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Interview
Roger-Maurice
Bonnet
propos
recueillis par
Jean-Paul Baquiast
28 janvier 2005
|
Roger-Maurice
Bonnet est actuellement président du Comité
mondial sur la recherche spatiale, le Cospar, dont le
siège est à Paris et qui rassemble une
quarantaine de pays. http://www.cosparhq.org/.
Il est également directeur exécutif de
l'International Space Science Institute situé
en Suisse, à Berne, lequel réunit des
scientifiques du monde entier autour de sujets pluridisciplinaires
liés à l'espace et à l'observation
de la Terre et de l'Univers. http://www.issi.unibe.ch/.
Il a été pendant 18 ans, de 1983 à
2001, directeur des programmes scientifiques de l'Agence
Spatiale Européenne (ASE/ESA) http://www.esa.int/esaCP/index.html.
Il a enfin été fait directeur général
scientifique du Centre National d'Etudes Spatiales,
de 2002 à 2003. http://www.cnes.fr/html/_.php.
Il appartient au CNRS depuis 1963. Il y est directeur
de recherches.
|
Relancer
l'Europe spatiale. Entretien avec Roger Maurice Bonnet
Jean-Paul
Baquiast (JPB) : Votre article du Monde était un véritable
signal d'alarme (1).
A le lire, on comprend que si rien n'est fait aujourd'hui,
le concept même d'Europe spatiale aura perdu dans quelques
années toute actualité. Quelle stratégie
proposeriez-vous pour sensibiliser à la fois les décideurs
et l'opinion publique pour qu'il n'en soit pas ainsi ?
Roger-Maurice
Bonnet (RMB)
: La première chose qu'il faut comprendre est que l'espace
est un domaine stratégique, mêlant les activités
civiles et les activités militaires. Cela a été
et reste le cas dans l'URSS devenue la Russie, qui a développé
des programmes civils à partir de ses programmes militaires.
C'est évidemment aussi le cas aux Etats-Unis qui conduisent
en parallèle deux programmes civils, celui de la Nasa
http://www.nasa.gov/home/
et son équivalent pour l'observation de la Terre, la
NOAA http://www.noaa.gov/.
Parallèlement ils mènent des programmes militaires
de nature secrète à travers le Département
de la Défense et différentes agences dont la
CIA. On peut comparer les budgets dépensés aux
Etats-Unis à ceux dépensés en Europe,
tous programmes confondus : 40 milliards de dollars par an
d'un côté, à peine 6 milliards d'euros
de l'autre (Agence spatiale, Commission, budgets civils et
militaires des Etats-membres). Le militaire en Europe est
extrêmement faible et ne dépasse pas 1 milliard
par an. Nous avons donc une différence de 1 à
7, pour des PNB et des populations sensiblement équivalents.
JPB.
: Ces chiffres, je suppose, ne concernent que les budgets
publics. Ils ne comptabilisent pas les financements des entreprises
?
RMB.
: Exactement. En Europe, l'investissement des entreprises
est faible car les entreprises spatiales ne sont pas en
bonne santé, c'est le moins que l'on
puisse dire. Ce n'est pas le cas en Amérique.
Mais les Etats-Unis ne sont pas seuls à avoir de
l'espace une vision stratégique. C'est
aussi le cas pour la Chine. Nous avons avec ces pays une
différence notoire. Les Etats-Unis, pour ce qui les
concerne, constituent une nation avec un président,
dont les décisions ne sont pas remises en cause quand
elles concernent les grands intérêts. C'est
lui le décideur, en particulier dans le domaine spatial.
D'un autre côté, l'Europe constitue un
ensemble de pays rassemblés par des traités
divers mais ne disposant d'aucune autorité
capable de prendre des décisions communes, que ce
soit en matière de défense, en matière
spatiale ou dans d'autres domaines pourtant vitaux.
La capacité du Président Bush à décider
seul et vite a été illustrée il y a
un an par l'annonce, que vous connaissez bien, par
laquelle il a engagé les Etats-Unis dans la course
vers Mars et la Lune. Il s'est agi d'une initiative
tout à fait spectaculaire, qui lui a permis d'appuyer
cette année la NASA afin qu'elle obtienne un
budget de 16,2 milliards de dollars en 2005, à comparer
aux 2,9 milliards d'euros de l'ESA. Si on ne
comprend pas cet aspect stratégique essentiel, on
aura bien du mal à convaincre l'ensemble des
politiciens de l'Europe, comme l'ensemble des
populations, de l'intérêt des programmes
spatiaux.
JPB.
: Les populations, en Europe, semblent divisées sur
l'espace...
RMB.
: C'est exact, et ceci même au niveau des scientifiques,
qui bénéficient pourtant, globalement, des capacités
techniques et des découvertes immenses permises par
les programmes spatiaux. L'espace n'est pas populaire chez
les scientifiques, car il est consommateur d'argent. Malheureusement,
dans l'organisation de la plupart des Etats européens,
la recherche et l'espace sont mélangés, alors
que l'espace ne comporte au maximum que 20% d'activités
purement scientifiques. Le reste concerne le développement
de lanceurs, d'infrastructures orbitales, d'instruments, de
programmes d'application qui relèvent plus de l'industrie
que de la recherche.
A mon avis, comme cela d'ailleurs avait été
le cas du temps du Général de Gaulle en France,
il faudrait en Europe une vraie perception politique de l'importance
stratégique de l'espace. De cette perception devraient
découler des programmes qui devraient être présentés
aux populations par les politiciens avec une force de conviction
suffisante. Si ceux-ci ne le comprennent pas eux-mêmes,
on aura beaucoup de mal à faire admettre l'intérêt
de l'espace. On trouvera toujours des gens pour dire que l'espace
pourrait être mieux que ce qu'il est, où pire
qu'il ne sert à rien. Quel bénéfice retire-t-on
en effet de l'envoi d'un robot sur Titan ? Ce sont ce que
j'appelle des jugements à courte vue. Ce n'est pas
très intelligent de s'engager dans de tels débats,
néanmoins ils existent et on n'entend souvent qu'eux.
Il faut donc réagir.
JPB. : Mais alors, qu'est-ce
qui selon vous peut faire prendre conscience aux politiques
et aux populations de l'importance des activités spatiales?
RMB. : Il faut
un petit noyau central, voire une personne qui soit capable
d'incarner l'ambition. En Europe, je le disais tout à
l'heure, ce fut le Général de Gaulle qui a donné
à la France un programme spatial de grande valeur,
lequel a déclenché l'Europe spatiale. Sans la
France, l'Europe spatiale ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui.
Malheureusement aujourd'hui le leadership de la France est
en déclin, s'il existe encore. Et c'est fort dommage.
JPB. : Ce rappel à
De Gaulle et au rôle de la France ne crée-t-il
pas chez nos partenaires européens un agacement ? On
doit dire ici et là je suppose que le temps n'est plus
où il faudrait que la France ait une sorte de De Gaulle
moderne pour que l'Europe spatiale accroisse ses ambitions...
RMB. : Nous
ne sommes pas obligés de répéter cela
en permanence. Il reste que sans De Gaulle et les efforts
français, les gens qui, en Europe, sont aux anges devant
les succès spatiaux européens, tels que récemment
l'atterrissage réussi sur Titan, n'auraient rien à
célébrer. Il a fallu un visionnaire pour engager
ces programmes.
Ceci dit, la vision ne suffit pas. Il faut aussi des budgets.
Un
Comité français de l'espace présidé
par le président de la République
RMB.:
Ce sont là des points essentiels et c'est la raison
pour laquelle, lorsque Mme Haigneré, ministre de la
recherche, m'avait proposé de prendre la présidence
d'une réflexion sur la politique spatiale de la France,
je l'avais accepté. Dans les conclusions qui lui avaient
été remises il y a deux ans, la première
page de notre recommandation proposait la création
d'un Comité français de l'espace, présidé
par le Président de la République, comme il
préside un Comité National de défense,
ceci en vue de coopérer avec un Comité équivalent
au niveau de l'Europe(2).
JPB.
: Comment ceci avait-il été reçu au niveau
européen ?
RMB.
: Il y a deux ans, nous avions une Commission européenne
un peu plus visionnaire que l'actuelle. Elle avait
initié un effort de réflexion sur la politique
spatiale de l'Europe. Il en était ressorti
une conclusion très claire. Les moyens consacrés
à l'espace étaient jugés insuffisants,
qu'il s'agisse de ceux de la Commission, des
Etats- membres ou de l'ESA.
JPB
. : Vous avez beaucoup contribué à la rédaction
des rapports formulant cette conclusion...
RMB.
: Oui. Il s'est agi d'un Livre Vert(3)
sur la recherche dans l'espace et d'un Livre Blanc(4)
rassemblant l'ensemble des considérations correspondantes,
scientifiques, industrielles, applicatives, environnementales...
C'était un document cohérent, qui ne concluait
pas à la nécessité d'avoir des budgets
spatiaux équivalents à ceux des Etats-Unis,
mais qui proposait de doubler en quelques années un
budget qui, encore une fois, coûte fort peu d'argent
aux citoyens de l'Europe aujourd'hui.
Malheureusement, la Commission actuelle a séparé
la recherche spatiale du reste, et on voit mal aujourd'hui
qui en son sein reprendra la vision politique capable de faire
pendant au défi lancé par le Président
Bush avec l'annonce du programme martien américain.
JPB.
: Nous savons que vos propositions, faites il y a deux ans,
ont eu des suites très intéressantes concernant
la réorganisation du CNES et la façon de gérer
ses affaires. Mais pourquoi cette idée pourtant très
stimulante concernant la création d'un Comité
français de l'espace présidé par le Président
de la République n'a pas été retenue
?
RMB.
: Nous avons fait beaucoup d'interventions pour le
convaincre de l'intérêt de l'idée,
mais elles n'ont pas eu de suites. Le Président
n'était sans doute pas à l'époque
inspiré par le thème. Il aurait pu cependant
accepter la présidence et la déléguer
de fait au Premier ministre. C'est ce qui se passait
sous le Général de Gaulle, où le Premier
ministre Michel Debré prenait de fait les initiatives.
Mais alors le Président, pouvoir suprême de
la nation, conservait un œil très vigilant sur
ces affaires.
Le
programme Aurora de l'Agence Spatiale Européenne
JPB.
: J'en arrive à la question-clé. Pensez-vous
que, à supposer que des politiques européens
de haut niveau se saisissent du dossier, que l'Europe serait
crédible en se lançant dans un programme martien
équivalent à celui de la NASA ? Le terme d'équivalent
n'exclurait pas les coopérations, mais celles-ci devraient
se faire sur un pied d'égalité, et non en quémandant
des sous-traitances éclatées à la NASA.
L'Europe manifesterait ainsi la volonté de faire un
monde multipolaire dans l'espace, si je peux reprendre cette
expression appliquée à la géostratégie.
RMB.
: Vous avez raison. C'est ce qu'il faut faire. On semble d'ailleurs
oublier que bien avant que Mr. Bush ait exprimé sa
vision, l'ESA avait exprimé une vision équivalente
dès l'an 2000. Ce fut le programme Aurora(5).
Cette initiative a été poussée par certains
Etats de l'Agence, sans doute inspirés par leurs industriels
ou par leur propre vision. Ce fut en particulier le fait de
l'Italie, laquelle contribue encore aujourd'hui à 25%
du budget de Aurora.
Depuis l'an 2000, nous travaillons à l'Agence Spatiale
européenne sur ce projet. Je suis moi-même conseiller
du directeur général pour les programmes d'exploration
liés à Aurora. Nous sommes en train d'établir
ce que nous appelons une "carte routière de l'exploration",
avec comme but ultime l'envoi d'être humains sur Mars
dès que possible (sans doute dans les années
2030). C'est un objectif suffisamment lointain pour qu'il
ne soit pas effrayant. Il a cependant l'avantage d'obliger
à établir un certain nombre d'étapes,
dans cette carte routière, qui sont extrêmement
bénéfiques pour les développements scientifiques
et technologiques.
Ceci, j'y insiste, n'est pas une réponse à Mr
Bush. Cela avait été initialisé avant
lui. Certains pensent même que le programme américain
en a découlé. Les Etats-Unis, comme vous le
savez, sont génétiquement programmés
si je puis dire pour éviter qu'aucun pays ne prenne
une avance décisive sur eux dans un domaine important.
Ils ont besoin de montrer qu'ils sont les leaders.
JPB.
: L'envoi d'un Chinois dans l'espace ne peut que renforcer
l'urgence d'une réaction, aussi bien pour les Etats-Unis
que pour l'Europe...
RMB.
: Oui. il s'agit d'une résurgence très motivante
pour les Américains des compétitions spatiales
américano-soviétiques de la guerre froide. Ceci
dit, pour l'Agence européenne, ces événements
constituent aussi des circonstances favorables. Les annonces
américaines et chinoises sont fort bien venues pour
nous permettre de renforcer le concept du programme Aurora,
qui est exactement dans cette lignée de vision. Elles
montrent aussi que dans un grand pays comme les Etats-Unis,
c'est le Président seul qui énonce la vision
et l'inculque à son administration. Ajoutons qu'aux
Etats-Unis, quand le Président a une vision, les moyens
budgétaires permettant de la réaliser sont aussi
proposés et généralement ne manquent
pas. Ce qui s'est traduit dès cette année par
les hausses de crédits de la NASA dont je vous ai parlé.
JPB.
: Comment caractériseriez-vous la vision politique
de l'espace au niveau de l'Europe, telle qu'elle se manifeste
aujourd'hui ?
RMB.
: Elle est, disons, moyenne. Nous avons des Etats plus visionnaires
que d'autres. Le programme Aurora vient de bénéficier
d'une somme de 40 millions d'euros. Ce n'est pas beaucoup
dans le domaine de l'espace, même si les contribuables
trouvent sans doute la somme importante. L'Italie en paye
plus du quart, puis l'Angleterre et la France, qui vient en
3e position. Le Royaume Uni y voit un intérêt
important. Malgré l'échec récent de leur
sonde martienne, ils ont réagi. On pourrait même
dire que cet échec les a propulsés en avant.
C'est un phénomène très intéressant.
Le seul grand pays qui ne participe pas à ce programme
est l'Allemagne.
JPB.
: Pourquoi ?
RMB.
: Encore une fois, par manque de vision. Sans doute aussi
parce que c'est le ministre de l'éducation
et de la recherche qui doit tout financer: espace, recherche,
éducation (des écoles maternelles aux Universités).
L'espace n'est évidemment pas sa priorité.
Avec ces 40 millions d'euros destinés au programme
Aurora, l'ESA dispose aujourd'hui de quelques
moyens pour, non pas lancer un grand programme, mais faire
un certain nombre d'études et développements
en technologie. Il y a dans Aurora des missions de nature
scientifique. On ne peut pas aller sur Mars sans connaître
l'état d'une éventuelle vie bactérienne,
de la météorologie, des systèmes d'atterrissage
et retour vers la Terre, etc. .
JPB.
: Ces programmes seront-ils menés en coopération
avec la NASA ?
RMB.
: Il est évident que de tels programmes n'auront
de chances d'aboutir que s'ils sont menés
en coopération. Mais comme vous le disiez il y a
quelques minutes, il faut que l'Europe montre qu'elle
est un partenaire indispensable à cette exploration,
du fait qu'elle détient des éléments
sans lesquels on ne pourrait pas réaliser le programme.
C'est pourquoi je dis que, si les Américains
sont sérieux en matière de coopération
internationale, la première démarche à
mettre en œuvre avec eux sera d'aligner les cartes
routières respectives afin de se mettre d'accord
sur les étapes à franchir, chacun sous sa
responsabilité.
Ce n'est pas très exigeant mais pour le moment
je ne vois rien de tel s'amorcer.
JPB.
: Serait-il réaliste d'envisager qu'une bonne coopération
puisse se maintenir sur trente ans ?
RMB.
: En matière scientifique, la coopération
se calcule et généralement se réalise
sur de longues durées. C'est ce qui s'est
passé dans le programme Cassini-Huygens. L'avantage
de cartes routières coordonnées, pour lesquelles
nous aurons établi nous-mêmes les points forts
qui nous incomberont, sera de nous donner un rôle
précis et reconnu, sur lequel nous ne pourrons pas
accepter de prendre du retard. Soyons respectables et nous
serons respectés. C'était ma politique
à l'ESA.
JPB. : Certes. Mais il faudra
que la NASA accepte que des dispositifs très importants,
sinon vitaux, soit développés par l'Europe.
Il faudra aussi que l'Europe soit assurée de ne pas
se voir à tel moment interdire l'accès à
des dispositifs vitaux développés par les Etats-Unis,
sous prétexte d'impératifs de sécurité
ou simplement de concurrence commerciale. Il faudra aussi
convenir dès le début qu'il y aura au moins
un astronaute européen sur la Lune et Mars...
RMB.
: Tout à fait. C'est pourquoi l'ESA doit avoir un Plan
B, comme on dit, d'ambitions moindres mais néanmoins
spectaculaire, qui, si le partenaire américain venait
à se démettre, pourrait être poursuivi
avec d'autres partenaires.
Ceci dit, je ne suis pas trop inquiet relativement au risque
d'éventuelles trahisons de la part de la NASA. Quand
dans l'espace, on a commencé à coopérer
(c'est aussi le cas avec la Station Spatiale Internationale)
on établit des liens solides. Je l'ai vu lors de l'atterrissage
de Huygens, quand un ami à moi responsable du programme
Cassini a véritablement pleuré d'émotion,
comme s'il s'agissait d'un succès américain.
Je crains bien davantage les mesures de restriction aux échanges
sous prétexte de lutte contre les trafics d'armes et
le terrorisme. Celles-ci n'ont pas commencé sous Mr.
Bush. Elles étaient apparues très fortement
du temps du Président Clinton et nous avaient beaucoup
gênés. C'est pourquoi j'ai tendance à
dire qu'il faut désormais commencer sérieusement
à regarder ailleurs, notamment vers les Russes. Certes
les Russes n'ont pas beaucoup d'argent, mais ils ont des ambitions
et des capacités considérables. Je suis persuadé
que l'ESA peut coopérer très bien avec eux –
ce qu'elle a déjà fait plusieurs fois.
Mais ma position en ce qui concerne les coopérations
avec les Russes, comme avec d'autres pays, est que l'ESA ne
peut les engager qu'en étant maîtresse du jeu,
et non en étant la deuxième ou troisième
roue du carrosse. Cela nous a donné de bons résultats,
par exemple avec le programme SOHO d'exploration du Soleil(6).
Nous étions les maîtres et les autres suivaient.
Au début, ils ne comprenaient pas très bien
nos méthodes mais finalement tout a très bien
marché et les résultats ont été
excellents.
Notes
(1) Voir notre
commentaire dans ce même numéro :
http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2005/61/espace.htm 
(2)Voir http://www.recherche.gouv.fr/discours/2003/rapcnes.htm

(3)
Voir http://europa.eu.int/comm/space/doc_pdf/greenpaper_fr.pdf
(4) Contribution
de l'Académie des Sciences française au Livre
Blanc :
http://www.academie-sciences.fr/actualites/textes/livre_blanc_27_05_03.pdf
(5) Sur Aurora,
voir http://www.esa.int/SPECIALS/Aurora/index.html
(6) Sur
SOHO, voir http://sohowww.nascom.nasa.gov/