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La Revue mensuelle n° 62
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Avec 20Q.net, frottez-vous à un réseau de neurones
CJ 21/02/05

D'ici l'année prochaine devrait arriver dans les magasins la version française de 20Q, déjà disponible en anglais en Grande-Bretagne et aux USA.
Derrière ce jouet, de la taille d'un yoyo, se cache en fait un réseau de neurones formels comportant quelque 250000 "synapses"... Pensez à quelque chose, il vos posera des questions. Si il trouve en moins de 20 coups, il gagne. Sinon, c'est vous qui gagnez.

Ceci constitue en fait la version portable d'un système beaucoup plus sophistiqué, dont on trouvera une démonstration en français sur le site www.20Q.net (pour tester en français : http://y.20q.net/anon-fr?HGUMdxrNRL.sQTNJuEQsLR1-Y7-AXe8ODa). Ici, le réseau de neurones comprend 10 millions de synapses. Chaque question est choisie en fonction de votre réponse à la précédente et de l'expérience d'apprentissage dont bénéficie ce réseau depuis sa mise en ligne sur le site en 1996(1). Il faut savoir que depuis cette date, ce sont quelque 12000 "parties" qui sont pratiquées par jour, et donc autant d'apprentissage qu'amène l'internaute au réseau de neurones, qui complète ainsi sa base de données.

C'est assez étonnant.. Pour ma part, j'ai pratiqué l'expérience avec "livre", "tasse", "baffle", "robot", "colère", "kangourou"... à chaque fois, il a trouvé. Avec "compas" ou "intelligence artificielle", il a encore du mal... mais le système apprend !

(1) Pour ce qui concerne la version anglaise. La version française a été mise en ligne plus récemment.


Présentation du Falcon 7X de Dassault
JPB 20/02/05

Le 15 février 2005 a été dévoilé par Dassault le dernier né de ses avions d'affaires longs courriers, le Falcon 7X. Cet avion qui se situe d'emblée en haut de gamme de sa catégorie, présente la particularité encore unique à ce jour pour un appareil de cette taille d'avoir été entièrement conçu à partir du logiciel CATIA. Celui-ci a permis de réaliser une représentation virtuelle complète du tri-réacteur, depuis les plus petits composants jusqu'à la reconstitution de l'environnement de l'avion. Les très nombreux sous-traitants partenaires de Dassault ont travaillé ensemble à distance sur le modèle, en ingénierie parallèle. Ils ont pu définir la plus petite pièce avant que la construction ne commence. Tout s'est ensuite assemblé parfaitement. Aucune maquette physique n'a été nécessaire. Les gains de temps et de coût ont été sensibles, d'après l'avionneur.

Pour en savoir plus
Voir le film http://www.dassaultfalcon.com/7x/


Mise en place du GEOSS
JPB 20/02/05

Cet acronyme désigne le Global Earth Observation System of Systems, dont la création vient d'être décidée au 3e Sommet sur l'observation mondiale de la Terre à Bruxelles le 16 février 2005. Le principe en est simple, mais sa mise en oeuvre pose de nombreux problèmes d'interface, tant techniques que diplomatiques. Il s'agit de mettre en réseau les quelques dizaines de systèmes d'observation de la Terre existant dans le monde aujourd'hui. Ces systèmes sont aussi bien terrestres, satellitaires qu'océaniques. Ils ne couvrent actuellement que des zones limitées. Les données fournies ne sont pas compatibles et ne peuvent donc être interconnectées en temps réel pour jouer un véritable rôle d'alerte. De plus, les pays qui en sont chargés n'envisageaient pas jusqu'à ce jour de coopérer.

Il a donc fallu plusieurs réunions, à partir du premier Sommet sur l'observation de la Terre tenu en 2002, pour convaincre de la nécessité de s'unir une soixantaine de pays, dont l'Union européenne, et une quarantaine d'organisations internationales. Le récent Tsunami a beaucoup facilité la prise de conscience. Un programme à 10 ans a été décidé, coordonné par un GEO ou Group on Earth Observations installé à Genève dans les locaux de l'Organisation météorologique mondiale. Ce Group sera co-dirigé par un Européen, Achilleas Mitsos, directeur général de la recherche à la Commission européenne, et 3 de ses homologues représentants respectivement les Etats-Unis, le Japon et l'Afrique du sud. A la réunion de Bruxelles, l'Agence européenne de l'environnement (AEE) était représentée par le Pr Jacqueline McGlade, directeur exécutif.

Les Etats-Unis ont eu dès le début l'intention de jouer un rôle très important, sinon dominant dans le GEOSS, comme le montrent les pages publiées par l'Environmental Protection Agency (EPA) http://www.epa.gov/geoss/index.html. Mais l'Europe a réagi. Elle apportera au Système des systèmes le futur réseau européen GMES (Global Monitoring for Environment and Security, initiative conjointe de la Commission Européenne et de l'ESA ) constitué d'un ensemble de satellites d'observation qui sera complètement opérationnel à partir de 2008.

Les bénéfices attendus, pour un coût de fonctionnement très faible (dans la mesure où les systèmes sont ou seront financés par ailleurs) seront considérables. Ils se chiffreront par dizaines ou centaines de millions. De très nombreuses vies pourront aussi être sauvegardées. Les 8 domaines faisant l'objet du monitoring global sont les catastrophes naturelles, la météorologie, le climat, les écosystèmes, l'eau, l'agriculture et la santé. Les pays en développement, notamment en Afrique, attendent beaucoup du système global, vu l'incapacité où ils sont pour le moment, sauf l'Afrique du Sud, de se doter de satellites d'observation. Aussi, suite au Sommet, a été créé un Observatoire pour l'Environnement et le Développement durable en Afrique, en coopération avec la Commission européenne, pour mettre à la disposition de ce continent les données pertinentes recueillies par les satellites.

Les participants au Sommet ont précisé dans leur communiqué final qu'ils se réuniraient à nouveau "avant la fin de 2007".

Pour en savoir plus
GMES http://www.gmes.info/
GEOSS vu par l'EPA http://www.epa.gov/geoss/index.html
Agence européenne de l'environnement http://www.eea.eu.int/main_html


Radiologie en 3D avec le système EOS
JPB 17/02/05

Une communication à l’académie nationale française de médecine faite le 15 février 2005 a fait connaître un appareil qui améliorera considérablement les conditions de la radiographie. Il diminuera fortement les doses de rayons X utilisées et fournira des images en 3D et en couleur susceptibles de divers traitements numériques. Baptisé EOS, il est le fruit d’une collaboration entre diverses disciplines organisée à partir de 1997 par la société Biospace Instruments, à partir de l’expérience du physicien Georges Charpak et de ses collègues du CERN.
Biospace Instruments a été créée en 1989. Sa filiale Biospace Mesures a développé des techniques d’imageries moléculaires puis de radiologie. Deux prototypes de EOS sont actuellement en service en France et en Belgique. Deux autres le seront au Canada. Les premiers matériels seront livrés en 2006.

Cette réalisation française donne un bon exemple de la coopération entre recherche fondamentale, recherche appliquée et commercialisation.

Pour en savoir plus
EOS: voir descriptions et images sur le site de Biospace.fr http://www.biospace.fr/en/xray.php
NB: l'image proposée ici est la propriété de Biospace et "ne reflète pas la qualité des images véritables".


Succès du lancement de Ariane 5 10 tonnes ECA
12/02/05, 23 heures

Après deux ans d'interruption consacrés à la refonte complète du lanceur Ariane 5 ECA, le lancement tant attendu a eu lieu ce soir. La fusée a mis en orbite au terme d'une trajectoire parfaitement nominale les deux satellites dont les propriétaires avaient accepté de courir le risque d'un vol de qualification: le satellite de télécommunication espagnol XTAR-EUR et le mini-satellite expérimental Sloshsat-FLEVO développé conjointement par l'ESA et l'Agence spatiale Néerlandaise. Grâce à Ariane 5 ECA, l'ESA dispose maintenant d'un véhicule capable d'emporter 10 tonnes de charge utile au lieu des 6 de l'Ariane 5 Générique. Sans attendre, comme si elle était certaine du succès, l'Agence Européenne avait commandé à EADS 30 exemplaire de la nouvelle fusée.

Au plan commercial, après la baisse du marché des télécommunications ayant fait suite à l'effondrement de la bulle Internet, la demande est en train de reprendre. Par ailleurs de nouveaux besoins s'expriment dans le domaine scientifique. Les satellites seront de plus en plus lourds. Ariane 5 ECA semble donc, malgré la concurrence mondiale, promise à un bel avenir. D'ores et déjà, la société commerciale Arianespace a signé 19 contrats dont les lancement s'échelonneront sur les 3 prochaines années.

Mais nous pensons que l'espace n'est pas seulement une affaire commerciale ni même un domaine essentiel pour la recherche scientifique. C'est aussi et plus que jamais, malgré les prophètes du nihilisme, un champ exceptionnel pour l'aventure humaine. Autrement dit, les lanceurs ne doivent pas seulement mettre des satellites en orbite, mais aussi les femmes et hommes courageux qui acceptent de s'arracher à la pesanteur terrestre. Ariane 5 ECA doit être pour l'Europe, à travers l'ESA et les Agences spatiales nationales, un premier outil essentiel pour le développement du programme Aurora de vols habités vers la Lune et Mars. Le lancement de ce soir a réuni dans une même ferveur de nombreux Français et Européens. Il faudra que dans les années à venir ils puissent se retrouver lorsque des lancements de bien plus grande portée humaine seront entrepris par l'Europe. A cette hauteur d'ambition, il ne faut plus parler d'argent.

Pour en savoir plus
Visionner le lancement d'Ariane 5 ECA : http://www.videocorner.tv/videocorner/vod/frameset.php?flight=166&flight_vod=164&langue=fr&rub=vod


Projet de budget de recherche et de développement américain pour 2006 : un budget en recul
CJ 12/02/05 (Source : Ambassade de France aux Etats-Unis)

Logo Exectuvite office of the Président of the United StatesGeorges W. Bush vient de présenter au Congrès américain les propositions de son Administration pour le budget fédéral 2006.
Globalement, l'heure semble être au contrôle des dépenses* et l'enveloppe allouée à la recherche et au développement ne fait pas exception. Celle-ci est en effet annoncée en légère progression de moins de 1% par rapport à 2005 (soit moins que l'inflation) pour atteindre 132,5 milliards de dollars.
Au sein de ce budget, la part consacrée à la recherche fondamentale recule de 1% en dollars courants tandis que celle pour la recherche appliquée reste inchangée ; et c'est donc le poste Développement qui profite le mieux de l'augmentation avec une hausse de 2% (ou une stabilité en dollars constants).
Du côté des grands centres de recherche, les sorts sont également variés. Après cinq années de vent en poupe entre 1998 et 2003 qui ont vu le budget doubler, les National Institutes of Health (NIH) n'obtiennent qu'une hausse de 0,7% à 28,8 milliards de dollars, donc une baisse en pratique. La National Science Foundation (NSF) apparaît mieux
lotie avec une augmentation de 2,4% (dont une part due à un artifice comptable), mais cette dernière suit une baisse en 2005 et le financement pour 2006 reste donc en dessous de celui de 2004.

Le budget recherche du Département de l'Energie, traditionnellement important, accuse lui aussi un faible recul par rapport aux deux années précédentes avec 3,46 milliards de dollars.

Dans ce contexte, la NASA tire plutôt bien son épingle du jeu. L'agence spatiale recevra 16,45 milliards de dollars (+ 2,5%) avec une concentration de l'effort pour financer les programmes d'exploration de la Lune et de Mars voulus par le Président (la part recherche diminuant donc). Cependant les efforts consentis pour ces missions se feront au prix d'autres projets, en tête desquels le sauvetage du télescope Hubble (qui serait abandonné) et l'étude des changements climatiques sur Terre.

*Signalons que le budget du département de la défense (qui draine aussi de la recherche) augmente de 5%. Par ailleurs, le déficit budgétaire américain est actuellement de 617 milliards de dollars, en hausse de 24% par rapport à celui de 2003. Si l'administration fédérale américaine était obligée de lutter contre ce déficit par diverses mesures d'économies, au même titre que les Etats européens, elle ne pourrait pas dépenser autant d'argent qu'elle le fait pour couvrir ses propres besoins.

Pour en savoir plus :
Site de la Maison Blanche : http://www.whitehouse.gov/omb/budget/fy2006/budget.html


Le programme d'avion d'attaque robotisé de la Darpa
JPB 12/02/05

La Darpa a développé depuis plusieurs années différentes générations de drones téléguidés, qui ont été employés sur les fronts où les troupes américaines étaient engagées. On citera le Predator de General Atomics et le Global Hawk de Northrop Grumman. Northrop a par ailleurs mis au point le Pegasus, destiné à l'aéronavale et capable notamment d'opérer à partir d'un porte avions. Israël et la France, entre autres, ont fait de même, s'associant même en partie pour réaliser des drones militaires. Nous les avions évoqués précédemment.
Mais ces machines, bien que disposant de systèmes d'auto-pilotage techniquement intéressants, ne sont en rien comparables à celles faisant l'objet d'un projet lancé dès 2003 par la Darpa. L'Agence dispose pour ce faire d'un crédit de 4 milliards de dollars sur 4 ans et a mis en compétition Boeing et Northrop. Le projet n'a pas encore semble-t-il de nom officiel. La presse spécialisée le désigne par le terme de Robotic Attack Jet, qui n'a pas besoin de traduction. Deux prototypes ont déjà été réalisés, le X-45 de Boeing et le X-47 de Northrop. Le premier est plutôt destiné aux attaques air-sol, le second aux opérations aéro-navales. En avril 2004, l'un d'eux, en modèle réduit, a largué de 10.000 mètres et à la vitesse de 700 km/h une bombe témoin de 100 kg qui a atteint le but visé.

Ces appareils que le DOD espère pouvoir faire mettre en production pour 2010, auront plusieurs caractéristiques considérées par les spécialistes comme révolutionnaires, capables de surpasser tous les systèmes d'armes de ce type existants. Ils seront évidemment sans pilotes, mais aussi sans opérateurs les guidant du sol. Ils devront pouvoir également opérer en escadre. Ceci pose d'innombrables problèmes car le pilotage d'avions rapides exige jusqu'à ce jour des interventions humaines permanentes pour réparer les erreurs inévitables du système automatique. Par ailleurs, ils utiliseront des informations fournies par radio à partir de satellites ou de stations au sol et en mer. Ces informations devront être organisées à leur usage sous forme d'un véritable Internet n'acceptant aucun taux d'erreurs. Or les radio-transmissions sont aujourd'hui incapables d'offrir la fiabilité nécessaire – surtout lorsqu'elles s'adressent à un engin situé à haute altitude et se déplaçant à 700 km/h.

Pour résoudre tous ces problèmes, les Jets embarqueront des systèmes d'intelligence artificielle et de robotique autonome (conjoints à ceux des stations au sol) qui sont encore à développer et qui représenteront l'essentiel du coût du produit. Mais pour les stratèges américains, la dépense sera vite amortie. Non seulement l'économie en vies humaines sera appréciable (on retrouve là le concept du Zéro morts mis au goût du jour) mais les applications militaires et civiles de ces systèmes devraient être très nombreuses et très rentables.

Quelles considérations ceci devrait-il inspirer aux stratèges industriels et militaires européens ? La première est que les appareils envisagés sont annoncés aux Etats-Unis comme marquant la mort des avions militaires pilotés, le dernier en date, risquant de rester le dernier, étant le Joint Strike Fighter F-35 de 2001 dont le contrat fut attribué à Lochkeed Martin. Il faudra donc que les autres forces aériennes du monde réfléchissent à l'avenir de leurs moyens aériens. Mais dans l'immédiat, il s'agit d'un succès éclatant de Boeing, sur lequel la firme reste discrète, on le comprend. Boeing est en effet reconnu par le Pentagone comme le principal maître d'œuvre du projet, ce qui lui donnera une avance considérable, y compris dans le domaine de l'aviation civile. Rappelons que Boeing est déjà par ailleurs reconnu comme le “lead systems integrator” pour le développement d'un projet nommé Future Combat Systems, lequel devrait mettre en œuvre de façon coordonnée 18 sortes de véhicules de combats robotisés terrestres ou aériens et de technologies avancées de télécommunications. Lorsque Boeing feint de s'indigner des avances remboursables consenties à son rival Airbus dans le domaine civil, les Européens devraient lui rappeler cette réalité.

Pour les industries robotiques américaines militaires ou civiles, ces divers projets représenteront évidemment aussi un effet d'accélération considérable. Ceci est à méditer en Europe, où les industries robotiques, presque inexistantes actuellement, risquent de ne jamais s'en remettre. Les industriels américains participant à ces projets de Jet Robotisés sont conscients de l'avance définitive qu'ils vont prendre grâce à l'initiative du ministère de la Défense. Nous sommes en train de construire, disent-ils, le « système des systèmes ». Sans commentaires.

Pour en savoir plus
Article de la Technology Review du MIT http://www.technologyreview.com/articles/05/03/issue/feature_jet.asp?p=1
Dassault. Le site est muet sur la question http://www.dassault.fr/


Le dragage et l'exploitation des sables et graviers assistés par la VR
JPB/12/02/05

Le dragage et l'exploitation commerciale des sables et graviers constitue une industrie peu connue, du moins en France, mais dont la puissance est considérable. L'Europe y est très présente, notamment par l'intermédiaire des Nééerlandais et des Britanniques. Les enjeux concernent d'abord l'aménagement des sites portuaires et des chenaux, mais tout autant l'extraction de sédiments marins ou fluviaux destinés à la construction et aux grands travaux. Cette industrie se fait souvent reprocher, à juste titre, de méconnaître les impératifs de la protection des zones côtières et des biosystèmes. Dans les prochaines années, avec la remontée prévisible du niveau des mers, elle ne manquera pas de nouveaux contrats. Il faudra donc qu'elle se dote des outils les plus modernes permettant la connaissance des milieux aquatiques et sous-marins.

Il est donc intéressant de se tenir informé de l'état de l'art en ce domaine. Le portail international MAGIS nous apprend qu'un système permettant de représenter les fonds marins en 3D vient d'être mis au point par la School of Earth, Ocean and Planetary Science de la Cardiff University, UK. Il s'agit du Laboratoire CodaOctopus, qui génèrera des images virtuelles permettant aux scientifiques de visualiser de larges étendues de sol marin comme s'ils s'y trouvaient physiquement. Pour le Dr Chris Wooldridge, co-directeur de projet et enseignant à la School of Earth, Ocean and Planetary Science, il s'agit d'un progrès décisif en matière de prévision des risques dans le domaine de la sécurité maritime, comme de la protection de l'environnement et de la santé. Grâce à une meilleure visualisation des fonds marins, les scientifiques et les ingénieurs pourront prendre des décisions mieux informées concernant l'implantation de sites d'énergie renouvelable, les travaux portuaires, le dragage et la conservation des zones humides. Espérons qu'il en sera bien ainsi et que le système ne servira pas de prétexte à une exploitation plus désordonnée que jamais des milieux marins.

Un de nos correspondants nous propose d'insérer ce complément d'information:

"Dans les années 70-80, les missions d'exploration du Cdt COUSTEAU étaient financées indirectement par la marine américaine via le National Geographic., en contrepartie de la réalisation de plans de reconnaissance des profondeurs. Nous avions alors acquis une longueur d'avance...
Le naufrage du Prestige a mis en avant depuis, les compétences de l'IFREMER. Les américains ne se trompent pas d'ailleurs, concernant la compétence européenne. Puisque de nos jours, leurs appels d'offres en matière de dragage pour les ports irakiens ont été attribués aux hollandais.
Je ne parle pas de la recherche pétrolière et services off shore où l'on constate le même phénomène.
Il y a beaucoup à faire en ce qui concerne les fonds marins.
Dans le domaine maritime, La France et L'Europe disposent de compétences fortes, voire monopolistiques mais dispersées (off shore, dragage, recherches scientifiques).
En me rendant à plusieurs reprises par le passé à Bruxelles, j'ai pu constater le lobbying efficace du groupement des professionnels du dragage hollandais auprès de la commission pour influencer les orientations budgétaires des programmes d'intervention PHARE et TACIS.
L'Europe puissance passe notamment par le maritime.
Une vraie politique maritime à l'échelle européenne s'impose ".

Pour en savoir plus
Le CodaOctopus Laboratory http://www.cardiff.ac.uk/newsevents/10757.html
Sur le dragage en général, voir le portail d'informations MAGIS http://www.sandandgravel.com/



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