Logo la gazette N°9 - 30 Septembre 1999

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Contrairement à mes prévisions du 10 septembre, je peux mettre en ligne le n° 9 de la Gazette d'Admiroutes le 30 septembre 1999.
Vous trouverez désormais dans chaque numéro, une nouvelle rubrique, BlocNet, comportant quelques brèves réactions à l'actualité de la modernisation des services publics face aux développements de la société de l'information. Il s'agit de points de vue personnels, dont le mérite, s'il en est un, serait seulement d'encourager les discussions. Les abonnés à la Gazette, qui ont par cet abonnement manifesté leur intérêt, sont invités plus particulièrement à réagir. Le cas échéant, je publierai leurs messages dans le courriel d'Admiroutes, sauf demande contraire de leur part. 

Quelques articles mis en ligne sur Admiroutes du 10 au 29 Septembre:

25 septembre
Editorial: L'efficacité de la régulation publique suppose des contre-pouvoirs, qui eux-mêmes devront utiliser Internet. par Jean-Paul Baquiast

16 septembre
Editorial: Supprimer des administrations inutiles ? Oui mais lesquelles ? par Jean-Paul Baquiast.

13 septembre
Chroniques du bêta-bloquant - attribution du mulot d'honneur de septembre (2ème mulot d'honneur)

BlocNet 

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Jean-Paul Fitoussi oublie-t-il les technologies de l'information comme facteur d'obtention du plein-emploi?
Croissance. Plein-emploi. Mal-emploi. Technologies de l'information,

L'on a tellement répété que les technologies de l'information étaient responsables de près de 70% des emplois crées aux USA que, pour des économistes aussi dans le vent que Jean Paul Fitoussi, répéter cela s'apparenterait sans doute à une banalité. Il est curieux cependant de voir qu'il n'en fait aucunement mention dans son article du Monde "Après le plein-emploi" en date du 24 septembre. Il insiste sur la nécessité de réduire, non seulement le chômage, mais le mal-emploi. Il faut, dit-il, que les emplois morcelés se transforment en emplois choisis, que diminuent le travail précaire et l'écart entre compétences et qualifications, que les taux d'activité des "vieux" augmentent, etc. Mais pourquoi ne pas dire que tout cela, sur la période 2000-2010 où se généralisera partout la société de l'information, ne peut être étudié et prévu qu'en tenant compte du véritable saut paradigmatique que provoquera cette dernière, et en s'appuyant sur des expériences concrètes qu'il faut absolument promouvoir? On doit le dire et le répéter jusqu'à lassitude, si l'on veut que les Français, encore un peu attardés sur ce plan, se positionnent dans la bonne direction.

Les non-surprises de la comptabilité patrimoniale de l'Etat
Dette publique. Actifs publics. Gestion du domaine. Retraites des fonctionnaires. Comptabilité patrimoniale. Bonne gestion financière.

L'Expansion et Le Monde résument les conclusions d'un rapport remis par Jean-Jacques François (Direction générale de la comptabilité publique) au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, portant sur les lacunes de la comptabilité patrimoniale de l'Etat et de ses dépendances, les risques courus et les mesures à prendre. C'est un sujet qui a été parfois évoqué déjà par la Presse bien informée, notamment voici 2 ans environ par plusieurs numéros du Monde, en relation avec les meilleures sources de Bercy. Il est également bien connu dans la maison Finances.

Mais il est certain que le temps n'est plus aux rapports. Il est à l'action. Retarder les remèdes n'empêchera pas les accidents à terme de 10 à 15 ans, voire avant car beaucoup de ces thèmes ont déjà été évoqués au niveau européen, par exemple en matière de financement des autoroutes ou de reprise par l'Etat des retraites de France-Télécom. Qui d'autres que les Pouvoirs Publics responsables du long terme pourraient être chargés de ces dossiers très sensibles. Les réformes à prendre devraient d'ailleurs commencer tout de suite. Un simple exemple: la gestion du patrimoine immobilier de l'Etat (300 à 500 milliards selon les évaluations) se fait encore, sauf erreur, à partir de fichiers sur micro-fiches, alors qu'elle pourrait relever d'un réseau Intranet particulièrement simple à mettre en œuvre, et générateurs d'innombrables économies. Un projet de transfert des fiches sur micros vient d'être décidé, avec mises à jour à partir des services déconcentrés des domaines. Mais il faudra y ajouter les informations fournies par la comptabilité publique, voire par d'autres partenaires (par exemple en matière d'achat-vente), indispensables à l'évaluation exhaustive du Domaine public, et à la mise en place d'une politique de gestion prévisionnelle intelligente. Le temps presse. 

Un bon point à l'OMC
Organisation mondiale du commerce. Foreign sales corporations. Paradis fiscaux. Condamnation de subventions déguisées discriminatoires.

La grande presse n'a pas salué comme il convenait, semble-t-il, la condamnation par l'OMC de la pratique américaine des "foreign sales corporation". Ce mécanisme, pratiqué sur une large échelle avec l'appui du gouvernement et du fisc américain, permet à des entreprises américaines de vendre en dessous du prix de marché leurs produits (d'où taxation réduite) à des filiales basées dans des paradis fiscaux. Celles-ci les revendent dans le reste du monde aux prix du marché, mais ne payent pas de taxes étant précisément domicilié dans des pays pas bien méchants sur le plan fiscal. Les bénéfices sont ensuite rapatriés vers les maisons-mères selon des procédures très simplifiées. Inutile de faire un dessin pour montrer le côté déloyale de la pratique, face à des entreprises européennes, pas exemple, obligées de payer les taxes diverses de leur pays d'origine à taux plein. La subvention globale dont bénéficieraient les entreprises de pointe américaine par ce mécanisme, serait, selon les experts européens, de 2 milliards de $ par an, sur un chiffre d'affaire de $150 milliards (source: Le Monde du 22/09/99, p. 40).

Cette information peut conduire à voir l'OMC sous un autre œil que comme le mandataire exclusif des intérêts américains. Mais elle mériterait aussi de reposer la question des paradis fiscaux et des étranges complicités dont ceux-ci bénéficient de la part d'un très grand nombre de pays développés, y compris européens, s'affichant par ailleurs comme des modèles de démocratie. Il serait temps, à l'époque où l'on reparle d'une régulation économique, tant nationale qu'internationale, de voit les limites de cette dernière. Si les Etats mettent en place des règles pour la régulation et la transparence, et si dans le même temps ils maintiennent ou renforcent les moyens de les tourner, l'entrepreneur honnête ou le consommateur ne sera guère tenté de faire appel à eux pour le protéger de concurrences déloyales.

Disparition du trou de la sécurité sociale. Et Sésam-Vitale?
Déficit de la sécurité sociale. Sesam-Vitale. Services médicaux en ligne. Concurrence internationale.

Tout le monde se félicite de ce que l'accélération de la croissance, augmentant les cotisations, promette un équilibre global entre dépenses et recettes dans le budget 1999 de la sécurité sociale (soit 1.326 milliards de F. de dépenses). Le déficit de l'assurance-maladie reste cependant important, et à la merci de n'importe quel dérapage, faute de mise en place de moyens de suivi et de correction efficace. C'est l'excédent du régime vieillesse qui le comblera, pour quelques 40 milliards. Paradoxe, puisque c'est là, selon le rapport Charpin sur les retraites, qu'il faudrait accumuler durablement les soldes positifs.

Un budget en équilibre ne doit pas servir de prétexte au ralentissement des équipements. Les retards de paiement de certaines caisses d'assurance-maladie (dus dit-on à cette vieille chèvre émissaire qu'est l'"informatique") permettent au président de la Caisse Nationale d'Assurances Maladies-Travailleurs salariés de rappeler les obstructions à la mise en place d'un système moderne, Sesam-Vitale, avec lequel, selon lui, ces retards ne se produiraient pas.

Il est certain que, globalement, les médecins n'ont jamais été favorables à un système de suivi en temps réel de leurs activités. Mais il est vraisemblable aussi que la plupart accepteraient d'y participer, si la CNAM, et l'Etat derrière elle, leur avait proposé ceci comme le sous-produit d'un service en ligne efficace techniquement, comportant plus d'avantages que de contraintes et, finalement, reposant sur des volontariats au sein de communautés géographiques ou médicales de santé à échelle humaine - bref, si tout ceci s'était fait dans l'esprit de l'Internet.

Il serait temps maintenant, alors que tout le monde reprend la parole sur l'assurance-maladie, afin de conforter ses positions, que cesse le décalage sidérant entre ceux qui affirment que Sésam-Vitale est désormais opérationnel, et ceux qui disent qu'il n'intéressera au mieux que 5% des médecins, tout en ayant coûté des milliards. Aucun progrès ne sera possible sur de telles différences de discours.

L'assuré averti, en tous cas (il y en a!) ne concevrait pas que l'Etat se limite aux mesures structurelles, d'ailleurs très nombreuses, destinées à rétablir et conforter l'équilibre. Il faut aussi voir comment l'intendance suit et suivra sur le terrain. Or là-dessus, personne n'y comprend rien. Un véritable audit technique en ligne et contradictoire, de Sésam-Vitale et des autres alternatives ouvertes aujourd'hui par l'explosion de l'Internet dans le domaine médical et social s'impose. L'on verra mieux les erreurs à corriger, les orientations à prendre, et finalement les domaines respectifs incontournables de l'Etat, de l'assurance-maladie et du secteur privé. C'est évidemment sur le terrain pratique de la gestion en réseau quotidienne que les équilibres se joueront en grande partie à l'avenir.

N'oublions pas à l'occasion que très certainement les professions et industries de santé américaines demanderont que l'ouverture à la concurrence des services de santé soit discutée à l'OMC. La question sera envisagée en termes très teAutrement dit que l'on considère comme discriminatoire le fait d'interdire à un assuré social français de se faire soigner à Atlanta, dûment couvert par sa protection sociale nationale. Pour ce prix, les américains offriront peut-être à notre malade le billet d'avion sur United.

Commission européenne: la leçon de contrôle de gestion des experts indépendants.
Commission européenne. Rapport des cinq "sages". Contrôle de l'exécutif. Pratiques de bonne gestion administrative. Evaluation. Reporting.

Le 2e volet du rapport des "sages" consultés sur la réforme de la Commission européenne porte, non plus sur les comportements individuels, mais sur les procédures. A ce titre, il devrait devenir, pour nous tous, y compris dans les écoles administratives, un guide des erreurs à ne pas commettre, et des bonnes pratiques à adopter, tant d'ailleurs au niveau des opérations administratives que de leur contrôle.

Les deux niveaux sont liés. Dans l'administration moderne, toute défaillance du système de contrôle se traduit immédiatement par des défaillances sinon des fautes de gestion. Il faudrait consacrer autant de temps et d'outils modernes à l'un qu'à l'autre. Ceci est pas encore le cas en France. Le prestige des grands corps de contrôle ne suffit pas à remplacer des méthodes et technologies simples de contrôle et d'audit interne s'appliquant sans les paralyser à l'ensemble des actes administratifs, La publication sur Internet des rapports de contrôle, présentés dans un vocabulaire les rendant accessibles au grand public, contribuera également à cette police quotidienne des moeurs administratives.

Les sages, quant à eux, ont constaté des défauts que nous connaissons bien chez nous: priorité donnée à la décision et à la négociation, au détriment de la gestion et du contrôle. Insuffisance du cadre juridique et des effectifs de la lutte contre la fraude, y compris au plan juridictionnel. Maintien d'adhérences excessives avec les administrations nationales, au détriment de la mise en place de véritables procédures pan-européennes. Impuissance du président de la Commission en matière de mise en jeu de la responsabilité politique des commissaires, etc.

Mme Fontaine et M. Prodi trouveront, n'en doutons pas, des solutions à tout cela que les Etats les plus réticents seront bien obligés d'accepter. Déjà, en ce qui concerne la définition du "délit européen" (par exemple fraude à l'égard de la réglementation communautaire) et la mise en place d'un parquet et d'un juge européen supranational, le sommet européen de Tampere, en octobre, consacré à la sécurité intérieure et à la justice, devrait en traiter.

Contrats locaux de sécurité: succès ou semi-échec?
Politique de la Ville. Voisinage. Sécurité. Agressions. Vandalisme.

Grande manifestation à Paris le 20 septembre, en présence de ministres et d'élus, pour célébrer le 2e anniversaire de la politique des CLS: 290 signés, 439 en préparation. Ces contrats reposent sur une excellente idée, rapprocher les différentes administrations nationales et locales pouvant coopérer au renforcement de la sécurité (et du sentiment de sécurité) dans les communes, ainsi que des représentants de la société civile, commerçants, habitants, etc.

Un regret, le rôle des technologies de l'information n'est guère évoqué dans les CLS existants, en dehors de la vidéo qui joue parfois un rôle de sensibilisation à la question de la sécurité. Pour commencer, ils ne sont pas encore, sauf erreur, publiés ni discutés sur les sites web des communes. Rien d'étonnant, direz-vous. La prévention du commerce de la drogue, du racket scolaire ou du vandalisme dans les transports en commun n'a rien à voir avec Internet. Il faut des effectifs de police supplémentaires, voire des caméras de surveillance. Point barre.

Quelle erreur! Il en faut, mais cela ne suffit pas. Réfléchissez un peu à tout ce qu'une bonne utilisation d'Internet pourrait permettre, au service de gens voulant vraiment jouer le rôle de médiateurs sociaux. L'objectif final sera comme toujours d'amener les différentes populations concernées à mieux se prendre en mains elles-mêmes, tout en coopérant avec les services publics, mais s'en compter exclusivement sur eux.

Tout cela ne se gère pas seulement au niveau du préfet. Il faudra donc introduire rapidement de nouvelles pratiques, dans les quelques mois, et le faire savoir, si l'on veut éviter que la bonne idée des CLS ne tourne vite en une nouvelle routine administrative.

L'AFP. Pourquoi pas vous?
Agence France-Presse. Plan stratégique. Correspondants bénévoles.

La PDG de l'AFP a présenté le 14 septembre le plan stratégique de l'AFP, destiné à faire de celle-ci une agence généraliste mondiale multimédia. Des plans d'action prioritaires en ce sens ont été proposés. Depuis, les syndicats de journalistes de l'Agence ont manifesté une nette réserve. Affaire à suivre, qui nous intéresse tous. Les différents points de vue, il est vrai, mériteraient d'être mieux explicités et débattus, pour que le grand public puisse y comprendre quelque chose.

Une suggestion pourtant, qui dans le climat actuel viendra sans doute comme un cheveu sur la soupe. Pourquoi l'AFP, comme d'autres agences plus modestes, ne développerait-elle pas, pour couvrir la France et surtout l'étranger, l'appel à des correspondants bénévoles, qui démultiplieraient les sources d'information des journalistes, tout en laissant à ceux-ci l'entière responsabilité de leur mission? Beaucoup de gens dans l'avenir, avec le développement d'Internet, seraient heureux de jouer ce rôle de correspondant, pour la seule satisfaction de participer à cette grande œuvre de l'information, plus que jamais clef de la démocratie.

Michel Delebarre et l'Etat.
Jacobinisme. Décentralisation. Contrats de plan Etat-régions. Contrats de ville. Schémas de service. Forums de discussion.

Michel Delebarre, président du Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais (Conseil Général bien connu d'Admiroutes par son activité en matière d'Internet) a regretté le recul de la décentralisation le 13 septembre devant l'Institut de la décentralisation

Si j'interprète bien la pensée de M. Delebarre, c'est l'ensemble de la mécanique de la contractualisation telle que gérée par l'Etat, qui est critiquable (contrat de plan Etat-régions, contrats de ville ou de territoire, schémas de services). L'unilatéralisme ou au moins l'absence de transparence des décisions, notamment en matière budgétaire et d'aménagement, l'incohérence des cadres géographiques et des délais, la multiplicité des représentations de l'Etat, vont démobiliser des gens qui à la base, y avaient cru. Dans les pays européens voisins, les choses se passent tout autrement.

Nous aurions pu ajouter ce qui a déjà été constaté au sein d'Admiroutes par de nombreux correspondants: l'oubli pratiquement général des possibilités des technologies de l'information, mises au service d'un développement territorial ambitieux. Certes, les schémas de service consacrés aux réseaux comportent le thème. Mais c'est  dans tous les services que les opportunités offertes par Internet auraient dues servir d'épine dorsale, sur proposition des représentants des collectivités et de l'Etat.

Il ne devrait pas être trop tard pour y revenir. En commençant par ouvrir, le cas échéant sur initiative citoyenne, des forums publics d'expression de besoins et de propositions, soutenus par les médias locaux. Nous sommes certains que beaucoup de gens se feraient un devoir d'y intervenir. Ils ne se sont pas exprimés jusqu'à présent, persuadés que c'était à la préfecture, aux finances ou dans les cercles du pouvoir politique local, où ils n'ont pas leurs entrées, que les choses se réglaient. Il faudrait au moins essayer de voir si le contraire est possible.

La Revue des sites

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Le 28 septembre

institut management EDFL'Institut du Management d'EDF-GDF http://im.edfgdf.fr/im/html/fr/Welcome.htm

EDF nous doit plus que la lumière, et le prouve. Ces grandes boites ont depuis longtemps maîtrisé de nombreuses formules de management. Elles ne demandent pas mieux, ne fut-ce que par souci de relations publiques, de nous en faire profiter. Il ne faut pas, pensons-nous, faire la fine bouche, en expliquant que les administrations, ou les PME, ou vous et moi, avons d'autres objectifs ou critères. C'est excellent de s'informer et discuter de ces questions. De toutes façons, la recette du bon management est toujours à redécouvrir. Bravo donc pour le site, qui parait convivial et riche. Affaire à approfondir. Baquiast

Le 27 septembre

La Royale en 1939 http://perso.wanadoo.fr/bertrand.daubigny/MnHmPg.htm

Voici un inventaire exhaustif de tous les navires composant la flotte militaire française au début de la 2e Guerre mondiale. Pourquoi commenter cette initiative intéressante ici? D'abord pour montrer comment les travaux d'érudition de ce type, grâce à Internet, peuvent enrichir l'histoire des services publics et la faire revivre dans l'esprit des jeunes générations. Mais également parce que ce type de communication, me semble-t-il, en appelle d'autres. Pour les gens de mon âge, le sabordage de la flotte à Toulon, ainsi que d'autres non-faits d'armes de ce genre, marquent la Royale au fer rouge, quels qu'aient pu être les exploits d'équipages individuels, ou plus tard ceux de la marine de la France Libre. Nous avions une flotte excellente, qui fut neutralisée par des choix politiques détestables, eux-mêmes rendus possibles par l'état d'esprit de tout un corps, dont l'amiral de Laborde fut le malheureux révélateur. Je ne sais comment M. Daubigny juge les évènements qu'évoque l'inventaire de la flotte. Il aurait été intéressant qu'il nous dise son sentiment, au delà de l'énumération des unités. Pour moi, il valait mieux à cette époque servir et mourir sous le white ensign dans l'atlantique-nord et l'océan arctique, qu'attendre la fin de la guerre sous le tricolore au soleil de Toulon.  Et vive de Gaulle! Le site comporte un forum, mais il est pour le moment d'ordre technique. Baquiast

Le 25 septembre

DDE du Calvados. Permis de construire http://www.calvados.equipement.gouv.fr/winads/saisi_pc.htm

Le site consacré par la direction départementale du Calvados au suivi en temps réel de la procédure d'obtention d'un permis de construire a acquis ses lettres de célébrité, dans le monde fermé des téléprocédures, depuis déjà quelques mois. Il offre en effet au citoyen la possibilité de "traçer" l'avancement de la procédure, c'est-à-dire de savoir exactement où il en est dans sa demande de permis de construire. Commen il s'agit de questions complexes, intéressant plusieurs administrations, le service rendu est très important. Allez voir comment cela marche en l'espèce. Le rêve serait évidemment que de très nombreuses procédures puissent ainsi bénéficier d'un suivi en quasi temps-réel. Bravo. Baquiast

Le 24 septembre

Droit Public. Affaires publiques. Le site de Joël Cartron http://affaires-publiques.com/

Le site tenu par Joël Cartron, bien connu de ses amis du Cawa, est consacré à de la documentation et des travaux personnels sur le droit public. Il vous intéressera sans doute. Le droit public est souvent moins bien connu par ceux qui s'intéressent à la fonction publique, que ne l'est le droit privé. Que le titre n'abuse personne au demeurant. Il pourrait laisser espérer la découverte de ténébreuses affaires - dont il n'est évidemment pas question ici. Baquiast


Le 23 septembre

Pénitentiaire. Site anonyme http://www.multimania.com/philippe3

Le Monde a récemment signalé, très favorablement, cette initiative d'un fonctionnaire de l'administration pénitentiaire, destinée à mieux informer sur le fonctionnement pratique de cette dernière. Elle nous parait effectivement exemplaire. Son auteur nous prévient d'emblée:

Avertissement: ceci n'est pas le site officiel de l'Administration Pénitentiaire. Les informations contenues sur ce site sont diffusées en l'état. Ni les services publics, ni le responsable du serve ur, ni l'auteur de ces pages ne peuvent être tenus pour responsables vis-à-vis de quiconque pour les conséquences éventuelles de leur utilisation.

Nous avons ici plusieurs fois estimé que les fonctionnaires, avec ou sans l'autorisation "officielle" de leur hiérarchie, se doivent dorénavant de prendre de telles initiatives sur Internet. C'est le service public tout entier qui s'en trouve honoré. Bien évidemment, certaines de ces entreprises peuvent se révéler à risques (encore que...). Leur auteur doit donc peser, en toute responsabilité, ce qu'il peut et ne peut pas faire. Mais en aucun cas se borner à dire de son administration, comme c'est encore souvent le cas: "Ils sont nuls en communication, ils ne comprennent rien à Internet". Baquiast


Le 22 septembre

Centre régional d'informations-jeunesse de Poitou-Charentes http://www.interpc.fr/crij.poitou-charentes/

L'information est un droit fondamental pour les jeunes. Le C.R.I.J. Poitou-Charentes est l'un des 32 centres Information jeunesse qui existent sur le territoire. Créés il y a plus de 20 ans à l'initiative du Ministère de la Jeunesse et des Sports, ils sont de véritables guichets uniques de l'information.

Les CRIJ se devaient d'utiliser très largement les ressources de l'Internet, pour commun quer avec les jeunes. A une certaine époque, de bons esprits expliquaient que les dits jeunes n'avaient pas accès à Internet, et qu'il était donc socialement fracturant de s'adresser à eux par ce moyen. Heureusement, les esprits ont changé. Le site est sympathique. Difficile de dire s'il pourrait mieux faire, et comment. Ce genre de service, qui valorise la clarté et l'efficacité de la communication, devra absolument donner au visiteur un moyen d'évaluer sa pertinence face aux besoins. Le compteur ne suffit pas pour cela. Baquiast 

Le 20 septembre

Service-emploi-formation de la DRTEFP de Languedoc-Roussillon http://www.service-emploi.com/drtefp/

Les DRTEFP (quel sigle barbare!) sont les directions régionales du ministère du travail. Celle de Languedoc-Roussillon présente un site consacré à la recherche de formation. L'initiative est louable, mais que le site nous a paru peu attrayant et difficile à manier! Son accès est protégé d'une façon qui semble excessive.  Il y a certainement encore des progrès à faire. Il est vrai que le domaine de l'emploi-travail  est plein de difficultés et pièges, même pour les plus convaincus de l'intérêt d'Internet. Mais peut-être s'agit-il là de jugements hâtifs, que nous serions prêts à corriger. Nous y reviendrons sans doute. Baquiast 


Le 18 septembre

La Direction régionales des affaires culturelles de Poitou-Charentes http://www.culture.fr/poitou-charentes/ 

Le ministère de la Culture, premier promoteur de l'Internet public en France, l'on s'en souvient, dispose de directions régionales conçues comme devant faire preuve d'autonomie et d'initiative dans le soutien aux différentes formes de création culturelle territoriale.  L'action de ces DRAC est évidemment différente selon la région, l'accueil du milieu, les responsables, et c'est très bien ainsi. Nous avons avec la DRAC Poitou-Charentes l'exemple de ce que l'on pourrait appeler une démarche de début, indispensable, mais qui pourra se développer espérons-le dans des directions plus originales. Le problème pour ces services de l'Etat est de savoir s'ouvrir sur la créativité de terrain, extérieure à eux, et sans pour autant se limiter aux lieux communs du rap et de la disco. La culture (si l'on peut employer ce mot) est aujourd'hui une affaire de mise en réseau où les fonctionnaires doivent apprendre à se débarasser de leurs certitudes relativement à ce qu'elle doit être ou non. Certains y réussissent très bien.

Voir à ce sujet, souvent évoquée et citée récemment par Le Monde, La friche de la Belle de Mai à Marseille (http://www.lafriche.org)

Le 17 septembre

Institut Français pour la Recherche sur les Administrations Publiques http://www.ifrap.org/

Cette association alimente régulièrement la grande presse d'articles et exemples concernant les "abus de l'administration". A priori, pour nous, cette démarche relève des initiatives citoyennes qui doivent nous intéresser. A lire donc. L'on est jamais trop informé. Cependant, je conseille de regarder attentivement le site, dont le ton parait très polémique. Les amalgames, comme l'on dit, sont de règle. Ce n'est pourtant pas parce qu'un étonnant "Conseil National des Arts Culinaires"  mérite d'être dénoncé, que toutes les administrations sont à mettre dans le même chariot.

En fait, les administrations sont plus systématiquement attaquées que défendues. Beaucoup de moyens matériels semblent déployés en ce but. Par ailleurs, les usagers sont invités à participer aux coûts de fonctionnement, ce qui oriente évidemment les "protestations" dans le sens des intérêts de ceux pouvant s'offrir le luxe de protester. Peu de rapports avec nos Cahiers de Doléances.

Un dernier mot sur ce sujet difficile: pourquoi, quitte à dénoncer les abus, ne pas le faire quand ceux-ci découlent d'interventions politiques locales, notamment au plan territorial? Baquiast

http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/1999-099/index.htm