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ACTUALITÉS
Appel à contribution à l'occasion du numéro
spécial sur l'Evolution Artificielle de la revue française
TSI
Nous
recevons de notre ami Pierre Collet, Président de l'Association
Evolution Artificielle, une demande d'insérer concernant
l'appel à contribution (disponible sur le site http://ea.inria.fr)
à l'occasion du numéro spécial sur l'Evolution
Artificielle de la revue française TSI (deadline 21
janvier prochain).
De même, la 7ème conférence internationale
sur l'Evolution Artificielle (http://www.lifl.fr/~ea2005)
se tiendra à Lille en octobre 2005
Pour
en savoir plus
Pierre Collet
Maître de Conférences HDR,
LIL - ULCO, BP 719, 62100 Calais Cedex - France
Tel: +33 (0)3.21.46.57.53 Fax: +33 (0)3.21.46.57.51
Pierre.Collet
arobase Univ-Littoral.fr ----> http://www-lil.univ-littoral.fr/~collet
Laboratoire d'Info. du Littoral ----> LIL: http://www-lil.univ-littoral.fr
Master PRO CCI ----> http://dess-icc.univ-littoral.fr
Association
Evolution Artificielle http://ea.inria.fr
Numéro spécial TSI sur l'Evolution Artificielle
Soumission : 21 jan 05
Euro-GP'05 Deadline : Nov 5th 04
Lausanne, March 30 - April 1st 2005 http://evonet.lri.fr//eurogp2005/
EA'05 (7th Intl. Conf on Artificial Evolution). Deadline
: May 2nd 05
Lille, October 26 - 28th 2005 http://www.lifl.fr/~ea2005/
EASEA language home page: http://www-rocq.inria.fr/EASEA
EAsy Specification of Evolutionary Algorithms
Le
programme international Argo
JPB 06/12/04
Le
programme international océanographique Argo a été
conçu dans les années 1990, pour le compte
du Global Ocean Observing System (GOOS).
Il est financé par le World Climate Research Program
dans le cadre du Climate Variability and Predictability
project (CLIVAR) et du Global Ocean Data Assimilation Experiment
(GODAE). Son objectif est de mesurer en permanence la température
et la salinité des océans du monde, à
la surface et en profondeur (1.000 m. et 2.000 m.) afin
de fournir des données utilisables à la fois
pour l'océanographie et la météorologie.
Le programme
est conduit par une flotte de 3.000 robots dérivants,
qui accomplissent un cycle de travail de 10 jours (observations
en surface, observations en profondeur, transmission des
données à un satellite). Leur durée
de vie totale est de 4 ans. L'animation proposée
sur le site Argo explique clairement le fonctionnement du
système et la répartition des robots. Les
robots sont programmés pour fonctionner automatiquement
pendant toute la durée de leur vie. Le déploiement
des robots (immersion) est assuré par différents
navires océanographiques. A ce jour, 1500 robots
ont été mis à la mer, ce qui permet
de commencer à travailler globalement. Il s'agit
d'un bon exemple de coopération internationale destinée
à surveiller les paramètres critiques de l'évolution
des climats.
L'Europe
est bien représentée dans le projet, par l'Ifremer
en ce qui concerne la France, l'Allemagne, l'Espagne, la
Grande Bretagne et la Hollande. La présidence du
programme est assurée par les Etats-Unis (Scripps
Institution of Oceanography).
Pour
en savoir plus
Le
site d'Argo http://www.argo.net/
Photos
du déploiement, avec le navire océanographique
français Atalante http://www.argo.ucsd.edu/Frpictures.html#2atalante
Le
communiqué de Scripps http://ucsdnews.ucsd.edu/newsrel/science/ArgoGould1500.asp
De
nouvelles expériences concernant les implants cérébraux
JPB 06/12/04
Jusqu'ici
réservée à des singes, l'implantation
d'électrodes directement dans le cerveau de patients
atteints de paralysies motrices plus ou moins étendues
se développe. On se souvient que le Pr. Rabischong,
dans l'interview qu'il nous avait accordée (http://www.automatesintelligents.com/interviews/2004/mar/rabischong.html),
s'était dit hostile à ces pratiques, du moins
quand existent des terminaisons nerveuses permettant de recueillir
un influx. Mais ce n'est pas toujours le cas.
L'université de Wisconsin-Madison a reçu un
financement du programme de Neural Engineering relevant du
National Institute for Neurological Disorders and Stroke,
lequel fait partie des National Institutes of Health. Les
chercheurs, à l'occasion d'opérations impliquant
des patients volontaires atteints d'attaques cérébrales
plus ou moins sévères, ont implanté des
électrodes dans des zones supposées commander
des mouvements analogues à ceux utilisés pour
pratiquer des jeux électroniques. Les malades, après
un certain entrainement, ont réussi à diriger
des curseurs uniquement par la pensée. L'objectif de
ces interfaces cerveau-machine est à terme de commander
des appareillages, mais ce ne sera pas avant quelques années,
pensent les chercheurs, que des mouvements complexes pourront
être obtenus.
Une
importante difficulté à résoudre, qui
fait aussi l'objet d'essais à l'Université
du Wisconsin, consiste à prévenir l'inflammation
provoquée par la présence d'une électrode
dans le tissu cérébral. Sans être physiologiste,
on peut penser que cela sera toujours une difficulté
majeure, les réactions de rejet d'un intrant artificiel
pouvant prendre de multiples formes.
Article du Milwaukee Journal Sentinel : http://www.jsonline.com/alive/news/dec04/281287.aspdo
Nanotechnologies:
plus que jamais du nouveau
JPB 06/12/04
Le
domaine des nanotechnologies est plus que jamais en ébullition.
En voici quelques exemples.
Explosion des Chiffres d'affaires prévus :
selon un nouveau rapport de Lux Research Inc, les ventes de
produits incorporant les nanotechnologies vont atteindre 2,6
millions de milliards en dix ans, environ 1/6 du PIB mondial.
Cette prévision est en hausse sensible sur les estimations
précé dentes. Les principaux domaines sont la
santé, l’épuration, les matériaux
et les TIC.
Voir : Lux
Research http://www.luxresearchinc.com/ (accès
payant)
Le
Congrès Nanotech (8 au 12 mai 2005) à
Anaheim, Californie
Le
Nano Science and Technology Institute NSTI (voir http://www.nsti.org/
) organise en mai 2005 un Congrès et une exposition
commerciale qui sera consacrée aux nouveaux développements
en matière de nanotechnologies . La page www.nanotech2005.com
en donne un premier aperçu. On peut mesurer combien
en un an les domaines de recherches et solutions appliquées
ont progressé. Le nombre et la qualité des intervenants
déjà inscrits est considérable. Nous
ne pouvons pas ici entrer dans le détail des thèmes
qui seront présentés. Il faut se rendre sur
le site et analyser en détail les pages relatives à
chacun de ces domaines.
Les
nanomatériaux fluides. Un symposium mérite
cependant d’être évoqué, car il
aborde une nouveauté. C’est celui qui sera consacré
aux « Nanofluides » ou « Nano-matériaux
fluides » (Nano-structured Fluids) . De quoi s’agit-il
? Dans un fluide, contrairement à ce qui se passe dans
un matériau solide, les molécules peuvent se
mouvoir et s’assembler librement en structures nanométriques.
Les industries alimentaires, chimiques, cosmétiques
exploitaient depuis longtemps cette propriété,
sans en connaître les modalités. Aujourd’hui,
connaître les conditions de l’auto-assemblage
dynamique de nanocomposants débouchant sur la création
de morphologies complexes à l’échelle
nanométrique représente une voie d’avenir
très prometteuse. Ainsi IBM étudie la capacité
d’auto-assemblage de polymères afin de créer
des structures nanométriques destinées à
des applications électroniques.
On parle d’un nouveau type de matière, dite «
soft condensed » contrairement à la matière
solide qui est « hard condensed ». Les biologistes
observent que c’est de cette façon que dans la
nature les structures vivantes créent des matériaux
complexes, tels les os, sans appel à d’importantes
sources d’énergie et à des processus de
synthèse chimique lourds. Observons qu'à ce
symposium participeront, outre les chercheurs américains,
des scientifiques venus d’Israël, du Japon et de
Suisse.
Voir
http://www.nanotech2005.com/Nanotech2005/symposia/nanofluids.html
Ray
Kurzweil bientôt immortel ?
JPB
05/12/04
Le
futurologue Ray Kurzweil explique dans le Boston Globe qu’âgé
aujourd’hui de 56 ans, il peut espérer vivre
quasi éternellement s’il se préserve en
bonne santé dans les 20 prochaines années. D’ici
là les biotechnologies, les nanotechnologies et la
robotique auront permis de remplacer tout ce qui sera déficient
dans le corps humain. C’est ce qu’il détaille
dans un nouveau livre publié ce mois-ci conjointement
avec le Dr. Terry Grossman, spécialiste de la longévité
: Fantastic Voyage: Live Long Enough to Live Forever.
Rêve ou réalité. Nous ne manquerons pas
d’en parler ici.
Le généticien Aubrey de Grey, de Cambridge,
explique comment faire. Son projet SENS (Strategies for Engineered
Negligible Senescence) détaille les différentes
procédures permettant de vivre à peu près
1000 ans. Il travaille déjà concrètement
le thème sur des souris. Un prix Methuselah Mouse a
été lancé pour encourager les recherches.
Le Dr. de Grey aborde évidemment tous les aspects sociologiques
et philosophiques sous-jacents à ces recherches, provoquant
comme on le devine certaines controverses. La lecture de ses
écrits est vivement recommandée. On constatera
au vue de sa photo que s'il ne vit pas lui-même 1.000
ans, sa barbe est bien partie pour battre des records de longévité.
Pour en savoir plus
L'article du Boston
Globe
http://www.boston.com/news/globe/magazine/articles/2004/10/31/the_futurist?mode=PF
Article de la
BBC sur Aubrey de Grey http://news.bbc.co.uk/1/hi/uk/4003063.stm
La page de Aubrey
de Grey http://www.gen.cam.ac.uk/sens/AdGbio.htm
Textes de Aubrey
de Grey (pdf) http://www.gen.cam.ac.uk/sens/AdGpubs.htm
L'offensive
de Microsoft contre les logiciels libres
JPB/CJ 04/12/04
Microsoft
semble entrer dans une phase active de son combat contre
le logiciel libre et contre les sociétés qui
veulent en faire usage (aux rangs desquels on trouve notamment
IBM). Il s'agit pour lui de préserver le quasi monopole
qu'il s'est donné aussi bien dans les administrations
et les entreprises que le grand public, place qui lui ouvre
des possibilités de contrôle des flux d'informations
individuels et gouvernementaux, ainsi que d'une bonne partie
des usages qui en sont faits.
On
constate actuellement le lancement de plusieurs offensives
coordonnées.
*
L'action médiatisée auprès des dirigeants
et décideurs
C'est notamment le tour d'Europe que vient de réaliser
Bill Gates, avec des haltes au plus haut niveau en France
et en Espagne. Dans ce premier pays, le passage de la Ville
de Paris au logiciel libre, qui semble dorénavant engagé
non sans résistances internes par le maire, sera vécu
par beaucoup d'autres collectivités comme un exemple
à suivre. L'Espagne, pour ce qui la concerne, est le
seul pays ayant voté contre la version de la directive
légalisant les brevets logiciels, telle que retenue
par le Conseil. Il s'agit de deux dossiers très importants
pour Microsoft. Bill Gates a rencontré le président
Jacques Chirac ainsi que le Ministre Espagnol de l'Industrie,
lequel aura à donner les instructions à son
représentant lors des votes ultérieurs au Conseil.
On connaît par la presse les grandes lignes des propos
de Microsoft. Il s'est présenté comme un acteur
actif de la lutte contre la fracture numérique. C'est
le même discours qu'il a tenu à l'UNESCO. (voir
http://april.org/articles/communiques/pr-20041119.html)
*
Une relance de la bataille pour les brevets
Lors d'une réunion tenue au sein de l'Asian Government
Leader Forum, le président de Microsoft, Steve Ballmer,
a invité tous les gouvernements au monde à considérer
les risques juridiques consécutifs à l'utilisation
du système d'exploitation Linux et des logiciels libres
en général. Ceux-ci violeraient de nombreux
brevets, ce qui pourrait entraîner des poursuites contre
les auteurs et surtout contre les utilisateurs. De l'avis
de juristes indépendants, il s'agit là de manoeuvres
d'intimidation qui seraient inapplicables, non seulement de
fait, mais en droit.
(http://solutions.journaldunet.com/0411/041122_microsoft_linux_omc.shtml).
Ceci contredit le discours des représentants de Microsoft
selon lesquels il est tout à fait possible de faire
coexister logiciels propriétaires et logiciels libres.
C'est ce discours qui a été repris par Bill
Gates lui-même devant les représentants des administrations
françaises lors du raout offert dans les salons Gabriel
le 17/11/04. Mais la menace a l'avantage de mettre en lumière
l'intérêt essentiel que présente pour
les développeurs et utilisateurs européens la
non-brevetabilité des logiciels, Les décideurs
politiques, surtout en Europe, devraient absolument se persuader
qu'accepter cette brevetabilité, comme semblent le
vouloir la Commission et beaucoup de gouvernements, serait
une décision politique aux répercussions considérables
car elle engagerait l'avenir de l'Europe comme puissance technologique
et culturelle à travers la maîtrise de ses flux
d'informations. Il est évident en effet que seuls les
grands éditeurs américains de logiciels, Microsoft
le premier, pourront faire breveter l'ensemble du champ des
applications possibles, ce qui éliminera toute concurrence
venant des éditeurs ou des communautés d'utilisateurs
européens. Pour ceux-ci l'Open Source représente
la seule possibilité de survivre de façon indépendante.
*
Les attaques directes contre les projets
Open Source/Libres
Le cas récent de SCO en est à ce jour l'exemple
le plus évident. Il s'agit pour Microsoft, comme avec
le discours de Balmer, d'essayer d'enrayer par la peur les
mouvements de migration hors de la sphère Microsoft.
SCO est une entreprise de logiciel qui attaque des utilisateurs
de produits Linux au prétexte que ces produits violeraient
des brevets que SCO aurait déposés ou aurait
rachetés. De nombreux observateurs pensent que SCO
dans cet affaire agit en partie pour le compte de Microsoft.
http://solutions.journaldunet.com/0403/040308_sco.shtml
http://solutions.journaldunet.com/0403/040315_sco_microsoft.shtml
.
*
Quatrième action : afin d'éteindre toute contestation
possible, Microsoft utilise ses importantes ressources propres
pour négocier avec ses détracteurs et éteindre
toutes les plaintes en abus de position dominante
L'accord avec Sun, pour plus 1,5 milliards d'Euros au total,
est exemplaire. Même le dénouement de l'action
engagée par l'Union Européenne contre Microsoft
peut être considéré comme une victoire
pour la firme, car les attendus du jugement stipulent qu'en
l'échange des informations permettant l'interopérabilité
avec le monde Microsoft, cette dernière est en droit
de percevoir une contrepartie "raisonnable et non discriminatoire"
(RAND), le terme même utilisé par Microsoft pour
justifier de faire payer les développeurs de projets
de logiciels libres, qui ne le peuvent pas, afin d'empêcher
l'interopérabilité entre le monde Microsoft
et le monde du Libre.
Mais
ne se laissent intimider que ceux qui le veulent bien. Les
grands pays asiatiques promoteurs du Joint Open Source Asian
Project n'en ont cure. C'est ainsi que le C-DAC, Center
for Development of Advanced Computing, en Inde, vient de
signer un accord de 3 ans incluant IBM et ITT pour développer
des logiciels en Open Source, y compris dans le domaine
très important des mobiles http://www.cdacindia.com/html/press/4q04/spot440.asp
Le même C-DAC lance le « janabhaaratii project
» autre projet en Open Source destiné à
produire des suites logiciels en langage indien. http://www.cdacindia.com/html/press/4q04/prs_rl158.asp
Il ne s'agit là que de deux exemples parmi de nombreux
autres. Vu l'importance des marchés indiens, chinois
et japonais, ces projets constituent la plus grande des
menaces contre Microsoft. La firme de Redmont ne peut guère
s'y imposer en force, comme elle l'a fait dans les Amériques
et en Europe.
*
Cinquième action: l'offensive de Microsoft dans le
domaine des Solutions Business, secteur éminemment
stratégique concernant le coeur de l'informatique industrielle
et de développement des grandes entreprises
Microsoft avait passé en mai dernier un accord avec
l'européen SAP afin que celui-ci adapte ses progiciels
à .Net, la plateforme "industrie" de Microsoft.
Etablie à Walldorf en Allemagne, SAP est le premier
fournisseur mondial de solutions Business collaboratives pour
toutes les industries. Elle est aussi le premier fournisseur
mondial de logiciels inter-entreprises et le troisième
fournisseur mondial de logiciels. Elle emploie aujourd'hui
plus de 28 900 personnes dans plus de 50 pays.
Après SAP, Microsoft vient de s'allier avec Dassault
Systèmes. Cette entreprise s'occupe notamment de la
modélisation (industrielle) en 3D et dispose d'un important
réseau technologique (voir http://corporate.3ds.com/fr/communities/index.asp).
A l'intérieur de Dassault systèmes, on trouve
notamment Dassault systèmes Solutions, entité
commerciale créée pour proposer les logiciels
Dassault Systèmes en France, Bénélux
et Suisse. Microsoft a conclu une alliance d'envergure le
17 novembre avec Dassault Systèmes (voir le communiqué
commun http://corporate.3ds.com/fr/press/ipf.asp?object_name=Microsoft_Partnership_17Nov04_PR).
Les deux éditeurs se sont engagés à développer
des solutions communes au cours des 5 prochaines années.
Le tout afin d'optimiser les outils de conception 3D et de
la gestion du cycle de vie des produits (Product Life-cycle
Management) de Dassault Systèmes pour qu'ils fonctionnent
en symbiose parfaite avec les logiciels d'infrastructure de
Microsoft (Windows Server,SQL Server), basés sur la
technologie .Net. Nous renvoyons pour les détails au
communiqué référencé ci-dessus.
Pour Windows, inutile de dire que l'opération est stratégique:
il s'agit de faire de .Net, le "moteur logiciel"
de l'industrie. Ainsi, grâce à ces partenariats,
Microsoft augmente la valeur ajoutée de sa plate-forme
en la rendant compatible avec des applications clés
de l'industrie. Ceci va lui permettre d'augmenter ses ventes
de logiciels d'infrastructures. C'est aussi le bon moyen de
bien se positionner dans le domaine des services Web (Web
services), ces logiciels qui doivent permettre aux entreprises
de travailler ensemble, via Internet et qui font l'objet d'une
intense bataille de standard... Les éditeurs disposant
de nombreux partenariats multiplient ainsi leur chance de
l'emporter. Mais surtout, la disponibilité d'applications
incontournables sur .Net est aussi une façon de résister
à la montée en puissance des logiciels libre.
Il faut savoir que jusqu'à ces dernières années,
les industriels utilisaient avant tout des plates-formes,
s'appuyant pour la plupart sur des systèmes UNIX. Aujourd'hui,
deux camps s'affrontent : l'environnement
.Net de Microsoft, et ceux s'appuyant sur Java (langage de
programmation), soutenu par IBM et son offre "Websphere".
Pour en savoir plus, lire dans ce numéro
notre recension du livre de Thierry Noisette et Perline,
La bataille du logiciel libre
La Découverte 2004
Janez
Potocnik, nouveau Commissaire européen pour la Science
et la Recherche
JPB 04/12/04
Janez
Potocnik, le nouveau Commissaire européen pour la Science
et la Recherche est de nationalité polonaise. Lors
de son discours d’intronisation devant le Parlement
européen, il a indiqué que son objectif serait
l’excellence. Mais pour y parvenir, il veillera à
maintenir une balance égale entre les acteurs, notamment
dans l’accès aux fonds, qu’ils soient gros
ou petits, anciens ou nouveaux. Un des outils privilégiés
qu’il utilisera sera la communication, entre les communautés
scientifiques et entre les chercheurs et les citoyens. La
Recherche européenne, a-t-il affirmé, doit être
au centre des préoccupations politiques. Chacun doit
percevoir l’importance de la contribution qu’elle
peut apporter au service des grandes ambitions de l’Europe.
On ne peut que se féliciter de cette déclaration
d’intention. Il faudra évidemment que les Etats
et le Parlement européen lui donnent suite, notamment
en doublant rapidement, comme le demandait le prédécesseur
de M. Potocnik, le Commissaire Busquin, le budget de la recherche
communautaire.
On notera également avec satisfaction que dans le titre
du Commissaire, le mot Science est explicitement mentionné.
On pourrait y voir la reconnaissance du fait que, comme les
scientifiques réunis au Collège de France l’ont
récemment rappelé, il n’y aura pas de
véritable science européenne sans qu’une
part importante des actions porte sur ce que l’on appelle
encore la recherche fondamentale, dégagée de
préoccupations applicatives immédiates.
Lire
http://www.jrc.cec.eu.int/download/20041122-newcomm.pdf
Le
site du Commissaire http://europa.eu.int/comm/commission_barroso/potocnik/indexfl_en.htm
voir aussi http://europa.eu.int/comm/research/index_fr.cfm
Tenue
à Bruxelles du premier Conseil Espace : une étape
politique majeure pour l'Europe spatiale
CJ 28/11/04
Le
texte suivant résume le communiqué qui vient
d'être publié par l'ESA et sur le site du ministère
de la recherche.
"Le
tout premier «Conseil Espace » européen
qui s'est tenu le 25 novembre à Bruxelles, a offert
pour la première fois aux ministres représentant
les 27 États membres de l'Union européenne (UE)
et/ou de l'Agence spatiale européenne (ESA) la possibilité
de débattre de l'élaboration d'un Programme
spatial européen global et cohérent.
Dans le sillage du Traité établissant une Constitution
pour l'Europe, qui a été signé le 29
octobre dernier par les Chefs d'État ou de Gouvernement
de l'Union européenne et qui définit pour la
première fois l'«espace» comme une compétence
partagée de l'Union, le Conseil Espace reconnaît
l'importance des activités spatiales pour une large
gamme de politiques européennes.
Au cours de la réunion, les ministres ont jugé
indispensable d'utiliser les ressources disponibles de façon
efficiente et efficace, de manière à ce que
l'offre d'infrastructures et de services spatiaux puisse répondre
à la demande des utilisateurs, notamment aux exigences
des politiques de l'Union européenne et des États
membres, dans l'intérêt de tous les citoyens
européens. Les ministres sont également convenus
qu'en raison de ses spécificités, le secteur
spatial nécessite la mise en place d'une politique
industrielle appropriée et requiert une attention soutenue
de la part des autorités publiques.
Le
Programme spatial européen, dont le concept doit être
défini d'ici la fin de 2005, constituera un cadre commun
large et flexible englobant l'ensemble des activités
conduites et des mesures prises par la Comission européenne,
l'ESA et les autres parties prenantes (par exemple les organisations
nationales) en vue d'atteindre les objectifs définis
dans la politique spatiale européenne globale. À
cette fin, il est prévu de tenir une deuxième
réunion du Conseil Espace au printemps 2005 afin de
définir des principes de gouvernance générale,
d'identifier les priorités ainsi que les rôles
et responsabilités de toutes les parties prenantes
et d'établir les principes de politique industrielle."
Rappelons
que le Programme spatial européen sera élaboré
en fonction des recommandations générales définies
dans le Livre blanc sur l'espace, qui est le plan d'action
que la Commission européenne a adopté le 11
novembre 2003 pour la mise en oeuvre d'une politique spatiale
européenne élargie.
Pour que l'Europe commence
vraiment à exister en tant qu'entité scientifique,
technologique et industrielle autonome, il faudra que des
démarches comparables soient rapidement mises en place
dans les autres domaines des sciences. Elles seront adaptées
à la spécificité de ces domaines, mais
l'esprit devra demeurer le même.
Pour
en savoir plus :
Communiqué de presse de l'ESA :
http://www.esa.int/esaCP/SEMPVZWJD1E_France_0.html
Livre
blanc sur l'Espace :
http://www.eurosfaire.prd.fr/aeronautics/documents/pdf/Livre_blanc_spatial_com2003_0673fr01.pdf
DEISA
: un supercalculateur virtuel pour l'Europe
CJ 25/11/04
Six
pays européens(1)
vont mettre en commun leurs moyens de calcul afin de déployer
un environnement de calcul distribué supra-national,
avec pour objectif d'améliorer la compétitivité
de l'Europe dans tous les domaines des sciences et des technologies
qui nécessitent des calculs intenses. Une belle initiative
donc que ce projet baptisé DEISA(2),
constatant que jusqu'à présent seuls les centres
de calcul nationaux mettaient à disposition des chercheurs
leurs ressources informatiques. Or, la concurrence croissante
entre l'Europe, les USA et le Japon impose de disposer de
toujours plus de puissance de calcul (voir ci-dessous notre
actualité du 8/11 : Course aux teraflops : la domination
américaine).
Piloté par la France (via le CNRS-IDRIS (3)),
le projet est financé pour 5 ans dans le cadre du 6eme
Programme Cadre de Recherche et de Développement Technologique
(PCRD) de la Commission Européenne. Dans une première
phase, le supercalculateur réparti résultera
de l'intégration en réseau de quatre calculateurs
IBM français, allemands et italiens. Le système
final regroupera 4000 processeurs ainsi qu'une énorme
capacité mémoire pour une puissance totale de
22 Teraflops(4), plaçant
ce supercalculateur en quatrième position mondiale(5)).
Dans une seconde phase, d'autres systèmes IBM seront
intégrés, notamment ceux provenant de Finlande,
permettant d'atteindre rapidement les 30 Teraflops et plus.
Architecture
du système
La
future architecture du supercalculateur DEISA a été
conçue pour fournir une interface simple aux utilisateurs
finaux. Elle se compose de deux couches applicatives. Au niveau
de la couche interne, des plates-formes de calcul distribuées
semblabl
es
(même architecture, même système d'exploitation)
forment ensemble un supercalculateur virtuel distribué.
La plate-forme ainsi créée est un super cluster
de noeuds de calcul, situés dans différents
endroits et dans différents pays mais qui apparaissent
comme n'étant qu'une seule et même machine pour
les utilisateurs.
Cette première couche applicative bénéficie
du système de fichier IBM Global Parallel File System
(GFPS), qui permet de fédérer des systèmes
de données distants de manière dynamique. Il
permet de redistribuer aisément les tâches de
calcul d'un noeud du réseau afin de le libérer
rapidement, le rendant de nouveau opérationnel pour
des opérations de calcul nationales.
La
deuxième couche applicative permet de connecter différents
autres types de ressources de calcul (ordinateurs vectoriels,
clusters Linux, etc.) au cluster IBM central, parachevant
ainsi la création d'une grille de calcul hétérogène.
La première plate-forme ainsi intégrée
est le superordinateur ALTIX du centre néerlandais
SARA Computing and Networking Services, fabrique par SGI,
et équipé de 416 processeurs Itanium. La grille
hétérogène du projet DEISA sera administrée
grâce au middleware(6)
UNICORE, qui gérera la répartition des charges
de calcul et de mémoire de façon transparente
pour les utilisateurs finaux via une interface Web unifiée.
(1)
France (pilote du projet), Allemagne, Italie, Royaume-Uni,
Finlande, Pays-Bas. Signalons que grâce à son
architecture ouverte, le programme peut s'étendre à
tout moment à de nouveaux partenariats.
(2) Distribued European Infrastructure for Supercompution
Applications.
(3) Institut du Développement et des Ressources en
Informatique Scientifique, situé en France, à
Orsay.
(4) Un teraflop = mille millards d'opération (en virgule
flottante) par seconde.
(5) En se référant à la liste Top 500
des ordinateurs les plus rapides du monde.
(6) Ou encore intergiciel, en français : terme qui
désigne l'ensemble des services qui étendent
les systèmes d'exploitation pour fournir aux applications
des fonctions de gestion de la distribution (désignation,
exécution répartie, sécurité...)
et de gestion des ressources distribuées (fichiers,
mémoires, objets...).
Pour
en savoir plus :
Site
DEISA : http://www.deisa.org
Article : Les superordinateurs et la course au pétaflop
(2 mars 2004) :
http://www.automatesintelligents.com/labo/2004/mar/superordinateur.html
L'Inde
super-puissance militaire ?
JPB 25/11/04
Selon
India Daily (quotidien indien bien informé dont la
lecture est recommandée), l'armée de l'air indienne
(Indian Air Force) vient d'annoncer la première phase
d'un vaste programme destinée à qualifier l'Inde
comme une des super-puissances mondiales. Ce programme comporte
des technologies spatiales (lanceurs et satellites) des armes
furtives et guidées laser, des avions de combat sophistiqués,
des techniques de propulsion par anti-gravité et autres
solutions avancées.
L'objectif,
selon le journal, serait non seulement de dépasser
(run out) le Pakistan rapidement, mais d'entrer en compétition
avec la Chine, la Russie et l'Amérique pour la domination
de l'espace aérien asiatique.
L'IAF
envisage dans un premier temps d'acquérir 125 avions
de combat supersoniques pour remplacer ses actuels Mig 21.
Une large consultation des fournisseurs potentiels sera entreprise,
sur la base de spécifications qui seront fixées
prochainement. Le choix privilégiera les transferts
de technologie dans le domaine des pièces détachées
et des logiciels, pour lesquels les codes sources seront demandés,
afin de faciliter leur mise à jour.
Cette
nouvelle appellerait de nombreux commentaires. Limitons-nous
à ceux-ci:
-
L'Inde, dont le PIB par habitant est un des plus faible du
monde, trouvera les moyens de se doter d'une force aérienne
puissante. Elle ne veut pas laisser son ciel, ni même
le ciel asiatique au sens large, sous le seul contrôle
des puissances voisines: Chine, Russie et Amérique.
L'Europe, manifestement, aurait les moyens d'adopter la même
politique en ce qui concerne son propre espace aérien.
Encore faudrait-il qu'elle accepte le principe d'une force
aérienne homogène.
-
On peut imaginer les manoeuvres qui accompagneront les choix
indiens, short list d'abord, contrat définitif ensuite.
Que pèseront alors les industriels européens?
-
L'IAF demandera l'accès aux codes sources des programmes
fournis avec les matériels. Il s'agira d'une extension
très significative, dans le domaine militaire, de l'approche
indienne désormais affichée: exclure les systèmes
propriétaires. Comment réagiront les industriels?
Pour en savoir plus
L'article de India
Daily http://www.indiadaily.com/editorial/11-18-04.asp
Le site de l'Indian
Air Force http://www.bharat-rakshak.com/IAF/
Coopération
spatiale russo-européenne
JPB 25/11/04
L'agence
russe Interfax-Military News Agency confirme que le Centre
spatial TsSKB-Progress basé à Samara envisage
de lancer la prochaine fusée Soyouz-2-carrier du centre
spatial français de Kourou. Ce lancement prendrait
place en 2008 et s'inscrit dans la coopération spatiale
franco-russe, elle-même conduite dans le cadre de l'Agence
Spatiale Européenne. Les négociations contractuelles
sont en cours et le contrat pourrait être signé
début 2005.
La
base de Kourou permet grâce à sa situation près
de l'équateur d'économiser sur la charge en
carburant et d'augmenter la charge utile. Mais le Soyouz devra
subir des modifications l'adaptant au climat. La construction
du lanceur commencera dès signature du contrat. Elle
sera réalisée par TsSKB-Progress, sur financement
principalement européen, notamment français.
Le coût reste à finaliser après définition
des spécifications de détail.
Le
nouveau lanceur Soyouz-2 medium carriera été
testé au Plesetsk Space Center dans la région
d'Arkhangelsk le 8 novembre 2004. Un modèle-test de
vaisseau spatial a été mis en orbite. Le nouveau
lanceur est une version modernisée de l'actuel Soyouz,
cheval de bataille du programme spatial soviétique
puis russe depuis les années 1960. Son bilan de sécurité
est excellent. Il sera équipé d'un système
informatique de contrôle moderne et nécessitera
moins d'assistance humaine au lancement. Le système
propulsif sera renforcé.
TsSKB-Progress
se spécialise dans le développement, la fabrication
et l'opérationnel de lanceurs de taille moyenne et
de vaisseaux automatiques destinés notamment à
l'observation scientifique de la Terre.
La collaboration qui se précise entre l'Europe et la
Russie dans le domaine spatial sera d'une grande importance
stratégique pour les deux parties.
Pour
en savoir plus
La
dépêche de l'ESA http://www.esa.int/SPECIALS/Launchers_Home/SEMTE91A90E_0.html
TsSKB-Progress
http://www.starsem.com/soyuz/samara.htm
Voir aussi en russe
http://www.samspace.ru/
Le
lanceur Soyouz
http://www.starsem.com/soyuz/soyuz.htm
No
Software Patents
JPB/CJ 23/11/04

Le site No Software Patents vise à rassembler les opposants
à la brevetabilité des logiciels. Les 25 et
26 novembre, le Conseil Compétitivité de l'UE
se réunira et tentera de ratifier formellement une
proposition de «Directive sur la brevetabilité
des inventions mises en oeuvre par ordinateur», qu'on
désigne habituellement sous le nom de «directive
sur les brevets logiciels». Le 18 mai, le Conseil était
parvenu à un accord politique sur une version préliminaire
mais n'a pas pris la décision formelle de l'entériner.
Depuis le 1er novembre, de nouvelles pondérations des
votes sont appliquées en accord avec l'acte d'adhésion.
La somme des votes des pays qui ont soutenu de manière
affirmative la proposition législative du 18 mai s'élève
à 216, en dessous des 232 voix exigées. Cela
créerait un précédent regrettable pour
la démocratie européenne si le Conseil de l'UE
adoptait une position commune sur une base insuffisante. De
plus les 216 votes comprennent ceux des Pays-Bas et de l'Allemagne
contre la volonté des parlements nationaux de ces pays.
Il
est donc encore temps, à ce jour, pour que les opposants
à ce projet de directive se mobilisent pour empêcher
son adoption. On trouvera sur le site No Software Patents
tous les arguments en ce sens. Nous tiendrons nos lecteurs
informés de la suite des évènements.
No
Software Patents http://www.nosoftwarepatents.com/fr/m/intro/index.html
Rapports
au Premier ministre sur la perte de compétence de la
France dans les hautes technologies
JPB 22/11/04
Le
Premier ministre a reçu du Conseil d'Analyse Economique
(CAE) deux rapports signés de Jean-Paul Betbèze,
Lionel Fontagné et Jean-Hervé Lorenzi. Ils reprennent
le constat fait depuis longtemps dans d'autres instances (sans
mentionner notre revue), notamment par l'OCDE, l'Union européenne
et les chercheurs scientifiques. La France est en train de
sacrifier sa compétitivité en ne donnant plus
à ses entreprises les moyens de pénétrer
les marchés des hautes technologies. Sa part sur ces
marchés, en prolongeant la tendance actuelle, sera
négligeable en 2025. Les remèdes proposés
sont eux-mêmes bien connus. Ils concernent autant les
mesures prises au plan national que celles qui devraient être
adoptées au plan européen.
Les
deux rapports n'étant pas encore mentionnés
sur le site du Conseil (http://www.cae.gouv.fr/),
il est difficile d'en dire plus que ce que la presse en a
rapporté. On peut par contre s'interroger sur le sort
qui leur sera fait. Le CAE ne semble pas très écouté
aujourd'hui. Ses rapports précédents n'ont guère
entraîné de conséquences. De plus et surtout,
on ne voit pas - sauf discours de circonstances - se mettre
en place une véritable politique de soutien aux industries
innovantes, aux pôles de compétitivité,
à la recherche scientifique. Dans la mesure où
toute dépense nouvelle étant désormais
considérée comme exclue, on ne voit pas très
bien comment la tendance s'inverserait. Ce ne sont pas des
entreprises exsangues qui vont investir, du moins pour le
moment. Le concept de souveraineté technologique que
nous défendons s'appliquerait aussi bien à la
France qu'à l'Europe. Il devrait devenir un thème
permanent du discours politique comme de la pratique administrative.
Ce n'est évidemment pas le cas.
Ceci
dit, il est bien que des économistes tirent la sonnette
d'alarme. On en aura parlé quelques instants. Rien
ne serait pire que s'enfoncer dans la dépendance sans
que personne ne s'en inquiète. Mais la route sera longue
avant que les esprits ne changent vraiment.
www.scholar.google.com
: un moteur de recherche dédié aux documents
scientifiques
CJ 18/11/04
La
société californienne Google lance une version
de son moteur de recherche sur Internet dédiée
spécifiquement aux milieux universitaires et académiques.
L'objectif est de faciliter l'accès du plus grand nombre
(notamment des étudiants) aux matériaux scientifiques
et pédagogiques - jusque-là réservés
à un cercle restreint - et de devenir un standard dans
les écoles et les universités.
Ce moteur, disponible sur http://www.scholar.google.com,
entend référencer l'ensemble de la littérature
scientifique disponible en ligne, qu'il s'agisse d'articles,
de documentations techniques, de revues, de livres... Une
belle réalisation issue de la collaboration de Google
avec des chercheurs et différents éditeurs scientifiques
comme Nature, l'Institute of Electrical and Electronics Engineers,
l'Association of Computing Machinery et Online Computer Library
Center...
Ce moteur facilitera indéniablement l'accès
aux publications scientifiques et techniques provenant du
monde entier. Mais il ne résoudra pas la difficulté
à laquelle se heurtent beaucoup de chercheurs européens:
la difficulté de se faire publier par les grandes revues
scientifiques qui sont encore majoritairement anglo-saxonnes.
Il faudra donc que les chercheurs utilisent systématiquement
la publication sur Internet, même si celle-ci n'offre
pas les mêmes avantages en terme de référencement
que la publication par les revues dotées de comités
de lecture.
Ceci
ne dispensera pas néanmoins les Européens de
mettre en place un pôle fort de publication regroupant
les nombreuses revues et journaux existant dans de nombreux
pays, dont la dispersion actuelle ne permet pas d'atteindre
un seuil de notoriété suffisant. Ils pourront
suivre à cet égard l'exemple de ce qui a été
fait par les physiciens, qui ont fusionné leurs journaux
nationaux dans l'European Journal of Physics http://www.iop.org/EJ/journal/EJP
Le
projet de collisionneur linéaire international
JPB 17/11/04
Après
le Futur Grand Collisionneur à Hadrons du CERN, qui
devrait entrer en fonctionnement vers 2008, le futur grand
équipement en physique des particules sera le Grand
Collisionneur Linéaire International. Les réunions
entre physiciens se sont multipliées ces derniers mois
pour définir ce projet, la dernière venant d'avoir
lieu à Pékin en août 2004. L'instrument,
linéaire comme son nom l'indique et non circulaire,
fera entrer en collision des électrons et des positrons,
qui sont des anti-électrons. Les chocs créeront
des particules à hautes énergies et autres phénomènes
permettant d'étudier les grandes questions encore incomprises
de la physique du 21e siècle, la matière noire,
l'énergie noire, les multi-dimensions et plus généralement,
espère-t-on, la nature fondamentale de la matière,
de l'énergie, de l'espace et du temps.
Le
projet vu son coût sera international. Le CERN y participera,
ainsi en France que le CNRS et l'IN2P3. La technologie choisie
sera probablement allemande, développée dans
le cadre du projet TESLA par le Deutsche Elektronen-Synchrotron
DESY. L'emplacement fait déjà l'objet de nombreuses
propositions. Il sera sans doute, selon les négociateurs,
américain ou japonais, l'Europe disposant déjà
du LHC. Affaire à suivre
Pour
en savoir plus
Le
site de l'ILC http://www.interactions.org/linearcollider/index.html
Le
projet TESLA The TeV-Energy Superconducting Linear Accelerator
http://tesla-new.desy.de/content/index_eng.html
L'avion
X-43A de la Nasa atteint Mach 10
JPB 17/11/04
Le
2e exemplaire de l'avion sans pilote X-43A de la Nasa a réussi
le 16/11/04 à battre le record de vitesse des engins
mus par un moteur atmosphérique, soit Mach 10 à
110.000 pieds. Le premier avait atteint une vitesse de Mach
7 en avril dernier mais avait du être détruit
en vol.
La
technologie est celle du scramjet, très proche du statoréacteur
expérimenté en France par l'ingénieur
René Leduc après la 2e guerre mondiale. L'engin
est accéléré jusqu'à Mach 4 par
une fusée (en l'espèce la fusée Pegasus,
elle-même portée en altitude par un B.52). Le
flux d'air est alors suffisamment rapide pour que le carburant
injecté s'enflamme, ce qui provoque la poussée
nécessaire pour que l'avion puisse voler de façon
autonome. L'avantage considérable par rapport à
une fusée est qu'il n'est pas besoin d'embarquer d'oxygène.
Par ailleurs, l'engin se pilote comme un avion, c'est-à-dire
avec plus de souplesse qu'une fusée.
La
Nasa voit là une promesse pour de nouveaux développements
très prometteurs, aussi bien pour ses propres vols
spatiaux que pour des applications commerciales et militaires.
Pour
en savoir plus
News Nasa
http://www.nasa.gov/home/hqnews/2004/nov/HQ_04373_x43a_scramjet.html
Getting
Up to Speed: The Future of Supercomputing
JPB
15/11/04
Le rapport d'un
groupe d'experts indépendants américains, Getting
Up to Speed: The Future of Supercomputing que nous mentionnons
dans notre brève ci-dessous sous le titre Course
aux teraflops : la suprématie américaine,
vient d'être rendu disponible en version préliminaire,
sous le titre The Future of Supercomputing: An Interim
Report. Il n'est pas encore accessible en version html
ou pdf mais peut être lu cependant sur le site des National
Academies, sous la forme dite de l'open book http://www.nap.edu/books/0309089956/html/.
Il a été présenté à la
Conférence SC2004 (The International Conference for
High Performance Computing and Communication) de Pittsburg
le 14 novembre.
Les
décideurs européens devraient impérativement
lire ce rapport et s'en inspirer, afin d'en tirer les conséquences
qui s'imposent concernant nos pays. Si en effet les scientifiques
et industriels américains s'inquiètent de voir
les Etats-Unis risquer de perdre leur domination dans le domaine
des supercalculateurs, nous pourrions penser qu'ils crient
avant d'avoir mal. Que devraient dire leurs homologues de
ce côté de l'Atlantique. Mais la question ici
n'intéresse que les militaires en charge de la simulation
des armes nucléaires. Tous les autres se rassurent
en disant qu'ils pourront toujours en cas de besoin louer
du temps de calcul sur les ordinateurs américains,
japonais ou...chinois. Bon courage.
Pour en savoir plus
SC2004
http://www.sc-conference.org/
L'Exposition
Universelle d'Aichi, 2005
JPB 15/11/04
L'Exposition
Universelle d'Aichi, au Japon, du 25 mars au 25 septembre
2005, promet d'être un immense panorama des technologies
les plus innovantes. 25 millions de personnes sont attendues.
Les grands pays technologiques s'y préparent activement,
à commencer par le Japon. De nombreuses villes japonaises
seront associées au site principal d'Aichi.
Le
thème choisi pour l'Exposition est La sagesse de la
Nature (Nature's Wisdom). Il illustrera l'idée que
la nature a depuis longtemps mis au point des solutions que
les hommes devraient apprendre à mieux reconnaître
et exploiter avec plus de respect. C'est sur ce principe que
repose la biomimétique, qui s'efforce de développer
des produits mettant en oeuvre des solutions naturelles plus
ou moins transposées. On sait qu'une des applications
les plus anciennes de la biomimétique, remontant à
1948, est l'invention du Velcro par le suisse George de Mestral.
Il s'était inspiré de la façon dont les
tiques s'accrochaient aux poils de son chien. .
Le
thème Nature's Wisdom sera illustré par les
projets dits des Eco-Communautés, tous orientés
vers le développement durable. On montrera comment
vivre en économisant et en réutilisant le plus
possible les ressources naturelles. La conservation de la
nature et la préservation de l'environnement feront
l'objet de nombreuses propositions industrielles. Il faudra
montrer que la science et l'industrie de demain pourront se
développer sur ces bases mieux qu'en se livrant comme
actuellement à une exploitation sans pitié des
ressources naturelles.
Shangaï
est retenue pour héberger l'exposition suivante, en
2010. On peut prévoir que la Chine sera très
présente à Aichi.
L'Europe
ne devrait pas manquer cette occasion de manifester sa maîtrise
dans les technologies environnementales. Mais le JETRO (Japan
External Trade Organization), Organisation Japonaise du Commerce
Extérieur, présent dans les principales capitales
européennes, en profite déjà pour favoriser
les liens entre européens et japonais. Son bureau de
Paris manifeste une activité certaine en ce sens.
Le
Pavillon français, qui a choisi de se présenter
"côte à côte" avec l'Allemagne
(mais pas fusionné) illustrera par divers multi-média
la façon dont, notamment, les collectivités
locales insulaires travaillent avec les industriels à
la protection et à la valorisation de la nature. Sortira-t-on
de l'image très conventionnelle que les touristes japonais
se font de la France?
Pour
en savoir plus
Le
site de l'Exposition http://www-1.expo2005.or.jp/en/index.html
Le
thème Nature's Wisdom http://www.expo2005.com/expo_facts.htm
JETRO
Paris http://www.jetro.go.jp/france/paris/fr/qui/ljp.html
Sur
le Pavillon français, voir http://www.cefj.org/fr/membres/CR/Testu.pdf
Le
futur Internet de l'armée américaine
JPB 14/11/04 Image: source
NSA
Les
protocoles Internet permettent soit une communication universelle
entre n'importe quel utilisateur d'ordinateur disposant d'un
point d'accès, soit une communication en réseau
privé entre utilisateurs disposant par surcroît
d'une clef d'accès. On parle généralement
en ce cas d'Intranet. Les Intranets sont de plus en plus utilisés
au sein des administrations, des entreprises et de communautés
d'abonnés pouvant être répartis dans le
monde entier. En ce cas, les messages empruntent soit les
canaux publics, mais sous forme protégée ou
cryptée, soit des canaux privés dont l'accès
est nécessairement protégé. Dans l'Internet
public, on constate que le moyen débit (1 à
2 mbps ou mégabits par seconde ) se répand de
plus en plus, à des prix de plus en plus bas. En France,
via surtout l'ADSL, 6 millions d'abonnés moyen-débit
sont recensés fin 2004 (contre 20 millions au Japon).
Mais des offres dite d'Internet rapide (15 Mbps ou plus) commencent
à apparaître. La plupart des usages grand public
n'ont pas besoin actuellement de vitesses plus élevées,
mais la course au débit se poursuivra cependant. Dans
les Intranets fonctionnant sur des réseaux privés,
selon le type d'usage, des débits beaucoup plus élevés
peuvent être utiles, 100 mbps ou plus. De tels débits
supposent, pour être utiles, des échanges entre
matériels d'entrée et de traitement des données
particulièrement sophistiqués.
C'est
le cas en ce qui concerne les applications militaires. A cet
égard, les perspectives étudiées par
le ministère de la défense américaine
intéressent non seulement les autres armées
et polices mais aussi les industriels et les utilisateurs
de l'Internet civil. Il est probable en effet qu'elles préfigureront
ce que sera ce dernier dans une dizaine d'années. Le
projet américain d'Internet militaire s'appelle GIG
BE (Global Information Grid-Bandwidth Expansion ou Réseau
d'information général très haut débit).
Il a été conçu il y a six ans et les
premiers essais ont eu lieu récemment. Le GIG-BE devrait
devenir totalement opérationnel d'ici une vingtaine
d'années. Le coût du projet est estimé
à 200 milliards de dollars au cours des dix prochaines
années. La Defense Information Systems Agency du Département
de la défense (DISA), le décrit comme devant
permettre la mise en place d'un réseau à déploiement
mondial dite Net-Centric. permettant de coordonner par transferts
électroniques diverses applications aéronautiques,
spatiales, terrestres et maritimes de défense. Nous
avions déjà évoqué ce projet à
propos de l'alliance Boeing-IBM destinée à en
assurer une partie des développements (cf. notre brève
du 01/10/04, Alliance stratégique Boeing-IBM pour développer
une technologie de guerre électronique dite Net-Centric).
Le
GIG-BE doit mettre en place un environnement haut débit
ubiquiste destiné à améliorer le renseignement,
la surveillance et la reconnaissance, ainsi qu'à permettre
le partage de l'information de commandement et de contrôle.
La DISA améliorera à cette fin son actuel réseau,
le Defense Information System Network (DISN), afin de lui
permettre de fournir des informations à haut débit
sur différents supports à des sites choisis
se trouvant dans le monde entier. Environ 100 sites bénéficieront
de ces capacités d'ici fin 2005. Ils sont situés
aux Etats-Unis, dans le Pacifique et en Europe (sic). Les
liaisons seront maillées pour renforcer la sécurité.
Mais le système ne se limitera pas à cela. Tous
les soldats pourront disposer d'"une image complète
du champ de bataille, une vue de l'oeil de Dieu"
sur le terrain, a indiqué Robert Stevens, un directeur
du groupe américain de défense Lockheed Martin
qui participe au projet. Le GIG fournira aux combattants sur
le terrain des images mais aussi toutes les informations disponibles
auprès des différentes agences de renseignement
civiles et militaires américaines, concernant l'ennemi,
le terrain, la météo. Le système devrait
également fournir quasi instantanément des stratagèmes
et des plans pour battre l'ennemi selon son attitude ou sa
position à un moment donné. Le
GIG-BE "permettra à des Marines dans leur
véhicule blindé sur un terrain lointain, au
milieu d'un orage, d'ouvrir leur ordinateur portable, de demander
une imagerie de satellites espions et d'obtenir ce qu'ils
cherchent en quelques secondes", a affirmé
de son côté à des membres du Congrès,
Peter Teets, sous-secrétaire américain chargé
de l'armée de l'air (Source Yahoo !
Actualités).
Vu
le coût du projet, que certains jugent pharamineux,
même des consultants du Pentagone comme le bien connu
Vint Cerf, un des fondateurs de l'Internet, s'interrogent
sur sa crédibilité. Mais on peut penser que
l'Administration américaine vise ce faisant, non seulement
des applications militaires, mais les retombées civiles
que les milliards de dollars investis permettront aux industriels
sous-traitants de réemployer dans des produits destinés
aux marchés civils, ce qui renforcera encore leur prééminence.
Ne mentionnons pas non plus les bénéfices qu'apportera
le réseau aux activités américaines dites
d'intelligence économique.
Nul
ne contestera le droit de l'Amérique de se lancer dans
de tels investissements. On ne comprendrait pas par contre
que les gouvernements européens ne fassent rien en
contrepartie de ce projet. Il rendra obsolètes les
systèmes de communication militaire mais, bien plus,
il imposera aux utilisateurs Internet du monde entier les
nouveaux standards et matériels de l'Internet très
haut débit multimedia de demain. L'Europe a pratiquement
perdu la guerre de l'Internet d'aujourd'hui. Ce n'est pas
une raison pour accepter d'accroître encore sa dépendance
dans l'Internet de demain. La plupart des européens
ne l'ont pas encore réalisé, mais l'Internet
est déjà et sera de plus en plus le sang et
les poumons de la civilisation du 21e siècle. Accepterions-nous
de confier la circulation sanguine et le système respiratoire
de notre corps à une machine dont d'autres détiendraient
les clefs?
Pour
en savoir plus
Le
GIG-BE, présentation http://www.disa.mil/main/prodsol/gig_be.html
Voir
aussi sur le site de la NSA http://www.nsa.gov/ia/industry/gig.cfm?MenuID=10.3.2.2
Course
aux teraflops : la suprématie américaine
CJ 08/11/04
Il
fallait s'y attendre, les Etats-Unis ont repris la tête
du classement de la liste Top 500 des ordinateurs les plus
rapides du monde(1). Selon
celle-ci, le BlueGene/L d'IBM (qui doit être commercialisé
courant 2005) et le supercalculateur du NASA/Ames Research
Center (Californie) s'octroient la première et deuxième
place avec respectivement plus de
70 teraflops(2) et près
de 52 teraflops, loin devant le précédant tenant
du titre, le Earth Simulator japonais (35,86 teraflops) conçu
par NEC.
Mais les choses bougent très vite en la matière
NEC, qui veut contrer la montée en
puissance
des constructeurs américains, lancera dès décembre
2004 le super calculateur vectoriel SX-8, avec une puissance
de calcul prévue de près de 65 Teraflops. Celui-ci
sera disponible à la location dès décembre
2004 en ce qui concerne la version mono-nud octoprocesseur(3),
pour un prix de l'ordre de 1.170.000 yens (8.620 euros) par
mois. La firme vise la vente de 700 SX-8 en 3 ans.
L'examen
de la liste TOP 500 montre que la première machine
européenne mentionnée arrive en 11ème
place (Angleterre, 9,2 teraflops(4)),
puis l'Allemagne (30ème position avec 5,56 teraflops),
puis la France (41ème place avec 3,98 teraflops pour
son ordinateur du CEA(5)),
Italie (60ème, 3,23 teraflops). Notons que la Chine
arrive 17ème (Shangaï, 8 teraflops), l'Arabie
Saoudite 45ème (3,75 teraflops), Israël 49ème
(3,75 teraflops).
Un
autre enseignement est que près de 90% des machines
classées dans la liste ont été construites
par des firmes américaines. Mais selon certains experts,
cette suprématie cacherait un petit problème
à moyen terme. Un rapport signé de chercheurs
et d'informaticiens du National Research Council - Getting
Up to Speed: The Future of Supercomputing - fait état
de la détérioration des investissements fédéraux
dans le secteur des ordinateurs ultrarapides depuis plusieurs
années. Là où l'administration injecte
aujourd'hui 42 millions de dollars par an, il faudrait plus
du triple, soit 140 millions de dollars, pour que le pays
puisse maintenir sa domination au-delà de la prochaine
décennie.
(1)
Liste réalisée par un groupe indépendant
d'universitaires spécialisé en informatique.
(2) Un teraflop = mille milliards d'opérations à
la seconde.
(3) Le SX-8 sera proposé en trois configurations :
deux versions mono-nud et une version multi-nuds.
(4) Machine située à Reading, à l'European
Centre for Medium-Range Weather Forecasts (ECMWF), centre
soutenu par 25 pays d'Europe.
(5)
Signalons
toutefois que la série de calculateurs du CEA-DAM pour
le Laser MégaJoule doit dépasser la cinquantaine
de teraflops en 2005... Architecturée pour poursuivre
sa montée en puissance, elle devrait atteindre plusieurs
centaines de teraflops en 2009.
Pour
en savoir plus
Liste TOP 500 (novembre 2004) : http://www.top500.org/list/2004/11
Communiqué
de presse de NEC :
http://www.nec.co.jp/press/en/0410/2001.html
Rapport
Getting Up to Speed : The Future of Supercomputing
: http://www7.nationalacademies.org/cstb/pub_supercomp.html
Notre article de mars 2004 Les super-ordinateurs et la
course au petaflop : http://www.automatesintelligents.com/labo/2004/mar/superordinateur.html
Génération
de comportements coordonnés à partir de systèmes
chaotiques
JPB 09/11/04
Le
n° 2471 du NewScientist en date du 30 octobre explique
comment un système de contrôle basé sur
le chaos peut générer des comportements coordonnés.
Il s'agit d'une expérience conduite par deux roboticiens
de l'Université de Tokyo, Yasuo Kuniyoshi et Shinsuke
Suzuki. L'équipe a réussi à générer
un processus de marche intéressant un robot simulé
doté de jambes multiples initialement non coordonnées.
On sait que l'apprentissage de la marche n'a rien d'évident,
que le robot ait 2 ou plusieurs jambes. Deux techniques sont
généralement utilisées, la programmation
a priori (qui est très lourde) ou le recours à
des algorithmes génétiques permettant au robot
d'apprendre seul par interaction avec un environnement donné.
Mais cette dernière technique elle-même demande
du temps et beaucoup de ressource informatique.
Dans
l'expérience japonaise au contraire, il est fait appel
à la capacité des systèmes chaotiques
de faire émerger des patterns organisés, par
exemple les fronts et les cyclones en météorologie.
Mais pour que l'évolution chaotique, qui est imprévisible,
se produise dans le sens désiré, il faut la
soumettre à une contrainte extérieure. Le robot
simulé des chercheurs japonais comporte 12 jambes,
chacune étant commandée par une fonction mathématique
chaotique alimentée en données sensorielles
par un mécanisme de feed-back. Il est vite apparu un
comportement coordonné mais qui ne permettait pas la
marche en avant. Un poids simulé placé à
une extrémité du robot a permis alors à
plusieurs jambes de se coordonner pour avancer dans la direction
opposée au poids, entraînant les autres jambes.
De
telles solutions sont-elles en oeuvre dans les processus d'apprentissage
des êtres vivants, qu'il s'agisse de la marche ou du
fonctionnement du cerveau? Yasuo Kuniyoshi et Shinsuke Suzuki
le pensent. D'autres chercheurs en doutent. Mais si la réponse
était positive, elle apporterait beaucoup de lumière,
semble-t-il, à la façon dont des systèmes
simples peuvent générer des comportements complexes,
lorsqu'ils sont soumis à des contraintes susceptibles
de les orienter. Il n'y a rien de plus répandu dans
la nature en effet qu'un comportement chaotique. Pourquoi
ne pas imaginer que tout ce qui a évolué dans
la nature l'a fait à partir de simples systèmes
chaotiques?
Pour
en savoir plus
Article du NewScientist : http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99996582
L'hypothétique
rétrodifférenciation cellulaire
JPB 08/11/04
Le n°
2468 du NewScientist en date du 9 octobre décrit une
fabuleuse aventure. Ses conséquences, si elles étaient
vérifiées, seraient immenses. De quoi s'agit-il?
Une consultante saoudienne en immunologie, Ilham Abuljadayel,
a découvert à l'hôpital militaire de Jeddah,
en 1990, un peu par hasard, l'effet extraordinaire d'un anticorps
(le CR3/43 fabriqué par la firme danoise DakoCytomation).
Celui-ci, appliqué à des cellules sanguines
leucémiques, ne les tuait pas mais les transformait
en cellules souches de la moelle osseuse. En d'autres termes,
l'anticorps provoquait une "rétrodifférenciation",
ce qui est encore aujourd'hui considéré comme
une hérésie. Les cellules souches peuvent en
effet se différencier en cellules de tel ou tel organe.
C'est ce qui fait leur intérêt thérapeutique.
Mais on n'avait jamais vu une cellule spécialisée,
et qui plus est cancéreuse, redevenir une cellule souche.
Ces cellules, dans le cas étudié, se redifférenciaient
ensuite en cellules sanguines bien portantes. Mme Abuljadayel
s'efforça de publier ses observations mais aucune revue
scientifique n'accepta de le faire. Si bien qu'après
avoir breveté sa découverte, elle et son mari
se tournèrent vers la petite firme britannique TriStem
qui perfectionna la technique et leur permit de procéder
à des essais étendus. On découvrit alors
que les cellules souches obtenues par rétrodifférenciation
pouvait non seulement se redifférencier en cellules
de la moelle ou du sang, mais aussi dans les divers types
de cellules spécialisées qu'il est possible
d'obtenir à partir des cellules souches embryonnaires
soumises à des facteurs de croissance identiques. De
plus la rétrodifférenciation puis la redifférenciation
pouvaient être entreprises à partir des cellules
d'un même individu, ce qui supprimait les problèmes
de rejet.
Le journal
à comité de lecture Current Medical Research
and Opinion accepta finalement en 2003 de publier deux
articles de TriStem. L'un décrivait la production de
diverses cellules fonctionnelles: neurones, cellules cardiaques,
obtenues par ce procédé. L'autre relatait un
essai chez la souris traitée aux immunosuppresseurs,
les cellules souches humaines résultant du traitement
à l'anticorps y générant divers types
de cellules présentes dans le sang humain. Abrégeons
ici les débats d'experts provoqués par ces publications.
Finalement, des spécialistes reconnus des cellules
souches se sont laissés convaincre et coopèrent
désormais avec les promoteurs de la méthode
initiale. Quatre guérisons apparemment durables de
malades en phase terminale, atteints d'anémie aplastique
(aplastic anaemia) ont été récemment
obtenues au King Edward Memorial Hospital de Mumbai (Inde).
Les essais thérapeutiques se poursuivent actuellement,
dans le cadre d'un accord entre TriStem et l'Indian Council
of Medical Research. Rien ne semble démentir les espoirs
mis dans la technique.
Cependant,
il faut rester très prudent sur cette rétrodifférenciation,
comme nous l'indique Jean-Jacques Perrier, rédacteur
en chef de la revue Vivant. Le point de départ en sont
en effet des cellules leucémiques dont on ne connaît
pas l'état de différenciation. De plus, le marché
en croissance de la cellule souche n'est guère propice
à une évaluation objective de ces travaux. Au
cas pourtant où certaines perspectives étaient
confirmées, non seulement les promoteurs de la découverte
pourraient espérer le Prix Nobel, mais les débats
éthiques et économiques concernant les cellules
souches embryonnaires pourraient perdre une partie de leur
actualité.
Cependant,
Ilham Abuljadayel et ses collègues de TriStem ne souhaitent,
disent-ils, qu'une chose, c'est que les études de toutes
natures concernant les cellules souches et leur modalités
de différenciation se poursuivent, par quelque méthode
que ce soit. La science est loin d'en savoir assez sur ces
étonnantes entités. Affaire à suivre
de près, en tous cas.
Pour
en savoir plus
TriStem http://www.tristemcorp.com/
L'infodominance
américaine et la protection des administrations publiques
et des entreprises européennes
JPB/CJ 04/11/04
Dans
un rapport à l'Assemblée Nationale (Rapport
d'information sur la stratégie de sécurité
économique nationale, 9 juin 2004, http://www.assemblee-nat.fr/12/rap-info/i1664.asp),
le député UMP Bernard Carayon, spécialisé
dans les questions d'intelligence économique, avait
souligné les risques que représentent pour l'intégrité
des systèmes d'information des administrations publiques
et des entreprises les logiciels du marché couramment
utilisés par elles. Il demandait que la France se dote
des moyens de lutter contre les intrusions étrangères
ainsi rendues possibles. Ce thème avait déjà
été présenté dans des communications
précédentes. Voir notamment Gilles Carrez (rapporteur
général) et Bernard Carayon (rapporteur spécial),
«Rapport fait au nom de la commission des finances,
de l'économie générale et du plan sur
le projet de loi de finances pour 2004», 9 octobre
2003,
http://www.assemblee-nationale.fr/12/budget/plf2004/b1110-36.asp
).
Nous extrayons
de ces documents les précisions suivantes :
«Les microprocesseurs peuvent
être également à la source de vulnérabilités
importantes pour les systèmes qui les embarquent. L'intégration
toujours plus grande de fonctions “dans le silicium”
conduit à la mise en place de microcodes non maîtrisés
(et difficilement détectables) avec des risques latents
de backdoors (failles du système) ou d'autres dispositifs
de surveillance et de prise de contrôle à distance.
Récemment, la polémique au sujet de la Trusted
Computing Platform Alliance(1)
(TCPA), visant à intégrer au processeur une
partie cryptée directement utilisée par le système
d'exploitation, a mis en lumière ces enjeux. Les sociétés
Microsoft et Intel comptaient ainsi pouvoir maîtriser
le piratage des logiciels. Cependant, ces fonctionnalités
pourraient également permettre à des personnes
malintentionnées ou des services de renseignement étrangers
de disposer
d'un moyen de contrôler à distance l'activation
de tout ou partie des
systèmes à l'insu de leurs utilisateurs.»
Le rapporteur
s'inquiétait également de la position
«quasi-monopolistique» de Windows sur les systèmes
d'exploitation. Remède proposé: «La
montée en puissance des
logiciels libres — notamment Linux — pourrait
constituer un nouvel espoir pour ceux qui souhaiteraient amoindrir
l'hégémonie de Microsoft. Les systèmes
d'exploitation constituent une des sources de vulnérabilité
majeure des systèmes d'information : c'est
par leur intermédiaire qu'il est possible de
pénétrer les systèmes, en utilisant les
backdoors et des
“vers” (chevaux de Troie). La France, comme la
plupart des autres pays européens, présente
une forte vulnérabilité technologique dans ce
domaine et seule l'utilisation des logiciels libres
de droit peut aujourd'hui encore constituer une parade
possible.»
Autre
segment des logiciels, relève ensuite le rapport, «Les
applications bureautiques constituent une cible privilégiée
pour accéder à l'information . La productivité
des entreprises dépend, pour une large part, de ces
logiciels. Microsoft a réussi à imposer un standard
—
Microsoft Office — et les grands acteurs, comme Adobe,
sont américains. Comme pour les systèmes d'exploitation,
l'alternative à l'hégémonie
américaine pourrait venir des logiciels libres. La
France, pourtant fortement présente dans ce secteur
avec Dassault Systèmes, reste technologiquement très
vulnérable. Il conviendrait peut-être d'avancer
l'idée d'une industrie nationale ou européenne
du logiciel. En tout cas, il serait intéressant de
mener une réflexion spécifique sur le mode de
description des documents élaborés par ces logiciels
pour faire émerger un format “neutre” de
stockage, c'est-à-dire indépendant de
l'applicatif
ayant servi à le concevoir.».
Dans une
question écrite présentée lors du débat
budgétaire consacré au Ministère de l'Intérieur,
en date du 2 novembre 2004 (voir http://www.assemblee-nationale.fr/12/cra/2004-2005/038.asp)
Bernard Carayon a étendu le champ de ses mises en garde.
On retiendra notamment de son intervention, qu'il faut lire
en totalité, les passages suivants :
«Deuxième point : vous
avez récemment déclaré que notre pays
devait doter nos services de renseignement des meilleurs outils
technologiques. J'ai souligné dans un rapport adopté
par la Commission des Finances la pertinence de cette observation.
Parmi les différentes technologies au service de la
sécurité (la biométrie – un sujet
qui prend une dimension toute particulière dans le
cadre des politiques de sécurité que mettent
en place certains pays, les technologies de sécurité
des réseaux, les interceptions, etc…), les technologies
d'analyse de l'information sont arrivées chez nous
à maturité industrielle. Mais l'effort national,
(financier et industriel) est dispersé, freinant la
standardisation et l'interopérabilité entre
les services, d'autant que chaque administration conserve
jalousement son pré- carré d'évaluation
et de décision. Dans tous les domaines (textmining,
datamining, géo-intelligence), la taille critique fait
défaut.
A l'inverse, l'effort américain s'est concentré
et intensifié, aboutissant à un changement de
paradigme technico- opérationnel.
Deux sociétés de taille moyenne dominent le
marché : Verity (US) et Autonomy (GB/US)(2)
dont le système vient d'être retenu par la DGSE…Ce
choix, en tant que parlementaire, m'a surpris d'autant plus
que l'arrivée sur ce marché d'IBM et de Microsoft
risque de renforcer un peu plus la dépendance technologique
de nos services.
Or notre retard peut être comblé, je vous l'assure,
au prix d'une impulsion politique majeure et d'une mutualisation
des expertises comme des investissements publics et privés
! Cette procédure pourrait ressembler, sans créer
pour autant une structure supplémentaire, à
ce que j'ai appelé un CEA des technologies de l'information,
de la Communication et de la Sécurité.
L'enjeu est considérable et à notre portée
: pour l'Etat et la protection des infrastructures critiques,
pour la compétitivité de nos entreprises, pour
la protection de l'intimité de la vie privée.
A cet égard, et s'agissant justement des technologies
d'analyse de l' information, il est urgent de conduire, derrière
un leader par sa masse critique, une stratégie industrielle
fédérant nos pépites technologiques.
Urgent aussi, de construire une vraie doctrine de sécurité
nationale à vocation duale, publique et privée,
destinée à répondre aux menaces issues
du terrorisme, de la guerre économique et de la cybercriminalité
– trois domaines dans lesquels votre ministère
entend jouer un rôle majeur.
Dans un contexte d'infodominance, c'est un devoir pour l'Etat
d'assurer son autonomie d'action et de protéger la
Nation. Cette politique passe par des commandes publiques,
par l'élaboration de réseaux de confiance, et
la création de fonds d'investissement spécialisés.
La SSI constitue de surcroît un champ de coopération
pour les pays de l'Union européenne : il est indispensable
de placer des experts nationaux au sein de l'ENISA, l'agence
européenne créée au début de cette
année, de développer des standards et des investissements
communs, et d'éviter ainsi, à l'avenir que des
sociétés européennes comme ACOM soient
rachetées par des américains comme INTEL juste
après avoir mis au point un processeur au standard
RISC STRONGARM grâce à des financements communautaires».
Observons
pour notre part qu'Autonomy - citée par Bernard Carayon
- est une société d'origine anglaise qui a notamment
remporté un appel d'offres en 2002 aux Etats-Unis (et
devant bien des sociétés américaines).
Il s'agissait de mettre en relation les différents
fichiers numériques des intranets des "entités"
s'occupant de la sécurité intérieure,
reliant ainsi entre elles 21 agences liées au renseignement.
Le moteur de recherche développé par Autonomy
est incroyablement "intelligent" (selon les tests
existant jusqu'à présent, c'est d'ailleurs le
moteur le plus fin actuellement au monde, bien supérieur
à google). Il ne demande aucun besoin d'indexation,
le système peut traiter tout type de fichier (txt,
rtf, pdf, html ou autre) et sait même transcrire automatiquement
les dialogues émanant de fichiers vidéos(3)
(actualités télévisées
par exemple - On voit d'ailleurs tout de suite l'avantage
pour le sous-titrage automatique des films : la firme Disney
ne s'y est pas trompée et a acheté le système
après une simple démonstration appliquée
au dessin-animé "Aladin").
Autonomy développe aussi dans cet intranet général
un outil qui permet de savoir quelle est la personne la plus
pertinente à contacter dans le réseau sur un
sujet donné. Et ceci, non pas en fonction de"l'organigramme"
mais en fonction de l'originalité de ce que produit
cette personne dans cet intranet. Le système envoie
aussi de lui-même des informations à d'autres
utilisateurs qui viennent d'être placées dans
l'intranet, simplement parce qu'il "juge" que cela
les intéressera, même si, à première
vue, ceci peut sembler très loin des intérêts
et préoccupations de ces utilisateurs. Mais en fait,
le fonctionnement de l'ensemble se révèle toujours
très adéquat aux besoins, selon ses utilisateurs.
C'est donc une véritable machine de guerre économique.
Notes
(1) Trusted Computing
Platform Alliance
:
http://www.fact-index.com/t/tr/trusted_computing_platform_alliance.html
(2) Sur Verity
et Autonomy, voir l'article de Bertrand Fraysse dans Challenges
juin 2004 L'offensive de la CIA en France http://lemagchallenges.nouvelobs.com/articles/p227/a244747.html
(3) Ceci dépendant
toutefois de l'installation de certaines "briques"
dans le système, augmentant ses fonctionnalités.
La force d'Autonomy réside dans ses algorithmes de
"pattern-matching", basés sur la théorie
de l'information de Claude Shannon, les probabilités
de Bayes (systèmes bayésiens) ainsi que les
recherches les plus récentes dans le domaine des réseaux
neuronaux.
Pour
en savoir plus
Trusted Computing Platform Alliance
http://www.fact-index.com/t/tr/trusted_computing_platform_alliance.html
Sur
Verity et Autonomy, voir l'article de Bertrand Fraysse dans
Challenges juin 2004 L'offensive de la CIA en France http://lemagchallenges.nouvelobs.com/articles/p227/a244747.html
Stratégie
de Lisbonne et rapport Wim Kok
JPB 04/11/04
La
stratégie de Lisbonne constitue un engagement d'apporter
un renouveau économique, social et environnemental
dans l'UE. En mars 2000, le Conseil européen de Lisbonne
a présenté une stratégie s'étalant
sur 10 ans et visant à faire de l'UE l'économie
la plus compétitive et la plus dynamique du monde.
Selon cette stratégie, une économie plus forte
stimulera la création d'emplois et favorisera des politiques
sociales et environnementales assurant développement
durable et cohésion sociale.
Lors
de sa réunion de Bruxelles en mars 2004, le Conseil
européen a demandé à la Commission de
réunir un groupe d'experts présidé par
l'ancien premier ministre néerlandais Wim Cok afin
de présenter l'état de réalisation de
la stratégie de Lisbonne à la date de novembre
2004. Le groupe a travaillé de mai à octobre
2004. Son rapport est désormais disponible. La stratégie
de Grenoble visait à faire de l'Europe en 2010 "l'économie
de la connaissance la plus dynamique et la plus compétitive
du monde". Différentes voies devaient être
suivies pour y parvenir, sous formes de réformes interconnectées:
augmentation de la part du PIB consacrée à la
recherche/développement et à l'enseignement
(économie de la connaissance), achèvement du
marché intérieur, simplification de l'environnement
des entreprises, amélioration de la formation professionnelle,
protection de l'environnement.
Or,
le rapport, bien qu'en termes diplomatiques, dresse ce qu'il
faut qualifier de constat d'échec. Les difficultés
rencontrées à partir des années 2001
par l'économie mondiale et européenne ne suffisent
pas à tout expliquer. Le différentiel de développement
de l'UE par rapport aux autres zones du monde, notamment les
Etats-Unis, continue à s'accroître. En ce qui
concerne la R/D, les objectifs de Lisbonne ne seront pas atteints,
ni dans chacun des Etats-membres ni au sein du budget de l'UE.
Pour
éviter que le retard sur les prévisions ne s'accroisse,
l'Europe devrait "accentuer ses efforts". Le groupe
propose une série de mesures coordonnées mobilisant
les différents acteurs: Conseil Européen, Etats-Membres,
Commission, Parlement européen, partenaires sociaux
européens.
Reste
à savoir qui entendra ces conseils et même si
le rapport aura un quelconque écho dans les opinions
et dans les médias des Etats. Au moment où,
après la réélection de G.W.Bush, l'Europe
s'interroge sur son aptitude à relever la pression
économique et technologique que les Etats-Unis vont
exercer sur elle, il serait pourtant essentiel que ce rapport,
aux objectifs pourtant bien modestes, soit considéré
comme une feuille de route incontournable.
Pour en savoir plus
La stratégie
de Lisbonne et les rapports précédents http://europa.eu.int/comm/lisbon_strategy/index_fr.html
Le rapport Wim
Kok du 3 novembre 2004 http://europa.eu.int/comm/lisbon_strategy/pdf/2004-1866-FR-complet.pdf
Etats
Généraux de la Recherche. Colloque de Grenoble
JPB 02/11/04
Il est trop tôt pour tirer
ce jour toutes les conclusions utiles des travaux conduits,
dans un grand enthousiasme, à Grenoble suite à
l'énorme dossier rassemblé par le Comité
d'Initiative et de Proposition.
Dans l'immédiat, signalons
le compte-rendu résumé de la Table-Ronde consacrée
à l'Europe de la Recherche. Le thème en était
principalement de réfléchir à ce que
devrait être le futur European Research Council, ERC,
qui devrait voir le jour en 2008. Le but de l'ERC sera de
compléter dans le domaine de la recherche fondamentale,
le rôle incitateur tenu jusqu'à présent
par l'Union Européenne dans celui des recherches pré-compétitives.
Nous proposerons dans les jours
qui viennent nos propres réflexions concernant les
conclusions à tirer de ces Etats Généraux.
Pour en savoir plus
Le site du Comité
d'Initiative et de Proposition. Ce site est très riche
notamment en matière de présentation audio-visuelle.
C'est un modèle de ce qu'il faudra faire à l'avenir
dans les manifestations de ce genre http://cip-etats-generaux.apinc.org/
Une table ronde
internationale pour une Europe de la Recherche
Symposium B : Europe de la recherche, jeudi 28/10 à
17h30. CR résumé
http://cip-etats-generaux.apinc.org/article.php3?id_article=687
Discours du ministre
de la recherche http://www.recherche.gouv.fr/discours/2004/degrfda.htm
Discours du ministre
de l'éducation nationale http://www.recherche.gouv.fr/discours/2004/degrff.htm
Colloque
Science et conscience européenne
JPB 02/11/04
Le
Collège de France a pris la bonne initiative de faire
discuter en son sein des perspectives de la science européenne,
les 25, 26 et 27 novembre prochains. Il s'agit de donner un
contenu à l'espace de recherche européen, notamment
à l'intention de la jeunesse. Les intervenants seront
en majorité des personnalités scientifiques
et politiques des divers pays européens. Nous espérons
trouver, à l'attention de ceux qui ne pourront se rendre
au Colloque, des synthèses des exposés présentées
sur le site du Collège de France.