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ACTUALITÉS
Un kit de développement pour robots signé Microsoft
CJ 28/09/04
Des
chercheurs des laboratoires de Microsoft Research viennent
de faire la démonstration d'un langage de programmation
simple qui permettrait de contrôler des robots, notamment
à l'aide d'un appareil sans fil. Selon les concepteurs
Torben Weis et Andreas Ulbrich, le VRDK (Visual Robot Development
Kit) est un langage de programmation graphique de haut niveau,
mais si simple qu'il pourrait être enseigné dans
les écoles (ndlr : on se plaît à rêver
de TP de robotique pendant les cours de physique au lycée).
L'étudiant peut ainsi tester très rapidement
l'application qui contrôle le robot, vérifier
la bonne marche et faire fonctionner le tout en quelques minutes.
L'éditeur
graphique de l'environnement du langage robotique pourrait
être opéré avec un clavier et une souris,
ou un PC tablette, afin de programmer des action simples sur
de petits robots et de les contrôler à distance
à l'aide d'un Smartphone basé sur Windows ou
d'un PC.
La
démonstration de la technologie, développée
conjointement par le laboratoire Microsoft Research de Cambridge
et l'Université des technologies de Berlin, a été
réalisée à Bruxelles le 23 septembre
dernier dans le cadre de l'exposition Microsoft Research and
European Innovation Fair.
Pour
en savoir plus :
European Innovation
Fair : http://www.microsoft.com/presspass/press/2004/sep04/09-23MSRBrusselsInnovationFairPR.asp
L'Europe
prête à faire ITER sans le Japon ni les Etats-Unis
?
JPB/CJ 25/09/04
Nous
avons plusieurs fois ici insisté sur la nécessité,
non seulement de décider au plus vite du projet de
réacteur de fusion nucléaire expérimental
ITER, mais de le faire en Europe (à Cadarache) si les
Etats-Unis et les Japonais continuaient à bloquer le
projet en voulant imposer le choix du site nippon de Rokkasho-mura.
Nous avions même adressé en son temps une missive
dans ce sens au Président de la République.
Lors du Colloque de Juin "Pour une Europe indépendante
par les technologies de souveraineté" http://www.europe-puissance-scientifique.org/,
nous avions répété le message devant
le Premier ministre et le ministre de la Recherche, François
d'Aubert, qui l'avaient repris dans leurs conclusions. Depuis,
cependant, rien n'avait été annoncé,
le lobbying américano-japonais très fort continuant
à s'exercer sur les différents partenaires continuant
à bloquer toute décision.
Un de nos lecteurs nous a expliqué en son temps que
nous avions tort de soutenir ce projet "pharaonique",
alors qu'existaient de grands besoins de recherche non couverts
et, surtout, que la fusion nucléaire ne résolvait
rien, en termes notamment de manipulation de produits dangereux
(les neutrons rapides) et de gestion des déchets. Il
a même fait état d'une conviction répandue
dans certains milieux scientifiques selon laquelle l'ensemble
du projet reposait sur une "intox" montée
en son temps par les soviétiques et reprise par les
industriels qui espèrent des contrats profitables.
Mais l'argument ne nous a pas paru suffisamment étayé
pour justifier un changement de position de notre part. Il
y a de nombreux autres arguments, que nous ne pouvons reprendre
ici, qui légitiment de tenter l'aventure... notamment
au regard des bénéficies considérables
que les générations futures pourront attendre
d'une fusion nucléaire contrôlée.
On
ne peut donc que se féliciter d'apprendre que l'Europe
pourrait enfin exprimer la volonté de réaliser
un ITER sans les Américains et les Japonais, si ceux-ci
n'évoluent pas, mais avec de nombreux autres partenaires
de poids. La présidence néerlandaise de l'UE
a annoncé le 24 septembre, suite à la réunion
à Bruxelles des 25 ministres chargés des questions
de compétitivité, sa volonté d'un partenariat
"le plus large possible pour le projet de réacteur
de fusion nucléaire expérimental ITER, actuellement
bloqué par un conflit international sur le choix de
sa localisation en France ou au Japon". Ceci en soi ne
signifie pas que le projet serait décidé à
Cadarache, car certains pays européens, dont la Hollande,
ne semblent pas encore convaincus de la nécessité
de se passer de l'accord des Américains et des Japonais.
Pour la France au contraire, il est temps de prendre une décision,
au plus tard en novembre, avec les premiers partenaires ayant
accepté de se joindre au programme européen,
soit la Russie et la France. D'autres pays ont été
contactés et semblent favorables, le Brésil,
l'Inde et la Suisse (d'autant plus qu'ils pourraient réaliser
des modules industriels destinés au réacteur
expérimental).
Pour
augmenter la pression sur les adversaires de Cadarache, l'ancien
commissaire européen chargé de la Recherche,
le Belge Philippe Busquin - aujourd'hui remplacé par
son compatriote Louis Michel - avait suggéré
début septembre, avant son départ de la Commission,
que l'UE prenne l'initiative de lancer elle-même le
projet, avec "toutes les parties qui le souhaiteront".
Le 24 septembre, les ministres européens ont demandé
à la Commission d'"examiner les conséquences
financières des différents scénario possibles
pour ITER", sachant que la part du financement des coûts
de construction du réacteur prise sur le budget communautaire
"ne devra pas dépasser les estimations actuelles".
Le
projet ITER est estimé à 10 milliards d'euros
sur 30 ans, dont 4,75 milliards d'euros pour la seule construction
du réacteur qui doit durer 10 ans. Ces sommes, nous
l'avons plusieurs fois souligné, sont finalement relativement
faibles au regard des bénéfices attendus.
Pour la construction, quelque 40% doivent être pris
sur le budget communautaire. La France a confirmé vendredi
qu'elle était prête à doubler sa participation
financière au projet, pour la porter à 914 millions
d'euros, soit 20% du coût de construction.
Si on devait enregistrer la défection du Japon et des
Etats-Unis, les 20% d'argent manquant par rapport au montage
initial du projet pourraient être compensés par
des économies faites grâce à la réduction
du nombre de pays participants (ou au contraire par la venue
de nouveaux pays dans le projet) ainsi que par des coûts
de fabrication de certaines pièces du réacteur
diminués si leur réalisation se faisait par
exemple en Chine ou en Russie, au lieu du Japon ou des États-Unis.
Les
ministres doivent rediscuter du dossier le 25 novembre, lors
de leur prochain conseil "compétitivité"
à Bruxelles. Un conseil qui sera "décisionnel",
assure le ministre français de la recherche François
d'Aubert. Les ministres refusent tous de faire durer le blocage
et "la détermination à ce qu'Iter soit
construit sur le site européen de Cadarache est unanime",
a de son côté affirmé le nouveau commissaire
européen à la Recherche, Louis Michel.
Nous
suivrons attentivement, comme on peut l'imaginer, l'évolution
de ce dossier. On peut cependant se poser la question de savoir
si l'Europe sera capable d'aller jusqu'au clash, le Commissaire
européen ayant aussi réaffirmé le principe
de "la volonté de l'Union d'aller de l'avant dans
le cadre d'un partenariat international aussi large que possible
qui devrait inclure dans toute la mesure du possible tous
les partenaires".
Selon les sources diplomatiques, plutôt que d'envisager
un cavalier seul, les Européens préfèreraient
attendre l'issue des élections présidentielles
américaines en novembre, la période électorale
rendant peu probable un changement d'attitude des Etats-Unis
sur le dossier.
Affaire
à suivre donc...
* Voir
notre article du 21/12/2003 Pour un Iter européen http://www.europe-puissance-scientifique.org/iter.htm
Piloter
un ordinateur au nez et à l'oeil
CJ
24/09/04
Dimitri
Gorodnichy, de lInstitut des technologies de linformation
dOttawa (Canada) a mis au point un dispositif permettant
de piloter son ordinateur sans l'aide d'une souris, mais simplement
en utilisant son nez et ses yeux. Avec ce système vraiment
précis baptisé "Nouse" [mot valise
constitué de noose (nez) et de mouse (souris)], les
mouvements du nez jouent le rôle de la souris, et l'oeil
gauche ou droit, celui du clic. Ce dispositif qui peut nous
faciliter la vie (mais peut-être aussi nous donner des
torticolis ou nous faire passer devant autrui pour d'idiots
agités), trouve naturellement ses applications auprès
des personnes handicapées. Petit problème :
l'inventeur ne dit pas comment la Nouse peut faire la différence
entre un battement de paupière voulu par l'utilisateur
et un battement naturel.
Le système Nouse utilise une petite
caméra branchée sur un port USB de lordinateur
qui prend un cliché du visage de lutilisateur
en relevant comme point de référence le bout
du nez, plus facile à suivre dans ses mouvements que
les autres points faciaux. Un logiciel de détection
de mouvement fait suivre au curseur les mouvements de la tête
et un double clignement doeil provoque un clic.
Pour
en savoir plus :
Perceptual User Interfaces
Using Nouse :
http://iit-iti.nrc-cnrc.gc.ca/projects-projets/nouse-img_e.html
; voir aussi : http://synapse.vit.iit.nrc.ca/Nouse/index2.html
Article : What make
recognizing faces in video difficult - Knowing the limits,
par Dimitri Gorodnitchy (format
pdf)
Un
nouveau robot japonais de service
CJ 17/09/04
Fujitsu
Laboratories et Fujitsu Frontech ont annoncé le 14
septembre le développement d'un nouveau robot de service
spécialement conçu pour les bureaux et les équipements
commerciaux. Monté sur roues et autonome, il mesure
1 mètre 30 pour 63 kg et est particulièrement
adapté pour informer les visiteurs, saisir et transporter
des charges avec ses deux bras, jouer le rôle de liftier,
assurer la surveillance la nuit. Son système visuel
en 3 dimensions - qui requière l'utilisation de 8 caméras
-, lui permet d'éviter les obstacles et de reconnaître
les gens et les objets. Obéissant aux ordres vocaux
des humain, parlant lui-même, il peut également
se connecter sans fil à Internet pour y chercher des
informations à la demande. Se déplaçant
à une vitesse de 3 km/h, il sait aller de lui-même
se recharger. Son autonomie est de 24 h.
Fujitsu Frontend devrait lancer le robot dans le commerce
en juin 2005. Une démonstration en sera faite lors
du CEATEC Japon 2004, qui se tiendra le 5 octobre prochain
à Tokyo.
Pour en savoir plus :
Communiqué
de presse de Fujistu : http://www.fujitsu.com/news/pr/archives/month/2004/20040913-01.html
Progrès en matière de visioconférence
3 D
CJ 17/09/04
L'entreprise
Sanyo, en collaboration avec l'université de Kyoto,
a développé un système d'affichage qui
produit des images 3D en temps réel à partir
d'une vidéo capturée à partir d'un ensemble
de sept caméras. Avec un tel dispositif de 7 caméras,
l'image 3D générée est de très
bonne qualité, ce qui accroît pour le spectateur
l'impression de se trouver dans une réunion à
la même table que ses interlocuteurs. Même de
légers changements dans la ligne de vision des participants
peuvent être correctement présentés donnant
ainsi l'impression que l'on se trouve face à face avec
chaque membre de la réunion.
Rappelons que la plupart des systèmes d'imagerie 3D
actuels utilisent des flux vidéo en provenance de deux
caméras positionnées avec des angles légèrement
différents. Si la résolution peut être
améliorée en utilisant plus de caméras,
la charge de traitement des données en est de ce fait
énormément accrue, ce qui rend difficile la
synthèse d'image en temps réel. Et c'est tout
l'art des chercheurs d'avoir développé ici un
logiciel qui permet à différents spectateurs
de voir l'affichage depuis plusieurs emplacements, tout en
ayant chacun une vision en 3D. Autre avantage du système
: l'écran est de son côté couvert d'un
filtre spécial , permettant la vision 3D sans avoir
besoin de lunettes particulières.
Pour en savoir plus :
Université
de Kyoto (Koyamada Lab) : http://www.viz.media.kyoto-u.ac.jp/e/research.htm
Ouverture
du VRCP en Allemagne, centre hightech de réalite virtuelle
CJ 17/09/04
Le
"Virtual Reality Center Production Engineering"
(VRCP), l'un des centres d'enseignement supérieur consacré
à la réalite virtuelle les plus modernes d'Allemagne
vient d'ouvrir ses portes à l'université technique
de Chemnitz.
Il regroupe trois systèmes de projection high-end "5-side
CAVE","L-Bench" et "Powerall", qui
permettent aux ingénieurs et étudiants de développer
de manière réaliste des projets de réalite
virtuelle. Un système de détection optique saisit
la position du spectateur et adapte la représentation
multidimensionnelle dans un cube de 9m3 (3x3x3m),
les calculs étant réalisés par une grappe
(cluster) de 12 ordinateurs de haute performance.
Pour en savoir plus :
VRCP : http://www.tu-chemnitz.de/mb/WerkzMasch/vrcp/kurzdarst.php
Des
robots industriels qui apprennent juste en regardant
CJ 16/09/04
Montrez
simplement les gestes au robot et celui-ci saura les refaire...
Fondée par d'anciens chercheurs de l'Institut norvégien
SINTEF(1), la jeune pousse norvégienne PPM (Productive
Planning Methods) spécialisée dans les logiciels
de programmation de robots industriels, développe un
système qui permet aux robots de voir et d'apprendre
: lorsque l'opérateur réalise une tâche,
le robot mémorise les mouvements de celui-ci à
l'aide de deux cameras et un programme se charge ensuite de
convertir les informations recueillies en instructions interprétables
par le robot.
e système vise la reproduction de tâches dont
la complexité rend la programmation difficile et/ou
trop longue. Sa souplesse permettra par ailleurs de programmer
rapidement des robots pouvant intervenir sur des chaînes
de production à faible débit, ce qui n'était
pas le cas jusqu'à present, et ceci pour un coût
des plus raisonnables.
Plusieurs licences de ce système - prévu pour
être opérationnel courant 2005 - ont d'ores et
déjà été vendues. PPM enregistre
des demandes venant de quelque 15 pays.
(1) Foundation for Scientific and Industrial Research at the
Norwegian Institute of Technology [Stiftelsen for industriell
og teknisk forskning ved Norges tekniske høgskole]
Pour en savoir plus :
SINTEF : http://www.sintef.no/
(site actuellement en dérangement)
(www.sintef.no/eway/library/getMessage.
asp?objectid=35883&moduleid=375)
Contact :
Trygve Thomessen :
trygve.thomessen@ppm.no
Les
propositions des chercheurs
JPB 11/09/04
Après
avoir travaillé tout l'été, le CIP (Comité
d'Initiative et de Proposition) présidé par
les Prs Baulieu et Brézin vient de remettre de premières
propositions. Il s'agit de préparer les Assises nationales
des Etats généraux de la recherche et de l'enseignement
supérieur. Ce ne sont que de premières propositions,
mais, selon les auteurs: "Comme précisé
dans le sous-titre, il s'agit d'un programme prévisionnel,
donc provisoire. Si plusieurs points peuvent donc faire l'objet
de modifications, il donne néanmoins une bonne idée
de ce que sera le programme définitif des Assises Nationales".
Désormais,
le site http://cip-etats-generaux.apinc.org/
, fort bien fait, donne accès à tous les documents
préparatoires et précise le calendrier des travaux
ultérieurs. Il s'agit donc d'un document de travail
indispensable à consulter. Les chercheurs admettent
que certaines divergences inévitables persistent, mais
nous pensons pour notre part que cela n'a pas beaucoup d'importance.
Une vaste ambition nationale est dessinée. Dans ce
cadre, les chercheurs demandent notamment un grand ministère
de la recherche et de l'enseignement supérieur. Seront-ils
entendus, alors que certains prônent la création
d'une simple agence de moyens ?
Affaire
à suivre de très près donc. Nous aurons
l'occasion d'en reparler.
Les
travaux scientifiques des Instituts nationaux pour la santé
américains bientôt en libre accès ?
CJ 09/09/04
Les
National Institutes of Health (NIH) américains envisagent
de rendre gratuitement accessibles sur Internet les résultats
des recherches scientifiques qu'ils subventionnent, travaux
pour l'instant publiés dans des revues scientifiques
pour la plupart payantes.
Les associations de défense des malades et une partie
de la communauté scientifique, ou plus simplement le
grand public qui souhaite se tenir informé, ont souvent
mis en avant l'ineptie du système actuel qui consiste
à payer deux fois la recherche (ou l'information en
découlant): d'abord à travers les impôts
puis par les abonnements aux journaux spécialisés.
Les responsables de ces publications se montrent pour leur
part inquiets d'une possible gratuité, redoutant que
leurs lecteurs ne se désabonnent rapidement dans le
cas d'un accès libre généralisé.
Ceci ferait baisser leur revenu et rendrait difficile le maintien
d'un travail de sélection et de contrôle par
les comités de relecture de qualité.
Afin de dissiper ces inquiétudes, les NIHs proposent
aux revues une exclusivité sur les articles des recherches
subventionnées pour les six premiers mois après
parution. Après quoi, les données seront mises
en ligne sur les serveurs des NIHs.
Ce projet est actuellement ouvert aux commentaires des Américains
qui pourront faire part durant deux mois de leurs remarques
avant une éventuelle adoption.
Cette
question ne peut pas laisser indifférents les chercheurs
européens, notamment dans le domaine médical
et biomédical. L'accès aux recherches des NIHs
présente un indéniable caractère démocratique,
mettant à la disposition du monde entier, notamment
du tiers-monde, la production scientifique américaine,
richement dotée et donc généralement
très en avance. Mais il a une contrepartie: décourager
indirectement les chercheurs des pays moins riches et, en
tous cas, concurrencer lourdement leurs propres publications,
si celles-ci restent soumises à la loi des grandes
revues scientifiques traditionnelles lesquelles ont déjà
spontanément tendance à les écarter.
Il
faudrait que des systèmes analogues de publication
gratuite soient organisés dans d'autres parties du
monde. Il y aurait là pour l'Europe, en liaison avec
les universités du Tiers-Monde, un rôle éminent
à jouer. Il faudrait évidemment que le système
qui serait proposé soit suffisamment contrôlé
(peer-review) pour que les articles publiés soient
reconnus par la communauté scientifique.
On
sait qu'en biologie, un système de cette nature a été
mis en place par la Public Library of Science
http://www.plosbiology.org/plosonline/?request=index-html.
Mais il s'agit là encore d'une initiative principalement
américaine.
Le
saviez-vous ? : si les recherches subventionnées
par les NIH donnent lieu chaque année à quelque
60000 articles, on n'en retrouve seulement qu'un tiers dans
les revues scientifiques médicales. CJ
Pour
en savoir plus :
Communiqué
(notice) NIH : http://grants1.nih.gov/grants/guide/notice-files/NOT-OD-04-064.html
Donner son avis :
http://grants.nih.gov/grants/guide/public_access/add.htm
Ecocobott
II, le robot qui produit son énergie à partir
de mouches
CJ 08/09/04
Après
les robots mangeurs de sucre ou de limaces (voir
actualité du 19/07/200), voici Ecobott II, le dévoreur
de mouches. L' idée de Chris Melhuish et de son équipe
du laboratoire des systèmes autonomes intelligents
(université Ouest Angleterre basée à
Bristol) est de produire l'électricité du robot
à partir de "piles à combustible microbiennes"
(microbial fuel cells), en y digérant les exosquelettes
des mouches qui contiennent du sucre : un dispositif des plus
ingénieux qui transforme ainsi l'énergie chimique
en énergie électrique (voir
le schéma paru dans la revue New Scientist). A
la clé, un robot véritablement autonome. Enfin
pour l'instant pas tout à fait, puisque dans le prototype
actuel c'est l'homme qui introduit les mouches mortes dans
les endroits prévus à cet effet. Mais jamais
à court d'idées, les chercheurs ont bien sûr
LA solution et planchent maintenant sur le dispositif attrape-mouches
universel : celui à base d'excréments embarqués.
Voici Ecobott II, le premier robot qui pue.
Pour
en savoir plus :
Présentation
d'Ecobott II : http://www.ias.uwe.ac.uk/energy-autonomy.htm
voir aussi http://www.ias.uwe.ac.uk/Main%20Pages/ias-energy-autonomy.htm
Article paru dans le New
Scientist : http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99996366
Sur les Gastrorobots :
http://www.eng.usf.edu/~wilkinso/gastrobotics/index.html
Contact :
Chris Melhuish: chris.melhuish@uwe.ac.uk
Un
robot sous-marin chinois plongeant à - 3500 mètres
CJ 04/09/04
L'équipe
du professeur Zhu Jimao de l'Institute of Underwater Engineering
(université Jiaotong de Shanghaï) a mis au point
un robot sous-marin télécommandé capable
d'effectuer des opérations à 3500 mètres
de profondeur, et considéré comme l'un des plus
avancés au monde de sa catégorie.
Pesant 3,25 tonnes et mesurant 3 m de long pour 1,8 m de haut,
le "Sea Dragon" peut atteindre les - 3500 mètres
en moins de 50 minutes. Doté de deux bras (dont la
taille est 4 fois celle d'un bras humain), il est capable
de faire face à une grande variétés de
conditions, pouvant soulever des charges de quelque 140 kilogrammes.
Un sonar, cinq caméras vidéo, un moniteur de
survie et deux lampes étanches complètent l'ensemble,
ces dernières pouvant éclairer une région
d'une centaine de mètres autour du robot. De premières
plongées ont été effectuées fin
juillet dernier. Le robot devrait être destiné
principalement à la recherche des micro-organismes
et êtres vivants en eau profonde.
Mon baby-foot est un robot
CJ 01/09/04
Une
équipe d'experts en robotique de l'université
allemande de Fribourg a mis au point une table de baby-foot
dont les tiges sont actionnées par un robot. Le fond
de la table de cette machine (baptisée Kiro) est translucide
; la balle est suivie par une caméra qui la photographie
50 fois par seconde et envoie les informations à un
ordinateur qui détermine sa position en fonction de
sa vitesse et de l'effet qui lui a été donné.
Un logiciel commande alors les tiges, choisissant le joueur
qui doit entrer en action et de quelle façon.
Lors d'essais, cet adversaire virtuel a battu 85% de ses opposants
pris parmi un échantillon de joueurs humains pris au
hasard. Cela dit, face à un virtuose du jeu, la machine
n'a pas vraiment fait d'étincelles, gagnant une partie
sur dix.
Selon
Bernhard Nebel, responsable de l'équipe de concepteurs,
ce type de robot devraient être capables de battre le
champion du monde d'ici trois à cinq ans, car il utilisera
alors stratégies beaucoup plus sophistiquées.
Les
premières tables robotisées de baby-foot devraient
apparaître sur le marché l'an prochain, au prix
d'environ 20.000 euros.
Pour
en savoir plus :
La table de robot Kiro
: http://www.informatik.uni-freiburg.de/~kiro/english/
Home Page de Bernhard
Nebe :
http://www.informatik.uni-freiburg.de/~nebel/
Des pontages pour réparer les
réseaux nerveux endommagés ?
CJ 30/08/04
Des
chercheurs de l'Institute for Biomaterials and Biomedical
Engineering (IBBME) de l'université de Toronto travaille
à la mise au point d'une méthode facilitant
la guérison des cellules nerveuses endommagées
et à terme la traitement des ruptures dans la moelle
épiniere.
La technique employée consiste en l'introduction d'un
pont entre les deux parties de moelle épiniere séparées
par la lésion. Ce pont est fabriqué à
l'aide de brins de fibres imprégnés et dissous
dans une substance gélatineuse. Il en résulte
la création de "tubes" dans lesquels sont
injectés des peptides. Ces oligomères d'acides
aminés favorisent la migration et la structuration
des cellules nerveuses entre-elles. Les cellules nerveuses
introduites dans ces conduits sont donc cimentées grâce
aux peptides, formant ainsi un "raccord nerveux"
entre les deux parties de moelle endommagee.
Le gain de temps dans la regénération du système
nerveux est conséquent puisque les cellules nerveuses
produites sont naturellement guidées le long du conduit,
en ligne droite d'un côté à l'autre de
la moelle.
Il est bien trop tôt pour se prononcer sur cette méthode
: les tubes faits de gel et de peptides dans lesquels sont
générées et orientées des cellules
nerveuses doivent maintenant être étudiés
sur des modèles animaux et humains.
Pour
en savoir plus :
Communiqué de l'université
de Toronto : http://www.news.utoronto.ca/bin6/040816-354.asp
Institute of biomaterials
and biomedicals engineering (IBBME) : http://www.ibbme.utoronto.ca/
Contact :
Molly Shoichet, Institute
for Biomaterials and Biomedical Engineering
molly@ecf.utoronto.ca
GENOMIC
SA
JPB 23/08/04
Nous
sommes heureux de signaler à ceux qui l'ignoreraient
l'existence de la société GENOMIC qui, depuis
15 ans, conçoit et commercialise des automates originaux
destinés aux laboratoires oeuvrant dans les domaines
des sciences de la vie.
On peut visiter son site et les produits qu'elle propose aux
adresses suivantes : www.genomic.fr
ou www.genomics-tools.com
Les
souris marathoniennes
JPB 23/08/04
C'est
effectivement, comme toute la presse le souligne, une nouvelle
importante que vient de faire connaître sur le site
de la Public Library of Sciences Biology une équipe
américano-coréenne du Salk Institute, La Jolla,
sous la conduite du Dr Ronald Ewans. L'injection d'un gène
dirigeant la synthèse de protéines activant
le développement des muscles sollicités par
les épreuves de longue durée a rendu des souris
capables d'efforts doubles de ceux de souris non traitées,
le tout sans conséquence apparentes sur leur état
de santé. Pour être plus précis il s'agit
de décrire l'" Engineered expression of the peroxisome
proliferator-activated receptor delta in skeletal muscle".
C'est
inutile de commenter les grandes conséquences qui pourront
découler de telles recherches, sur les animaux, sur
les hommes, sur les muscles de l'effort ou sur d'autres muscles
et organes. On criera au scandale, mais il ne s'agit pas,
semble-t-il, de processus très différents de
ceux mis en oeuvre par la sélection naturelle, sur
de plus longues durées il est vrai.
Pour
en savoir plus
Lire l'article http://www.plosbiology.org/plosonline/?request=get-document&doi=10.1371/journal.pbio.0020294
The
(Mis)behavior of Markets: A Fractal View of Risk, Ruin, and
Reward
JPB 19/08/04
Ce
titre est celui d'un livre que vient de publier Benoit B.
Mandelbrot, avec Richard L. Hudson chez Perseus Books à
New York. Mandelbrot, mathématicien d'origine française
établi aux Etats-Unis, est le père de la théorie
des fractals. Son ouvrage The Fractal Geometry of Nature 1984
l'a rendu célèbre dans le monde entier. Le livre
aurait été tiré à 200.000 exemplaires.B.
Mandelbrot est aujourd'hui Sterling Professor of Mathematical
Sciences à l'Université de Yale et Fellow Emeritus
au Laboratoire IBM Thomas J. Watson. Richard Hudson est éditeur
du Wall Street Journal's European edition.
Dans
ce livre, les auteurs veulent montrer que les règles
mathématiques censées régler les marchés
financiers, auxquels la grande majorité des cambistes
et de leurs logiciels font encore confiance, ne marchent pas
(ou marchent mal). Mandelbrot propose un nouvel outil de modélisation
faisant appel à la géométrie fractale.
Il espère ainsi fonder une nouvelle science de la gestion
des marché. Il étudie la finance depuis plusieurs
décennies. Ce livre est le premier qu'il a écrit
sur ce sujet.
Il
serait intéressant d'examiner comment cette approche
mathématique de la décision économique
est compatible avec ce qu'en disent les thèses de la
neuro-économie, selon lesquelles le décideur
se croyant rationnel obéit à des pulsions remontant
du fond des âges primitifs. Rappelons à cet égard
les propos d' Alain Berthoz dans l'interview qu'il a donné
à notre revue, citant les travaux de Daniel Kahneman,
prix Nobel d'économie 2002
http://www.automatesintelligents.com/interviews/2003/octobre/berthoz.html
Pour
en savoir plus
Mandelbrot. CV http://www-gap.dcs.st-and.ac.uk/~history/Mathematicians/Mandelbrot.html
Le Mandelbrot Set http://www.ddewey.net/mandelbrot/
Risque
de raz de marée géant
JPB 19/08/04
Le
Professeur Bill McGuire du Benfield Grieg Hazard Research
Centre (University College London, Grande Bretagne) attire
l'attention de la communauté scientifique sur le risque
de voir un raz de marée géant submerger les
côtes africaines, européennes de l'ouest et américaine,
suite à l'effondrement dans la mer d'une partie du
volcan Cumbre Vieja aux Canaries. Ce morceau d'ile paraît
de plus en plus instable. De plus, une éruption toujours
possible pourrait contribuer à provoquer sa chute.
Le professeur estime que les gouvernements ne prennent pas
assez au sérieux ce risque, qui pourrait provoquer
des millions de morts, suite à des vagues de dizaines
de mètres traversant l'atlantique à la vitesse
d'avions à réaction. C'est un des Global Geophysical
Events ou Risques Géophysiques de grande ampleur que,
selon les experts, les gouvernements devraient prendre au
sérieux, au moins autant que les risques terroristes.
Mais dans le cas du Cumbre Viejo, que pourrait-on faire ?
Surveiller ? Oui. Evacuer ? Illusoire. 19/08/04
-
Benfield qui sponsorise le BGHR est un groupe de conseil en
réassurance travaillant dans le domaine des risques
majeurs. On peut espérer qu'il ne tire pas la sonnette
d'alarme, via le Pr Mc Guire, uniquement pour des raisons
économiques. Voir le Benfield Grieg Hazard Research
Centre http://www.benfieldhrc.org/
Des
remèdes pour faciliter l'élimination de produits
radioactifs disséminés par des "bombes
sales "
JPB 19/08/04
Les
Etats-Unis s'orientent tout doucement vers l'éventualité
d'avoir à lutter contre les effets de " bombes
sales " terroristes frappant leur territoire (ainsi que
ceux provenant d'accidents sur les centrales). La Food and
Drug Administration vient d'approuver la mise sur le marché
de médicaments destinés à faciliter l'élimination
des plutonium, americium ou curium qui seraient disséminés
par de telles armes. Il s'agit d'éléments radioactifs
contaminants par contact ou inhalation, dont il faut débarrasser
l'organisme au plus vite afin d'éviter des cancers
à long terme. Que faudrait-il faire en Europe à
cet égard, concernant non la protection des personnels
exposés déjà prévue (du moins
on l'espère) mais celle du grand public ? Rien du tout,
ce qui serait évidemment dramatique en cas de survenance
effective d'un attentat pouvant toucher des milliers de personnes
et rendre invivables pendant des années les sites frappés
? Préparer des stocks importants de décontaminants,
au risque de rendre crédible sinon même de précipiter
un attentat à la bombe sale ? On peut craindre en effet
que, dans le domaine du terrorisme, imaginer un risque suffit
parfois à provoquer l'événement. Il existe
assez d'isotopes radioactifs en circulation, accessibles à
des déséquilibrés pour que ceci ne soit
pas impossible - sans parler du chantage à la bombe
imaginaire. 19/08/04
* Voir
ABCNews http://abcnews.go.com/wire/Living/ap20040811_1043.html
Des
nanosystèmes au service d'armes nucléaires miniaturisées
JPB 19/08/04
Le Jane's nous informe des projets du département de
la défense américain visant à utiliser
des nanodétonateurs et autres nanosystèmes pour
miniaturiser à l'extrême les futurs explosifs
atomiques jugés nécessaires dans la lutte anti-guerilla
ou contre des bunkers très protégés.
Ce seraient là les nouvelles versions des mini-nukes
auxquels travaillent les spécialistes de l'armement
nucléaire. On estime que de tels nanodétonateurs,
introduits dans des obus, seraient non seulement plus petits
mais plus robustes que des systèmes plus classiques,
sans perdre leur capacité à déclencher
l'explosion de la charge atomique proprement dite. Il s'agirait
d'une avance importante dont bénéficieraient
les armées américaines, dès lors que
l'utilisation d'armes atomiques, même miniaturisées
(1 à 5 kt quand même!), serait admise - ce qui
relancerait évidemment de façon sûrement
incontrôlable la prolifération. D'autres perfectionnements
sont envisagés, notamment dans le domaine des isomères
nucléaires. 19/08/04.
* Voir
Researching the weapons of the future: micro-fusion
weapons, par Andy Oppenheimer http://www.janes.com/regional_news/americas/news/jcbw/jcbw040813_1_n.shtml