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ACTUALITÉS
Avec
20Q.net, frottez-vous à un réseau de neurones
CJ 21/02/05
D'ici
l'année prochaine devrait arriver dans les magasins
la version française de 20Q, déjà disponible
en anglais en Grande-Bretagne et aux USA.
Derrière ce jouet, de la taille d'un yoyo, se cache
en fait un réseau de neurones formels comportant quelque
250000 "synapses"... Pensez à quelque chose,
il vos posera des questions. Si il trouve en moins de 20 coups,
il gagne. Sinon, c'est vous qui gagnez.
Ceci
constitue en fait la version portable d'un système
beaucoup plus sophistiqué, dont on trouvera une démonstration
en français sur le site www.20Q.net (pour tester en
français : http://y.20q.net/anon-fr?HGUMdxrNRL.sQTNJuEQsLR1-Y7-AXe8ODa).
Ici, le réseau de neurones comprend 10 millions de
synapses. Chaque question est choisie en fonction de votre
réponse à la précédente et de
l'expérience d'apprentissage dont bénéficie
ce réseau depuis sa mise en ligne sur le site en 1996(1).
Il faut savoir que depuis cette date, ce sont quelque 12000
"parties" qui sont pratiquées par jour, et
donc autant d'apprentissage qu'amène l'internaute au
réseau de neurones, qui complète ainsi sa base
de données.
C'est
assez étonnant.. Pour ma part, j'ai pratiqué
l'expérience avec "livre", "tasse",
"baffle", "robot", "colère",
"kangourou"... à chaque fois, il a trouvé.
Avec "compas" ou "intelligence artificielle",
il a encore du mal... mais le système apprend !
(1)
Pour ce qui concerne la version anglaise. La version
française a été mise en ligne plus récemment.
Présentation
du Falcon 7X de Dassault
JPB 20/02/05
Le
15 février 2005 a été dévoilé
par Dassault le dernier né de ses avions d'affaires
longs courriers, le Falcon 7X. Cet avion qui se situe d'emblée
en haut de gamme de sa catégorie, présente la
particularité encore unique à ce jour pour un
appareil de cette taille d'avoir été entièrement
conçu à partir du logiciel CATIA. Celui-ci a
permis de réaliser une représentation virtuelle
complète du tri-réacteur, depuis les plus petits
composants jusqu'à la reconstitution de l'environnement
de l'avion. Les très nombreux sous-traitants partenaires
de Dassault ont travaillé ensemble à distance
sur le modèle, en ingénierie parallèle.
Ils ont pu définir la plus petite pièce avant
que la construction ne commence. Tout s'est ensuite assemblé
parfaitement. Aucune maquette physique n'a été
nécessaire. Les gains de temps et de coût ont
été sensibles, d'après l'avionneur.
Pour
en savoir plus
Voir
le film http://www.dassaultfalcon.com/7x/
Mise
en place du GEOSS
JPB 20/02/05
Cet
acronyme désigne le Global Earth Observation System
of Systems, dont la création vient d'être décidée
au 3e Sommet sur l'observation mondiale de la Terre à
Bruxelles le 16 février 2005. Le principe en est simple,
mais sa mise en oeuvre pose de nombreux problèmes d'interface,
tant techniques que diplomatiques. Il s'agit de mettre en
réseau les quelques dizaines de systèmes d'observation
de la Terre existant dans le monde aujourd'hui. Ces systèmes
sont aussi bien terrestres, satellitaires qu'océaniques.
Ils ne couvrent actuellement que des zones limitées.
Les données fournies ne sont pas compatibles et ne
peuvent donc être interconnectées en temps réel
pour jouer un véritable rôle d'alerte. De plus,
les pays qui en sont chargés n'envisageaient pas jusqu'à
ce jour de coopérer.
Il
a donc fallu plusieurs réunions, à partir
du premier Sommet sur l'observation de la Terre tenu en
2002, pour convaincre de la nécessité de s'unir
une soixantaine de pays, dont l'Union européenne,
et une quarantaine d'organisations internationales. Le récent
Tsunami a beaucoup facilité la prise de conscience.
Un programme à 10 ans a été décidé,
coordonné par un GEO ou Group on Earth Observations
installé à Genève dans les locaux de
l'Organisation météorologique mondiale. Ce
Group sera co-dirigé par un Européen, Achilleas
Mitsos, directeur général de la recherche
à la Commission européenne, et 3 de ses homologues
représentants respectivement les Etats-Unis, le Japon
et l'Afrique du sud. A la réunion de Bruxelles, l'Agence
européenne de l'environnement (AEE) était
représentée par le Pr Jacqueline McGlade,
directeur exécutif.
Les
Etats-Unis ont eu dès le début l'intention
de jouer un rôle très important, sinon dominant
dans le GEOSS, comme le montrent les pages publiées
par l'Environmental Protection Agency (EPA) http://www.epa.gov/geoss/index.html.
Mais l'Europe a réagi. Elle apportera au Système
des systèmes le futur réseau européen
GMES (Global Monitoring for Environment and Security, initiative
conjointe de la Commission Européenne et de l'ESA
) constitué d'un ensemble de satellites d'observation
qui sera complètement opérationnel à
partir de 2008.
Les
bénéfices attendus, pour un coût de
fonctionnement très faible (dans la mesure où
les systèmes sont ou seront financés par ailleurs)
seront considérables. Ils se chiffreront par dizaines
ou centaines de millions. De très nombreuses vies
pourront aussi être sauvegardées. Les 8 domaines
faisant l'objet du monitoring global sont les catastrophes
naturelles, la météorologie, le climat, les
écosystèmes, l'eau, l'agriculture et la santé.
Les pays en développement, notamment en Afrique,
attendent beaucoup du système global, vu l'incapacité
où ils sont pour le moment, sauf l'Afrique du Sud,
de se doter de satellites d'observation. Aussi, suite au
Sommet, a été créé un Observatoire
pour l'Environnement et le Développement durable
en Afrique, en coopération avec la Commission européenne,
pour mettre à la disposition de ce continent les
données pertinentes recueillies par les satellites.
Les
participants au Sommet ont précisé dans leur
communiqué final qu'ils se réuniraient à
nouveau "avant la fin de 2007".
Pour
en savoir plus
GMES
http://www.gmes.info/
GEOSS
vu par l'EPA http://www.epa.gov/geoss/index.html
Agence
européenne de l'environnement http://www.eea.eu.int/main_html
Radiologie
en 3D avec le système EOS
JPB 17/02/05
Une
communication à l’académie nationale
française de médecine faite le 15 février
2005 a fait connaître un appareil qui améliorera
considérablement les conditions de la radiographie.
Il diminuera fortement les doses de rayons X utilisées
et fournira des images en 3D et en couleur susceptibles
de divers traitements numériques. Baptisé
EOS, il est le fruit d’une collaboration entre diverses
disciplines organisée à partir de 1997 par
la société Biospace Instruments, à
partir de l’expérience du physicien Georges
Charpak et de ses collègues du CERN.
Biospace Instruments a été créée
en 1989. Sa filiale Biospace Mesures a développé
des techniques d’imageries moléculaires puis
de radiologie. Deux prototypes de EOS sont actuellement
en service en France et en Belgique. Deux autres le seront
au Canada. Les premiers matériels seront livrés
en 2006.
Cette réalisation française donne un bon exemple
de la coopération entre recherche fondamentale, recherche
appliquée et commercialisation.
Pour en savoir plus
EOS:
voir descriptions et images sur le site de Biospace.fr http://www.biospace.fr/en/xray.php
NB: l'image proposée ici est la propriété
de Biospace et "ne reflète pas la qualité
des images véritables".
Succès
du lancement de Ariane 5 10 tonnes ECA
12/02/05,
23 heures
Après
deux ans d'interruption consacrés à la refonte
complète du lanceur Ariane 5 ECA, le lancement tant
attendu a eu lieu ce soir. La fusée a mis en orbite
au terme d'une trajectoire parfaitement nominale les deux
satellites dont les propriétaires avaient accepté
de courir le risque d'un vol de qualification: le satellite
de télécommunication espagnol XTAR-EUR et le
mini-satellite expérimental Sloshsat-FLEVO développé
conjointement par l'ESA et l'Agence spatiale Néerlandaise.
Grâce à Ariane 5 ECA, l'ESA dispose maintenant
d'un véhicule capable d'emporter 10 tonnes de charge
utile au lieu des 6 de l'Ariane 5 Générique.
Sans attendre, comme si elle était certaine du succès,
l'Agence Européenne avait commandé à
EADS 30 exemplaire de la nouvelle fusée.
Au plan commercial, après la baisse du marché
des télécommunications ayant fait suite à
l'effondrement de la bulle Internet, la demande est en train
de reprendre. Par ailleurs de nouveaux besoins s'expriment
dans le domaine scientifique. Les satellites seront de plus
en plus lourds. Ariane 5 ECA semble donc, malgré la
concurrence mondiale, promise à un bel avenir. D'ores
et déjà, la société commerciale
Arianespace a signé 19 contrats dont les lancement
s'échelonneront sur les 3 prochaines années.
Mais nous pensons que l'espace n'est pas seulement une affaire
commerciale ni même un domaine essentiel pour la recherche
scientifique. C'est aussi et plus que jamais, malgré
les prophètes du nihilisme, un champ exceptionnel pour
l'aventure humaine. Autrement dit, les lanceurs ne doivent
pas seulement mettre des satellites en orbite, mais aussi
les femmes et hommes courageux qui acceptent de s'arracher
à la pesanteur terrestre. Ariane 5 ECA doit être
pour l'Europe, à travers l'ESA et les Agences spatiales
nationales, un premier outil essentiel pour le développement
du programme Aurora de vols habités vers la Lune et
Mars. Le lancement de ce soir a réuni dans une même
ferveur de nombreux Français et Européens. Il
faudra que dans les années à venir ils puissent
se retrouver lorsque des lancements de bien plus grande portée
humaine seront entrepris par l'Europe. A cette hauteur d'ambition,
il ne faut plus parler d'argent.
Pour
en savoir plus
Visionner
le lancement d'Ariane 5 ECA : http://www.videocorner.tv/videocorner/vod/frameset.php?flight=166&flight_vod=164&langue=fr&rub=vod
Projet
de budget de recherche et de développement américain
pour 2006 : un budget en recul
CJ 12/02/05 (Source : Ambassade de France
aux Etats-Unis)
Georges
W. Bush vient de présenter au Congrès américain
les propositions de son Administration pour le budget fédéral
2006.
Globalement, l'heure semble être au contrôle des
dépenses* et l'enveloppe allouée à la
recherche et au développement ne fait pas exception.
Celle-ci est en effet annoncée en légère
progression de moins de 1% par rapport à 2005 (soit
moins que l'inflation) pour atteindre 132,5 milliards de dollars.
Au sein de ce budget, la part consacrée à la
recherche fondamentale recule de 1% en dollars courants tandis
que celle pour la recherche appliquée reste inchangée
; et c'est donc le poste Développement qui profite
le mieux de l'augmentation avec une hausse de 2% (ou une stabilité
en dollars constants).
Du côté des grands centres de recherche, les
sorts sont également variés. Après cinq
années de vent en poupe entre 1998 et 2003 qui ont
vu le budget doubler, les National Institutes of Health (NIH)
n'obtiennent qu'une hausse de 0,7% à 28,8 milliards
de dollars, donc une baisse en pratique. La National Science
Foundation (NSF) apparaît mieux
lotie avec une augmentation de 2,4% (dont une part due à
un artifice comptable), mais cette dernière suit une
baisse en 2005 et le financement pour 2006 reste donc en dessous
de celui de 2004.
Le budget recherche du Département de l'Energie, traditionnellement
important, accuse lui aussi un faible recul par rapport aux
deux années précédentes avec 3,46 milliards
de dollars.
Dans ce contexte, la NASA tire plutôt bien son épingle
du jeu. L'agence spatiale recevra 16,45 milliards de dollars
(+ 2,5%) avec une concentration de l'effort pour financer
les programmes d'exploration de la Lune et de Mars voulus
par le Président (la part recherche diminuant donc).
Cependant les efforts consentis pour ces missions se feront
au prix d'autres projets, en tête desquels le sauvetage
du télescope Hubble (qui serait abandonné) et
l'étude des changements climatiques sur Terre.
*Signalons
que le budget du département de la défense (qui
draine aussi de la recherche) augmente de 5%. Par ailleurs,
le déficit budgétaire américain est actuellement
de 617 milliards de dollars, en hausse de 24% par rapport
à celui de 2003. Si l'administration fédérale
américaine était obligée de lutter contre
ce déficit par diverses mesures d'économies,
au même titre que les Etats européens, elle ne
pourrait pas dépenser autant d'argent qu'elle le fait
pour couvrir ses propres besoins.
Pour
en savoir plus :
Site
de la Maison Blanche : http://www.whitehouse.gov/omb/budget/fy2006/budget.html
Le
programme d'avion d'attaque robotisé de
la Darpa
JPB 12/02/05
La
Darpa a développé depuis plusieurs années
différentes générations de drones téléguidés,
qui ont été employés sur les fronts
où les troupes américaines étaient
engagées. On citera le Predator de General Atomics
et le Global Hawk de Northrop Grumman. Northrop a par ailleurs
mis au point le Pegasus, destiné à l'aéronavale
et capable notamment d'opérer à partir d'un
porte avions. Israël et la France, entre autres, ont
fait de même, s'associant même en partie pour
réaliser des drones militaires. Nous les avions évoqués
précédemment.
Mais ces machines, bien que disposant de systèmes d'auto-pilotage
techniquement intéressants, ne sont en rien comparables
à celles faisant l'objet d'un projet lancé dès
2003 par la Darpa. L'Agence dispose pour ce faire d'un crédit
de 4 milliards de dollars sur 4 ans et a mis en compétition
Boeing et Northrop. Le projet n'a pas encore semble-t-il de
nom officiel. La presse spécialisée le désigne
par le terme de Robotic Attack Jet, qui n'a pas besoin de
traduction. Deux prototypes ont déjà été
réalisés, le X-45 de Boeing et le X-47 de Northrop.
Le premier est plutôt destiné aux attaques air-sol,
le second aux opérations aéro-navales. En avril
2004, l'un d'eux, en modèle réduit, a largué
de 10.000 mètres et à la vitesse de 700 km/h
une bombe témoin de 100 kg qui a atteint le but visé.
Ces appareils que le DOD espère pouvoir faire mettre
en production pour 2010, auront plusieurs caractéristiques
considérées par les spécialistes comme
révolutionnaires, capables de surpasser tous les systèmes
d'armes de ce type existants. Ils seront évidemment
sans pilotes, mais aussi sans opérateurs les guidant
du sol. Ils devront pouvoir également opérer
en escadre. Ceci pose d'innombrables problèmes car
le pilotage d'avions rapides exige jusqu'à ce jour
des interventions humaines permanentes pour réparer
les erreurs inévitables du système automatique.
Par ailleurs, ils utiliseront des informations fournies par
radio à partir de satellites ou de stations au sol
et en mer. Ces informations devront être organisées
à leur usage sous forme d'un véritable Internet
n'acceptant aucun taux d'erreurs. Or les radio-transmissions
sont aujourd'hui incapables d'offrir la fiabilité nécessaire
– surtout lorsqu'elles s'adressent à un engin
situé à haute altitude et se déplaçant
à 700 km/h.
Pour
résoudre tous ces problèmes, les Jets embarqueront
des systèmes d'intelligence artificielle et
de robotique autonome (conjoints à ceux des stations
au sol) qui sont encore à développer et qui
représenteront l'essentiel du coût du
produit. Mais pour les stratèges américains,
la dépense sera vite amortie. Non seulement l'économie
en vies humaines sera appréciable (on retrouve là
le concept du Zéro morts mis au goût du jour)
mais les applications militaires et civiles de ces systèmes
devraient être très nombreuses et très
rentables.
Quelles considérations ceci devrait-il inspirer aux
stratèges industriels et militaires européens
? La première est que les appareils envisagés
sont annoncés aux Etats-Unis comme marquant la mort
des avions militaires pilotés, le dernier en date,
risquant de rester le dernier, étant le Joint Strike
Fighter F-35 de 2001 dont le contrat fut attribué à
Lochkeed Martin. Il faudra donc que les autres forces aériennes
du monde réfléchissent à l'avenir de
leurs moyens aériens. Mais dans l'immédiat,
il s'agit d'un succès éclatant de Boeing, sur
lequel la firme reste discrète, on le comprend. Boeing
est en effet reconnu par le Pentagone comme le principal maître
d'œuvre du projet, ce qui lui donnera une avance considérable,
y compris dans le domaine de l'aviation civile. Rappelons
que Boeing est déjà par ailleurs reconnu comme
le “lead systems integrator” pour le développement
d'un projet nommé Future Combat Systems, lequel devrait
mettre en œuvre de façon coordonnée 18
sortes de véhicules de combats robotisés terrestres
ou aériens et de technologies avancées de télécommunications.
Lorsque Boeing feint de s'indigner des avances remboursables
consenties à son rival Airbus dans le domaine civil,
les Européens devraient lui rappeler cette réalité.
Pour les industries robotiques américaines militaires
ou civiles, ces divers projets représenteront évidemment
aussi un effet d'accélération considérable.
Ceci est à méditer en Europe, où les
industries robotiques, presque inexistantes actuellement,
risquent de ne jamais s'en remettre. Les industriels
américains participant à ces projets de Jet
Robotisés sont conscients de l'avance définitive
qu'ils vont prendre grâce à l'initiative
du ministère de la Défense. Nous sommes en
train de construire, disent-ils, le « système
des systèmes ». Sans commentaires.
Pour
en savoir plus
Article
de la Technology Review du MIT http://www.technologyreview.com/articles/05/03/issue/feature_jet.asp?p=1
Dassault.
Le site est muet sur la question http://www.dassault.fr/
Le
dragage et l'exploitation des sables et graviers assistés
par la VR
JPB/12/02/05
Le
dragage et l'exploitation commerciale des sables et graviers
constitue une industrie peu connue, du moins en France, mais
dont la puissance est considérable. L'Europe y est
très présente, notamment par l'intermédiaire
des Nééerlandais et des Britanniques. Les enjeux
concernent d'abord l'aménagement des sites portuaires
et des chenaux, mais tout autant l'extraction de sédiments
marins ou fluviaux destinés à la construction
et aux grands travaux. Cette industrie se fait souvent reprocher,
à juste titre, de méconnaître les impératifs
de la protection des zones côtières et des biosystèmes.
Dans les prochaines années, avec la remontée
prévisible du niveau des mers, elle ne manquera pas
de nouveaux contrats. Il faudra donc qu'elle se dote des outils
les plus modernes permettant la connaissance des milieux aquatiques
et sous-marins.
Il
est donc intéressant de se tenir informé de
l'état de l'art en ce domaine. Le portail international
MAGIS nous apprend qu'un système permettant de représenter
les fonds marins en 3D vient d'être mis au point par
la School of Earth, Ocean and Planetary Science de la Cardiff
University, UK. Il s'agit du Laboratoire CodaOctopus, qui
génèrera des images virtuelles permettant
aux scientifiques de visualiser de larges étendues
de sol marin comme s'ils s'y trouvaient physiquement. Pour
le Dr Chris Wooldridge, co-directeur de projet et enseignant
à la School of Earth, Ocean and Planetary Science,
il s'agit d'un progrès décisif en matière
de prévision des risques dans le domaine de la sécurité
maritime, comme de la protection de l'environnement et de
la santé. Grâce à une meilleure visualisation
des fonds marins, les scientifiques et les ingénieurs
pourront prendre des décisions mieux informées
concernant l'implantation de sites d'énergie renouvelable,
les travaux portuaires, le dragage et la conservation des
zones humides. Espérons qu'il en sera bien ainsi
et que le système ne servira pas de prétexte
à une exploitation plus désordonnée
que jamais des milieux marins.
Un de nos correspondants
nous propose d'insérer ce complément d'information:
"Dans
les années 70-80, les missions d'exploration du Cdt
COUSTEAU étaient financées indirectement par
la marine américaine via le National Geographic., en
contrepartie de la réalisation de plans de reconnaissance
des profondeurs. Nous avions alors acquis une longueur d'avance...
Le naufrage du Prestige a mis en avant depuis, les compétences
de l'IFREMER. Les américains ne se trompent pas d'ailleurs,
concernant la compétence européenne. Puisque
de nos jours, leurs appels d'offres en matière de
dragage pour les ports irakiens ont été attribués
aux hollandais.
Je ne parle pas de la recherche pétrolière
et services off shore où l'on constate le même
phénomène.
Il y a beaucoup à faire en ce qui concerne les fonds
marins.
Dans le domaine maritime, La France et L'Europe disposent
de compétences fortes, voire monopolistiques mais
dispersées (off shore, dragage, recherches scientifiques).
En me rendant à plusieurs reprises par le passé
à Bruxelles, j'ai pu constater le lobbying efficace
du groupement des professionnels du dragage hollandais auprès
de la commission pour influencer les orientations budgétaires
des programmes d'intervention PHARE et TACIS.
L'Europe puissance passe notamment par le maritime.
Une vraie politique maritime à l'échelle européenne
s'impose ".
Pour
en savoir plus
Le
CodaOctopus Laboratory http://www.cardiff.ac.uk/newsevents/10757.html
Sur
le dragage en général, voir le portail d'informations
MAGIS http://www.sandandgravel.com/
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