des missions de repérage et de surveillance aérienne (Heudiasyc UMR-CNRS 6599)


  • Le robot AliceAlice : l'objectif des chercheurs travaillant sur les robots Alice est de faire réaliser des tâches complexes par un groupe de mini-robots, chacun exécutant uniquement des tâches élémentaires (évitement d'obstacles, attraction vers une source de lumière... La tâche montrée sur le stand concernera la poussée et le positionnement d'un objet lourd sur une cible placée dans l'environnement, en utilisant la coopération de plusieurs mini-robots (Laboratoire d'automatique de Besançon et Ecole nationale supérieure de mécanique et de microtechnique);

  • PekeePekee : cette plate-forme de développement robotique mobile intègre les dernières technologies (essai embarqué, wi-fi, capteur infrarouge, gyromètres, caméra vidéo couleur). Ce robot est destiné aux chercheurs, mais aussi aux services de R&D d'industriels du jouet, de la domotique, et des enseignants qui ont besoin d'outils pour illustrer et valider de manière interactive leurs réalisations [voir notre interview d'Erwan Lavarec - Novembre 2000] (Wany Robotics)

  • DermarobLe Dermarob : mis au point par les chercheurs du LIRMM, en partenariat avec le Service des grands brûlés de l'Hôpital Lapeyronie, ce robot sait assister l'homme dans le prélèvement de peau en vue d'une greffe. Il s'agit d'un exercice très délicat pour un chirurgien, qui ne doit pas trembler au moment de prélever des couches régulières d'épiderme, sous forme de bandes qui ne dépassent pas quelques dixièmes de millimètres d'épaisseur (LIRMM) ;

  • Le micro-oeil : inspiré de travaux menés sur le réflexe vestibulo-oculaire de l'homme et des animaux (singe et mouche), cet oeil miniature, d'une masse de 10 grammes et d'un diamètre de 10 mm)est doté d'un réflexe de contrôle du regard dont les hautes performances (vitesse et précision) se rapprochent étroitement de son homologue naturel. Le niveau d'intégration de cette micro-réalisation n'aurait pu être atteint sans les développements récents de micro-actionneurs (piézo-électrique, micro-moteurs) et de micro-capteurs performants (micro-gyromètre à base de MEMS (Equipe de biorobotique, CNRS/Université de la méditerranée, UMR 6152)

  • OctaveOctave : ce robot captif est un nouvel exemple de recherche innovante qui mêle robotique et biologie. Il est équipé d'un oeil artificiel, inspiré de l'oeil de la mouche, qui mesure la vitesse de défilement du sol. Par conséquent, le robot suit le terrain à distance, et ce, même en présence de vent. Mieux encore : si on bascule cet aéronef vers l'avant, ceci le conduit automatiquement à décoller, et le redresser à atterrir. Ce nouveau système de pilotage automatique s'affranchit ainsi de l'équipement lourd et onéreux embarqué traditionnellement à bord des avions commerciaux. (Equipe de biorobotique, CNRS/Université de la méditerranée, UMR 6152)

Seront également présenté des films :
- L'homme machine (2004, 26 ')
- Dans le labyrinthe de l'orientation (2000, 13')
- Robot Sapiens (2001, 26')
- Le temps des neurones (1998, 15')

*ADEME, BRGM, CEA, Cemagref, CIRAD, Cité des Sciences, CNES, CNRS, Ifremer, IFP, INRA, INRETS, INSERM, IRD, IRSN, LCPC, Le Muséum, OSEO, Renater.

En savoir plus sur le stand du ministère (stand E2/E4/E6)
http://www.recherche.gouv.fr/salon/2005/seri/index.htm


Le projet SWARMs (Scalable Swarms of Autonomous Robots and Sensors)
JPB (24/05/05)

Le département américain de la Défense (Defense Department's Multidisciplinary University Research Initiative program) a versé à l'Université de Pennsylvanie un crédit de 5 millions de dollars destiné au GRASP laboratory (General Robotics, Automation, Sensing and Perception). L'objet en est de développer des essaims de robots susceptibles d'être déployés à grande échelle sur terre et dans les airs.

Il s'agit du projet SWARMs (Scalable Swarms of Autonomous Robots and Sensors). Celui-ci s'inspirera des modalités d'organisation collective des êtres vivants, qui font émerger des formes d'intelligence et de contrôle de groupe dépassant les capacités des organismes individuels impliqués. Les exemples en sont multiples et bien étudiés dans la nature: insectes, oiseaux, poissons, meutes de mammifères, colonies bactériennes (control sensing). Le projet visera à transposer ces organisations au sein d'essaims ou groupes de dizaines, voire de centaines de mini-robots. Il s'agit d'obtenir des systèmes capables d'opérer sur des champs de bataille ou des zones urbaines menacées par divers risques. Le responsable du projet est le Pr. Vijay Kumar

Projet SwarmsLes robots seront fournis par le projet MARS (Multiple Autonomous Robotics) du même laboratoire qui a développé de nombreuses fonctions robotiques évoluées présentées sur le site du projet. Mais ils seront enrichis et le cas échéant miniaturisés pour pouvoir plus commodément travailler en essaim. Leur insertion dans de larges essaims contribuera à perfectionner leurs aptitudes à l'intelligence sociale.


Pour en savoir plus
Le projet SWARMS : http://www.swarms.org/
Animations concernant le projet MARS (à voir absolument) : http://www.cis.upenn.edu/mars/site/multimedia.htm#movies


L'électricité générée par la houle
JPB (24/05/05)

Longtemps considérée comme chimérique vue les contraintes imposées aux systèmes mobiles par le milieu marin, l'utilisation de la houle comme générateur d'électricité commence à devenir une réalité. C'est l'entreprise écossaise Ocean Power Delivery Limited, qui semble la plus avancée dans ce domaine. Après avoir expérimenté plusieurs années différents prototypes sur les côtes du Royaume Uni, notamment aux Orkneys, OPD vient de bénéficier d'un contrat du Portugal pour une première installation en vraie grandeur sur la côte Portugaise, près de la ville de Povoa de Varzim. La «ferme» produira 2,25 megawatts à 1.500 foyers à partir de 2006. En cas de succès, l'exploitation sera étendue. L'électricité sera revendue pour 8 mn d'euros au réseau Enersis qui investit dans les énergies renouvelables. Le géant norvégien Norsk Hydro participe au capital de OPD.

Vue d'artiste : Génération d'électricité par la houle © http://www.oceanpd.com/Pelamis/default.htm La technologie utilisée est relativement simple dans son principe. Des unités articulées cylindriques creuses en forme de saucisses (baptisées Pelamis) sont mouillées en surface et tenues au fond par des amarrages souples. Les mouvements imposés par la houle aux parties articulées sont contrés par des systèmes hydrauliques qui pompe de l'huile sous pression dans des moteurs qui entraînent eux-mêmes des générateurs électriques. Les Pelamis sont prévues pour être mouillées à 3/5 miles des côtes, par des fonds de 50 mètres environ.

L'avenir dira comment évoluera techniquement cette première ferme et quelle sera la rentabilité du dispositif, compte tenu notamment des coûts de maintenance qui ne seront certainement pas négligeables, quand on connaît la violence de l'océan sur la côte portugaise, même dans des endroits relativement abrités.

Quoi qu'il en soit, le Royaume Uni et le Portugal nous donnent là un bon exemple des perspectives d'activités nouvelles offertes par les énergies renouvelables, dès lors qu'elles sont abordées avec le sérieux scientifique et technologique indispensable.

Pour en savoir plus
Description des Pelamis sur le site de OPD : http://www.oceanpd.com/Pelamis/default.html


Avancée du clonage thérapeutique en Corée du Sud...et en Grande Bretagne
JPB (20/05/05)

Toute la presse a fait écho à l'annonce des chercheurs sud-coréens qui ont réussi à cultiver onze lignées de cellules souches obtenues à partir d'embryons clonés. Ces embryons étaient issus de cellules prélevées non pas chez des individus quelconques... mais chez des personnes atteintes de diverses maladies. Les cellules souches obtenues devraient en principe pouvoir être greffées sur ces mêmes personnes sans provoquer de rejet, puisqu'elles auront le même code génétique. Ce procédé ouvre des perspectives de compréhension des mécanismes en jeu dans des pathologies graves et incurables comme certaines maladies neurodégénératives. On peut en espérer la découverte de nouvelles cibles pharmacologiques voire de nouveaux médicaments.

Hwang Woo-suk L'annonce est publiée aujourd'hui dans la revue américaine Science par vingt-trois chercheurs et médecins de l'université de Séoul, dirigée par Hwang Woo-suk, l'un des plus grands spécialistes du clonage animal et humain. C'est dans cette perspective que travaille le Pr Hwang Woo-suk depuis plusieurs années. En février 2004, son équipe s'était déjà illustrée par une publication scientifique historique à double titre : elle révélait l'obtention des premiers embryons de clone humain et la première lignée de cellules souches dérivées. Mais ce succès avait été obtenu difficilement. Il avait fallu utiliser 242 ovules, recueillis auprès de 18 femmes qui avaient subi un ou plusieurs traitements hormonaux. Certains scientifiques avaient critiqué ce procédé jugé peu éthique à l'égard des femmes ayant été convaincues de se prêter à l'expérience. Dans le cas présent, les embryons obtenus sont en effet les clones de malades, âgés de 2 à 56 ans. C'est sur eux qu'ont été prélevées les cellules de peau introduites dans les ovules énucléés. Ces patients souffrent de diabète juvénile, de lésion de la moelle épinière ou de déficit immunitaire héréditaire ­ toutes maladies candidates à des traitements par greffe de cellules.

En France, la loi de bioéthique, adoptée en juillet 2004, interdit en effet le clonage thérapeutique, autrement dit la création d'embryon à partir d'un seul «parent» génétique, à des fins de recherches. Cette loi autorise en revanche, pour une durée limitée à cinq ans, la recherche sur l'embryon. Mais les chercheurs français ne peuvent travailler qu'avec des embryons déjà existants, créés par fécondation in vitro, conservés par congélation et dont le père et la mère ont abandonné leur projet parental. Ces recherches seront de toutes façons encadrées par la toute nouvelle agence de biomédecine. On voit donc que les équipes françaises ne peuvent actuellement expérimenter sur des malades l'usage de cellules souches provenant d'embryons clonés à partir de ces mêmes malades, ce qui restreint considérablement la portée de leurs recherches.

On notera avec intérêt que le Pr. Axel Kahn, directeur de l'Institut de génétique moléculaire de Cochin, un temps réservé à l'égard de telles manipulations génétiques, vient de prendre leur défense dans un article du Figaro en date du 20 mai (http://www.lefigaro.fr/sciences/20050520.FIG0272.html). Il y voit une avancée considérable. «L'équipe coréenne, composée de scientifiques de premier plan et d'expérimentateurs hors pair, a apporté un ensemble d'améliorations plutôt qu'une véritable révolution à la technique de base». Ces améliorations permettent d'extraire délicatement le noyau de la cellule par micromanipulation au lieu de l'arracher, ce qui évite de léser les protéines nucléaires indispensables au bon déroulement des divisions cellulaires ultérieures. Elles permettent également au niveau de la culture de cet embryon de travailler en éprouvette, sur un lit de cellules humaines issues du même individu, et non pas sur des cellules de souris, ceci permettant un meilleur développement du blastocyste.

Axel Kahn estime en conséquence que la communauté scientifique française doit demander au législateur de modifier la loi et d'ouvrir très rapidement les recherches sur le clonage thérapeutique en France. La même demande se fera certainement jour dans un certain nombre des pays européens qui, contrairement à ce qu'a fait la Grande Bretagne, proscrivent encore les recherches sur ce sujet.

Par ailleurs, et quasi-simultanément, on apprend que l'équipe du Dr Miodrag Stojkovic, du centre de fertilité de Newcastle (IHG), vient de conduire jusqu'au stade du blastocyte, avec une centaines de cellules, un embryon humain cloné. A ce stade il devient possible d'en tirer des cellules souches susceptibles d'étude en vue d'applications thérapeutiques. Là encore, le pragmatisme britannique qui a mis en échec les préjugés religieux des milieux conservateurs démontre l'intérêt pour la recherche du travail sur les embryons humains au stade précoce. L'équipe de l'IHG, sous la direction du Pr Alison Murdoch, avait été la première à bénéficier de l'autorisation d'expérimenter le clonage thérapeuthique, sur la base d'une autorisation de principe donnée en 2001 par le Parlement britannique.

Pour en savoir plus
L'article de Science (sur abonnement) http://www.sciencemag.org/sciext/hwang2005/
HWang et al. : "Patient-Specific Embryonic Stem Cells Derived from Human SCNT Blastocysts"
Institute of Human Genetics (IHG) de Newcastle on Tyne http://www.ncl.ac.uk/ihg/


Record du monde de factorisation d'un grand nombre en produit de nombres premiers
CJ (18/05/05)

Grâce au soutien informatique de l'Office fédéral pour la sécurité des techniques de l'information (BSI - Bundesamt fur Sicherheit in der Informationstechnik) F. Bahr, M. Boehm, J. Franke, T. Kleinjung, chercheurs de l'université de Bonn et du CWI (Centrum voor Wiskunde en Informatica) des Pays-Bas, et grâce au soutien informatique de l'Office fédéral pour la sécurité des techniques de l'information (BSI - Bundesamt fur Sicherheit in der Informationstechnik), un nouveau record du monde de factorisation: la factorisation du nombre RSA200.
La sécurité de certaines procédures de signature électronique est basée sur la difficulté à diviser des nombres très grands en facteurs premiers.
C'est ce procédé qu'utilise en particulier l'algorithme de signature RSA développé en 1977 au Massachusetts Institute of Technology (MIT) par Ron Rivest, Adi Shamir et Len Adleman.
Le nombre RSA200 comporte 200 décimales et est le produit de deux nombres entiers. Il a été rendu public par l'entreprise américaine RSA Security, le défi consistant à trouver les deux nombres premiers qui le divisent.

Voici les deux facteurs trouvés : 35324619344027701212726049781984643686711974001976\
25023649303468776121253679423200058547956528088349
et
9258699544783330333470858414800596877379758573642\
19960734330341455767872818152135381409304740185467

NB : Le précédent record concernait 176 décimales , factorisé le 2 mai 2005 par Aoki, Kida, Shimoyama et Ueda


Créer de la complexité à partir des nanosystèmes
JPB (18/05/05)

Le physicien Robert Laughlin a surpris beaucoup de monde en affirmant dans son livre A different Universe (voir notre article dans ce numéro) qu'il n'était pas possible de créer des matériaux ou systèmes complexes à partir de nano-objets, par exemple des nanotubes. Il explique cela d'une façon dont la portée philosophique (épistémologique) est profonde. Dans la nature, les molécules complexes résultent d'un processus d'émergence spontané qui reste encore et demeurera peut-être toujours mystérieux. On ne peut pas vraiment le comprendre et moins encore le reproduire. L'idée que l'on puisse construire de façon contrôlée des objets macroscopiques à partir d'une manipulation d'atomes individuels lui parait une illusion. Les technologies permettant d'obtenir des nanoproduits tels que les nanotubes ou nanocristaux sont extrêmement violentes ou complexes et donc loin d'être utilisables de façon économique. Les processus d'auto-organisation utilisés par la nature sont tout différents mais ne sont pas encore reproductibles par l'homme.

Mais, à supposer que Robert Laughlin ait raison, peut-être trouvera-t-on une solution en faisant appel à la nature elle-même, en l'espèce aux talents d'ingénierie de l'ADN. Un article de Technology Review du MIT explique comment. Le chimiste Ned Seeman de l'Université de New York y travaille depuis plusieurs années. Il est parti du principe que les molécules d'ADN, qui fournissent des processus de construction pour toutes les choses vivantes, pourraient servir de plate-forme d'assemblage (ou échafaudage) en vue de fabriquer les plus petits composants électroniques jamais construits. Le besoin de miniaturiser les composants, illustré par la célèbre loi de Moore, se heurtera très bientôt à la difficulté de manipuler des atomes individuels, car à cette échelle les propriétés quantiques de la matière empêchent de les localiser avec la précision nécessaire.

Parce que l'ADN dispose de structures très précises et parce qu'il est possible de contrôler les molécules étrangères qui lui seraient associés, il est envisagé d'utiliser les propriétés d'auto-assemblage de l'ADN pour fabriquer des structures nouvelles. Si par exemple, on peut associer à de l'ADN des nano-particules métalliques ou des nanotubes de carbone, la molécule d'ADN les auto-assemblera dans le cours de son propre processus d'auto-assemblage. On pourra ainsi faire fabriquer des structures en 3D dont certaines pourraient servir de micro-composants électroniques dans les ordinateurs du futur. Les applications de ces perspectives ne sont pas pour demain, car l'ADN est coûteuse à produire et à utiliser de façon industrielle. Mais Ned Seeman est confiant du fait qu'il offre là aux nanatechnologies de nouveaux débouchés très intéressants, répondant ainsi aux objections des nanosceptiques tels Robert Laughlin.

Inutile de préciser que les processus qui viennent d'être évoqués n'ont rien à voir avec l'encore problématique "ordinateur à ADN".

Pour en savoir plus
Lire l'article http://www.technologyreview.com/articles/05/06/issue/forward_dna.asp
Présentation détaillée(1996) http://www.halcyon.com/nanojbl/NanoConProc/nanocon3.html
Nadrian Seeman. Biography http://www.virtualgenomics.org/vcgb/biopics/seeman.htm


WEEE Man
CJ (13/05/05)

Le robot Wee manNon, ce robot géant n'est pas l'improbable héros d'un remake SF du film King Kong, qui viendrait escalader le Tower Bridge de Londres... WEEE Man est un projet artistique* conçu par le designer Paul Bonomini (voir d'autres photos dans notre rubrique "Art Imaginaire").
D'une hauteur de sept mètres, cette sculpture est entièrement composée de déchets électroménagers, soit quelque 3.3 tonnes de détritus représentant la quantité moyenne envoyée au dépotoir par chaque habitant de l'Angleterre au court de sa vie. Quantité certainement comparable dans la plupart des pays industrialisés.

Avec WEEE Man (pour Waste Electrical and Electronical Equipment), et son corps constitué d'objets allant de la machine à laver jusqu'à la souris, l'écran de télévision ou d'ordinateur, en passant par les téléphones portables et autre aspirateurs..., l'objectif est d'attirer l'attention et de changer les comportements en rendant visible ce que tout un chacun jette. Il s'agit d'éduquer le consommateur mais aussi les industriels en leur demandant de mieux penser le recyclage de leurs produits qui sont pour la plupart toxiques pour l'environnement.

Cette sculpture-robot vient annoncer la directive européenne The Waste Electrical and Electronic Equipment qui doit entrer en application en janvier 2006.

* Initiative de la Royal Society for the encouragement of Arts, Manufactures and Commerce (RSA) et de Canon Europe.


Pour en savoir plus
Le site dédié : http://weeeman.org/
The Waste Electrical and Electronic Equipment : http://europa.eu.int/comm/environment/waste/weee_index.htm


Le livre "Modéliser et concevoir une machine pensante" d'Alain Cardon reçoit le prix AFISI
CJ (12/05/05)

Jean Joskowicz, président de l'AFISI (à gauche) et Alain CardonLe prix de l'AFISI a été décerné à Alain Cardon [à droite sur la photo] le 12 mai 2005 au Palais des Congrès pour son livre "Modéliser et concevoir une machine pensante - Approche constructible de la conscience artificielle".

Couverture du livre d'Alain Cardon : Modéliser et concevoir une machine pensante"Une occasion de conseiller une fois de plus la lecture de cet ouvrage novateur publié chez Vuibert, dans la collection Automates Intelligents

Site de l''Association Française d'Ingénierie des Systèmes d'Information
Présentation du livre d'Alain Cardon (Automates intelligents)
Site des éditions Vuibert


L’Inde affirme ses ambitions spatiales
CJ (06/05/05)

La fusée indienne PSLV  © D.RDepuis le pas de tir de Satish Dhawan (situé à 100 km au nord de Madras), la fusée indienne Polar Satellite Launch Vehicle (PSLV) a placé le 5 mai sur orbite deux satellites, marquant une nouvelle étape du programme spatial de l’Inde qui a entamé une course dans l’espace avec la Chine et vise la lune d’ici 2007-2008. C’est le 11ème placement sur orbite de satellite de télédétection par l’Inde mais c’est la première fois qu’une fusée indienne lance deux satellites à la fois. Ce tir "augmente considérablement nos capacités de lancement et réaffirme l’émergence de l’Inde en tant que puissance spatiale majeure", s’est félicité le Premier ministre indien Manmohan Singh au Parlement.
Longue de 44 mètres, la fusée emportait le satellite de télédétection CARTOSAT-1 (poids 1,5 tonnes) capable de distinguer des éléments avec une précision de 2,5 mètres (photographies stéréographiques haute définition pour établir des cartes en trois dimensions*) et le satellite HAMSAT de communication pour radio-amateurs (poids 42,5 kg) qui pourra être utilisé lors des catastrophes naturelles. Selon Madhavan Nair, président de l'Agence spatiale indienne (ISRO), le programme spatial indien a pour mission première de "faire profiter la population, et notamment les plus pauvres, des bénéfices des hautes technologies en Inde". Ainsi, "les données fournies par satellite sont utilisées pour l'aménagement du territoire, la construction de nouvelles routes, l'agriculture, la gestion de l'eau, le développement urbain, la prospection minière, la lutte contre la sécheresse et les catastrophes naturelles, ou diverses applications environnementales".

Mais si on en doutait encore, on voit bien que l'Inde commence à se situer en matière d'espace sur l'échiquier multipolaire. Rappelons que le gouvernement indien a approuvé en 2003 l'ambitieux programme Chandrayan-I doté d’un budget initial de 83 millions de dollars, qui prévoit d’envoyer une mission non-habitée sur la lune au plus tard en 2008. L’Inde a ces dernières années accéléré son programme spatial affichant de fortes ambitions malgré son retard face à la Chine. En octobre 2003, Pékin avait envoyé son premier homme dans l’espace devenant le troisième pays du monde à réaliser un tel vol 42 ans après l’URSS d’alors et les Etats-Unis. La Chine entend explorer la lune d’ici 2007 et envisage un premier alunissage en 2010 avec un vaisseau non habité. Si la première mission indienne sur la lune en 2007 est un succès, l’ISRO en a déjà prévu une deuxième d’ici 2015. Selon M. Nair, l’agence spatiale indienne est également prête à envoyer un homme dans l’espace d’ici sept ans...

*Jusqu’à présent les cartographes devaient se baser sur des données satellitaires combinées pour établir des cartes tri-dimensionnelles. En d'autres termes, le satellite fournira des cartes en trois dimensions qui, jusque-là, n'étaient réalisables qu'en combinant des données fournies par plusieurs satellites.

Concernant l'Europe spatiale, on relira avec avantage notre interview avec Roger-Maurice Bonnet du 28 janvier 2005 : http://www.automatesintelligents.com/interviews/2005/jan/bonnet.html


La NASA présente son nouveau véhicule spatial du futur
CJ (03/05/05)

Les 3 modules du Crew Exploration Vehicle (CEV) © D.RLa Nasa a présenté le 3 mai le véhicule spatial du futur qui pourra emporter des astronautes sur la Lune, avant d’aller sur Mars. Cet étonnant engin ailé juché sur deux modules est la proposition du consortium industriel mené par Lockheed-Martin, en réponse à l’appel d’offres qui a été passé par la Nasa pour mettre au point un engin appelé Crew Exploration Vehicle (CEV).

Apparemment seuls deux industriels américains, Lockheed-Martin et Northrop, ont remis un projet à l’agence spatiale américaine le mardi 2 mai. Le projet de Northrop, conçu avec Boeing n’est toujours pas connu. Celui que vient de rendre public Lockheed-Martin a été élaboré avec le partenariat de cinq autres industriels, dont la branche « transport spatial » de l’européen EADS. Le concept gagnant sera choisi en 2008, après le premier vol d’un démonstrateur pour chaque industriel. Mais ce programme préliminaire pourrait être avancé, puisque le nouvel administrateur de la Nasa, John Griffin a, la semaine dernière, expliqué qu’il trouvait qu’une mise en service opérationnelle en 2014 était beaucoup trop tardive, alors que leurs navettes actuelles doivent être abandonnées avant 2010.

Schéma du Crew Exploration Vehicule
Intérieur du Crew Exploration Vehicule (successeur du Shuttle)

Conformément à la volonté du président George W. Bush qui a relancé l’exploration humaine du système solaire, la stratégie de la Nasa pour l’avenir repose sur un plan à étapes successives. Il n’est pas question de construire tout de suite un vaisseau qui se posera directement sur Mars, mais plutôt de concevoir des éléments modulaires qui permettront d’abord d’aller en orbite basse autour de la Terre, puis de retourner de manière ponctuelle sur la Lune (2015-2020), avant d’y installer des habitations pour des séjours de longue durée (2020), le tout pour préparer des futurs voyages vers Mars après 2025. L’engin spatial de Lockheed-Martin avec EADS répond aux critères de la première étape, qui consiste à tester le véhicule de voyage vers la Lune en orbite terrestre. De la même manière que pour les missions Apollo, le véhicule est séparé en plusieurs éléments spécialisés et reliés entre eux. Le module d’équipage est une navette d’une douzaine de mètres de long, pesant vingt tonnes, et capable d’abriter six astronautes. La forme ailée a été choisie pour pouvoir rejoindre la terre ferme, et éviter d’avoir à faire un amerrissage. Cette géométrie permet d'autre part un retour dans l’atmosphère plus doux qu’une capsule dans le cas d’un retour direct depuis Mars.

Les deux modules inférieurs, pesant aussi un total de vingt tonnes, servent à fournir un espace de vie supplémentaire, de l’énergie grâce à des panneaux solaires, et des moteurs pour pouvoir revenir sur Terre depuis la Lune. Le module de mission sera conçu et réalisé par les européens d’EADS Space Transportation, qui profite ici de l’expérience acquise pour le laboratoire Columbus et du cargo automatique ATV qui vont rejoindre la station spatiale internationale.

Le petit avion spatial et les deux modules seront lancés chacun de leur côté par une fusée lourde (Atlas 5 de Lockheed-Martin, Delta 4 de Boeing, ou Ariane 5) avant d’être assemblés en orbite. Pour retourner sur la Lune, il faudra également lancer un module d’atterrissage, ainsi qu’un gros étage de propulsion. La ressemblance de formes du module d’habitation avec les actuelles navettes spatiales américaines n’est qu’apparente, puisque l’avion spatial de Lockheed-Martin rentre dans l’atmosphère comme une navette, mais se pose comme une capsule avec de simples parachutes et des airbags. Signalons par ailleurs que l’engin n’a pas de moteurs ni de soute comme les navettes.

Pour en savoir plus
Site de la Nasa :
http://exploration.nasa.gov/acquisition/cev_procurement3.html


27 avril 10h30, l'A 380 s'est arraché du sol
JPB 27/04/05

Quel symbole devrait être pour les Français que la vue magnifique du plus beau, du plus majestueux des Airbus décollant de Toulouse, à l'heure dite, en accumulant les records. Comment ne pas y voir l'image d'une Europe capable de tous les défis, face au monde admiratif ou envieux. Comment ne pas oublier aussi que c'est grâce à la vision et à l'opiniâtreté de nos compatriotes, de Noël Forgeard jusqu'au plus obscur technicien, que ceci a pu se faire, la France entraînant l'Europe vers le ciel.

Les spectateurs de tous pays européens venus à Toulouse l'ont bien compris, qui n'ont pas ménagé leurs ovations. On se prend à rêver. Et si le Trois quatre vingt (comme commencent à dirent les initiés) avait emmené dans son sillage les hésitants et les craintifs, avant de les ramener à Toulouse, après un petit tour sur l'Atlantique, transformés en militants fanatiques de la cause européenne...


Modèles épidémiologiques
JPB 27/04/05

Pour préparer les politiques globales de prévention et de soin face aux pandémies annoncées, celle de la grippe en particulier, il est indispensable d'étudier la façon dont la contagion se répandra dans le monde à partir de foyers infectieux origines. Pour cela, la réalisation de modèles informatiques est indispensable. Ces modèles peuvent être conçus à l'échelle d'un quartier, d'une ville, d'un pays voire du monde entier. Il faut y introduire les informations dont on dispose relatives aux types de contacts que les individus peuvent avoir entre eux selon leurs activités, aux grands vecteurs de transmission et, bien entendu, à la contagiosité spécifique de tel ou tel virus ou germe.

On pourrait penser que, vu l'urgence, de telles recherches devraient être conduites un peu partout dans le monde et, pour ce qui nous concerne, entreprises en Europe. Mais le seul travail un peu sérieux en ce sens semble jusqu'à présent fait aux Etats-Unis, dans le cadre du Los Alamos National Laboratory. C'est le modèle Episims, qui vient de faire l'objet d'un article dans la Revue Pour la Science de Avril 2005. Nous ne pouvons qu'inciter les autorités de santé à s'en inspirer sans tarder. La modélisation, pour être efficace, demande le recueil et la mise en forme de beaucoup de données. Elle ne peut donc pas être improvisée en quelques jours.

Pour en savoir plus
Episims :
http://www.ccs.lanl.gov/ccs5/apps/epid.shtml


Le RED HERRING Venture Market Europe
JPB 24/04/05

Le RED HERRING, publication consacrée aux entreprises Hith-Tech dans le monde, a organisé à Londres le RED HERRING's VENTURE MARKET EUROPE. Il s'agissait de présenter les "Top 100 Private Companies in Europe" les plus innovantes. Parmi celles-ci a été nominée la société Varioptic, que nous avions eu le plaisir de présenter dans notre dernier numéro.

Pour en savoir plus
http://www.redherring.com/EventsRhe05.aspx


Les neurosciences au Québec
Communiqué du Conseil de la science et de la technologie
14/04/05

SAINTE-FOY, le 7 avril /CNW Telbec/ - «Les neurosciences forment indiscutablement un créneau d'excellence, susceptible de faire du Québec l'un des chefs de file mondiaux sur le plan scientifique. Il faut intensifier ce rayonnement international, mais également en faire profiter de façon plus décisive encore l'industrie, les milieux de pratique ainsi que la
société en général, et ce, avec l'appui des principaux partenaires concernés.»

Voilà l'un des constats majeurs de l'avis sur les neurosciences au Québec rendu public aujourd'hui par la présidente du Conseil de la science et de la technologie, Mme Hélène P. Tremblay. Les neurosciences sont un domaine scientifique où le Québec excelle.
Les données colligées dans l'étude "Portrait statistique des neurosciences au
Québec" et résumées dans l'avis intitulé "Les neurosciences au Québec. Un créneau d'excellence au bénéfice de la société", que vient de publier le Conseil de la science et de la technologie, le démontrent. De fait, plus de trois cents chercheurs travaillant dans les milieux universitaires et hospitaliers en ont fait un champ privilégié de recherche; le pourcentage des fonds qu'ils reçoivent d'organismes fédéraux et philanthropiques excède largement le poids démographique du Québec; leur performance est même supérieure à celle bien connue des chercheurs québécois en santé; ce succès se répercute sur le volume de leurs publications, qu'ils signent souvent avec des collaborateurs internationaux.

...
Toutefois, l'internationalisation de la recherche et de ses applications, le nombre relativement peu élevé de chercheurs québécois par rapport à l'ensemble des chercheurs dans le monde, auxquels s'ajoutent plusieurs inconnues quant à l'évolution future du secteur québécois des neurosciences, font en sorte que des actions s'imposent. L'avenir de ce créneau d'excellence dépend de l'utilisation qui sera faite des atouts dont dispose déjà le Québec. C'est pourquoi le Conseil de la science propose aujourd'hui un avis sur
le sujet ainsi que des recommandations adressées aux principaux acteurs.

Le Conseil propose trois recommandations aux principaux acteurs, qui couvrent les dimensions scientifique, socioculturelle et industrielle propres au secteur.
Ainsi, le Conseil demande au Fonds de la recherche en santé du Québec d'élaborer une stratégie de développement scientifique du secteur, en concertation avec les autres principaux acteurs, dont le Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture et le Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies. Cette stratégie devra comporter des objectifs et des moyens d'action, en plus de couvrir des thèmes comme la relève, la formation, le réseautage international, le financement et la veille stratégique.

Les deux autres recommandations sont destinées au ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, à qui le Conseil recommande de s'assurer que les industries, les milieux de pratique et la population en général profiteront pleinement des découvertes et du bagage de connaissances des membres de la communauté scientifique québécoise.

Ces documents sont accessibles en ligne sur le site Internet du Conseil de la science et de la technologie, à l'adresse www.cst.gouv.qc.ca .



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