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Humeur
Médias
classiques et édition sur Internet
par Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin
2 septembre 2003
Les journalistes des médias
classiques ne semblent toujours pas avoir compris le minimum
de déontologie qui s'impose au regard des sources en
libre-accès sur Internet où ils puisent dorénavant
une bonne partie de leur information spécialisée.
Nous en avons ici de fréquents exemples. Voici le dernier
d'entre eux.
Hier un journaliste travaillant
pour une chaîne de télévision du secteur
public nous a demandé un certain nombre de renseignements
lui permettant de préparer une émission d’une
heure consacrée à l'intelligence artificielle
et à la vie artificielle. Louable initiative, au regard
du peu d'informations sur ces questions caractérisant
notre beau pays, par rapport à ce qui se fait à
l'étranger. Ce monsieur a expliqué fort courtoisement
qu'il s'adresse à Automates-Intelligents compte tenu
de la diversité des sujets abordés et de l'approfondissement
de notre réflexion. N'en jetez plus.
En fin de conversation, nous lui proposons alors timidement
d'envisager de pouvoir avoir l'extrême obligeance de
bien vouloir, etc. etc. mentionner notre existence dans les
sources consultées pour la réalisation de l'émission.
Nous lui rappelons d’ailleurs, pour apaiser sa conscience,
que nous ne sommes pas une entreprise commerciale. La réponse
est Niet : ce n'est pas dans les habitudes de la chaîne.
Nous pensons plutôt que ce n'est pas dans ses habitudes
à lui. C'est tellement plus flatteur, pour certains
journalistes, vis-à-vis de leurs chefs, de paraître
tout savoir sur un sujet difficile plutôt qu'avouer
leurs sources.
Mais ledit monsieur ne se dit pas que le rôle d'une
télévision de service public, s'adressant à
un public francophone, est aussi de faire connaître
au plus grand nombre les sources d’informations existant
en langue française dans un pays largement dominé
par l'influence américaine. La chaîne ira si
nous avons bien compris interviewer aux USA quelques sommités
de la question. Très bien. Pourquoi ne pas aussi publier
une ligne faisant connaître notre existence aux millions
de nos concitoyens qui n'ont pas encore le grand bonheur d'avoir
fait connaissance avec notre estimable revue ?
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