La gazette N°13 - 30 Novembre 1999

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Quelques articles mis en ligne sur Admiroutes durant la précédente quinzaine:
28 novembre http://www.admiroutes.asso.fr/
Editorial: Education et concurrence (intellectuelle) par Jean-Paul Baquiast

26 novembre
Pagsi 2000-2003, des Services Publics répondant aux demandes des entreprises et des citoyens
 par un sympathisant d'Admiroutes

25 novembre
Des nouvelles de l'Internet2
  par Joseph Rinaudo

20 novembre
Réforme de l'Etat: Loi tendant à généraliser dans l'administration l'usage d'Internet et des logiciels libres. Proposition de rédaction des articles 1-2-3 par Jean-Paul Baquiast

17 novembre
Editorial. Les parlementaires plastiquent-ils l'Etat (en Corse)? par Jean Paul Baquiast
One-stop government in France
by JP Baquiast (english)

Le blocnet (index)
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Le contre-sommet OMC de Seattle
Démocratie. Minorités. Prise de parole. Dissidence

Il fallait s'y attendre et c'est tant mieux. Les travaux de l'OMC à Seattle vont marquer aussi l'entrée à échelle mondiale de l'Internet alternatif, celui qui donnera la parole à des gens de tous acabits n'acceptant pas sans tenter de réagir la loi de (pour faire court, mais je sais que c'est plus compliqué) Microsoft et Boeing. Admiroutes ne participera pas, faute d'argent (nous n'avons pas hélas de José Bové parmi nous pour attirer la sympathie!) au contre-sommet OMC de Seattle. Mais nous pourrons suivre les évènements sur le web, à condition d'avoir la patience de chercher ce qui nous intéresse. Les plus motivés d'entre nous pourront envoyer des mels à qui ils jugeront bon. Le Monde, toujours obligeant, nous communique l'adresse de l'un des sites (faussement officiel, mais vraiment opposant) auprès de qui s'informer: Seattle WTO, www.seattlewto.org . Que ceci ne vous détourne pas du site officiel de l'OMC, déjà cité par La Gazette N° 12 Organisation Mondiale du Commerce http://www.wto.int en français http://www.wto.int/htbin/htimage/wto/map.map?364,52


Avec Internet, au coeur du drame algérien
Démocratie.  Minorités. Prise de parole. Dissidence.

Si l'on se demande parfois en quoi Internet peut améliorer l'information politique de par le monde, il faut visiter l'extraordinaire site du Mouvement Algérien des Officiers Libres http://www.anp.org/ qui nous conduit directement au coeur du drame que vit encore l'Algérie. Il s'agit d'affaires intéressant un Etat étranger. Nous n'avons pas compétence pour en discuter ici. Ceci dit, le site existe et mérite considération. C'est le Monde du 27 novembre 1999 qui nous le signale, à l'occasion du long interview d'un officier dissident, le colonel B. Ali.


Je cherche sur www.education.gouv.fr l'expérience-pilote citée par la télévision le 24/11/99
Classe en réseau. Référencement par Internet. La télévision plus efficace que l'internet ministériel.

Il s'agit d'une réalisation, présentée au Salon de l'Education, http://www.education.gouv.fr/salon/1999/salonedu.htm qui m'a paru exemplaire, une classe d'école primaire, équipée d'un ordinateur par élève. Tout le monde se disait content et faisait des progrès rapide, de l'enseignant aux élèves. Cela se passe, si j'ai bien compris, dans le Nord-Pas de Calais (à Arras?), mais je n'avais rien pour prendre des notes. Aussi, tout naturellement, pour vous en parler avec plus de détail, ai-je pensé trouvé trace de cela sur les différents sites du ministère de l'éducation. J'avoue, après une demi-heure de recherche, avoir échoué. Dans les actualités d'educnet, à ce jour, je trouve seulement :
18 novembre : Christian Paul futur est chargé d'étudier le futur organisme de "corégulation" de l'internet : http://www.educnet.education.fr/actu/default.htm
Félicitations à Christian Paul futur, mais quid des classes en réseau?


Nous ne sommes pas assez observés (sur fonds publics)
Observatoires publics. Utilisation des deniers publics. Publications sur Internet. Evaluation de l'efficacité des services publics

Merci à Adminet de nous rappeler  http://admi.net/observatoire.html#public qu'outre les observatoires astronomiques, dont nul, sauf peut-être M. Allègre, ne contestera les budgets, il existe pléthore d'observatoires publics, fonctionnant à base de crédits publics, de fonctionnaires publics, d'autorité publique, pour nous observer. Les mauvais esprits diront que l'on observe beaucoup, mais que l'on agit peu, tout au moins en France. Mais moi, je trouve que nous ne devons pas nous plaindre. Qui observe bien informe bien. Hélas, les résultats de ces observatoires sont-ils tous sur le web, et qui se préoccuppera de ce qu'ils publieraient éventuellement? Je devrais peut-être m'en charger, mais il me faudrait être érigé en observatoire des observatoire, avec recrutement de 10 stagiaires au moins. Auprès de quelle autorité porter cette demande pourtant bien légitîme?


Le rapport Mandelkern et la diffusion des données publiques.
Diffusion des données publiques. Confidentialité. Gratuité. Concessions. Services à valeur ajoutée. Marché de l'information

Dans la cadre du groupe de travail du Commissariat Général au Plan sur l'Etat en réseau, présidé par Bruno Lasserre, Dieudonné Mandelkern, Conseiller d'Etat, préfet, a été chargé d'un  thème particulièrement sensible et attendu, celui de la diffusion des données publiques. Son rapport "Diffusion des données publiques et données numériques" est désormais accessible sur le serveur de la Documentation française : http://www.ladocfrancaise.gouv.fr/cgi-bin/multitel/CATALDOC/frame_generique?gauche=g_somMR&principal=texte_generique&p1=repertoire&val1=rapports/mandelkern&p2=fichier&val2=mandelkern.htm&MID=.TOwOeKr-ObT

Plus simplement (sic), il est aussi possible de l'atteindre par Adminet http://www.admi.net/literacy/bouquet.html

J'ai commencé à le lire, en espérant pouvoir vous en proposer un résumé vous incitant à l'étudier dans le texte. Mais je n'ai pu terminer. Il s'agit d'un travail très fouillé, très riche en références, mais dont la pensée "politique" est un peu noyée me semble-t-il sous les citations. Il faudra donc en rediscuter à tête reposée. Pourquoi  le rapport ne serait-il pas présenté par son auteur ou l'un des rapporteurs à Autrans?


La section du contentieux du Conseil d'Etat à l'heure d'Internet
Publication sur Internet de la jurisprudence des tribunaux administratifs. Publication des conclusions des magistrats instructeurs et des délibérations.

Dans un long article mêlant la déférence  révérentielle et une très discrète  revendication à plus d'information (Le Monde du 25 novembre 1999, p.17), Rafaële Rivais rappelle que ni les délibérations des trribunaux administratifs, ni les conclusions des commissaires du gouvernement ne sont publiées par le Conseil d'Etat - du moins sur des supports accessibles en temps réel par les administrés,  supports n'exigeant pas de faire appel à des professionnels du droit public. Ceci retire beaucoup de leur valeur pédagogique à des arrêts qui demeurent très ésotériques. Nous sommes encore loin d'une démarche consistant à mettre sur Internet, systématiquement, tout ce qui concerne les droits et les devoirs des citoyens dans un état de Droit, à l'heure de la société de l'information. Comment vouloir obtenir le respect des textes si l'on n'explique pas, gratuitement et, qui plus est, de façon compréhensible au grand public, tout ce que ce dernier est censé connaître pour se comporter en bon citoyen?


L'indépendance du pouvoir judiciaire et la société de l'information.
Séparation des pouvoirs. Secret de l'instruction. Pouvoir d'enquête. Autorité de la chose jugée. Droits de la presse. Droits des citoyens dans les forums

Le Président de l'Assemblée Nationale, M. Laurent Fabius, a défendu sur Europe1 le jeudi 25 novembre, le droit des parlementaires à enquêter sur des questions faisant l'objet d'informations judiciaires en cours. L'on sait que l'ordonnance du 17 novembre 1958 sur le fonctionnement des assemblées parlementaires stipule "qu'il ne peut être crée de commission d'enquête sur des faits ayant donné lieu à des poursuites judiciaires et aussi longtemps que celles-ci sont en cours". C'est sur ce texte que s'appuient les juges "antiterroristes" en Corse pour en appeler au Président de la République, président du Conseil Supérieur de la Magistrature. Il est certain qu'une  interprétation trop large de ce texte interdirait aux représentants du peuple l'accès à de nombreux dossiers politiques dont l'opinion ne comprendrait pas qu'ils ne puissent se saisir. Ceci d'autant plus que les parlementaires ont pris la bonne - l'excellente - habitude de publier sur Internet, in extenso, les rapports qu'ils élaborent. Pour Laurent Fabius, en tous cas, si je l'ai bien compris, l'affaire parait entendue. Les magistrats ont seulement le droit de refuser de répondre aux questions qui leur sont posées par les parlementaires, concernant les faits qu'ils instruisent.

Derrière ce problème s'en trouve un autre qu'il faudra bien accepter de mettre sur la table: à l'heure de la société de l'information: quels sont les droits des citoyens et des contre-pouvoirs qu'ils représentent, face au pouvoir judiciaire? A-t-on le droit de commenter, voire critiquer une décision de justice ou les conditions dans lesquelles elle a été rendue? A-t-on le droit de prétendre évaluer l'efficacité professionnelle d'un magistrat ou d'une juridiction? A-t-on le droit de mener des enquêtes parallèles (par détectives privés, comme dans les films, ou simplement grâce au zêle de journalistes d'investigation, dont l'on ne manquera pas de rappeler le rôle essentiel en démocratie?) à celles conduites par commission rogatoire? Il est évident que l'autorité de la chose jugée interdit aux parties de prétendre faire rejuger une affaire en dehors des voies de recours qui leur sont ouvertes. Il est également évident que les représentants du pouvoir exécutif comme les parlementaires, doivent éviter tout commentaire pouvant laisser penser qu'ils exercent une pression sur les juges.  Il est évident que les enquêtes doivent respecter les droits des personnes. Mais pour le reste, et pour le droit, notamment, des citoyens, de la presse, à une meilleure information..? Tout cela doit être rediscuté compte tenu des exigences de transparence et de dialogue contradictoire en train de s'instaurer, grâce à Internet.

Quant aux magistrats, M. Fabius a raison de répéter que ce sont des fonctionnaires comme les autres, et que les (très) rares d'entre eux qui se voudraient au dessus des lois devraient être rappelés à l'ordre.  


Auteurs et critiques de films français à l'heure de l'OMC...et du web!
Cinéma d'auteur. Critique cinématographique. Presse. Médias en ligne

On peut se demander comment ceux qui estiment que les crédits des contribuables ne doivent pas aider à soutenir le film français, prennent la querelle très parisienne que les auteurs de films conduisent, à grand renfort de manifestes, contre leurs critiques de la presse écrite. L'on sait qu'il est reproché à ces derniers des attitudes négatives a priori face à la création cinématographique nationale, voire des attaques ad personam. Les films français, parce que français, c'est-à-dire fragiles, doivent-ils être traités avec une indulgence particulière?

Ce qui est certain, c'est qu'auteurs de films comme critiques cinématographiques font encore partie de cercles intellectuels et sociaux très fermés. La liberté de création sur Internet, que nous sommes nombreux à encourager, va balayer tout cela. Quant tout un chacun pourra concocter des films ou "du cinéma" à petit budget avec webcam et compagnie sur son site, quand chacun pourra également donner son avis sur les films et autres spectacles dans le bulletin municipal en ligne, ces castes perdront un peu de leur importance et de leur morgue. Ils devront chercher refuge, pour survivre, dans un professionnalisme plus marqué. 


Les cagoules sont de plus en plus utiles en France
Concurrence. Monopoles.  Méthodes musclées. Etat de droit. Internet au service des petits producteurs et consommateurs

Ce dimanche 21 novembre, Europe1 nous informe que des éleveurs de poulet ont manifesté encagoulés pour protester contre les pressions à la baisse des prix de vente qu'exercent sur eux les industriels et grandes surfaces du secteur. Les cagoules sont destinées, non pas à intimider l'Etat, comme en Corse, mais à protéger les manifestants contre d'éventuelles mesures de rétorsions venant de ces industriels, qui ressemblent fort, parait-il, aux pratiques du Chicago des années trente, le révolver en moins. Ce genre de bruit commence à se répandre, autour des méthodes des grands groupes de l'agro-alimentaire. Les administrations en charge du respect de l'Etat de droit, notamment en terme de concurrence, n'ont-elles rien à en dire?

En attendant, rappelons à nos éleveurs, comme aux consommateurs, qu'Internet peut les aider à manifester sans courir de risques immédiats. Dans le dernier livre de Noël Mamère, Non merci à l'oncle Sam, chez Ramsay, les auteurs rappellent (ou découvrent) que c'est grâce aux réseaux sur Internet qu'aux Etats-Unis, depuis longtemps, les Ralph Nader et autres ont réussi à mobiliser des millions de personnes.


Interviews
Programme d'action gouvernemental. Internet en France. Communication gouvernementale.

On lira deux interviews intéressants offerts par Le Journal du Net, ceux de Jean-Noël Tronc et de Patrick Bloche, qui ne sont à présenter ni l'un ni l'autre. http://www.journaldunet.com/dossiers/net20/20public1.shtml
A voir aussi, bien que le texte soit un peu plus ancien, le mémoire de Bernhard Lehmann von Weyhe (quel beau nom) actuellement chargé de mission  (européen) au Service d'Information Gouvernemental. Ce mémoire porte sur la communication gouvernementale et Internet http://fsinfo.cs.uni-sb.de/~weyhe/


Cartographie des zones inondables
Systèmes d'informations géographiques. Zones non constructibles. Plans de prévention des risques.

Peu de gens savent que depuis quelques années, des directions départementales de l'équipement ou des communes faisaient dresser des cartes des zones inondables dans les départements de ce que l'on appelle maintenant le grand sud, ceux qui viennent d'être victimes des pluies torrentielles et inondations de début novembre. Ces travaux étaient menés avec de très petits moyens et à un rythme très lent. Des experts géographes allaient sur place interroger les habitants (au risque de se faire dévorer par les chiens dans les fermes isolées), les archives communales et familiales, le terrain, pour construire des cartes à grande échelle tenant compte de l'enseignement des crues passées. Inutile de dire que ces experts recevaient des rémunérations leur permettant tout juste de survivre d'un contrat à l'autre. Inutile de dire non plus qu'ils ne pouvaient que difficilement établir des modèles en trois dimensions intégrant tous les facteurs de nouveaux risques d'inondations, tels que les constructions, routes, bétonnages divers. Quant à savoir ce que devenaient les cartes ainsi produites, considérées par tous les intérêts locaux  et par beaucoup d'élus comme de la dynamite...je vous laisse deviner...

L'on va sans doute après les inondations prendre de grandes résolutions. La nécessité de prévenir plutôt qu'indemniser est dans tous les discours. Mais quels moyens sérieux seront-ils enfin mis en oeuvre? Et par qui? Verrons-nous les travaux de cartographie et de modélisation des risques se multiplier, avec des technologies modernes? Verrons-nous publier les résultats de ces travaux sur Internet (eh oui, pour que tout le monde puisse en profiter)? Verrons nous des plans sérieux de prévention des risques (PPR) en être tirés, et être à leur tour publiés sur Internet? Verrons-nous enfin, dans chaque département, des salles d'opérations modernes mises à la dispostion des préfets responsables des plans Orsec, avec des moyens d'alerte et de commandement utilisant des technologies de type militaire ou tous terrains. Cela ne coûterait pas très cher, mais demanderait un peu d'organisation et surtout de coopération de la part des acteurs locaux, comme l'on dit, et des services de l'Etat. Cela demanderait surtout que l'on sache résister  (en utilisant à bon escient la transparence permise par Internet) aux pressions des intérêts locaux. L'appât du gain poussera toujours en effet des gens à implanter, souvent pour d'autres gens plus démunis, des locaux ou des activités là où il vaudrait mieux laisser  croître tranquillement les herbes sauvages.

Rappelons qu'il existe un site public (Ministère de l'environnement) consacré à ces questions, mais encore un peu pauvre, faute de remontées suffisamment détaillées et à jour provenant du terrain: Préventions des risques majeurs http://www.prim.net/risknat/



Des sites Internet non-officiels pour participer à l'évaluation des collèges
Colleges 2000. Evaluation des établissements. Audits externes. Auto-évaluation. Portails-citoyens

Deux chercheurs, François Dubet et Marie Duru-Bellat, de l'Institut national sur l'économie de l'éducation (tiens, j'ignorais que cela existait, mais on ne peut pas tout savoir), proposent à Mme Ségolène Royal de lancer pour la rentrée 2000 une procédure d'évaluation des collèges, par le biais d'audits, confiés à des personnes externes (voir http://www.education.gouv.fr/bo/1999/sup23/default.htm, l'audit des établissements) Ces audits n'auront de chance d'être acceptés par les établissements, me semble-t-il, que si ceux-ci y participent. Mais alors, comment éviter le risque de l'autoévaluation? Constatons une fois de plus que nos chercheurs ignorent apparemment le rôle que pourraient jouer dans ce processus des sites Internet non-officiels, comme il s'en crée de plus en plus, du type de celui que nous avons cité dans une précédente Gazette (N° 11 Lycée Hoche à Versailles, site non officiel http://www.multimania.com/hoche/). Ces sites, montés par des élèves, des parents ou...des enseignants, pourraient utiliser des grilles d'évaluation souples, afin de créer un véritable dialogue constructif, plutôt que des affrontements. Ils pourraient aussi participer aux projets de portail-citoyen que nous  proposons par ailleurs.

La revue des sites
Consulter le répertoire des sites

Le  28 novembre

ign

Institut Géographique National http://www.ign.fr

Aujourd'hui, mon seul commentaire relativement au site de l'IGN sera ce mel que j'adresse respectivement à l'IGN et au Conseil National de l'Information Géographique http://www.cnig.fr :
Bonjour. J'ai entendu dire par la presse que le Cnig s'était inquiété de la décision de l'IGN confiant à une société américaine la commercialisation de ses bases de données cartographiques. Est-ce exact? Je cherche des informations sur cette question, sur votre site et sur celui de l'IGN, mais ne trouve rien. Pouvez-vous m'éclairer svp, c'est une question qui préoccupe beaucoup de correspondants d'Admiroutes. J.P.Baquiast

Le  26 novembre

infoguerre

Infoguerre.com, guerre de l'information et guerre économique http://www.infoguerre.com/

Il faut se méfier de qui parle quand on aborde le monde de la guerre de l'information. La désinformation est partout. Apparemment, nous avons affaire avec Infoguerre.com à des universitaires et consultants très proches des milieux français "officiels". Il est donc intéressant de voir ce qu'ils disent, sur des domaines où nos acteurs économiques (et souvent diplomatiques) sont encore souvent des enfants de choeur. Ne parlons pas de ce qui se passe sur Internet. Je suis persuadé, sans être parano, que la modeste contribution que vous êtes en train de lire, et le fait que vous la lisiez, sera analysé et réanalysé par les moteurs de recherche et les stratèges de l'Echelon (National Security Agency): "qu'est-ce que les froggies sont-ils en train de concocter", se demanderont sans doute nos amis américains.

Ceci dit, Infoguerre.com ouvre son site en nous invitant à mesurer plus exhaustivement que ne le fait Transparency International http://www.transparency.de/  (Cf Gazette N°12) la pénétration de la corruption dans nos Etats. Une ONG ne pourrait pas à elle toute seule  en mesurer les divers paramètres, nous disent nos experts. C'est aux Etats, ou à des organismes informés par leurs services spécialisés, d'y contribuer. Pourquoi pas, mais faudra-t-il leur faire totalement confiance quand les Etats ou leurs représentants  se classeront eux-mêmes dans l'échelle mondiale de la corruption.

Il est vrai que nous sommes invités par Infoguerre.com  à nous placer sous la tutelle de l'OMC et des accords internationaux visant à lutter contre les diverses formes de fraudes et crimes économiques. L'on peut toujours essayer. Disons que les deux démarches s'imposent,  para-privée et para-publique, et devraient se compléter. Pour nous qui estimons que la corruption est le mal le plus grand atteignant le service public, nous ne pouvons qu'accueillir avec sympathie les propositions de Infoguerre.com, pourvu qu'elles ne se bornent pas à dénoncer la corruption des autres. Affaire à suivre donc. Baquiast

Ambassade de France en Finlande http://www.france.fi/sommaire.htm

La Finlande étant unanimement considérée  comme à la pointe de l'Internet européen, nous nous devions d'y disposer d'une ambassade branchée. Mais la gageure est grande. C'est parler bijou au pays des diamantaires. Le site de notre ambassade est honnête, sans plus. Il est orienté vers le service fonctionnel. C'est indispensable. Mais n'aurait-on pas pu en faire néanmoins un portail un peu plus riche vers l'ensemble des activités culturelles, associatives voire économiques de notre beau pays. A voir néanmoins la page du Centre Culturel, qui s'y essaye un peu: http://www.france.fi/culture/index.htm . Pourquoi à ce propos les Affaires Etrangères ne proposent-elles pas à l'ensemble des Centres culturels, comme l'avait proposé notre ami Deverge, un Centre Culturel virtuel de référence, leur évitant d'avoir tout à réinventer? Baquiast

Le  25 novembre

Annuaire des médicaments génériques http://www.generique.net/generiques2.html

"Les professionnels de la santé sont aussi LES ACTEURS DE L' ECONOMIE DE LA SANTE.Nous souhaitons que l'interrogation de notre base de données des médicaments génériques puisse constituer pour eux un véritable outil de travail qui leur permette d'atteindre plus facilement deux de leurs objectifs: prescrire et dispenser des médicaments moins coûteux dans l'interêt de la collectivité : patients et organismes sociaux "

Le travail réalisé est important et intéressant. Mais nous ne savons pas exactement quelle autorité scientifique s'attache à ses auteurs. Il vaudrait mieux le préciser d'emblée. Les esprits inquiets pourraient craindre de s'empoisonner en manipulant des erreurs de référencement. De plus le mode d'emploi du site n'est pas évident à première vue. Certes, il est destiné aux professionnels de santé, mais tous ne sont pas rodés à Internet. Pour vous exercer, chercher par exemple sur erythromycine. Baquiast

La Fête de l'Internet 2000 http://fete-internet.reseaubec.com/

Pour mémoire, à destination de ceux qui l'ignoreraient encore, le site de la fête de l'Internet 2000, géré par l'AFI http://www.isoc.asso.fr/serv/fete/1999/fi99-01.htm

Le  24 novembre

cité des sciencesCité des Sciences Exposition Désir d'Apprendre http://cite-sciences.sgip.fr/apprendre/francais/intro/fs_global.htm

La Cité des sciences de la Vilette, qui a toujours été à la pointe en France de l'Internet pédagogique, présente un portail très riche et très agréable d'accès à de nombreuses réalisations et expériences concernant les TIC dans l'éducation (300 pages interactives en ligne). L'on peut naviguer dans le site comme dans une véritable exposition, en faisant soi-même des manipulations ou jeux éducatifs. Il est évidemment possible aussi d'importer chez soi un certain nombre de ces outils.  De nombreux sites sont référencés, avec des commentaires intelligents (comme ceux que nous faisons ici, soit dit en passant sans aucune modestie) permettant de mieux apprécier leur intérêt. Tous ceux - et ils  sont nombreux dans l'éducation - qui vous disent avec un air bête: "je me demande vraiment à quoi Internet pourrait m'aider" devraient être orientés sur ce site. Evidemment, le péché mignon de la Cité des Sciences, c'est-à-dire la technologie avancée, n'est pas absent. Il y a du flash partout, autant que je puisse deviner. C'est difficile à reproduire par tout un chacun, mais, en matière pédagogico-ludique, c'est très joli.

Il m'est arrivé aussi, sur certaines pages, de tourner en rond sans pouvoir sortir, ce qui n'est jamais agréable. Baquiast

Le  23 novembre

Net-marine http://www.netmarine.net/index.htm

Voici un site comme nous les aimons - outre le fait qu'il traite de la marine. Il s'agit d'une démarche associative, mais néanmoins très soucieuse du service public et de son image. Ce sont des militaires, ils ne vont pas dire du mal de la marine nationale. Ils aiment leurs navires? Tant mieux, vu le prix que coûtent ces derniers. Je suppose que les hiérarchies les considère avec sympathie, mais est-ce un défaut redhibitoire? En tous cas, ils nous montrent comment, avec Internet, rendre agréable et vivant ce qui, dans les textes officiels, ou même comme dans des journaux classiques tels que Cols bleus, reste assez peu attrayant. Toutes les rubriques sont à voir, et à entendre, notamment celle consacrée aux chants de marine. Mais j'ai une demande, concernant ce dernier point: pourquoi ne pas publier les partitions (dès lors qu'elles sont dans le domaine public). Dans de nombreux carrés, y compris en plaisance, l'on pratique l'accordéon ou le bandonéon, sans parler de l'effrayante bombarde. Disposer de la musique par écrit facilite en ce cas le travail du musicien.
Vous me direz que, plutôt que batifoler, je devrais vous signaler et commenter le


Rapport de la Cour des Comptes sur la politique portuaire française http://www.ccomptes.fr/Cour-des-comptes/publications/rapports/politique-portuaire/pportuaire.htm
qui montre à quel point notre pays a du mal à développer ses atouts maritimes. Citons pour rester dans le domaine des TIC l'incapacité où sont les opérateurs portuaires et navals à développer des systèmes de gestion du fret et du commerce international sur le modèle TradeNet de Singapour. La Tunisie est en train de se doter d'un tel système, alors qu'en face, l'on se dispute encore. Cette importante question semble avoir été oubliée par la Cour, ce qui serait assez significatif. Notez que  je n'ai pas lu en détail le rapport ni ses annexes . Peut-être en ont-ils parlé. Quoiqu'il en soit, c'est un sujet qui mériterait tout un article. Interrogez là-dessus Rémi Marchand Baquiast

Le  18 novembre

SARA Réseau des structures de soutien aux associations en Région Alsace http://www.reseau-sara.org

" De nombreuses associations sont à la recherche de conseils pouvant les aider dans la réalisation de leurs projets et dans leur gestion.
Des structures sont à même de répondre aux interrogations des dirigeants associatifs. Pour permettre une meilleure prise en compte
de ces demandes, dix de ces organismes se sont organisés en réseau, intitulé SARA.
Le réseau SARA,Soutien aux Associations en Région Alsace, regroupe depuis la signature d’une charte en Mai 1996, dix structures associatives, proposant un soutien technique organisé aux associations. Ces structures sont complémentaires les unes des autres concernant leur champ de compétences et d’intervention" (signalé par Bruno Oudet)

Il ne s'agit pas d'héberger des associations mais des structures ou associations ayant vocation de soutien aux associations. Le site propose des fiches thématiques dans 8 principaux domaines : Emploi, Activités, Gestion, Vie juridique et statutaire, Formations, Communication, Bibliographie, Financement & partenariat. Des outils juridiques ou de gestion sont mis à disposition, ainsi que des adresses utiles. Il s'agit donc d'un exemple intéressant d'aide à la vie associative et culturelle de proximité, dont le modèle pourrait très bien s'intégrer dans les projets de portails-citoyens que nous vous proposons (voir http://www.admiroutes.asso.fr/leportail/index.htm)

Un regret. Bien que le site utilise évidemment Internet, l'accent à notre avis n'est pas assez mis sur les nombreux (et irremplaçables) services qu'Internet et la messagerie peuvent aujourd'hui rendre aux associations, en leur permettant des économies considérables de fonctionnement, un élargissement important de leur recrutement et de leur audience. Le site devrait comporter à cet égard des exemples réussis d'utilisation de l'Internet par des associations, et des conseils pratiques plus nombreux. Vous me direz, parce que vous êtes sympa, qu'Admiroutes, Adminet ou l'Isoc.fr sont là pour cela. Merci, mais  vous sentez bien que nous ne pouvons suffire à l'ampleur de la tâche. Il faut vous prendre en mains vous-mêmes, n'est-ce pas? Baquiast 

Le  15 novembre

République et Canton de Genève http://www.geneve.ch/

Participant à la journée du 12 novembre organisé par l'Observatoire des technologies de Genève, j'ai eu l'occasion de découvrir le site web de la République de Genève. Visitez-le, il est remarquable. Je crois pouvoir avancer sans flatterie qu'il pourrait servir de modèle à toutes nos collectivités locales et même ministères - d'autant plus, banalité à dire mais à dire quand même, que ce site est entièrement en français et donc facilement interprétable par nos compatriotes, toujours un peu paresseux vis-à-vis des langues des voisins. Je reviendrai dans un article ultérieur sur la cyber-administration à Genève.

Voyez aussi l'Institut des hautes Etudes en Administration Publique, IDHEAP http://www.unil.ch:8080/idheap/index.htm sur lequel je reviendrai également. Bon séjour aux bords du lac. Baquiast

Bulletin officiel du ministère de l'Intérieur (BOMI) http://www.interieur.gouv.fr/information/bomi/Default.htm

Saluons le BOMI sur le web, le site qui fait BOUM, si je puis dire. Voici une inépuisable source de renseignements administratifs, qui réjouira particulièrement - outre les services et autres préfectures - les collectivités locales, entreprises et citoyens divers. Je n'en dirai pas plus, car les documents sont très techniques, et n'intéresseront dans le détail que ceux qu'ils intéressent, si je puis dire encore. Pourquoi  de nombreux autres ministères n'ont-ils pas suivi cet exemple? Baquiast

http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/99-1311/index.htm