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ACTUALITÉS
Asimo
invité de repas officiel
CJ
21/08/03
"Enchanté,
M. Spidla, je suis un robot ambassadeur de la bonne volonté"
: c'est par ces mots que le robot Asimo* a salué le
chef du gouvernement tchèque lors d'un dîner
donné dans le palais Hrzan le 21 août à
Prague à l'occasion de la visite officielle du premier
ministre Japonais Junichiro Koizumu.
Pour l'occasion, le robot humanoïde créé
par Honda avait appris à parler le tchèque.
Rien ne s'opposait alors à ce qu'il prenne p
art
à la conversation, comme n'importe quel autre hôte
de marque forcément humain, allant même jusqu'à
porter un toast "à l'amitié des gens et
des robots".
Certains souriront de cette mise en scène... Cela dit,
il n'empêche que c'est la première fois qu'un
robot est l'invité d'un repas officiel. Signe des temps
? En tous cas, un bon coup de pub pour la société
Honda qui n'en est pas à son premier coup d'essai.
Asimo a notamment déjà eu le privilège
d'être invité
à Wall Street l'année dernière à
l'occasion du 25e anniversaire de la cotation de la firme
niponne sur le marché new-yorkais.
Le Premier ministre tchèque n'a pas caché son
plaisir, déclarant à la presse qu'il aimait
les technologies nouvelles.
Rappelons que c'est aussi un tchèque, Karel Capek,
qui a inventé en 1921 le néologisme "robot"
(de «robota», travail fastidieux, corvée),
mot utilisé pour la première fois dans sa pièce
de théâtre R.U.R.(Rossum's Universal Robots).
Ce qui valait bien, lors de cette réunion au sommet,
une gerbe de fleur déposée par le robot au pied
du buste de l'illustre dramaturge...
*Advanced Step
in Innovative Mobility (voir
notre actualité du 15/06/01).
Pour en savoir
plus :
Site ASIMO : http://world.honda.com/ASIMO/
; voir aussi : http://www.honda-robots.com/index_ns.html
Un
exosquelette pour les personnes âgées ?
CJ
21/08/03
On
a souvent évoqué les exosquelettes pour soldats,
structure anthropomorphique artificielle destinée à
augmenter les capacités physiques (vitesse, force et
endurance) des combattants (voir par exemple notre actualité
du 06/02/2001 et du 11/04/2002).
Mais il semblerait bien que ce soit dans le domaine civil
que ce système voit très rapidement le jour.
La société japonaise Mitsui souhaite en effet
commercialiser dès l'année prochaine un costume
motorisé pour assister les personnes âgées
et les handicapés moteur dans leur déplacement.
Mis au point par l'équipe de Yoshiyuki Sankai à
l'université de Tsukuba, le Hal-3 (Hybrid Assistive
Leg) est, selon son créateur, ce que l'on fait aujourd'hui
de mieux en la matière. Le dispositif réalisé
par l'ingénieur se compose de capteurs (notamment placés
sous les semelles), d'articulations motorisées pour
les genoux et les hanches, le tout piloté par un ordinateur
contenu dans un sac à dos. Un système de batteries
porté à la taille assure l'autonomie du système.
Grâce à lui, un humain peut marcher à
4 km/h sans fournir le moindre effort physique*, monter les
escaliers, voire même se reposer en l'absence de fauteuil...
Aucune saccade dans le mouvement. Seul petit écueil
: le prototype pèse en l'état 17 kg. Mais grâce
à un effort de miniaturisation, la société
Mitsui espère ramener ce poids à 10 Kg.
Dans un premier temps, l'objectif de l'industriel
(qui s'est associé avec d'autres sociétés)
est de vendre ou de louer une dizaine de prototypes l'an prochain,
notamment à des maisons de retraite et à des
hôpitaux. A moyen terme, il espère vendre une
centaine de robots par an au prix d'un million de yens (7
700 euros).
Y. Sankaï pour sa part ne reste pas les bras ballants.
Il commence à mettre au point la version à l'usage
des membres supérieurs.
* Le mouvement est imprimé aux jambes sur la base
des faibles signaux électriques envoyés par
l'utilisateur à ses muscles.
Pour en savoir plus :
- Hybrid Assistive Leg : http://sanlab.kz.tsukuba.ac.jp/HAL/indexE.html
- Voir aussi le site Exoskeletons for Human Performance Augmentation
(EHPA) de la Darpa : http://www.darpa.mil/dso/thrust/matdev/ehpa.htm
Sang
artificiel : vers de vase ou nanorobots ?
JPB 15/08/03
Bientôt,
espérons-le, il ne sera plus nécessaire de faire
appel aux donneurs de sang, et à leurs cortèges
de maladies, pour obtenir des substituts de l'hémoglobine,
au profit des besoins de transfusion. Des perspectives sont
ouvertes, venant de deux horizons très différents
La première vient de France. Franck Zal, chargé
de recherche CNRS à la station biologique de Roscoff,
travaille sur un substitut sanguin extrait d'un ver marin,
l'arénicole. Celui-ci, très connu des pêcheurs,
permettra peut-être à terme de sauver des vies
humaines en urgence, sans avoir à recourir à
un don de sang humain. Franck Zal a en effet découvert
que l'hémoglobine de ces invertébrés
est un excellent transporteur de l'oxygène. Cette qualité
en fait un substitut sanguin, stable plusieurs semaines, sans
problème de typage sanguin, ni de contamination éventuelle
par un micro-organisme. Il serait évidemment synthétisé
afin d'être produit sans mettre en péril la sympathique
espèce des arénicoles.
La seconde perspective
fait appel aux nanotechnologies (nanorobots). Il s'agit du
"vasculoid," conçu par Chris Phoenix (élève
d'Erix Drexler à Stanford) et Robert Freitas (auteur
de Nanomedecine, dont un deuxième tome est sous
presse), qui pourrait remplacer, au moins provisoirement,
l'apport de sang humain, sans les risques déjà
cités de la transfusion de donneur à receveur.
Il n'aurait que des avantages sur l'ensemble du système
et des fonctions circulatoires, si l'on en croit ses promoteurs.
Pour en savoir
plus
Station biologique de Roscoff http://www.sb-roscoff.fr/
Le vasculoïd, article de USnews http://www.usnews.com/usnews/nycu/tech/nextnews/nexthome.htm
Sur l'utilisation des nanorobots en médecine,
on trouvera un article complet de Robert Freitas, publié
en 2001 par la forme Novartis, à http://www.kurzweilai.net/meme/frame.html?main=/articles/art0410.html
L'Atlas
général du cerveau
JPB 15/08/03
Le
projet d'Atlas général du cerveau, élaboré
par un consortium fondé en 1993 à l'initiative
de neuroscientifiques américains de l'Université
sud-Californie, est en train de prendre un véritable
décollage. Il s'agit, un peu sur le modèle du
Human Genome Project, de rassembler au niveau mondial l'ensemble
des informations anatomiques et physiologiques relatives au
cerveau, fournies par l'imagerie médicale, afin d'en
rendre l'accès libre à tous chercheurs. La dispersion
actuelle des observations et des modèles est une cause
de perte de temps et de possibles double-emplois entre les
recherches. Leur globalisation, comme dans toutes les opérations
de ce genre, pourrait même avoir un effet intrinsèque
sur la découverte, en faisant apparaître plus
clairement les lacunes et contradictions. L'utilisation d'outils
informatiques d'analyse et d'exploration en sera facilitée.
L'explosion de l'imagerie cérébrale dans tous
les laboratoires mondiaux rend ce projet plus que nécessaire.
On peut penser qu'il intéressera aussi beaucoup les
recherches en intelligence artificielle.
C'est le LONI
(Laboratory of Neuro Imaging) de l'UCLA qui est à l'origine
de ce projet. Il sera conduit par un consortium international
(International Consortium of Brain Mapping) auquel participe
l'Institut für Neuroanatomie de Dusseldorf. Le laboratoire
conduit d'autres projets sur le même principe de la
globalisation en réseau des informations résultant
des techniques modernes d'analyses neurologiques: le MAP (Mouse
Atlas Project) et le Biomedical Informatics Research Network.
Pour en savoir
plus
Article de ExciteNews http://apnews.excite.com/article/20030804/D7SN6LAG0.html
LONI http://www.loni.ucla.edu/
Investir
dans la recherche
JPB 30/07/03
La Commission
européenne a publié en avril 2003 une communication
sur le thème "Investir dans la Recherche". On y trouve
une longue liste de mesures, certainement très pertinentes.
Mais on reste perplexe. Qui va payer et mettre en oeuvre tout
cela, au delà des quelsques fonctionnaires affectés
à la recherche communautaire par la Commission? Disons
qu'un tel plan devrait servir de plate-forme aux partis politiques,
notamment en France, qui voudraient montrer leur intérêt
pour la recherche. On en est loin.
http://www.europa.eu.int/comm/research/era/3pct/pdf/com2003_fr.pdf
Un
drone hypersonique pour l'US Air Force
JPB 22/07/03
La
Darpa vient de lancer un appel à propositions aux Etats-Unis
pour réaliser un drone (sans pilote) spatial hypersonique
ou Hypersonic Cruise Vehicle. L'objectif serait d'obtenir,
vers 2025, un engin capable de décoller d'une piste
conventionnelle, sur préavis court, et de frapper n'importe
où dans le monde un objectif ponctuel, sans dégâts
collatéraux. Il serait propulsé par un statoréacteur,
aurait un rayon d'action de 17.000 km, une vitesse de Mach
5 à 7. Il pourrait emporter une charge de 5,5 t. Cette
dernière pourrait être constituée de bombes
intelligentes ou d'un CAV (Common Aéro Vehicule), sorte
de planeur hypersonique capable de rentrée dans atmosphère
pour frapper un objectif distant de 5.000 km. On disposerait
ainsi d'une configuration de type marsupial (une mère
portant un enfant).
L'objectif est de s'affranchir des bases aériennes
à l'étranger et réagir très vite
aux menaces des "Etats-voyous" et autres organisations
terroristes. Il s'agira ainsi d'un bras armé très
puissant pour les systèmes d'écoute dont dispose
déjà le Pentagone. On identifie un emplacement
susceptible d'être un PC ou un site militaire et paf,
dans les 2 heures, ces braves gens reçoivent un HCV
dans la figure.
Le projet se déroulera en plusieurs phases. La Darpa
n'a pas voulu en chiffrer le coût. Elle attend pour
cela les propositions des industriels.
Pour en savoir
plus
Darpa www.darpa.mil
Article de BBC News http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/americas/3035332.stm
Les véhicules hypersoniques http://www.aerospaceweb.org/design/waverider/examples.shtml
Entrer
en compétition ou collaborer avec les Etats-Unis
?
JPB 22/07/03
Un
de nos lecteurs réagit sans tarder à notre éditorial
du n° 43 d'Automates Intelligents,
l'Appel des chercheurs et la place de la recherche en France.
Son expérience de start-up dans un domaine innovant
lui a appris, à ses dépends, qu'il y avait peu
de choses à attendre de l'Europe pour encourager de
telles entreprises : multiplicité des comités
Théodule, manque d'intérêt pour les applications
commerciales et la coopération internationale concrète,
vieillissement général de l'imagination collective.
Bref, notre ami est en train de finaliser quelque chose en
Amérique.
Pour
lui, l'Europe perd son temps à tenter - quand elle
le fait - d'entrer en compétition avec les Etats-Unis,
en réinventant de multiples roues existant déjà.
Mieux vaudrait essayer de devenir un brillant second, apportant
ses propres compétences et sa créativité
dans des programmes américains, qu'ils soient industriels
ou scientifiques. Il oppose ainsi, à titre d'exemple,
la référence déjà ancienne de
la coopération réussie entre GE et Snecma pour
le moteur CFM 56 à la compétition annoncée
dans le domaine de la localisation satellitaire (Galiléo
contre GPS). Galiléo, selon lui, aura toujours 10 ans
de retard par rapport à GPS ou des versions up-gradées
de celui-ci. Mieux aurait valu proposer une coopération
visant à un super-GPS commun.
L'argument
est sérieux. Il mérite discussion. Rien n'interdit
d'ailleurs aux industriels et laboratoires européens
pensant possible de coopérer avec des homologues américains
de le faire. Reste à savoir cependant quelle part du
gâteau l'hyper-puissance américaine serait prête
à consentir à des partenaires européens.
Ni les industriels ni le pouvoir fédéral ne
semblent désireux de partager une avance technologique
ou des positions commerciales lorsqu'ils y sont dominants.
Si l'Europe existait, en tant que puissance politique et économique,
elle serait mieux placée qu'elle ne l'est actuellement
pour proposer des partenariats sur un pied, sinon d'égalité,
du moins gagnant-gagnant. L'exploration spatiale, notamment
martienne, le programme Iter, les biotechnologies, les ordinateurs
quantiques et à ADN seront des champs où de
telles coopérations pourraient s'envisager. Il devrait
d'ailleurs s'agir alors moins d'une coopération américano-européenne
qu'internationale. Mais il faudrait que l'Europe accepte de
mettre des financements publics substantiels dans de tels
programmes. Ceci nous replace dans le cadre de notre éditorial
précité: est-on conscient de l'intérêt
de tels objectifs, et de telles coopérations, d'abord
en France, dans d'autres pays européens ensuite ?
CFM 56 http://www.cfm56.com/engines/cfm56-3/
Le
"Super-Power Issue" de Wired Magazine
JPB 19/07/03
La revue Wired
publie en ligne un numéro d'août 2003 dédié
à des développements scientifiques aussi inattendus
que prometteurs. A lire les articles, on voit qu'il ne s'agit
pas de science-fiction, mais de travaux scientifiques susceptibles,
quand ce n'est pas déjà fait, de passer du modèle
théorique au prototype (sauf, pensons-nous, en ce qui
concerne le voyage dans le temps, où le voyageur potentiel
reste aujourd'hui condamné à des spéculations
théoriques). Quatre domaines sont abordés:
- se rendre invisible http://www.wired.com/wired/archive/11.08/pwr_invisible.html
- le lifter ou vaisseau anti-gravité http://www.wired.com/wired/archive/11.08/pwr_antigravity.html
- le voyage dans le temps http://www.wired.com/wired/archive/11.08/pwr_timetravel.html
- 8 super-pouvoirs: vision par rayon X, régénéraion,
mémoire intégrale, téléportation,
contrôle du climat, champs de forces, respiration sous-marine,
exomuscles http://www.wired.com/wired/archive/11.08/pwr_superpower.html
Radio-communications
entre robots
JPB 19/07/03
La revue IBM developerWorks
publie un article de Judith M. Myerson (jmyerson@bellatlantic.net),
en date du 08/07/03, qui décrit les différents
dispositifs permettant à des robots de communiquer
entre eux par radio (wireless) ainsi que les services rendus
par de tels robots. Ceux qui réfléchissent aux
solutions susceptibles d'être implémentées
sur des robots d'exploration spatiale, notamment martienne,
seront particulièrement intéressés. L'auteur
distingue deux grandes catégories d'architecture:
- le mode "marsupial". Les robots se comportent comme une
famille, une mère robot transportant des enfants robots
plus petits. Elle leur offre une plate-forme servant aussi
de base arrière.La mère et les enfants s'assistent
réciproquement en cas de défaillances.
- le mode des robots footballeurs. Dans le dispositif précédent,
la coopération se réalise sans compétition
entre les associés. Les équipes de robots de
type joueurs de foot-ball permettent une compétition
amicale dans l'exécution des tâches et le contrôle.
On parle de "intelligent multi-agent cooperation and control
in a highly dynamic environment", ce qui se passe de traduction.
Pour en savoir
plus
L'article http://www-106.ibm.com/developerworks/wireless/library/wi-robotics.html?ca=dgr-lnxw01WirelessRobots
28
Days Later: de nouvelles angoisses pour les américains
JPB 07/07/03
Un
film produit avant les évènements du 11 septembre
et la guerre en Irak sort actuellement sur le marché
américain, et va contribuer à renforcer les
angoisses collectives de nos amis d'Outre-Atlantique. C'est
28 Days Later, de Danny Boyles. Le film joue fort habilement
de la peur des attaques virales. Des défenseurs des
animaux libèrent dans la nature des chimpanzés
infectés par un virus les rendant fous furieux, le
"rage virus". Celui-ci dépeuple la Grande Bretagne
en quelques jours, après avoir transformé les
personnes atteintes en monstres effrayants. Les scientifiques
répondent que les épidémies à
virus ne peuvent pas se propager à cette vitesse, si
elles tuent leurs porteurs avant qu'ils aient eu le temps
de diffuser la maladie. C'est ce qui se passe avec les fièvres
hémorragiques telles qu'Ebola, qui restent confinés
dans des foyers bien délimités. De plus, aucun
virus n'a été jusqu'ici capable de frapper toute
une population sans exceptions. Mais les producteurs et le
public ont une grande foi dans les capacités des virus
et autres prions, aidés par les scientifiques, à
inventer des formes de contamination massive inconnues jusqu'ici.
En
attendant, les méméticiens pourront étudier
la capacité des mèmes incarnés ou mis
en circulation par le film à contaminer les populations
mondiales. Nous aurons là un cas d'école qui
mériterait un suivi attentif.
Pour
en savoir plus
Le site du film http://www2.foxsearchlight.com/28dayslater/
Technologies
spatiales. Le Plan directeur de l'ESA
JPB 07/07/03
L'Agence
européenne de l'espace (ESA) vient de dévoiler
son plan directeur dans le domaine des technologies spatiales.
Il s'agit d'harmoniser ces dernières afin d'éviter
des errements analogues à ceux de l'industrie européenne
de l'armement (NB: la comparaison est de mon cru). Le sujet
est d'un grand intérêt et mériterait une
présentation plus agréable qu'un fichier pdf
quasiment illisible, à moins je suppose d'avoir une
technologie elle-même de standard spatial. C'est dommage.
Nous y reviendrons pourtant.
Pour
en savoir plus
Plan directeur d'harmonisation des technologies
spatiales européennes http://ravel.esrin.esa.it/docs/harmonisation.pdf
Le
prochain
livre de Michio Kaku
JPB 01/07/03
Dans
une interview donnée au Réseau Kurzweil AI,
Michio Kaku, physicien et futurologue (voir
notre précédente brève), évoque
son prochain livre Parallel Worlds (à paraître
fin 2004). L'article lui-même fait le point sur la théorie
des cordes et l'hypothèse des multi-univers. Il aborde
aussi la question des super-intelligences. Rédigé
de façon claire, il mérite d'être lu :
http://www.kurzweilai.net/meme/frame.html?main=/articles/art0585.html
On pourra lire aussi le débat en ligne qui a suivi
cet article à l'adresse http://www.kurzweilai.net/meme/frame.html?main=/articles/art0585.html
On observera que,
contrairement à beaucoup de ses collègues, Michio
Kaku ne voit pas se préciser pour le moment l'ère
du post-silicium en matière de supercalculateur. Dans
15 à 20 ans la Loi de Moore appliquée aux technologies
actuelles s'effondrera. Mais les difficultés de réalisation
d'un ordinateur quantique lui semblent telles que le relais
ne lui parait pas crédible. La difficulté est
de maintenir la "cohérence" des q.bits, alors que la
moindre contamination peut la détruire - ceci d'autant
plus qu'un ordinateur quantique nécessite de nombreux
q.bits si on veut obtenir la capacité d'un simple PC
actuel. Michio Kaku ne croît pas davantage aux perspectives
de l'ordinateur à ADN. Ceci rend peu crédible,
selon lui, l'hypothèse selon laquelle des super-intelligences
artificielles pourront être réalisées
dans un délai relativement court de 15 à 20
ans. Le cerveau humain sera encore sans rival à cette
époque.
NB: Notons pour l'anecdote qu'un roman de Robert Ludlum,
The Paris Option , publié en 2002 par St Martins's
paperback, met en scène une organisation terroriste
ayant volé à un chercheur français de
l'Institut Pasteur (eh oui) le secret de la machine à
ADN. Elle met en échec tous les systèmes informatiques
américains civils et militaires (cf. www.ludlumbooks.com/tpo_top.htm).
Par ailleurs, un livre qui vient de paraître, de l'écrivain
scientifique George Johnson, A Shortcut Through Time, Alfred
A. Knopf, 2002, décrit en détail l'ordinateur
quantique et ses perspectives. Nous l'avions signalé
dans le précédent numéro, à la
rubrique des Actualités (cf.http://www.santafe.edu/~johnson/shortcut.html).
Brain-Machine
Interface Program
JPB 01/07/03
Nous avons déjà évoqué le projet
dit Interface entre machines et cerveaux (Brain Machine Interface
program) soutenu par la DARPA pour un budget de 24 millions
de dollars. Ce projet est mentionné dans un article
de Nature du 19 juin 2003. Il prévoit des communications
directes de cerveaux à cerveaux. Le projet comporte
la réalisation de puces destinées à remplacer
certaines parties du cerveau, notamment l'hippocampe (voir
notre actualité du 17/03/03). Dans le cadre du
projet, on développera également des implants
cérébraux permettant à des pilotes d'accomplir
des actes non appris, ou de détecter et prévenir
les erreurs de ces mêmes pilotes. Il est enfin prévu
d'envoyer directement des images dans le cerveau de certains
soldats. Ceux-ci, à partir de ces images, pourront
prendre des décisions dont le cerveau de leurs compagnons
seront informés en temps réel.
Le programme montre
bien qu'aujourd'hui, les développements les plus prometteurs
des neuro-sciences seront faits sous l'égide et pour
les besoins des militaires - c'est-à-dire, on peut
le craindre, au mépris des précautions à
prendre vis-à-vie des personnels. Quant aux usages
dictatoriaux qui pourraient en être faits, il n'est
pas nécessaire de faire un dessein.
Pour en savoir
plus
Présentation du programme par le Dr.Eric
Eisenstadt du Defense Sciences Office http://www.darpa.mil/DARPATech2002/presentations/
dso_pdf/speeches/EISENSTADT.pdf
Description http://www.darpa.mil/dso/thrust/biosci/biomagnetics/BioMagnetics_Rudolph.pdf
NB: cette adresse, comme la précédente, présente
des difficultés d'accès .
Article de Sciencedaily, 21/08/02
http://www.sciencedaily.com/releases/2002/08/020820071329.htm
Brain-Machine Interface, sous-programme expérimentant
sur des singes au Brown University Laboratory http://www.ele.uri.edu/Courses/ele282/S03/Gabrielle_2.pdf
Perte
de l'avion sans pilote Helios
JPB/CJ 01/07/03
La
NASA vient d'enregistrer l'accident inexpliqué du drone
stratosphérique Helios destiné à expérimenter
l'utilisation en haute atmosphère d'engins inhabités
fonctionnant à l'énergie solaire, et capable
de remplacer pour certains usages des satellites beaucoup
plus coûteux (voir
notre actualité du 12 avril 2000). Construit pour
le compte de l'Agence par la société AeroVironment,
Helios avait, en 2001, établi un nouveau record pour
un engin à hélice en atteignant 29 524 m d'altitude
au cours d'un vol de dix-huit heures. Le vol était
destiné à tester de nouvelles piles à
combustible.
Construit pour la NASA par la société californienne
AeroVironment, Helios avait, en 2001, établi un record
pour un appareil à hélice en atteignant 29 km
d'altitude en 18 heures de vol. Son envergure était
de 82 m avec 14 moteurs, sa masse de moins d'1 tonne, ce qui
en faisait une véritable prouesse technologique. L'industriel
non plus que la NASA n'entendent pas renoncer, compte-tenu
des avantages de la solution au regard des satellites de télécommunications:
vol en continu pendant de nombreuses semaines, maintenance
réduite, pilotage automatique, utilisation de l'énergie
solaire, etc. La filière des véhicules solaires
ultra-légers est loin encore d'avoir épuisé
tous ses mérites.
Pour en savoir
plus
AeroVironment http://www.aerovironment.com/
Les
Mars Exploration Rovers (MER).
JPB 01/07/03
On
sait que les deux dernières missions martiennes de
la NASA ont déjà commencé. MER A, baptisée
Spirit, est parti le 10 juin de Cap Canaveral. Son jumeau,
MER B, baptisé Opportunity, devait partir ces jours-ci,
après un report de lancement dû à des
travaux d'isolation sur le premier étage de la fusée
Delta 2 (expiration du créneau le 15 juillet). Les
destinations finales des 2 sondes ne sont pas encore arrêtées.
Pour l'instant Spirit a été orientée
vers le "site d'atterrissage central", à mi-chemin
entre Meridiani Planum, proche de l'équateur martien,
et le cratère Gusev, sa destination finale. L'intérêt
de ce site, choisi sur un échantillon de 15, est qu'il
permettrait l'étude de la présence passée
d'eau sur Mars. Meridiani Planum est situé aux antipodes
l'un de l'autre, près de l'équateur. Cette position
relative présente l'avantage de pouvoir solliciter
tour à tour les trois grandes antennes qui, sur Terre,
ont pour mission de capter les faibles messages émis
par les sondes. Quand l'un des rovers sera sur la face visible
de Mars, l'autre sera caché. Si bien qu'ils n'auront
jamais à se partager la ressource de bande passante,
très réduite. D'autres destinations proches
pourront être retenues en septembre pour Spirit, compte-tenu
de l'appréciation des risques présentés
par le cratère Gusev.
Le site d'Isidis
est réservé à Beagle
2, l'atterrisseur européen lui aussi en route vers
Mars.
NB au 08/07: la
sonde Opportunity a été lancée avec succès
le 7 Juillet. Elle a commencé sa traversée de
491 millions de kilomètres pour venir se poser, si
tout se passe bien, le 25 janvier 2004
Pour en savoir
plus
Mars Exploration Rover Mission http://mars.jpl.nasa.gov/mer/
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