Logo la gazette N°11 - 30  Octobre 1999

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Quelques articles mis en ligne sur Admiroutes la deuxième quinzaine d'Octobre:

26 octobre
Le nouveau livre de J.P.Baquiast Internet et les administrations, la grande mutation chez Berger-Levraut
L'eBook ou l'actualité du livre électronique par Joseph Rinaudo

23 octobre
Editorial: Le forum du sénateur Laffitte, par Jean-Paul Baquiast
Des graffitis sur votre site web par Joseph Rinaudo

17 octobre
Extraits de Internet Intelligence Bulletin d'octobre
, par Dan Jellinek  (anglais)
Dictionnaire du bêta-bloquant: Rapport charnel

15 octobre
Chroniques du bêta-bloquant - attribution du mulot d'honneur d'octobre
Les centres d'appel de nouvelle génération, par Joseph Rinaudo

BlocNet 

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L'omerta dans la presse et ailleurs
Confidentialité. Secret professionnel. Etouffement. Connivences. Transparence. Journalistes

Jean François Kahn, dans le n°129 de Marianne du 11 octobre, commente avec son habituelle pertinence  l'ouvrage de S.Coignard et A.Wickham, "L'omerta française" (Albin Michel). Selon ces  derniers, les journalistes, en France, seraient tenus au silence par divers intérêts les empêchant notamment de faire connaître les petites et grandes atteintes au droit ou aux déontologies diverses dont ils peuvent avoir connaissance. La presse ne pourrait donc pas jouer le rôle sur lequel compte cependant beaucoup le citoyen naïf, dénoncer tout ce qui ne va pas dans la société. JFK, qui est moins naïf, ne s'en étonne pas vraiment. Il a lui même signalé, dans un précédent dossier de Marianne, les intermédiaires douteux s'inserrant entre les grandes surfaces et les producteurs (voir notre éditorial, A propos de requins, http://www.admiroutes.asso.fr/edito/1999/requins.htm), et constaté qu'aucun journal, sans doute soucieux de ne pas contrarier des annonceurs influents, n'a repris le propos, pourtant d'actualité aujourd'hui.

Bien, mais pourquoi évoquer cette question ici? Parce que le citoyen naïf, dont nous sommes, à l'époque d'Internet, ne doit plus seulement compter sur les journalistes pour essayer de voir clair. Certes, il y aura toujours des hommes de presse intrépides qui prendront le risque de parler ou de procéder à des investigations, lorsqu'ils en auront l'occasion. Nous les appelions de nos voeux dans l'éditorial cité ci-dessus. Mais il faut bien se persuader que c'est dorénavant à chacun d'entre nous, en respectant évidemment les lois, de poser par Internet les questions qu'il juge utile, ou d'apporter les éléments de réponse dont il peut disposer. Il ne s'agira pas de dénoncer tout à tout va et anonymement, il s'agira de prendre ses responsabilités s'il y a lieu. Compter sur d'autres pour  exercer des contre-pouvoirs, dans l'entreprise, dans l'économie, dans les services publics, dans la vie politique, n'est plus guère excusable aujourd'hui. Nul ne peut imposer d'omerta à une société ayant dorénavant, grâce à Internet, les moyens d'être adulte. 

L'Espace judiciaire européen à marche bien tempérée
Cooperation police-justice. Sommet de Tempere. Europol. Eurojust. Fichiers. Informatique et libertés. Rôle des Parlements.

Excusez-nous de reprendre ce jeu de mot facile, à propos du récent sommet des Chefs d'Etats européens à Tempere, consacré à la mise en place de l'Espace judiciaire européen. Nous avions fait allusion aux relations polices-justices européennes et au rôle des TIC, dans le N°10 de La Gazette. Sans que les TIC soient mentionnées, les décisions prises à Tempere, relativement à la confirmation d'Europol, à la mise en place d'Eurojust, d'équipes communes d'enquêtes, d'une structure de liaison opérationnelle , etc. (voir la presse), peuvent laisser penser que les réseaux de type intranet seront utilisés, notamment pour lutter contre la cyber-criminalité. Le tout se fera dans des délais et avec des moyens qui ne nous ont pas été précisés, mais qui tempéreront sans doute l'enthousiasme des défenseurs dudit espace légal et judiciaire européen. Cependant, déjà, les débats de société commencent. Le Monde  du 20 octobre publie une tribune de deux députés européens, sous le titre "Europol, excroissance opaque de l'Union européenne". Les auteurs (qui ne sont pas des moindres) y déplorent le fait qu'Europol n'a pas été discuté au Parlement européen, et n'a d'ailleurs pas fait l'objet d'une information des citoyens. Ils craignent, par exemple, des violations de la Directive européenne et des lois nationales Informatique et liberté, dans la constitution des fiches et fichiers utilisés par cet organisme.

L'on ne peut leur donner tort. Le problème se pose effectivement. Mais d'un autre côté, risquer de retarder sine die des échanges d'informations efficaces entre services chargés de faire appliquer les lois, en exigeant des négociations à l'ancienne  entre autorités nationales, dont l'on sait qu'elles peuvent durer indéfiniment - les intérêts suspectés sachant d'ailleurs très bien faire apparaître comme liberticides des procédures qui ne le sont pas , dans des Etats de droit comme les nôtres- ne serait pas davantage acceptable.

La conclusion de tout ceci, pensons-nous, est que ces questions doivent être abordées publiquement par les Pouvoirs Publics et par les Parlements, avec vastes débats à l'appui, et participation des citoyens, le tout dans la perspective d'aboutir rapidement à des solutions opérationnelles. Le temps n'est plus où ni la police, ni les relations entre celle-ci et la justice, restaient une affaire de basses-oeuvres dont les gens bien ne voulaient pas entendre parler.

Le futur stand du futur Etat européen au futur Musée de l'Europe?
Europe des Etats. Europe fédérale. Etat européen. Musée de l'Europe. Elie Barnavi.

Toujours dans Le Monde du 19 octobre (merci, le Monde, que ferions-nous sans lui), l'historien Elie Barnavi, détaché à Bruxelles pour préparer l'ouverture en 2002/3 du Musée de l'Europe, nous explique que, si la création d'un Etat-Nation européen ne parait ni réaliste ni souhaitable, les Etats-Nations nationaux, si l'on peut dire, notamment sur le modèle français, disparaîtront cependant. Même si l'on admet cette hypothèse, l'on doit se poser la question de savoir par quoi ils seront remplacés, tant au plan national qu'au plan européen. Pour nous, l'on ne peut évidemment conduire cette discussion en faisant abstraction de la mise en place  de la société de l'information, et des réseaux entre administrations et citoyens, qui changeront radicalement le rôle et les moyens des unes et des autres. Certains aspects de ces réseaux pan-européens commencent à s'esquisser, mais tout est encore très flou, et mal connu. Suggérons d'établir des modèles de ce que pourraient être, à échéance de 5 à 10 ans, les structures étatico-administratives européennes, au triple niveau interconnecté des régions, des nations et de l'Union. Pourquoi ne pas faire un projet  de stand que nous proposerions au futur Musée de l'Europe - Musée qui, comme le rappelle son promoteur, doit regarder tout autant vers le futur que vers le passé?

Publications scientifiques: va-t-on commencer à s'affranchir des referees "institutionnels"?
Edition scientifique. Grandes revues anglo-saxonnes. Référencement. Dialogues scientifiques-citoyens.

Le Monde du 19 octobre p.36 nous indique que The Lancet, la célèbre revue médicale britannique (http://www.thelancet.com/), publie dans son numéro du 16 octobre un article sur les dangers éventuels des OGM, lequel article risque d'être contesté par la communauté scientifique car il n'est pas passé par le filtre des "referres", scientifiques-conseils dont l'avis est jugé indispensable par tous les grands éditeurs scientifiques. Nous avons commencé à émettre ici l'idée, après discussion avec divers chercheurs fort sérieux, qu'à côté des circuits éditoriaux établis, l'entrée de la science dans la société de l'information supposait des circuits de publication et de discussion que l'on pourrait qualifier d'off. Il s'agit en d'autres termes de mettre à la disposition du public des résultats de recherche ou même des hypothèses que les auteurs - à leurs risques et périls quant au sérieux de leur démarche scientifique - jugeraient bon de faire connaître. Nous ne discuterons pas ici de l'intérêt de cette démarche, ni des inconvénients (prime au sensationnel, voire à la non-science) susceptibles d'en résulter. Bornons-nous à signaler le précédent que semble proposer The Lancet à la communauté scientifique.

Appel à la rénovation de la décentralisation
Décentralisation. Déconcentration. Réforme de l’Etat. Téléprocédures. Forums publics.

Le Premier ministre a pris l’initiative heureuse de créer une commission d’hommes politiques de divers profils, en vue de proposer une nouvelle perspective pour la décentralisation.  Par décentralisation, entendons en simplifiant, les relations entre l’Etat et les collectivités locales, dans le cadre incontournable de l’Union Européenne. Pierre Mauroy assurera la présidence de la nouvelle Commission. Un rapport devrait être remis à la fin de l’année prochaine.

Le sujet est à l’ordre du jour aujourd'hui, en effet. Nous nous interrogeons cependant sur la place que cette Commission fera aux perspectives - immenses selon nous - qu’apporte dans ce domaine le développement de l’Internet et de la société de l’information. Les exemples et les projets du rôle structurant de l'Internet ne manqueront pas, à commencer par ce qui se fait tout près - et espérons-le avec le soutien - de M. Mauroy dans la région Nord-Pas-de-Calais (voir http://www.region-numerique.org/).

Cependant, la création de cette commission ne devrait pas aboutir à décourager les citoyens de mettre leur grain de sel sur la question. Il faut, par le web et autrement, ouvrir le débat et formuler des propositions, qui pourront utilement être communiquées aux membres de la commission. Vous avez déjà discuté souvent de ceci au sein d’Admiroutes et des Cahiers de Doléances. Je  compte prochainement ouvrir un dossier pour faire la synthèse de nos idées, sur le serveur d’Admiroutes. Appel à contributions.

Halte aux bêta-bloquants. Lire " Demain " de Mike Dertouzos
Révolution numérique. Société de demain. Nouvel humanisme. Nouveaux paradigmes.

Dans un monde culturel français où l’on se fait connaître des médias en jouant les prophètes de malheur face aux développement de la société de l’information, nous ne pouvons qu’appeler à lire le tonique Demain de Mike Dertouzos (Calmann-Lévy). L’auteur y montre tout ce qui va changer - en bien - sur la terre, et dans les esprits humains, du fait de la généralisation de l’Internet. Les bêta-bloquants nous expliqueront qu’il s’agit là d’une nouvelle manifestation de l’impérialisme culturel américain, venant en soutien de l’offensive commerciale et industrielle des Etats-Unis au sein de l’OMC et ailleurs. Peut-être. Mais comme le train est déjà démarré sans nous, plutôt que continuer à prétendre qu’il vaut mieux rester sur place, nous préférons essayer de jouer notre rôle dans la révolution en cours, en commençant par discuter avec sympathie ce qu’en disent ses prophètes.

Fusion Aérospatiale-Matra-Dasa. Les Etats ont-ils trouvé le chemin du viagra ?
Concentration. Compétition Etats-Unis-Europe. Aérospatiale. Rôle des Etats.

Dans le n° 10 de La Gazette d’Admiroutes, nous nous demandions pourquoi, dans le domaine vital des télécoms, les Etats européens manifestaient tant d’impuissance vis-à-vis des monopoles mondiaux que sont en train de constituer, avec la bénédiction du gouvernement américain, les opérateurs de télécom d’outre-atlantique. A tout le moins  nos Etats pourraient-ils faire connaître aux opérateurs européens, et à l’opinion (y compris à la Commission européenne, qui ne semble pas encore comprendre l’importance de pôles industriels forts de ce côté de l’Atlantique) qu’un petit effort de regroupement serait politiquement bienvenu.

Or miracle, c’est ce qui vient de se passer dans le domaine de l’aérospatial civil et militaire européen. Sans se substituer aux industriels, les gouvernements allemand et français ont poussé au regroupement Aérospatiale-Matra-Dasa, qui s'imposait depuis longtemps. Nos deux Etats auraient-ils pris du viagra pour soigner leur impuissance chronique? L’on me dira que le secteur industriel concerné est plus important, plus populaire et, en tous cas, mieux cerné, que celui des télécommunications et des nouvelles technologies.

Ne boudons pas notre satisfaction. Dans un domaine où, depuis toujours, l’Etat américain est intervenu pour soutenir ses industriels, et pas seulement par de bonnes paroles, mais par des contrats considérables, nos gouvernements pouvaient difficilement se draper dans le libéralisme pour ne rien faire. Ils ne pouvaient pas non plus, face à l’argument que la concentration tue la concurrence et supprime des emplois, renoncer à rapprocher des pôles industriels qui, restant séparés, auraient laissé la voie libre aux investissements non européens. L’avenir, dont l’on commence à parler, de l’Airbus gros-porteur, est en cause, ainsi que celui d’un éventuel successeur supersonique à Concorde - sans parler de tout le reste.

Nos deux gouvernements ont d’ailleurs appelé les autres industriels européens du secteur à se joindre à l’ensemble ainsi constitué. Espérons que cela se fera progressivement. En matière d’emploi, la suppression de dépenses inutiles dues à la dispersion des produits et des commandes devrait permettre des politiques industrielles beaucoup plus ambitieuses, par exemple en matière de satellites scientifiques et de défense . Il en résulterait finalement un maintien voire une croissance de l’emploi européen.

Reposons-nous donc la question. Que pourraient faire dans le même esprit - raisonnablement, c’est-à-dire sans rêver - les Etats européens, dans le domaine, également vital, des technologies de l’information ?
 

Pétition par Internet : oui à RSF
Pétition. Manifeste. Démocratie directe. Cause humanitaire. Forum Internet.

Nous allons pouvoir exprimer nos opinions de plus en plus souvent, grâce au développement de sites Internet consacrés à des causes diverses et variées, où nous pourrons déposer notre signature. L’on entend déjà les grincheux se plaindre du spam (harcèlement en ligne) auquel ils risquent d’être soumis, pour des causes dont ils n’auront pas le temps de mesurer le bien-fondé. Je crois que dans l’immédiat nous devons apprécier cet appel à notre libre-arbitre politique, permis par le développement d’Internet. Il y a des initiatives qui, sauf erreur, méritent d’ores et déjà notre soutien, dès qu’elles prennent la peine de venir sur le Web. C’est le cas de Reporters sans frontières, qui nous demande de signer virtuellement des pétitions pour la libération de journalistes mis en prison ici et là simplement parce qu’ils exerçaient leur métier d’informer. Je signe des deux mains.  Reporters sans frontières: http://www.rsf.fr

Vive les commissions parlementaires, avec Internet !
Commissions parlementaires. Rapports et enquêtes parlementaires. Publication en ligne. Consultation des citoyens. Démocratie électronique.

Le rapport de trois députés " Pétrole et éthique : une conciliation impossible " présenté récemment à Question Directe de France Inter par Marie-Hélène Aubert (député Verts) a beaucoup de mérites, outre celui d’éclairer certains aspects de la politique internationale des Groupes pétroliers et gouvernements français en Afrique. Dans le domaine qui nous intéresse ici, celui d’Internet et de la démocratie, il suggère plusieurs questions :

Le Sénat organise un colloque sur LES PARLEMENTS DANS LA SOCIETE DE L'INFORMATION , les 18 et 19 novembre.. Je suggère d’examiner cette question.

La Revue des sites

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Le 26 octobre

ORGECO http://perso.wanadoo.fr/orgeco/index.htm

L'Organisation Générale des Consommateurs dispose d'un site Internet, que nous vous conseillons d'aller voir. Disons, sans méchanceté, qu'il est décevant: page d'accueil triste, contenus pauvres, bref, une réalisation loin de l'idée que l'on pourrait se faire de l'utilisation de l'Internet pour mobiliser les consommateurs, espèce difficile à identifier, comme l'on sait, lorsqu'il s'agit de passer à l'acte. Il serait temps que les contre-pouvoirs, en France (si l'on admet que l'ORGECO s'assimile à cette catégorie de citoyens) apprennent à utiliser l'Internet pour mieux se faire entendre.  ORGECO dépense apparemment pas mal d'argent pour distribuer des documents sur papier glacé. Peut-être faudrait-il envisager un changement partiel de support.

La sanction est d'ailleurs là. Le site annonce, gentiment  (à un point de gentiellesse que c'en est attendrissant)  2.291 visiteurs depuis le 1.7.98. C'est en gros le quart de ce qu'Admiroutes reçoit chaque jour! La défense des consommateurs vaudrait mieux que cela. Un détail pour finir: pourquoi diable me demander mon prénom avant de m'autoriser à accéder aux pages? Baquiast

INCInstitut National de la Consommation http://www.conso.net/

La comparaison s'imposait. L'on commence à changer de monde, si l'on peut dire. INC-50 millions de consommateurs nous offre un début  de portail du consumérisme, complété de rubriques interactives. Une observation: nous n'avons pas accès en ligne aux numéros de la Revue. C'est sans doute dommage quand il s'agit de numéros anciens plus ou moins épuisés. Certes, l'organisation doit vivre, et sa presse y contribue. Il faudrait peut-être étudier cependant une formule intermédaire entre le tout-papier et le tout-en-ligne, y compris avec des paiements à la page.

En fait, la leçon de ceci est que les organismes français de défense du consommateur ont encore beaucoup à apprendre en matière d'utilisation de l'Internet. Il faudrait faire une véritable étude méthodologique sur ce sujet: comment toucher et regrouper les consommateurs de base, comment élaborer des actions intelligibles et les faire connaître, comment actionner, plus particulièrement, les intérêts économiques, les Pouvoirs Publics, l'international (Les autres organisations, l'OMC, les ambassades, etc.). Dans tous ces cas, aujourd'hui, Internet est indispensable, sans exclure évidemment les autres médias. L'appel à de bons professionnels, agissant dans le cadre de règles déontologiques strictes (ce qui n'est pas incompatible), s'impose désormais pour ce faire. Baquiast 

Le 25 octobre

Linux est-il sérieux? http://www.smets.com/it/faq/linux.html

Notre ami Jean-Paul Smets, infatigable promoteur de Linux, nous présente dans ces FAQ toute une série d'arguments en faveur de l'utilisation de  Linux et des logiciels libres. C'est l'occasion pour nous de  signaler l'existence du site de  la famille Smets, consultants internationaux  http://www.smets.com/, site comportant des informations intéressant certaines politiques publiques, en France et en Europe. Baquiast

Le 24 octobre

Le Lycée Hoche à Versailles, site non officiel http://www.multimania.com/hoche/

Ce site nous donne l'exemple d'une prise de parole de la base, si l'on peut dire. Les élèves du Lycée Hoche ont des choses à dire. Pour le moment, ils publient, outre les photos de classe, les résultats aux examens, ainsi que le scanning de feuilles de "contrôles" réalisés par certains professeurs. Je suppose que l'intérêt de tels documents internes à la classe est pédagogique. Mais l'opération  n'est pas sans portée. Elle peut inciter ainsi à une certaine évaluation (horresco referens) du professeur.

Les contenus offerts intéresseront sûrement les élèves et les parents de Hoche, mais peut-être aussi d'autres établissements, y compris au fond du Minnesota. On peut évidemment imaginer que de plus en plus de choses seront ainsi publiées, avec à terme peut-être des libres-propos sur l'éducation, qui seront instructifs car venant du terrain. A propos, que pense le proviseur de cette initiative?

Si la démarche de Hoche se généralisait, cela mériterait des études et des réflexions approfondies...je dirais presque sociologiques. Qui prend la parole dans de telles situations? au profit de quels intérêts ou objectifs? comment la déontologie de l'éducation et du service public y est-elle respectée? quels impacts en résulteront sur le mammouth? C'est tout le problème de l'Internet citoyen, dans ses relations avec les administrations, qui peut se trouver posé. Baquiast 

Le 22 octobre

Réforme de l'Etat http://www.fonction-publique.gouv.fr/lareformedeletat/lareforme.htm

Le site du ministre de la fonction publique nous offre désormais de nombreuses informations concernant la politique dite de Réforme de l'Etat. Certains se souviennent peut-être que le gouvernement précédent avait nommé pour ce faire un Commissaire  à la Réforme de l'Etat (pourquoi pas un Duce?) qui ne manquait pas de moyens humains et budgétaires, et semblait avoir tous pouvoirs pour faire sauter les résistances et structures inutiles. Le résultat fut à peu près nul, sauf erreur. L'actuel gouvernement veut procéder de façon beaucoup plus persuasive. Le Délégué interministériel à la Réforme de l'Etat connaît sans doute mieux l'administration  et les fonctionnaires que son prédécesseur. Il aura également plus de temps devant lui. Enfin, lui et son équipe n'ignorent plus Internet et ses possibilités, comme le montre ce site.

Nous sommes de ceux qui pensent que la Réforme de l'Etat, dans la perspective de l'ouverture à l'Europe, au monde et aux réseaux, pose d'innombrables qiuestions, théoriques et pratiques, toutes passionnantes et méritant discussion. Le programme exposé sur le site en aborde certaines, et montre des avancées incontestables.  Mais tout n'est pas évoqué.  Avant de critiquer cependant, il faut d'abord étudier et évaluer ce qui nous est présenté. Rien n'interdira ensuite de faire des suggestions ou soulever les nombreux lièvres sommeillant encore tranquillement au creux du sillon des certitudes françaises. Baquiast

Voir aussi le CR du Comité interministériel pour la Réforme de l'Etat du 13 juillet 1999 http://www.fonction-publique.gouv.fr/lactualite/lesgrandsdossiers/cire/Cire130799.htm

Le Bulletin officiel du ministère de l'environnement (B0) http://www.environnement.gouv.fr/infoprat/bulletin-officiel/bo-9904/une.htm

Ce ministère est un des rares départements ministériels publiant son bulletin officiel. Il existe pourtant une demande générale en ce sens, adressé à tous les ministères et organismes. Ceux qui ne le font pas encore se heurtent sans doute à des difficultés qui, bien que nous échappant, doivent être insurmontables. Le BO de l'environnement, pour sa part, ne fait pas appel à l'hyper-texte . Il s'agit d'une publication niveau1(ah, si Adminet voyait cela!) Mais ne critiquons pas, c'est déjà très bien. Baquiast

Le 21 octobre

Forum sur la proposition de loi numéro 495 tendant à généraliser dans l'administration l'usage d'Internet et de logiciels libres. http://www.senat.fr/grp/rdse/page/forum/index.htm

Très bonne initiative. Mais peut-être trouvera-t-on que la proposition de loi aurait pu être encore plus ambitieuse. Baquiast

Voir sur ce sujet notre éditorial du 23 Octobre: "Le forum du sénateur Laffitte"  ou http://www.admiroutes.asso.fr/edito/1999/laffitte.htm

Le 20 octobre

Ministère de l'injustice (non officiel) http://members.tripod.com/~justicefr/

Ce site me pose véritablement problème. Faut-il faire un lien sur lui ou le traiter par le mépris, c'est-à-dire l'ignorer? Il y a déjà plus d'un an, j'avais signalé son existence sur Admiroutes, en attirant l'attention sur bien des aspects suspects: un logo trop proche de celui du vrai vrai ministère de la justice, le manque d'information sur les auteurs et leurs objectifs, des mises en cause de personnes ou d'institutions nommément identifiées, pouvant relever de la diffamation. Finalement, après différents échanges avec des magistrats, j'avais retiré le lien.

Périodiquement cependant, des correspondants d'Admiroutes me demandent de signaler le caractère original et sociologiquement novateur du site, bien caractéristique de la société de l'information dans laquelle nous nous engageons. Certains citoyens pourront désormais sur le web présenter  des réponses ou des alternatives au discours administratif officiel. Bref, nous autres fonctionnaires, ne pourront plus nous draper dans notre fonction pour refuser tout dialogue. A preuve ce message que je viens encore de recevoir (je ne donne pas le nom du correspondant):

"Adminet (le CAWA) et ses animateurs ont mis en ligne aujourd'hui l'adresse de ce site : http://members.tripod.com/~justicefr/ en précisant entre parenthèses qu'il s'agissait d'un site non officiel... Malgré cette précision inutile (le titre en mode texte est "le ministère de l'injustice"), il est bon que ce lien soit cité à cette place sans (auto)censure... Bravo donc !
Je n'ai eu que le temps de jeter un œil rapide au contenu du site (très pro dans sa conception et son aspect) et n'ai pas d'avis tranché : probablement enfonce-t-il quelques portes ouvertes et se vautre-t-il dans la dénonciation systématique... bref, là ne me semble pas le sujet. Plus intéressante me semble être l'illustration de ce qu'Internet peut être utilisé comme un réel contre pouvoir, en France, à l'égard de nos Administrations et Institutions (avec les majuscules...). Ce qui se passe aux USA (exemples du site de la Maison Blanche ou des "contre-publicités" de consommateurs mécontents), avec les vents d'ouest, arrive sur nos terres avec des moyens de diffusion équivalents à ceux jusqu'alors réservés aux "puissants".
Affaire(s) à suivre... en souhaitant que la démocratie y gagnera ! (avis publié à titre personnel) Cordialement,

PS : j'avoue ne pas être certain que ce sujet n'ait pas déjà été abordé dans les colonnes du courriel d'Admiroutes... et que ma contribution vaille d'y être publiée.  

Elle vaut certainement d'être publiée, ce dont je me charge. Sur le fond, qu'en pensez-vous, que vous soyez ou non magistrat? Devrais-je une nouvelle fois invalider le lien? Baquiast

Le 18 octobre

edufranceEduFrance http://www.edufrance.fr

"L'Agence EduFrance est chargée de la promotion de l'offre française d'enseignement supérieur. Elle a été créée le 22 novembre 1998 par le Ministère de l'Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie et le Ministère des Affaires Etrangères. L'Agence regroupe les établissements d'enseignement supérieur désireux de mettre en valeur leurs savoir-faire et leurs compétences. "

Un peu comme l'Actim dans le domaine de la coopération technique, Edufrance est chargé de faciliter les inscriptions des étudiants étrangers auprès des établissements français d'enseignement supérieur, sans pour autant se substituer à ces derniers. Ceci suppose un important travail pour la réponse aux demandes d'information, la  mise en relation, la facilitation des procédures administratives et l'aide à l'hébergement. Aujourd'hui, tout doit se faire par mel, avec des temps de réponse courts et une grande fiabilité dans le contenu des informations et réponses fournies. Un certain suivi de l'étudiant, pendant et après son séjour, est également nécessaire ou souhaitable. La concurrence est rude, car tous les pays modernes cherchent à attirer chez eux des étudiants, aussi gradués et compétents que possible évidemment. EduFrance fera-t-elle face à la demande, nous le verrons. En tous cas, elle semble avoir pris la mesure de ce que sa mission suppose d'investissement sur le plan de l'Internet. Le site est pratique et simple, il est évidemment aussi trilingue. Bien évidemment, un tel site n'est jamais aussi complet que les correspondants peuvent le souhaiter. Mais il appartiendra au management d'EduFrance de l'enrichir, en collant très étroitement aux impératifs de la gestion quotidienne. Le site ne peut pas être un sous-produit de celle-ci, mais un instrument essentiel du travail en réseau de l'équipe en charge de l'Agence.

Le site avait déjà été cité dans notre N° 8 Baquiast

Commune de Sèvres http://www.ville-sevres.fr

404 Not Found The requested URL / was not found on this server. Apache/1.3.6 Server at www.ville-sevres.fr Port 80 ..le 21/10/99 Pourquoi certains n'appliquent-ils pas cette forte maxime du regretté Nikita Kroutchev: " Chez nous, les poules ne chantent pas avant d'avoir pondu leurs oeufs"?

Le 16 octobre

inraInstitut National de la Recherche Agronomique (INRA) http://www.jouy.inra.fr/'

Alerté non seulement par le Cawa, mais par l'excellente rubrique du Monde consacrée aux nouveaux sites web, je suis allé voir le site de l'INRA (site institutionnel, précisent-ils, sans doute pour se démarquer des contrefacteurs) afin de chercher (non sans mal) le Courrier de l'environnement (http://www.jouy.inra.fr/dpenv/pa.htm) et plus spécialement les pages consacrées à la vache folle  en ligne (http://www.jouy.inra.fr/dpenv/vchfol00.htm). Délaissant la meuglothèque, j'ai fini par trouver des éléments du rapport présenté par les Autorités Françaises à la Commission européenne, justifiant notre politique de maintien de l'embargo sur le boeuf britannique. Christophe Labbé et Olivia Recasens, du Monde, ont raison de souligner que, peut-être, nos institutions commencent à comprendre qu'elles ont intérêt à utiliser systématiquement le web pour faire connaître nos positions. La société de l'information et ses nouveaux savoirs-faire n'auraient-ils donc plus de mystère pour nos administrations? Pour le reste, allez voir tout cet ensemble de sites et de pages, vous ne perdrez pas votre temps. Bravo. Baquiast

Le 15 octobre

Studi.com http://www.studi.com

Studi.com, entreprise privée, propose des formations sur Internet reposant sur le tutorat. Le concept est ainsi présenté: " Studi.com optimise votre formation grâce au tutorat. Le tuteur analyse vos connaissances initiales et vous propose en fonction de vos objectifs un plan de formation. Il anime votre formation avec différents outils de communication et de suivi de cours (courrier, forum, conférence, planning, statistiques…). .." L'idée parait excellente, pour donner une nouvelle vigueur au télé-enseignement et à la télé-formation, en donnant un rôle de premier plan au formateur. Tout dépendra évidemment de la qualité des tuteurs et du savoir-faire pédagogique accumulé par l'entreprise...ainsi que des tarifs pratiqués. Différentes formations sont déjà proposées, y compris l'une intéressant les sapeurs-pompiers. Affaire à suivre, notamment par les usagers de l'éducation nationale. Baquiast

http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/99-1110/index.htm