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robotique, vie artificielle, réalité virtuelle


information, réflexion, discussion
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Jean-Paul Baquiast Jean-Paul.Baquiast@wanadoo.fr
Christophe Jacquemin christophe.jacquemin@admiroutes.asso.fr

N° 11
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Billet d'humeur
La foire aux piqueurs

par Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin
 

Le sujet qui nous tracasse un peu ce jour n'est pas très important en soi. Il nous paraît cependant nécessaire de l'évoquer, car c'est en quelque sorte tout le statut de l'édition Internet face à la presse classique qui est en cause.

Voici. Notre Revue Automatesintelligents, en prenant de l'âge, prend aussi de la respectabilité, grâce aux informations que nous collectons, aux articles que nous rédigeons, mais aussi grâce aux scientifiques qui veulent bien s'y exprimer, notamment dans les interviews. Nous pouvons sans hésiter affirmer qu'il s'agit d'une véritable publication de vulgarisation et de dialogue scientifique, dont l'équivalent n'existe pas encore en France.

Dans le même temps, le thème auquel nous nous sommes attaqués, robotique, vie artificielle, réalité virtuelle, est de plus en plus à l'ordre du jour. Il n'est plus de journal quotidien ou périodique qui ne lui consacre de temps en temps une page. C'est excellent.

Les journalistes en charge de ces articles ont le bon réflexe d'aller puiser dans la véritable mine d'informations que constitue dorénavant, et que constituera de plus en plus notre site. C'est tout à fait leur droit, et correspond à notre principal objectif; aider à faire connaître les thèmes et les chercheurs auxquels nous estimons que la nation tout entière doit s'intéresser.

Une chose cependant nous chagrine, c'est que beaucoup, sinon tous les auteurs de ces articles ne citent jamais (ou très rarement) Automatesintelligents, quand ils nous font la faveur d'aller s'y alimenter. Pour notre part, nous faisons strictement le contraire, renvoyant toujours systématiquement les lecteurs sur les sources originales, quand nous mentionnons le contenu de celles-ci. Ce serait la moindre des corrections de nous rendre la pareille. Comment savez-vous, me direz-vous, que ces journalistes vont "piquer" de l'information chez vous? Cette information n'est-elle pas accessible autrement. Nous le savons à d'infimes détails que notre perspicacité d'auteurs nous permet de remarquer. Nous constatons que plutôt que faire de longues recherches sur le web, souvent en anglais, nos amis journalistes-papier préfèrent faire du copié-collé un peu modifié à partir de nos textes, mais sans, encore une fois, le dire clairement.

Mais, alors, continuerez-vous à nous objecter, quel préjudice cela vous attire-t-il ? Vous offrez un service d'information gratuit. Ne vous plaignez pas si d'autres s'en servent.

Le préjudice tient au fait que n'étant pas cités, en proportion des contenus qui nous sont empruntés, nous perdons un peu de la notoriété que nous pourrions avoir si nous étions systématiquement référencés. De ce fait, les contributions, les dialogues, les interventions de la communauté scientifique et d'utilisateurs à qui nous nous adressons ne sont pas aussi nombreux sur notre revue qu'elles pourraient être. La qualité même de notre travail, qui est faite largement de la qualité des gens qui nous connaissent et s'intéressent à ce que nous faisons, en souffre.

Bref, les journalistes qui nous copient sans nous citer tendent à assécher petit à petit la source à laquelle ils s'abreuvent - ou, tout au moins, à l'empêcher d'être aussi jaillissante qu'elle pourrait l'être si elle était traitée avec un peu plus de considération. Autrement dit, une simple question de développement durable.


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