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No2
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Bric-à-brac
maj jpb 29/11/00 12h.00

Vu dans Archimède, la revue scientifique de Arte http://www.arte-tv.com/

Arte propose tous les mardis à 19h une excellente émission de vulgarisation scientifique, qui a l'avantage de donner la parole à des chercheurs peu connus du public français, parce que travaillant dans des laboratoires ou entreprises allemandes ou d'Europe centrale. Dans le numéro du 28 novembre
http://www.arte-tv.com/hebdo/archimed/20001128/ftext/index.html, nous avons retenu deux articles intéressant nos domaines de préoccupations:
- Des matériaux intelligents: " Dans les voitures, les trains et les avions, des vibrations peuvent générer un véritable fond sonore. Plus un matériau est léger, plus il vibre violemment et plus il fait du bruit. Heureusement, les matériaux intelligents peuvent résoudre le problème : ils sont simultanément capteurs et actionneurs, c'est-à-dire qu'ils détectent les vibrations et sont capables de s'y opposer automatiquement. Une branche relativement récente de la recherche, baptisée "adaptronique", élabore des matériaux qui s'adaptent automatiquement. Au centre de ce système figurent des fibres piézoélectriques. Plus fines qu'un cheveu, elles sont capables de détecter des contraintes mécaniques et de les transformer en des signaux électriques. Inversement, si on leur applique une charge électrique, les fibres s'allongent ou se rétractent." Voici qui nous ramènent aux robots auto-adaptatifs... et aux animaux. Bientôt nous aurons des avions dont les ailes s'adapteront automatiquement aux contraintes aérodynamiques, comme celles des oiseaux.

- Hannah Monyer , Directrice d'un laboratoire de recherche médicale à l'Université de Heidelberg. " Comment évoluent les cellules nerveuses, les neurones, quand nous pensons, apprenons et oublions ? Nous étudions ici des cerveaux de souris qui ont été congelés et découpés en minces lamelles de 15 micromètres d'épaisseur. Nous les traitons ensuite avec des substances bien particulières, qui nous permettent de déterminer où se trouvent les protéines qui sont importantes pour nos recherches. Autrement dit, nous regardons dans quelles parties du cerveau et dans quelles cellules se trouvent les molécules qui jouent un rôle quotidien dans l'apprentissage, dans la mémoire et dans la communication entre les cellules. Ces minces lamelles sont déposées sur un objectif et, à l'aide de certaines colorations, de certains marquages, nous sommes ensuite en mesure d'identifier les neurones qui sont le siège de ces processus et qui contiennent ces molécules...

Il existe des programmes génétiques qui conduisent les molécules à former ces prolongements pour établir un contact avec une autre cellule, souvent très éloignée. Ce programme est certes déterminé génétiquement, mais il est aussi influencé par des effets environnementaux - pendant la croissance, mais aussi plus tard. Le processus qui nous intéresse le plus dans notre laboratoire est une autre connexion qui s'établit plus loin dans le cerveau. Dans cette zone, un cerveau jeune contient des récepteurs, c'est-à-dire des molécules protéiniques qui forment des canaux. Or ces canaux présentent justement des propriétés différentes dans un cerveau jeune et dans un cerveau adulte...".
Sur l'université de Heidelberg, voir http://www.uni-heidelberg.de/index_e.html
Sur Hannah Monyer, voir http://www.uni-heidelberg.de/presse/news/9912monyer.html NB: en allemand

JPB 29/11/00


Cryopolis: la ville virtuelle en 3D. Construisez vous même vos espaces et intranets virtuels.

"La société Cryonetworks développe depuis plus de 2 ans un nouveau langage de programmation baptisé SCOL. Ce langage, initialement destiné au développement d'applications Online et de sites Internet multi-utilisateurs, est aujourd'hui disponible pour tous. Les produits développés par Cryonetworks, outils de développement (SCS, Cryonics), sites Internet marchands (Cryoshop), communautés virtuelles (Cryopolis) ou jeux Online (Venise), sont intégralement réalisés grâce à la technologie SCOL." http://www.cryo-networks.com/vf/cryonetworks.htm"

A partir des plugs-in, dont celui du langage Skol engine, vous pourrez créer vous-même des sites en 3D, avec avatars et autres fonctionnalités. La procédure, sans être complexe,  n'est pas à la portée des débutants. Il faut au minimum lire attentivement toutes les aides en ligne.

L'intérêt immédiat d'un site en 3D créé par vous est de matérialiser des espaces de type intranet d'entreprise, d'administration ou de communauté virtuelle quelconque. C'est le virtuel appliqué à la vie courante. Des clubs d'utilisateurs ou de développeurs sont disponibles.

Par ailleurs, toujours avec le moteur Skol et ses extensions, vous pouvez entrer dans une ville virtuelle complexe, déjà existante, avec de nombreux habitants et espaces différents, que vous pourrez d'ailleurs enrichir en relation avec les partenaires déjà présents sur le site. Il s'agit de Cryopolis: http://www.cryopolis.com

Notre conseil: attelez-vous à cela sérieusement, et dites nous ce que vous en pensez.  Si vous connaissez d'autres logiciels analogues, dites-le nous aussi. JPB 29/11.00


France Culture du 27/11/00 21h Décibels. La musique est elle vraiment un langage universel ?

Avec François-Bernard Mâche, compositeur, musicologue qui a animé durant deux ans un séminaire sur les universaux à l'EHESS  (Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales http://www.ehess.fr/; Claude Hagège linguiste ; Jean Molino anthropologue de la musique ; Simra Arom, ethnomusicologue ; Michel Imberty, spécialiste en psychologie et en musique ; Michel Dauvois, paléontologue ; Jean-Pierre Changeux, neurobiologiste. Emission présentée avec beaucoup d'intelligence par Jeanne-Martine Vacher.

Source: France Culture: (...) il fallait bien un jour se poser la question de l'universalité de la musique. Est-elle une langue unique qui pourrait être comprise dans chaque partie du globe? si oui, peut-on affirmer que l'ostinato, la strophe etc. sont des universaux ? C'est aussi tenter une analyse comparée des pratiques musicales des animaux : les chants des baleines, des oiseaux, sont-ils de la musique? C'est encore savoir si la musique est un langage au même titre que le langage articulé. C'est enfin comprendre d'où viennent ces universaux de la musique. De la circulation des musiques d'un pays à l'autre ? Mais alors, comment expliquer que l'on retrouve chez les Peuls Bororo du Niger des schémas musicaux des Païwans de Taïwan alors qu'ils n'ont jamais communiqué entre eux ? Pourquoi trouve t-on le même type de répétitions dans des sociétés africaines, dans le baroque européen ou la techno ? Doit-on imaginer des causes neurophysiologique ?

La question abordée par cette émission concerne tous ceux qui s'intéressent à la théorie computationnelle de l'esprit, et à la possibilité éventuelle de transposer dans des artefacts des comportements ou processus aussi profondément implantés dans la vie animale et humaine que le langage et la musique. Le choix des experts consultés  était bon. A côté de musicologues, incontournables sur un tel sujet, on a retrouvé un linguiste, un anthropologue, un paléontologue et un neurobiologiste. Un des musicologues, F.B. Mâche, avait l'avantage d'avoir particulièrement étudié le chant des oiseaux, qui semble (pour des raisons mal connues) très proche des formes primitives de chants chez l'homme. Qu'est-ce qui est spécifiquement humain? Le langage, selon Claude Hagège (et encore?). Mais certainement pas la musique, où existe, au moins à certains niveaux,  par exemple sur le plan des formes, une continuité entre le monde animal et l'homme. Le sujet a été très rapidement traité, comme de rigueur dans une émission radio. Il mériterait d'être repris en détail - y compris avec l'apport de chercheurs en vie et intelligence artificielle.

Pour en savoir plus:

Nous présenterons ultérieurement les travaux de Claude Hagège et Jean-Pierre Changeux

- Sur les travaux de François-Bernard Mâche à propos des chants d'oiseaux, voir Groupe de représentation musicale IRCAM . Mémoire: Intégration des représentations temps/fréquence et des représentations musicales symboliques par Peter Hanappe 1994-95  http://www.ircam.fr/equipes/repmus/Rapports/PeterHanappe95/MEMOIRE1.html

- Michel Dauvois: Sons et musique au paléolithique, article Pour la Science http://www.pourlascience.com/numeros/pls-253/art-3.htm

- Michel Imberty Centre de Recherche en Psychologie, Sociologie et Didactique de la Musique http://www.u-paris10.fr/recherche/labo/man/labo_ea2323_man.htm

- Jean Molino Colloque Musique / épistémologie Observation, analyse, modèles : peut-on parler d’art avec les outils de la science ? http://www.ircam.fr/departements/pedagogie/conferences/epistemologie/molino.html

- Sur  l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales http://www.ehess.fr/  voir Michel Imbert responsable du DEA. Sciences cognitives
"Sous l'étiquette de "sciences cognitives" sont réunies dans ce D.E.A. diverses disciplines qui abordent l'étude de l'intelligence humaine, allant de sa structure formelle et mathématique à son substratum biologique, en passant par sa modélisation informatique et ses expressions linguistiques, psychologiques ou anthropologiques.
Les différents domaines de recherche en sciences cognitives, en particulier la perception, le langage, le raisonnement et l'action feront l'objet d'une approche interdisciplinaire, combinant neurosciences computationnelles, psychologie cognitive, linguistique, intelligence artificielle, logique et mathématiques, enfin anthropologie et philosophie.
Co-responsables : Daniel ANDLER, Michel DE GLAS

Vois aussi ci-dessous: La naissance de l'art


Arabidopsis Thaliana, la plante miracle au génome bientôt manipulable virtuellement par Internet

Yahoo France recense environ 476 pages  consacrées à cette plante, http://fr.google.yahoo.com/bin/query_fr?p=arabidopsis&z=2&hc=0&hs=0. Elle a l'avantage de disposer d'un génome réduit, de pousser sans difficultés,  de muter fréquemment. Mais elle nous intéressera ici à un autre titre.  

Un ambitieux projet international vient d'être lancé à l'instigation du Howard Hugues Medical Institute et du Salk Institute for Biological Studies, sous la responsabilité du Pr Joanne Chory. Lorsque le séquençage du génome de l'arabette sera prochainement achevé, il sera possible, en 10 ans environ, d'identifier et mettre un nom sur les gènes, en s'aidant d'une représentation virtuelle du génome. Par Internet (ou ordinateur), l'on pourra modifier virtuellement tel gène, et constater avec une vitesse record les effets de cette mutation numérique. Ensuite, bien sûr, il restera à en tirer des applications sur la plante réelle. Les auteurs de ce projet de cybergénétique prévoient, après l'arabette, de s'attaquer à des vers et des insectes, puis, sans doute plus vite qu'on ne l'imagine, au plus gros d'entre eux, l'homme. J'entends déjà les hauts cris poussés à cette perspective (NB: je plaisante!) . JPB 27/11/00

Pour en savoir plus:
- sur le projet 2010 http://nasc.nott.ac.uk/garnet/2010.html
- sur le projet et sur Mme Chory http://www.hhmi.org/news/chory.html
- sur Joanne Chory http://www.hhmi.org/news/chory.htmlhttp://www.hhmi.org/news/chory.html
- participant français: Michele Caboche, Unité de Recherche en Génomique Végétale INRA France http://www.inra.fr/


Mystérieux dromadaire, étonnant manchot royal

Sous ce titre, Yvon Le Maho, écophysiologiste, membre de l'Académie des sciences, a signé un article (Le Monde 25 Octobre, p. 20 http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2070-108693-QUO,00.html) qui résume parfaitement la philosophie dont nous souhaiterions que s'inspire ce site et ceux qui communiqueront avec lui. Le thèse est simple. Il existe dans la nature des mécanismes vivants longtemps ignorés, voire sciemment détruits par l'homme au long des siècles, du fait de la bétise et de la course au profit. C'est le cas notamment des moyens d'adaptation aux conditions extrèmes dont disposent les deux espèces citées. Or aujourd'hui, avec les nouvelles techniques d'observation du vivant dans son milieu naturel, il devient possible de commencer à comprendre le tout début de ces mécanismes (par exemple, micro-capteurs couplés à des systèmes d'acquisition de données et reliées par balise Argos et satellites à des laboratoires à terre, dans le cas des manchots). Des questions trouvent ainsi des réponses, d'autres surgissent. Cependant, les moyens financiers les plus élémentaires manquent souvent. " Le contexte institutionnel de la recherche publique y joue un rôle majeur. L'effet "mode joue, au profit de la biologie cellulaire et moléculaire, des (...)  neurosciences, et au détriment de l'écologie, de la physiologie et de l'éthologie."

Certains pourront voir dans ces propos une certaine jalousie à l'égard de confrères mieux pourvus. Mais ce serait méconnaître le rôle émi,nent de la recherche fondamentale à large spectre. "grâce encore une fois aux développements extrraordinaires de la microélectronique et microinformatique, transformés en plates-formes océanographiques mobiles (ndlr: sans en souffrir d'ailleurs, semble-t-il) les animaux marins nous apportent de précieuses informations sur des mécanismes d'intérêt international comme les changements climatiques". "La responsabilité du chercheur exige que sa curiosité ne soit pas sélective. Il ne doit pas refuser les transferts de technologie s'appliquant àses travaux..."Nous n'en sommes qu'aux balbutiements dans le parti que nous pouvons tirer de ce fabuleux patrimoine que représente la biodiversité notamment à travers les mécanismes adapatatifs aux niches écologiques les plus variées..."

Ce ne sont pas les spécialistes de la vie artificielle qui démentiraient ces propos, espérons-le. JPB. 26.11.00

Pour en savoir plus:
- Le Maho (Yvon), Directeur de recherches au Centre national de la recherche scientifique. Né le 7 septembre 1947, élu correspondant le 22 mars 1993, puis membre le 28 octobre 1996. Centre d'écologie et physiologie énergétiques, Unité propre de recherches 9010 CNRS, 23, rue Becquerel, F-67087 Strasbourg Cedex 2 33+ (0)3 88 10 69 44 ou 33+ (0)3 88 10 69 06 yvon.lemaho@c-strasbourg.fr  (voir http://www.academie-sciences.fr/annuaire/l.html)
- On retrouvera Yvon Le Maho, avec de nombreux autres chercheurs, dans la présentation du Comité Scientifique de la Revue Eureka http://www.eurekamag.com/comite.htm
- A l'écoute des manchots, présentation à Grenoble, Mars 2000 http://www.ujf-grenoble.fr/ujf/fr/actualites/page/2000/fevrier/rencontres_internationales_image_et_science.phtml


Achetez-vous un robot pour Noël. Sinon, visitez le site. Vous ne serez pas déçu.

Source: Le Monde Interactif du 22 novembre 2000. La firme Robotics Invention System (RIS) vend des kits, associés à un coffret Lego,  permettant de construire et programmer des robots pouir enfants de 11 à 12 ans (et leurs parents, je suppose). Une minicaméra peut être utilisée seule en fonction web-cam http://www.robotstore.com/lego_mindstorms.html

C'est, en plus petit, et en moins coûteux, la même démarche que celle proposée par iRobot (voir notre article). Voir aussi, sur un ton plus sérieux, notre éditorial (Numéro 3)


La naissance de l'art   Hors-série de La Recherche  http://www.larecherche.fr/web+/hs4_som.html

La plupart des articles de cet intéressant numéro de La Recherche intéresseront, outre les anthropologues et historiens de l'art, les cogniticiens, neurologistes et chercheurs en intelligence artificielle. Voici quelques unes des questions abordées:

- à partir de quelle capacité crânienne, avec quelle configuration des pôles temporaux et quand , le cerveau d'un hominien était-il devenu susceptible de produire une activité symbolique? Francesco d'Errico propose 1.000cm3 (homo erectus) et la date de 500.000 ans bp.

- un comportement véritablement moderne en terme de création symbolique semble être apparu subitement vers 50.000 ans bp. S'est-il agi d'une mutation génétique fortuite? A partir de cette date, l'anatomie n'a plus évolué, mais les modifications comportementales ont explosé. L'art symbolique et le langage articulé phonémique (y compris la musique) semblent avoir émergé en parallèle (Richard G. Klein).

- pourquoi ne pas relier sur un réseau Internet dédié toutes les informations encore dispersées intéressant la compréhension des origines de l'art, comme le font les biologistes concernant le génome humain. La dispersion actuelle des données et des interprétations concernant l'art du paléolithique handicape la recherche. (Luc Allemand)

- pourquoi ne dispose-t-on pas encore d'une vision suffisamment évolutive de l'origine du symbolisme, à partir, en priorité, d'études sur la cognition des primates? (G.Clark) Quelles sont les structures neuronales responsables de la construction des métaphores, lesquelles précèderaient les capacités langagières et symboliques. Pourquoi les chercheurs en neurosciences s'intéressent-ils si peu aux cartes cérébrales responsables des capacités artistiques, musique et dessin? (Merlin Donald)

- l'outil est-il assimilable à un objet d'art (biface symétrique, par exemple)? Pascale Binant et Eric Boëda

- quel mystérieux message cherchent encore à nous transmettre les mains préhistoriques en négatif ou positif sur les parois des grottes ornées? Est-il exact que nous ne pourrons plus jamais le comprendre? (Pedro Lima)

- la musique des hommes et celle des oiseaux se partagent nombre de traits structurels. Pourquoi ? Comment fonctionne le "cerveau artiste" de l'homme moderne? (François Bernard Mâche.

- l'australopithèque gracile était-il musicien? Il disposait de pôles temporaux aussi développés que les nôtres. Musique et langage auraient co-évolué depuis 3 millions d'années. Le langage maternel moderne (motherese) émotif et musical est-il une survivance actuelle des langages précurseurs? (Dean Flak)

- peut-on imaginer que les homo habilis et erectus aient pu créer des outils d'os et de pierre sans disposer du langage (éventuellement d'un proto-langage dépourvu de syntaxe, qui se serait transformé à la date clé de -50.000, avec l'explosion de la syntaxe. (Julien Camicin)

- si musique et langage ont la même origine, la syntaxe étant au langage ce que l'harmonie est à la musique, ne peut-on, avec les techniques de l'imagerie cérébrale, localiser les aires responsables du traitement du signal sonore (Mireille Besson, Staphane Robert)

- Peut-on fabriquer des mélodies "intéressantes" (succession de notes plaisant à notre sensibilité) sans faire appel au cerveau humain. La nature peut-elle produire d'elle-m^me des mélodies intéressantes? (François Pachet)

- L'ontogenèse de l'art (développement chez l'individu) peut-il éclairer la phylogenèse de l'art (développement au sein de l'espèce)? L'enfant dispose d'une souplesse de la pensée qui le rend capable de création artistique aux premiers âges, qu'il perd ensuite en général. Cette flexibilité cognitive a-t-elle joué un rôle dans l'explosion artistique du paléolithique supérieur. Ne persiste-t-elle pas chez l'artiste d'aujourd'hui? (volonté d'explorer des pistes nouvelles, donner un sens à la complexité et à l'ambiguïté du monde).(Todd Lubart, Anne-Yvonne Jacquet, Chantal Pacteau)

Voir aussi ci-dessus: La musique est-elle un langage universel?


Les analyses de livres de la Revue Pour la Science http://www2.pourlascience.com/

La revue mensuelle Pour la Science, version française de Scientific American, publie régulièrement des analyses de livres, dans un certain nombre de disciplines intéressant l'actualité des Automates intelligents.

Signalons notamment:

Neurobiologie
- L'esprit en images , M.I. Posner et M.E. Raichle. Éditions De Boeck Université, 1998.
Il s'agit d'une revue des différentes méthodes de visualisation cérébrale. L'original, publié aux Etats-Unis en 1994, a fait l'objet d'une mise à jour. Même si les dernières  techniques n'y sont qu'à peine esquissées, il s'agit d'une présentation documentée et méthodique indispensable, non seulement aux neurologues, mais à tous ceux qui s'intéressent à la modélisation sur artefacts des fonctionements cérébraux.

- Une introduction aux neurosciences cognitives , J. Delacour. Éditions De Boeck Université, 1998.
Selon la critique de G. Chapouthier, à qui nous nous permettons d'emprunter ces lignes: "Pour bien mesurer l'intérêt des neurosciences cognitives, on doit savoir qu'elles sont issues d'une réaction à un grand courant qui a dominé les neurosciences et que l'on peut nommer, au sens large, le courant behavioriste. Pour ce courant, seule était objective la connaissance des comportements en relation avec les stimulus de l'environnement ; le savant sérieux ne devait pas s'intéresser à ce qui se passait entre les stimulus et les réponses comportementales, dans la «boîte noire», c'est-à-dire la boîte crânienne : les mécanismes intermédiaires, ceux qui sous-tendent ce qu'on nomme communément la pensée, ne pouvaient être objectivables et sortaient donc du propos de la science.

Ce que J. Delacour nomme la «révolution cognitive» a changé cet état de choses. La révolution cognitive fait suite à la révolution informatique. Les développements de l'informatique, en effet, ont permis d'imaginer des simulations de processus mentaux qui, sans renoncer à l'objectivité du behaviorisme, ont conduit à la conception d'états intermédiaires entre les stimulus et les réponses, notamment, ce qu'on appelle les représentations mentales, dont J.Delacour donne une longue description. Il serait faux de croire que cette révolution cognitive s'appuie seulement sur des systèmes complexes créés par l'homme. Comme le souligne l'auteur, et c'est peut-être le message le plus important de l'ouvrage, la révolution cognitive ouvrait nécessairement sur la cognition animale, la conception selon laquelle l'animal évolué est également capable de représentations. Dépassant le behaviorisme, la révolution cognitive permettait donc également de réfuter définitivement les thèses de René Descartes et de ses successeurs sur l'animal-automate! Et, comme beaucoup d'autres thèses biologiques, elle plaçait la théorie de l'évolution au centre de son discours : comme les (autres) fonctions physiologiques, la cognition humaine était le fruit de l'évolution des ancêtres de l'homme ; c'est l'évolution qui «détient les clés de la compréhension de la structure et de la capacité fonctionnelle du système nerveux» (p. 182)."

- Les origines de l'esprit moderne Merlin Donald Editions De Boeck Université 1999

Se fondant sur la paléontologie, l'éthologie et la neuroppsuchologie, l'auteur distingue trois étapes dans l'évolution d ela conscience humaine: une phase de bricolage avec réponse immédiate à l'environnement; une phase mimétique avec élaboration de modèles de survie et de communication; une phas symbolique avec développements des signes, de l'art et du langage. (source La Recherche H.S. N°4 nov. 2000)

Ethologie

- Les animaux pensent-ils? Avec la collaboration de Gérard Lenclud. Éditions du Patrimoine, Terrain 34.
Cet ouvrage d'éthologie ne pourra qu'intéresser tous ceux qui voient dans l'émergence de la pensée une continuité quasiment algorithmique, des animaux jusqu'aux hommes (NDLR: puis aux animats et automates intelligents associés à ces derniers) . "On peut envisager que les animaux sociaux aient une forme de pensée conceptuelle portant sur les relations de dominance, de subordination, de recherche de nourriture ou du partenaire sexuel, d'évitement du prédateur, d'alliances… Cependant, certains considèrent que ces comportements relèvent d'une théorie sociale, et non d'une théorie de l'esprit. Ils font une distinction entre des indices comportementaux et des indices d'acquisition des connaissances."

JPB 22/11/00


Marvin Minsky, le père de l'intelligence artificielle

Home page http://www.ai.mit.edu/people/minsky/minsky.html
Biographie http://www.ai.mit.edu/people/minsky/minskybiog.html
Bibiographie http://www.ai.mit.edu/people/minsky/abstracts.html Nombreux articles à télécharger, dont la plupart sont encore d'actualité.

Marvin Minsky est Toshiba Professor of Media Arts and Sciences, et Professor of Electrical Engineering and Computer Science, au Massachusetts Institute of Technology. Il a été un des pionniers de l'intelligence artificielle(IA), en introduisant dès les années 50 et 60 des hypothèses et des démonstrateurs en IA, ainsi que dans divers domaines de la cognitique, des réseaux neuronaux, de la machine de Turing et des fonctions récursives. Il a travaillé pour l'exploration spatiale.

Il a réalisé de nombreux robots à partir de 1950: la tortue LOGO, le SNARK (stochastic neural analog reinforcement computer) qui a constitué la première machine capable d'auto-apprentissage à partir d'un réseau neuronal auto-adaptatif. L'exploit était grand au regard de la rusticité des composants électroniques de l'époque.

A partir de 1960, avec John Mac Carthy et Samuel Papert, il a véritablement popularisé le domaine de recherche de l'Intelligence artificielle, avec plusieurs ouvrages. "Steps Towards Artificial Intelligence" 1961; "Matter, Mind, and Models" 1963 ; "Perceptrons," 1969 ; A Framework for Representing Knowledge" (1974). Son côté un peu rigide, que certains ont qualifié d'impérialiste, ne lui ont pas fait que des amis dans les sciences cognitives et les sciences sociales.

La théorie qu'il a développé avec Papert (The Society of Mind 1985) à partir de 1970 suggère que l'intelligence n'est pas le produit d'un mécanisme spécifique, mais résulte des interactions de divers agents porteurs de ressources. Le livre, qui semble épuisé, est construit sous forme de pages conçues comme des agents interagissant ensemble.

Aujourd'hui, Minsky, dont l'activité semble quelque peu ralentie, travaille à un nouvel ouvrage "The emotion machine" décrivant le rôle des émotions dans la formation et le fonctionnement de l'esprit.

Décidément, les émotions sont à l'ordre du jour en matière d'Intelligence artificielle.

JPB 18/11/00


Recherche personne disparue:

Nous recherchons Jacques Pages, auteur du robot marcheur ARN Arthropode à réseaux de neurones, dont le site http://perso.mnet.fr/jpages/index.htm ne semble plus actif. Quelqu'un a-t-il des nouvelles de lui (ou de son robot?) JPB 18/11/00


Olivier Rouet. Travaux de maîtrise et de DEA

Art informatique et sciences cogniitives. Vers une auto-organisation créatrice. Novembre 1998 http://perso.club-internet.fr/olro/accueilm.htm
DEA d'Esthétique Novembre 1999 Théorème, vérité et incomplétude. Le vivant et l'artificiel, une boucle infinie. L'art et le virtuel, du visible au sensible http://perso.club-internet.fr/olro/accueild.htm

Travaux qui nous intéresseront, car ils jettent un pont entre l'esthétique  (que nous connaissons encore mal, il faut l'avouer) et les automates. A lire et discuter. Bibiographie. Liens abondants. JPB 18/11/00


Penser la complexité. Dossier du n° 47 de la Revue Sciences humaines de février 1995. http://www.scienceshumaines.fr/Dossier47.htm

Numéro déjà ancien, mais encore d'actualité
Sommaire: Les jeux de l’ordre et du désordre par Achille Weinberg. Approche systémique. L'auto-organisation. La théorie du chaos. Mots clés... Mots clés...
Vers un nouveau paradigme par Edgar Morin.
Histoire de l’idée de complexité par Achille Weinberg.
Du monde à l’individu. La complexité dans les sciences sociales par Jacques Lévy.
Bibliographie générale du dossier
JPB 18/11/00


Les différentes mémoires. Retour sur le numéro de Sciences et Avenir d'Octobre 2000 http://www.sciencesetavenir.com/encouverture/pg42_2.html

Dans le Dossier Enigme de la Mémoire absolue, présentée par Sciences et Avenir d'Octobre 2000, extrayons un utile rappel des différentes composantes de la mémoire dans le cerveau (p.52; Article (non publié en ligne) de Patrick Jean Baptiste avec le concours de Robert Jaffard, directeur de recherche au laboratoire de neurosciences cognitives au CNRS de Boreaux.

Résumé. Il n'existe pas une mais plusieurs mémoires, chacune traitée par un ensemble de structures cérébrales spécialisées:

- la mémoire à court terme ou mémoire de travail. Principalement corticale, elle permet par exemple de suivre une conversation. Sa trace mnésique, située dans les zones d'intégration sensorielles, s'efface en quelques secondes, si elle n'est pas entretenue par une boucle de rafraîchissment. Capacité de stockage limitée, l'empan mnésique (par exemple 7 à 8 chiffres).

- la mémoire à long terme non déclarative ou mémoire procédurale. Mémoire inconscient et totalement mécanique (monter à bicyclette, utiliser le clavier de l'ordinateur). Elle fqcilite toutes les tâches de la vie quotidienne dont la prise de conscience est inutile.

- la mémoire à long terme déclarative. Mémoire pouvant perdurer toute une vie. Elle se subdivise en mémoire épisodique et mémoire sémantique. La mémoire épisodique relate tous les évènements vécus  perçus. Elle dépend de l'hippocampe, région du cerveau profond, dont les neurones pyramidaux subissent une modification élecro-chimique durable, suite à des afflux nerveux provenant des régions corticales sensorielles suffisamment intenses ou répétées. Pendant le rappel ou lors d'une réminiscence, ces neurones pyramidaux seront activés sélectivement et activeront en retour les régions corticales responsables de l'entrée, faisant revivre un simulacre de l'évènement mémorisé. La mémoire sémantique découle de la répétition d'évènements semblables grâce à laquelle des connexions nouvelles et durables s'établissent au sein du cortex, et répondent à la réminiscence sans qu'il soit besoin d'assurer un retour au niveau de l'hippocampe, qui se trouve déconnecté. La mémoire sémantique stocke les concepts et règles générales.

Il s'exercerait en permanence une concurrence entre la mémoire non déclarative et la mémoire déclarative, pour la reconnaissance des objets perçus par les neurones sensoriels. Il faut identifier en effet ceux qui sont nouveaux et doivent être mémorisés comme tels, ceux qui sont conformes aux objets mémorisés comme concepts, et peuvent enrichir ou non la consistance de celui-ci, et ceux qui ne méritent même pas d'être identifiés consciemment car entrant dans le champ de la mémoire non déclarative (par exemple un accident de terrain rencontré par le cycliste au cours de son déplacement).

Pour en savoir plus:

- Sur Robert Jaffard. Yahoo: http://fr.google.yahoo.com/bin/query_fr?p=robert+jaffard&z=2&hc=0&hs=0 
- La Mémoire journée organisée le 20 septembre 2000 à Tours http://www.sciencesetavenir.com/encouverture/pg42_2.html
- Le rôle de l'hippocampe http://www.cnrs.org/SDV/jaffard.html
JPB 18/11/00


Le Dr Patrick Doncaster démontre par simulation informatique les avantages de la reproduction sexuée

Sciences et Avenir de novembre 2000, p. 77, signale les travaux de Patrick Doncaster, de l'Université de Southampton, en matière de simulation de la dynamique de la reproduction. Deux populations mutantes, l'une sexuée, l'autre asexuée, se disputent l'accès à des ressources limitées. La population asexuée se reproduit d'abord plus vite que la sexuée, et occupe l'espace. Mais au bout d'un certain nombre de générations, la population asexuée se trouve limitée par l'accumulation des mutations négatives, tandis que sa rivale, grâce à la biodiversité engendrée par les appariements sexuels, s'adapte mieux et peut se développer. Cette démonstration d'un fait que nul n'ignore, les avantages du sexe pour redistribuer en permanence les cartes génétiques, est intéressante en soi, mais elle nous intéressera aussi en montrant comment l'ordinateur  et les algorithmes génétiques peuvent aider à simuler les phénomènes de l'évolution des génomes - y compris lorsqu'il s'agira de tester virtuellement les conséquences d'une modification d'un gène ou d'un site génique. Pour plus de détails, voir Doncaster Home page http://www.soton.ac.uk/~cpd/ et http://sobs.soton.ac.uk/sobs/staff/cpd.html
JPB 14/11/00


La révolution informationnelle, c'est pour demain
source © Internet Actu 9/11/2000
http://www.ftpress.com/wws/arc/internet-actu-html/2000-11/msg00001.html

La loi de Moore, qui veut que la puissance des processeurs double tous les deux ans s'applique, par ricochet, au volume d'informations créées par l'homme. Des chercheurs de l'Université de Berkeley viennent de publier une étude des plus éloquentes à ce sujet. Selon leurs prévisions, l'humanité produira dans les trois années à venir plus d'informations originales qu'elle n'en a créées depuis les débuts de son histoire. La numérisation de ces contenus est déjà largement avancée. L'étude estime ainsi que les données numériques représentent déjà 93% du total. A titre de comparaison, les livres et autres documents imprimés ne représentent plus que 0,003%… Le plus gros de cette masse provient, on s'en doutait, des dizaines de millions de mails envoyés chaque jour. Mais cette révolution informationnelle est également provoquée par la numérisation progressive des images. Les 80 milliards de photos prises chaque année dans le monde pèseraient 400 pétaoctets (1 Po = 1.000 milliards d'octets). A l'avenir, l'étude prédit que la principale difficulté pour les hommes sera d'arriver à gérer et stocker cette masse énorme d'informations.
http://www.sims.berkeley.edu/how-much-info/
http://www.terminal.ens-cachan.fr/articles/61/

Inutile de préciser que ce problème doit être au coeur de la réflexion sur les automates intelligents. JPB 11/11/00


VIA, le site de la vie artificielle http://www.utc.fr/~webva/accueil/attente.php3

Un site très vivant et nourri, en français, comportant notamment  historique, philosophie, théories et pratiques, approches commerciales et artistiques, forum, liste de diffusion. Nous en discuterons plus amplement ultérieurement
JPB 08/11/00


Un dossier sur les origines de la vie : avant la vie, des molécules
Des articles et un entretien http://www.larecherche.fr/arch/0/11
- Introduction
- L'assemblage des macromolécules par Pier Luigi Luisi
- Ebauche de cellules par Guy Ourisson
- L'origine du génome par Patrick Forterre
- La vie : combien de gènes ? par Olivier Blond
- Entretien Günter Wächtershäuser : la première étincelle de la vie
Des liens intéressant les articles: http://www.larecherche.fr/web/336

Le problème des origines de la vie, qui est lié à celui de la définition même de la vie, intéressent tous les chercheurs concernés par la vie artificielle et la robotique. Il est intéressant de connaître des modèles de développement dont certains seraient susceptibles d'être transposés. Mais dans un second temps, dans le cadre des relations entre la génomique et l'électronique, des solutions mixtes de type cybionte pourront être envisagées. Les articles et les liens fournis par La Recherche  font le point sur l'état actuel des hypothèses et des travaux. Comme profane, j'ai retenu en particulier les propos de Günter Wächtershäuser: il existerait peut-être encore, autour des "fumeurs" ou sources chaudes océaniques profondes, entourés de bactéries hyperthermophiles, des mécanismes reproduisant l'état originel de la vie. Cette hypothèse, qui devrait être relativement facile de vérifier en utilisant les instruments de l'océanographie, est en contradiction avec celle des mondes à ARN, présentée notamment par Patrick Forterre. L'auteur conclut sur la nécessité de relancer les études de micro-biologie. Les microbes ne constituraient-ils pas la moitié de la biomasse terrestre?

JPB 09/11/00


Une brève: Robots Darwiniens
Cette brève mentionne un article de H.Lipson et J.B.Pollack, paru dans Nature 406, 974, 2000
Voir notre article GOLEM (http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2000/1/labo/golem.htm), par C.Jacquemin, qui traite de ce sujet, notamment a partir de l'article de Nature (il y a un lien dans la page qui y renvoie)

JPB 08/11/00



De l'invention dans la nature

L'on dit que les animaux n'ont pas inventé la roue, parce que cette forme commode de propulsion n'était apparue à aucun moment dans leur évolution génétique (ou dans la "canalisation*" de leur développement génétique). C'est vrai...encore que...La roue n'existe-t-elle pas dans les micro-moteurs biologiques moléculaires identifiés par les études sur les nano-technologies?

Mais en extrapolant, on pourra dire que le cerveau humain est apparu et s'est développé avec succès parce qu'il le faisait dans le cadre de canalisations prévues de longue date par des gènes majeurs. Il a donc pu inventer la roue, les mathématiques et autres produits bien utiles. Par contre sans doute ne pourra-t-il pas inventer des outils permettant d'agir et voir sur l'environnement qui soient radicalement étrangers à ses canalisations de développement. D'où notre risque de cécité persistante...à moins que...

A moins que des cerveaux artificiels, inventés pas nous mais selon des modalités de développement leur laissant toute liberté d'évo-dévo, puissent eux, voir ce que nous ne voyons pas.   

* canalisation: filière d'interaction entre les gènes et l'environnement ,selon le néo-darwinien Conrad Hall Waddington. Voir aussi le concept d'"évo-dévo":
Evodevo. Programme IGERT 2000 de la National Sciences Foundation http://www.cnrs.fr/DRI/Washington/Actualite/Notes/2000/N20002W.htm
JPB 03/11/00


Des mutants humains chez les "hackers"

Dans un article consavré aux "hackers" ou pirates de l'internet, Le Monde du 27 octobre évoque le cas des jeunes génies illustrant ce noble art. "Aujourd'hui, écrit un certain Charlie Johnson, fondateur de Security Network Consulting, il y a des enfants qui apprennent à programmer à trois ans. L'informatique est leur langue naturelle. Ce sont des mutants. Quant ils auront dix-huit ans, je ne veux même pas penser à ce qu'ils nous réservent. Plus le net sera complexe et flexible, plus il y aura de hackers. Aujourd'hui, il y a plus de 30.000 sites diffusant de l'information sur le hacking"

Le propos n'est pas si anodin qu'il y parait. On sait que les mutants humains, et notamment les enfants dits sur-doués, n'ont guère de possibilité de développement et moins encore d'appariement productif et reproductif, faute de milieu favorable. Nous autres humains ordinaires n'avont qu'une idée, les neutraliser en les marginalisant. Mais avec les réseaux à haute technologie, ces surdoués pourront sans doute trouver un milieu favorable à leur propre "évo-dévo". Ils pourront se répandre comme les virus informatique, mais avec des capacités à l'intelligence et à la conscience sans commune mesure. Ce serait une bonne chose que les programmes intéressant les automates hyper-intelligents puissent utiliser leurs capacités, plutôt qu'engager la guerre avec eux.
JPB 03/11/00


Lu dans Sciences et avenir

Octobre 2000 L'énigme de la mémoire absolu. Que se passe-t-il dans le cerveau lorsque certaines personnes arrivent à se souvenir de tout? Pourra-t-on en tirer des applications en matière d'intelligence artificielle? http://www.sciencesetavenir.com/encouverture/pg42_2.html Voir aussi ci-dessus: les différentes mémoires.
Novembre 2000. Quatre articles sur les robots:
- Le robot carnivore mangeur de limaces: le Slugbot de Chris Melhuish. Home page http://www.uwe.ac.uk/facults/eng/ias/ias-chris.html
- Le robot végétarien Gastrobot, déjà présenté ici, de Stuart Wilkinson. Home page http://me.eng.usf.edu/people/wilkinso.html Voir  http://www.admiroutes.asso.fr/ACTION/THEME/science/actu/2000/juillet.htm#chew).
- Le robot à 6 pattes de Agnès Guillot et Jean-Arcady Meyer, dont le système nerveux a été élaboré par algorithmes génétiques (600 générations).
- Un article de Frédéric Kaplan sur les robots de compagnie (Sony) Home page http://www.captage.com/kaplan/
JPB 02/11/00


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