Logo la gazette N°10 - 14  Octobre 1999

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Quelques articles mis en ligne sur Admiroutes du 30 Septembre au 11 0ctobre:

11 octobre
Editorial: A propos de requins. par Jean-Paul Baquiast.

9 octobre
Le télétravail dans l'administration
 (dossier mis en discussion) par Jean-Paul Baquiast (62 Ko- 15 pages)

7 octobre
Le projet d'Observatoires de la qualité des services publics
, par Bertrand de Quatrebarbes, suite  des travaux.

6 octobre
Justice: Les TIC au service de la modernisation du service public de la justice en France par François Staechele

3 octobre
Chroniques du bêta-bloquant - Discours pour décideur pas décidé par Anne Bedel et Christophe Jacquemin

2 octobre
Editorial: Ne pas jeter l'enfant de la Réforme de l'Etat avec l'eau du bain de l'OMC. par Jean-Paul Baquiast
Commerce électronique: Face à l'OMC, que faire? par Jean-Paul Baquiast
Quel portail pour l'administration ? par Pierre Mayeur

1er octobre
Consultez régulièrement la rubrique "Actualité scientifique" de Christophe Jacquemin

30 septembre http://www.admiroutes.asso.fr/
Communiqué de l'association ATTAC à propos de l'OMC

BlocNet 

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L'impossible collaboration entre polices et justices européennes?
Délit européen. Coopération justice-police européenne. Techniques modernes. Cyber-criminalité.

Un lecteur Bruxellois du Monde ( Le Monde, mardi 12 Octobre, Courrier des lecteurs, p. 19) dont je ne cite pas le nom (ne sachant si j'en ai le droit, me trouvant ici non pas sur un support papier, mais sur un support électronique) rappelle une évidence, qui mériterait à elle seule un ou plusieurs rapports parlementaires. Avant de se préoccuper de créer un droit pénal européen, actionné par un parquet de même nom, ne conviendrait-il pas de faire travailler plus efficacement entre eux, grâce aux TIC (dont les organisations criminelles ne se privent pas d'user) magistrats et policiers de chaque Etat-membre. Les codes pénaux de ceux-ci sont assez voisins pour qu'une telle coopération ne manque pas de bases légales. Je cite notre auteur: " Au moins, grâce aux techniques modernes, la justice entrerait-elle de plain-pied dans son siècle, au lieu de traîner des lenteurs d'un autre âge, tout juste bonnes à protéger les délinquants et désespérer les victimes". On m'expliquera que les intérêts nationaux, particularismes policiers, rigidités des procédures rogatoires, sont tels que l'on ne peut rien faire. Très bien. Notre Garde des Sceaux nous a expliqué, dans le même Monde, il y a quelques mois, que les choses allaient changer. Très bien encore. Il faudra voir sur le terrain comment vont se manifester ces changements. A se revoir!

L'impuissance des Etats (suite)
Télécommunications. Réseaux à longue distance. Fusion MCI-World.com-Sprint.  Monopoles. Global One. France-Télécom

 Si l'on s'étonne encore qu'en matière de licenciements dans le secteur privé, l'Etat ne puisse guère agir, il est admis depuis longtemps que ce même Etat est et doive rester neutre (impuissant) en matière de télécommunications (infrastructures et services-réseaux). C'est aux opérateurs de par le monde de s'occuper de ces questions. Ce point de vue est évidemment partagé par tous nos voisins européens. Peu importe que ces questions soient vitales, notamment avec le développement d'Internet, pour assurer un minimum d'égalité et de concurrence entre pays et catégories d'utilisateurs.

Personne donc ne semble s'inquiéter du rachat de Sprint par MCI-World.com, ainsi que de la fermeture du marché américain des télécommunications terrestres aux opérateurs européens qui peut résulter, concrétisée notamment par l'implosion de Global One (où se retrouvaient France Télécom, Deutch Télécom et Sprint). Les actions de France Télécom, au contraire, ont monté en Bourse (je dirais si j'osais un peu comme celle de Michelin après licenciements). On ne s'inquiète pas davantage de ce qui se passera lorsque le nouveau géant américian débarquera en Europe. Il est vrai que France Télécom nous explique (si je comprend bien, mais ces questions m'échappent en partie) que l'avenir, même pour les hauts débits inter-entreprises, est au téléphone mobile, et que là, nous sommes bien placés. Par ailleurs, on ne désespère pas de reprendre Sprint...

Si ce n'était pas le cas, et si les méga-fusionnés US captaient tout le marché européen, sans parler du marché mondial, les Etats européens devraient-ils rester passifs? Un José Bové de la télécommunication ne se dresserait-il pas pour interpeller nos gouvernants? Vous me direz: "que pourraient faire nos Etats?" Certainement  pas recréer des entreprises publiques, qu'ils confieraient à de brillants ingénieurs ou inspecteurs des finances. Mais peut-être cependant dénoncer le risque de monopole, exhorter de la voix et du geste les opérateurs européens à rapprocher stratégies et standards, peut-être relancer l'idée d'infrastructures trans-européennes à haut débit dont la réalisation serait confiée à des maîtres d'ouvres industriels véritablement concurrents, bref, faire quelque chose. On peut se demander d'ailleurs si la fusion MCI-World.com-Sprint n'a pas fait l'objet de quelques encouragements de la part des stratèges gouvernementaux de ce grand pays libéral que sont les Etats-Unis.

Vous voyez que je raisonne sans doute là en mal guéri de l'interventionnisme européen, n'ayant rien compris aux bienfaits de la mondialisation sous le parapluie d'outre-atlantique.

La sécu, une idée neuve
Sécurité Sociale. CNAV-TS. Contrôle des dépenses. Débat public

Jean-Marie Spaeth, président de la Caisse Nationale d'Assurance-maladie-Travailleurs Salariés nous a expliqué, sur France-Inter mardi matin 5 octobre, que les assurés sociaux devaient participer aux grands débats sur la protection sociale et ses enjeux, afin de s'imprégner, notamment, des impératifs de bonne gestion indispensables aujourd'hui. Voici un discours qui nous va très bien. Pour aider à cette prise de conscience, il a rédigé un petit livre, intitulé, sauf erreur, La Sécu, une idée neuve, et publiée aux éditions de la Découverte. Le résumé rapide qu'il nous fait des thèmes de ce livre parait très prometteur. Voici vraiment matière à discuter, sur des bases saines.

Hélas. Vais-je aller acheter le livre en librairie? Mon libraire ne l'a pas. Il peut commander...Mais ensuite, avec qui vais-je partager mes réactions aux propositions de l'auteur? Avec lui,  par fax? avec ma Caisse régionale, avec mon voisin? J'ai pensé dans ma naïveté que M. Spaeth avait prévu tout cela, mis son texte en ligne sur le site de la Cnam, lequel site se dit d'ailleurs "En ligne avec moi" (http://cnam.pl.fth.net/) , organisé un vaste forum où j'aurais pu déposer mon grain de sel...Rien de tout cela.

J'ai peine à croire que face au vaste objectif d'aider les Français à participer au comblement du trou, le souci des droits d'auteur et des droits d'édition ait pu entrer en ligne de compte pour décourager le recours aux moyens moderne de dialogue politico-social. Dans ce cas, je demande, pour cette publicité gratuite, une petite ristourne sur ma prochaine feuille de maladie.

Des dossiers sur support électronique présentés aux juridictions?
Procédures judiciaires électroniques. Valeur probante du document électronique. Sécurité. Réforme des procédures civiles et commerciales

Libération du 28 septembre 1999 (http://www.liberation.com/multi/actu/semaine990927/art90928a.html) nous signale le cas d'un plaignant qui n'a pas été autorisé à présenter en justice un dossier constitué à partir d'un site web et de documents en hyper-texte sur CD.Rom. Il ne s'agit là que d'un cas particulier de ce qui deviendra une demande de plus en plus courante: utiliser les réseaux pour la communication entre parties et juridictions, notamment au stade des communications de pièces pour la mise en instance. Ceci posera évidemment le problème de la valeur probante des documents électroniques et de la sécurité. Voir notre dossier Justice ( http://www.admiroutes.asso.fr/action/theme/justice/procedur.htm )

Ces questions seront-elles abordées dans le projet de loi en préparation sur ce sujet, ou relèveront-elles de dispositions spécifiques relatives aux procédures judiciaires?

Et le télétravail, dans tout cela?
Télé-travail. Retraites. Temps partiel. 35 heures. Travail choisi. Loisirs.

 Selon la presse (Le Monde du 2 octobre 1999), deux économistes viennent de remettre chacun un rapport au Premier ministre. L'un, de Dominique Taddéi, porte sur les retraites. L'autre, de Gilbert Cette, sur le temps partiel. La question qui nous intéresse ici est de savoir si les auteurs envisagent, dans l'un et l'autre cas, les possibilités en rapide développement des différentes formes de télétravail, susceptibles de changer profondément l'approche des problèmes.

N'ayant pas lu les rapports Taddéi et Cette (au fait, sont-ils ou seront-ils disponibles pour le grand public?), je ne peux répondre. Je crains fort cependant qu'à l'instar des précédents rapports Roché sur la durée de travail dans la fonction publique, et Charpin sur l'avenir des retraites, ils ne fassent du télétravail, dans le meilleur des cas, qu'une mention toute théorique.

C'est en fait un rapport dédié tout entier au télétravail (travail coopératif en réseau) qu'il faudrait réaliser, en analysant les outils et comportements des personnes utilisant les réseaux de façon systématique, comme le cas devient de plus en plus fréquent, même en France. L'on verrait alors que tout ce qui se dit ou s'envisage concernant les 35 heures, les retraites, le temps partiel, la formation professionnelle, les loisirs intelligents...mériterait d'être ré-analysé dans la perspective de l'explosion prochaine du travail en réseau.

Dans le domaine de l'administration, une étude axée sur les perspectives du télétravail dans la fonction publique française - qui n'est pourtant pas la plus avancée en Europe à cet égard - ferait disparaître bien des a priori émanant de sociologues ou économistes n'ayant jamais utilisé Internet pour travailler quotidiennement. On y verrait que 30 à 80% des tâches, selon les métiers, sont déjà ou pourraient être réalisables en réseau, avec un assouplissement considérable des contraintes de temps et de lieu, et une amélioration générale des résultats - sans parler d'un accroissement du plaisir au travail que certains psychologues finiront  par juger pervers...

Admiroutes ouvre un dossier sur ce sujet, qui pourrait faire l'objet d'une présentation au prochain festival du télétravail  et des télé-activités (en principe printemps 2000, à confirmer). Nos correspondants disposant d'une expérience pratique sont invités à contribuer.

Combien cela coûte? Bravo la marine!
Comptabilité analytique. Comptabilité patrimoniale. Rationalisation des choix budgétaires. Evaluation a priori et a posteriori. Transparence des coûts et des dépenses publiques.

L'une des demandes les plus fréquentes des citoyens s'intéressant au fonctionnement de l'Etat concerne l'information sur le coût des politiques publiques (Voir par exemple nos Cahiers de doléances). L'on sait que les documents budgétaires disponibles sont pratiquement inutilisables pour cela. Ils sont annuels, alors que la plupart des actions sont pluriannuelles. Mais surtout, ils ne regroupent pas les dépenses selon une logique fonctionnelle ou de comptabilité analytique, mais selon des  logiques comptables. Les ministères disposent dans certains cas d'informations intéressant leurs politiques de gestion (par exemple la politique d'aide à la famille). Mais elles sont partielles, rares et généralement non-communiquées. L'on peut donc, sans exagérer, estimer que l'Etat en France n'est pas capable, contrairement aux entreprises, de disposer d'éléments sérieux pour établir des gestions prévisionnelles à moyen et long terme, pour évaluer leurs résultats et renseigner les parlementaires et les simples citoyens.  

L'on s'étonnera sans doute dans quelques années, quand la comptabilité patrimoniale et la comptabilité analytique se seront généralisées dans le domaine des finances publiques (ce qui se fera inévitablement sous la pression des opinions), que les administrations et les politiques aient pu résister si longtemps à des exigences si évidentes de bonne gestion et de transparence. L'on s'interrogera aussi sur le pourquoi de ces résistances, ce qui n'est jamais bon pour la démocratie.

Il faut donc d'autant plus saluer le bon exemple donné par le ministère de la Défense qui vient de communiquer le coût du programme de sous-marin nucléaires lance-missiles SNLE-NG de la série Triomphant, dont 4 unités seront en service durant environ 35 ans.  C'est un Comité d'experts complété de parlementaires, le Comité des prix de revient des fabrications d'armement (CPRA) qui a fait et publié le calcul. Les coûts sont ventilés entre acquisition et fonctionnement. Les mauvais esprits minimiseront le précédant, en expliquant que la Défense a besoin de bonnes relations publiques et que cette démarche en fait partie. On expliquera que la présentation budgétaire de ces dépenses (en autorisations de programme pluriannuelles) facilite l'approche de la comptabilité analytique. On critiquera peut-être aussi les modes de calcul et l'actualisation des données. On s'interrogera sur les conséquences qui seront tirées en matière de rationnalisation de la gestion à long terme. On demandera les mêmes estimations concernant le programme de porte-avions nucléaire. On aimerait aussi que le rapport du CPRA soit publié sur le site de la Défense http://www.defense.gouv.fr où je ne l'ai pas trouvé (sauf à n'avoir pas su chercher)...Bref l'on fera les dégoûtés. Les citoyens ne sont jamais contents, c'est bien connu.

Il n'empèche. Nous avons là une démonstration évidente de ce qu'il faudrait généraliser dans tous les ministères. D'une part, comme disait Francis Blanche, "on peut le faire". Il suffit de mettre au travail quelques experts et parlementaires , de la majorité et de l'opposition. Et d'autre part, l'Etat ne meurt pas, loin de là, de lever le voile du secret dans l'affectation des recettes budgétaires. Pratique à mettre donc en tête de nos exigences en matière de Réforme de l'Etat.

Porte-monnaie électronique: que de timidité!
Porte-monnaie électronique. Carte à puce. Passage à l'euro. Petits achats. Commerce de proximité.

Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie a personnellement participé au lancement à Tours le 30 septembre du porte-monnaie électronique (PME, eh oui!) Monéo, conçu par un groupe de 7 banques françaises, et destiné à régler les petits achats, inférieurs au minimum autorisé pour l'utilisation de la carte bancaire ordinaire. C'est très bien, mais que de timidité encore en France devant ce que j'appellerais personnellement un produit miracle. Malgré des expériences tout a fait réussies dans les pays européens du Nord, les résistances se sont longtemps accumulées chez nous, venant tant des banques que des commerçants, pour les mêmes raisons - fallacieuses - qui ont longtemps bloqué le lancement de la carte de crédit à puce et de l'interbancarité, dont aujourd'hui chacun se félicite sans réserve.

Ne réouvrons pas le dossier ici. Disons seulement que la généralisation de PME compatibles entre eux (il existe plusieurs techniques aux standards différents) résoudrait élégamment, non seulement les problèmes de liquidités en pièces et billets qui sont multiples (encombrement, vols, etc.), mais surtout le passage à l'euro en 2002. Les fameuses "personnes agées" toujours évoquées pourraient ainsi, grâce au PME, changer d'unité monétaire sans s'en apercevoir. Si d'ailleurs l'euroland tout entière avait opté pour le PME, la longueur excessive de la période intermédiaire 1999-2002, qui pénalise les bons effets du passage à l'euro, aurait pu être réduite d'environ 1 an. Ce sont en effet les délais nécessaires à la fabrication et à la distribution des pièces et billets qui justifient pour l'essentiel ces délais. On risque ce paradoxe d'avoir perdu au moins un an dans la généralisation de l'euro, pour des pièces et billets auxquels les usagers préféreront finalement la monnaie électronique.

Voici de bonnes raisons qui justifieraient un engagement encore plus massif (verbal bien entendu, mais cela suffirait en ce cas) des pouvoirs publics en faveur du PME - même si l'heure n'est plus aux interventions de l'Etat dans le domaine économique.

La Revue des sites

Consulter le répertoire des sites

Le 12 octobre

Cyberhosto http://www.cyberhosto.org/public/default.htm

L'association Cyberhosto lance une action destinée à relier, grâce à Internet,  les enfants hospitalisés entre eux et avec des sites extérieurs pour "contribuer parallèlement à leur traitement médical, à les accompagner et à les soutenir dans leur processus de guérison" Il s'agit d'une bonne initiative, qui pourrait, sans grands frais, mais avec beaucoup de bénévolat, se développer au profit de toutes les personnes, de tous âges, faisant des séjours plus ou moins longs dans les établissements de soins. Baquiast

Le 10 octobre

ERISA European Régional Information society @ssociation http://www.erisa.be/

32 Régions européennes ont décidé de s'unir au sein de l'associaition Erisa, dont 4 françaises: Nord-Pas-de-Calais, Limousin, Poitou-Charentes et Midi-Pyrénées. L'objet, soutenu par la Commission Européenne, est de coopérer pour ouvrir l'accès aux TIC à tous les citoyens, soutenir les projets, catalyser les initiatives.

Le site est un portail fonctionnel (donc austère, mais on n'est pas là pour s'amuser, mais pour travailler!) renvoyant par de très nombreux liens aux  adresses et réalisations des membres. Il est en anglais, avec certains textes en français. Le site est trop riche pour être décrit ici. L'analyser permettrait sans aucun doute à un universitaire de faire une belle thèse sur l'Europe, les Régions et les nouvelles technologies. Je conseille  à tous ceux s'intéressant à l'actualité de ces questions de l'inscrire dans leurs signets . Baquiast 

Le 9 octobre

région Nord Pas de CalaisLa Région Nord-Pas-de-Calais http://www.region-numerique.org/

Le site de la Région Nord Pas-de-Calais, qui s'intitule, toute modestie mise à part, La région numérique, est à notre avis un modèle du genre. L'on y trouve tout ce qui fait un site vivant: une Lettre, au rythme irrégulier (à peu près mensuel) pleine d'informations multiples, des rubriques d'actualité, des groupes de travail et des projets, des liens sur le monde cyber de la Région et de l'Europe. Bref, si  vous voulez toucher du doigt la façon dont une région de France s'est résolument orientée vers les TIC pour son développement, allez-y voir.

La Lettre est également dotée d'une version-papier, qu'ils ont la gentillesse de m'adresser. Je suppose que cette version a son utilité, pour toucher les gens non branchés. Mais j'aimerais savoir si les auteurs ont des éléments chiffrés pour mesurer l'intérêt de la Lettre-papier (qui doit coûter assez cher) par rapport à son utilité sociale et économique. Baquiast

Le  8 Octobre

Service central de la sécurité des systèmes d'information http://www.scssi.gouv.fr/index.html

Arte a consacré une soirée Théma le 10 octobre à la sécurité sur Internet. Beaucoup d'informations nous ont été données, notamment  concernant l'emprise de nos amis américains sur tout ce qui s'échange dans le monde virtuel. Le célèbre Echelon de la National Security Agency a été présenté, ainsi que bien d'autres choses intéressantes - sans exclure, comme toujours sur de tels sujets, un brin de sensationnalisme, que les bêta-bloquants de tous poils interprêteront comme une bonne excuse pour ne pas utiliser Internet. Un appel à une réaction, non seulement de la France, mais de l'Europe toute entière, bloc contre bloc, a été lancé. Bref, que fait la France en attendant? On doit connaître, pour commencer à répondre à cette question, le site du SCSSI. Baquiast

B2I, Banque interministérielle des innovations dans le secteur public http://www.innovations-services-publics.gouv.fr/b2i2.nsf

Cette banque de données, produit du ministère de la Fonction Publique, et déjà mentionnée par la Gazette N° 1 , nous demande maintenant, pour raisons de sécurité, un nom d'abonné et un mot de passe. On se demande bien pourquoi. Aurait-on peur des effets déstructurants de l'innovation? Baquiast

Le 7 Octobre

évaristeEvariste, le site de l'innovation industrielle et technologique http://www.evariste.org/

Evariste est un serveur du ministère de l'industrie, qui gravite dans l'orbite du corps des Mines et d'Adminet. On consultera son histoire résumée à la page http://www.evariste.org/intro.html  Evariste nous propose une nouvelle page d'accueil-portail simple et claire, qui donne accès aux très nombreuxs liens et informations concernant l'innovatoion technologique en France et à l'étranger. Les amis d'Adminet y reconnaîtront avec plaisir  la "patte" de Christian Schérer. Baquiast

Le 6 Octobre

AFPA-Ile de France http://www.idf.afpa.fr

L'Association pour la formation professionnelle des adultes en Ile de France a ouvert un site extrêmement pratique permettant l'accès aux différents centres d'information et de formation qu'elle entretient dans la région. Habitant moi-même Meudon (excusez-moi de me citer, mais il faut rester pratique) j'ai ainsi pu y découvrir le Centre Yves Bodiguel, son offre d eformation et le plan pour y aller (en banlieue parisienne, un tel plan s'impose!). Un autre service concerne les offres et demandes d'emplois pour personnels qualifiés. Chacun peut déposer un CV ou une offre, et consulter le stock. Question classique, dont je n'ai pas trouvé la réponse en ligne: qui se charge de retirer les fiches devenues sans objet? Baquiast 


Le 4 Octobre

académie de VersaillesAcadémie de Versailles http://www.ac-versailles.fr/

Le Cawa d'Adminet nous signale l'existence d'une page consacrée par l'Académie de Versailles à la Charte qu'elle propose aux sites hébergés sur son serveur http://www.ac-versailles.fr/internet/experime/heberg.htm . Cette Charte est extrèmement détaillée. Elle peut sans aucun doute servir de modèle pour d'autres contrats d'hébergement dans l'administration, après adaptation et éventuellement simplification. Pour le reste, le site de l'Académie de Versaiiles nous parait fonctionnel. Il offre le minimum de liens et d'informations que l'on est en droit d'en attendre. Baquiast


Le 3 octobre

maison des universitésLa Maison des Universités http://www.cpu.fr/

"Qu'est-ce que la Maison des Universités ? Créée au printemps 1997 à l'initiative de la Conférence des Présidents d'Université, la Maison des Universités est à la fois un ensemble de bureaux localisés à Paris (au 103 boulevard St Michel) et un site internet. Elle regroupe plusieurs associations de la communauté universitaire et fournit des outils de travail et d'échanges (tels que ce site web) à l'ensemble des responsables des établissements d'enseignement supérieur."

Ainsi présentée par ses soins, la Maison des Universités nous offre un site tout à fait remarquable et exemplaire. Il s'agit à la fois d'un portail très bien fait vers les nombreux organismes du monde universitaire, et d'une source de références, informations et dialogues extrémement vivante. Vue la richesse de la matière, il faut plusieurs heures avant de commencer à en mesurer tout l'intérêt. Les responsables du site tiennent à souligner leur indépendance vis-à-vis du ministère de tutelle. Est-ce à celle-ci que nous devons le niveau de qualité obtenu, ou à d'autres raisons? Ne cherchons pas à trancher cette question qui n'a d'ailleurs aucune importance. Allons sur le site en toute ingénuité, et étanchons  y notre soif de connaissances.

Un seul reproche: je n'ai pas trouvé (sauf erreur) de version en langues étrangères. Dommage pour les universitaires étrangers s'intéressant à nos institutions académiques. Dommage surtout pour ces dernières. Baquiast

Le 2 octobre

confédération paysanneLa Confédération Paysanne http://www.confederationpaysanne.fr/

José Bové, nous voilà ! J'arrive un peu après la bataille cependant. Bornons nous ici à signaler que la Confédération Paysanne utilise habilement les ressources de l'Internet. On s'en serait douté... Ils ont le bon sens, tout en refusant la mondialisation dans l'agriculture, de ne pas rejetter les ressources de la communication mondiale. C'est un peu une première dans le monde des organisations professionnelles qui, lorsqu'elles disposent d'un site web, n'en font pas toujours grand chose. Pour ce qui concerne les agriculteurs français, l'on peut penser qu'ils deviendront rapidement des utilisateurs très avertis de l'Internet. Celui-ci les aidera à mieux de regrouper tant au plan commercial que pour utiliser des méthodes plus fines de production, au bénéfice du consommateur et de l'environnement. Dans cet esprit, le site de la Confération Paysanne propose une réflexion et des textes sur l'agriculture de demain. Chacun peut apporter ses propositions et son expérience. Baquiast


Le 1er octobre

 CNEDCNED. Centre National d'enseignement à distance http://www.cned.fr/Index4.htm

"Au-delà de la description de notre établissement et de ses activités, ce site est un lieu de rencontre privilégié pour tous ceux qui s'intéressent à l'enseignement et la formation à distance ; il est prolongé par le site Campus Électronique qui propose des services d’information et de formation."

Le recteur Moreau, directeur général du CNED, inaugure ainsi la présentation de son site. Rien de plus à ajouter ici. Allez voir. Il y a largement matière à réflexion. Mais attention, le côté nécessairement un peu académique de l'approche du CNED ne doit pas décourager les enseignants et élèves d'explorer des voies différentes, s'ils se sentent inspirés par d'autres exemples d'enseignement à distance et d'utilisation de l'Internet dans l'enseignement. Baquiast

Le 30 septembre

Eaux et rivières de Bretagne http://assoc.wanadoo.fr/erb/

"Une association loi 1901, créée en 1969 par des pêcheurs de saumon et des naturalistes inquiets de la disparition de ce magnifique poisson des rivières bretonnes. Elle s'appelait alors Association Pour la Protection du Saumon en Bretagne (A.P.P.S.B.). Devenue par la suite Eau & Rivières de Bretagne, l'association a élargi son action et sa réflexion à l'ensemble des problèmes de gestion et de protection de l'eau et des milieux naturels.  L'association est agréée par l'Etat au titre de la protection de l'environnement et de la défense des consommateurs. "

Le site de cette association est intéressant à étudier. Il montre comment, à partir d'une action locale, les défenseurs de l'environnement peuvent grâce à Internet  élargir leur démarche, et réaliser des synergies avec d'autres.

Je retiens en particulier les excellents conseils donnés dans la page:

Participez aux enquètes publiques http://assoc.wanadoo.fr/erb/enqpub.htm

Tous les citoyens sont intéressés par ce dossier. Si enquête publique il y a, il faut prendre le temps de s'y exprimer. Sinon, comment se plaindre après coup de n'avoir pas été entendu? Le dossier d'ERB n'évoque pas la question de l'utilisation d'Internet dans la procédure de consultation. Il n'y a guère de précédents en France à cet égard. C'est une lacune  importante de la procédure d'enquête publique,  sur laquelle il faudra revenir. Baquiast

http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/99-1010/index.htm