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La Gazette N° 136 en date du 15 février 2006

Par Jean-Paul Baquiast


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Retrouver ce numéro sur notre site à http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/06-13602/index.htm

 

A lire aussi sur Admiroutes - Automates Intelligents:
* Les armées d'Europe face aux défis capacitaires et technologiques, ouvrage de Alain de Neve et Rafaël Mathieu http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2006/71/deneve.htm
* Le Web mondial n'est pas encore un super-cerveau http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2006/71/wearetheweb.htm
* L'hyper-propulsion selon Heim (très signalé aux esprits curieux) http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2006/71/heim.htm

* De l'évolution du cosmos à la mécanosynthèse http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2006/71/morpho2.htm

Nouveautés
* Ouvrage publié en
Open-Source (accès libre et gratuit)
par Jean-Paul Baquiast
Comprendre. Nouvelles sciences, nouveaux citoyens. 2005. PDF 825 ko
Refonte de
Sciences de la complexité et vie politique. Tome 1 Comprendre.

* Par ailleurs, Automates-Intelligents ouvre dorénavant le blog Philoscience permettant de discuter des questions de philosophie des sciences, dont certaines des idées présentées dans ce livre http://philoscience.over-blog.com/
Les pages de ce blog se retrouvent dans notre dossier Philoscience
http://www.admiroutes.asso.fr/philoscience/plan.htm

Rappelons aussi que Automates Intelligents/La Gazette d'Admiroutes disposent d'un blog consacré aux questions de politique générale. N'hésitez pas à y laisser des commentaires :
http://automatesintelligent.blog.lemonde.fr/


Pour suivre les développements de la grippe aviaire: consulter le blog de notre correspondant le Dr Vermeulen http://drmsfvermeulen.skynetblogs.be/

D'autres blogs se sont depuis saisis du problème. Celui du premier ministre français http://www.grippeaviaire.gouv.fr/ mais aussi Le Drakkar noir http://drakkar-bleu-noir.over-blog.com/ et influenzah5n1over-blog http://influenza.h5n1.over-blog.com/liste-article-blog.php

Nous publions cette photo en hommage au travail fait depuis plusieurs mois, bien avant les prises de conscience officielles, par le docteur Michel Vermeulen sur son blog, afin de nous avertir de la menace grandissante de la pandémie. Inutile de dire que nous prenons cette initiative sans lui en avoir demandé l'autorisation - qu'il aurait sans doute refusée par modestie.

 

Grâce à une initiative de Christophe Jacquemin, tous les textes présents sur le site Admiroutes.asso.fr, et notamment les articles de la présente Gazette, peuvent être retrouvés par une recherche faisant appel aux technologies d'Exalead (société française, cela mérite d'être souligné... Il n'y a pas que Google sur cette planète en matière de technologie intelligente...).
Cela intéressera les historiens que vous êtes certainement. Il suffit de mettre un mot clef significatif dans le cartouche Recherche ci-dessus, puis cliquer et aller aux résultats. Faites LOLF, par exemple.


Toujours grâce à Christophe, la Gazette s'enrichit par ailleurs du logiciel Alexandria.
Double-cliquez sur chaque mot de cette page et s'afficheront alors définitions, synonymes et expressions constituées de ce mot. Une fenêtre déroulante permet aussi d'accéder à la définition du mot dans une autre langue (22 langues sont disponibles). Réalisé par une société française, ce logiciel n'a pour l'instant aucun équivalent dans le monde.

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Religions et contagions

Pourquoi les religions se sont-elles à certaines époques propagées comme des maladies contagieuses, alors même qu'elles n'apportaient que souffrances et conflits à des populations jusqu'alors paisibles. On pense à l'Islam à partir de l'an 800. Mais il ne faut pas oublier l'expansion antérieure de la chrétienté, peu compréhensible au regard du simple bon sens. On lira avec profit sur ce sujet le travail érudit de Bruno Dumezil, maître de conférence à Paris X Nanterre: "Les racines chrétiennes de l'Europe - conversion et liberté dans les royaumes barbares - Vème au VIIIème siècles", Ed. Fayard. 15/02/06


La chanson du Clem

Il y en-a-t-il encore qui se souviennent de ce que nous appelions la chanson du Clem, en un temps où l'on chantait encore comme Mac Orlan? Rappelez-vous, les anciens:


Pourquoi me disaient-elles je t'aime?
Y'avait à c'la une bon' raison
J'étais quartier maître clairon
A bord du Clem
A bord du Clem

Plan Wikipedia http://www.as-tu-vu.com/cote-azur/toulon/porte-avion-clemenceau.htm


La spécificité de la civilisation française est-elle menacée ?

La question doit être posée dans la mesure où de plus en plus de pressions s’exercent pour demander à l’Etat de modifier les éléments de nos institutions qui seraient en contradiction avec des coutumes ou des droits en vigueur dans des pays où ce sont les prescriptions religieuses qui définissent le droit. La demande vient à la fois de l’extérieur et de l’intérieur. De l’extérieur, il s’agit des offensives constamment menées par les Etats musulmans où la loi islamique (la charia) définit les droits et devoirs des citoyens. Mais des Etats occidentaux où la laïcité n’est pas aussi affirmée qu’en France relaient ces offensives. On l’a vu quand le Président des Etats-Unis, plus ou moins soutenu par le gouvernement britannique, s’est permis d’intervenir dans l’affaire dite des caricatures en prescrivant à l’Europe la tolérance à l’égard des croyances religieuses. Curieux conseil de la part de deux pays qui en trois ans de guerre en Irak ont accumulé les centaines de milliers de morts. De l’intérieur même de la France, l’offensive est double. Elle est menée directement par de petites minorités activistes se considérant comme l’avant-garde de la conquête de l’Europe par les représentants d’une oumma musulmane enfin réunie. Indirectement, elle est reprise par certaines organisations religieuses, musulmanes mais aussi issues de groupes chrétiens regroupant des citoyens français n’ayant jamais accepté la séparation des Eglises et de l’Etat et jugeant la situation favorable pour reprendre l’offensive.

On peut penser que la grande majorité de la population française reste étrangère à ces offensives et serait même prête à s’engager pour les combattre. Il s’agit d’abord de tous ceux qui se proclament incroyants ou athées, non par mollesse intellectuelle mais par un choix philosophique résolu. Mais il s’agit aussi de tous les croyants, dont sans doute une très grande majorité de musulmans, qui quelque soit leur religion, se trouvent bien du climat apaisé ayant jusqu’à ce jour régné en France entre les églises et l’Etat. La neutralité reposant sur le respect des frontières entre l’institutionnel et le privé fait vraiment la spécificité culturelle de la France. On peut la dire unique au monde, à condition de l’étendre aux positions de certains voisins européens de la France ayant eux aussi rejoint ce choix de civilisation. Mais va-t-elle résister aux offensives dont nous parlions ?

L’optimisme conseillerait de répondre par l’affirmative. Mais l’optimisme est-il de bon conseil ? Ne nous incite-t-il pas à une indifférence coupable au regard de ce qui menace notre civilisation ? Essayons d’y voir plus clair dans ce court article.

Différences de civilisations …

Il est indiscutable que la société française diffère profondément des sociétés non européennes, surtout s’il s’agit de sociétés non-occidentales. Est-il nécessaire de rappeler par quoi se marquent ces différences ? Oui car la clarté s’impose dans un tel débat. La société française – pourquoi ne pas dire la civilisation française ? – se caractérise par la laïcité et la neutralité des institutions au regard des religions et des philosophies, par l’égalité entre les hommes et les femmes, par la liberté de choix en matière de reproduction et de statut de la famille, par la liberté sexuelle entre adultes consentants, et plus généralement par la liberté de toutes les formes d’expression dès lors qu’elles n’induisent pas de troubles dans l’ordre public. On ajoutera que la société française fait généralement confiance à la science et refuse en tous cas de la soumettre aux prérequis des religions, contrairement à ce que font, non seulement les sociétés orientales traditionalistes mais les sociétés occidentales qui hébergent des mouvements fondamentalistes chrétiens, tels certains Etats fédérés américains.

Un autre principe, qui fut longtemps très important et qui doit le rester, est celui de l’intégration. La société française se veut uniculturelle, c’est-à-dire qu’elle accepte de se fondre dans un modèle social commun. Celui-ci évolue lentement compte tenu de l’ouverture à d’autres cultures, notamment au sein de l’Union Européenne. Mais il ne saurait admettre le multiculturalisme, c’est-à-dire la coexistence, même pacifique, sur le territoire national, de microsociétés s’inspirant de cultures différentes. Rappelons enfin une évidence. C’est que, dans la culture française, les droits ne sont pas sans devoirs et surtout ne sont pas sans sanctions. Des textes juridiques en petit nombre, de portée restreinte et dont l’application est soumise au contrôle du juge, définissent les limites à ne pas dépasser pour ne pas mettre en péril la cohésion sociale et la vie de la cité. Tout le reste relèverait de l’arbitraire.

Ceci posé, il est évident que la société française n’est pas parfaite. Les principes et valeurs ci-dessus rappelés, bien qu’affirmés solennellement en toutes occasions, ne sont pas toujours appliqués. La principale raison en tient aux difficultés économiques et sociales que connaît la France. Intégrer les étrangers, donner à toutes les femmes une formation et des emplois équivalents à ceux des hommes n’est pas facile en période de crise économique. Plus généralement le poids de l’inégalité sociale qui pénalise les plus faibles continue à peser lourdement sur la société. Les classes dirigeantes et les "élites" qui profitent de l’inégalité ne font pas tout leur possible, c'est le moins que l'on puisse dire, pour que les équilibres se modifient. Il faut aussi compter avec les déviances individuelles. Autrement dit, de nombreux citoyens contreviennent aux principes fondant la société française, souvent parce que, du fait d’un manque d’éducation civique, ils n’en ont pas compris la portée 1). Mais ces exceptions, légitimement réprimées, confirment la règle. Enfin, une partie non négligeable de la société, relayée par des mouvements politiques extrémistes, ne reconnaît pas les principes évoqués précédemment et milite ouvertement pour des principes contraires : exclusion des étrangers, refus d’un certain nombre de libertés et de droits. Le vote populiste ou d’extrême droite qui représente ces tendances reste cependant encore minoritaire.

Si nous acceptons de définir la civilisation française comme nous venons de le faire, il est facile de montrer que la plupart des sociétés ou civilisations existant sur la planète en différent plus ou moins profondément. Les différences les plus visibles portent sur la laïcité, l’égalité entre l’homme et la femme, la liberté en matière de moeurs et de modes d’expression. Pour les Français, ces sociétés sont considérées comme faisant montre d’intolérance et d’ « arriération », excusables vu l'état de leur développement mais non acceptables cependant ici. Ils y retrouvent des comportements caractéristiques de la société européenne aux siècles précédents, dont la France s’est arrachée au cours d’une histoire longue et complexe, dans les méandres de laquelle ils ne voudraient pas retomber. Pour les ressortissants de pays où règnent encore de tels règles (par exemple un pays pratiquant la charia), il s’agit au contraire de traits fondamentaux de leur propre civilisation. Certains citoyens de ces pays sont désireux d’y renoncer afin d’accéder aux valeurs occidentales et plus précisément françaises. D’autres, pour des raisons complexes que nous n’analyserons pas ici, souhaitent au contraire en faire des fondamentaux de leur culture, auxquels ils affirment ne pas pouvoir renoncer et qu’ils s’efforcent de propager par tous moyens dans le monde entier.

…ou guerre de civilisations

Depuis la fin des conquêtes coloniales, les Européens n’ont plus du tout l’envie d’exporter leurs propres valeurs dans le reste du monde. Ils admettent très bien que d’autres peuples vivent sous des religions, des philosophies et des régimes juridiques qui ne sont pas les leurs 2). Les Européens n’ont donc dans leur grande majorité aucun désir de mener pour leur compte une quelconque croisade ou guerre des civilisations. Par contre, ils demeurent à juste titre très soucieux de ne pas se voir imposer des guerres de civilisations menées par d’autres Etats ou d’autres religions. La plupart des Etats, des religions et des cultures non européennes ne cherchent pas en principe à imposer leurs propres civilisations aux Européens en général et aux Français en particulier. Mais il est de plus en plus d’organisations politiques voire d’Etats, notamment au Moyen-Orient, qui ont décidé pour diverses raisons de mener l’offensive contre la civilisation occidentale et notamment contre les sociétés européennes, jugées à juste titre plus faibles et moins bien défendue que la société américaine. Loin donc de refuser la guerre des civilisations évoquées par Huntington, ils font tout leur possible pour la provoquer. Ils adoptent pour ce faire deux démarches parallèles, la confrontation violente, par l’intermédiaire d’attentats ou de conflits localisés, et la pénétration insidieuse multiforme.

Sur les politiques de guerre clandestines ou ouvertes, tout a été dit. La France doit évidemment s’en défendre, le cas échéant en faisant appel à ses forces de dissuasion militaires si le besoin s’en faisait sentir, comme l’a rappelé récemment le Président de la République française. Concernant la pénétration insidieuse, la menace est moins évidente, plus diversifiée, moins avouée et donc plus difficile à identifier et combattre. Le mécanisme cependant en est simple. Ceux qui veulent s’en prendre, de l’extérieur voire de l’intérieur à la société française, cherchent à instrumentaliser des sympathisants ralliées à leurs thèses pour contrevenir aux valeurs et institutions françaises d’une façon discrète, progressive mais finalement très efficace si la nation ne réagit pas. C’est ainsi que, sous prétexte de multiculturalisme et de défense de convictions non reconnues officiellement par le droit et la pratique nationale, mettent à l'épreuve ouvertement les représentants des institutions, en refusant certains enseignements, certains régimes juridiques, certaines pratiques courantes telles que la mixité dans les centres sportifs ou le refus des signes discriminants de la part des agents publics. Il ne faut pas se cacher derrière les mots. Ce sont évidemment pour l’essentiel des mouvances islamistes qui procèdent ainsi. Pour eux, il s’agit manifestement de conquérir progressivement l’Europe, en utilisant comme masse de manœuvre ou cinquième colonne des gens mal assimilés convertis à leurs thèses. Les autres pays européens semblent davantage que la France menacés par ces grandes manœuvres de reconquête ou conquête, mais la France n’y échappe pas.

Que faire alors ? Sur ce point, nous suivrons volontiers Max Gallo 3) Il faut résister de façon intransigeante, ne jamais céder, que ce soit par faiblesse, peur ou démagogie électorale. Le message s’adresse à nos institutions, mais aussi aux collectivités locales, aux fonctionnaires publics et aux associations. Ne pas céder signifie d’abord être pédagogue, c’est-à-dire expliquer à ceux qui ne les ont pas compris ce que sont nos valeurs, qu’elles soient historiques ou contemporaines. Il faut aussi prêcher d'exemple pour les mettre soi-même en oeuvre. Mais il faut aussi lutter par toutes les voies de droit et d’information médiatique contre les emprises qui menacent nos institutions et nos moeurs. On répétera que les Français ne veulent pas mener la guerre des civilisations mais ne veulent pas laisser amputer leurs spécificités civilisationnelles. Il est plus que probable que les athées et croyants modérés de toutes religions se retrouveront fraternellement unis pour défendre une telle politique qui n’a rien d’impérialiste à l’égard de qui que ce soit.

Ajoutons que le même combat est à mener contre ceux qui veulent nous imposer celles des valeurs de la civilisation américaniste qui seraient en contradiction avec les nôtres. Enfin et bien entendu, il faudra aussi lutter contre les déviances de la culture française évoquées ci-dessus, qui consistent au nom de la défense de la spécificité française, à privilégier les formes les plus intolérantes du populisme sinon du fascisme national, se traduisant par la redoutable « lepénisation des esprits » laquelle ouvre des boulevards aux fanatismes extérieurs dont elle prétent nous protéger.

Pour ne pas allonger cet article, nous reviendrons ultérieurement sur la difficile question de savoir où les cultures nationales, y compris sous leurs formes les plus intransigeantes, puisent leurs racines et leurs carburants : déterminismes génétiques, conflits entre mèmes proliférant sur les canaux de la communication moderne, névroses et psychoses individuelles ou collectives. Nous nous poserons aussi la question de savoir ce qu’il adviendra de sociétés réputées à tort ou à raison traditionnelles, pour ne pas dire arriérées, lorsque que des sociétés ayant atteint grâce à leur développement technologique l’état dit de Singularité 4) viendront à coexister, même pacifiquement, avec elles. 12/02/06

1) Un exemple bien connu des juges d’instruction est celui du père de famille coupable d’inceste sur sa fille mineure et qui explique qu’il ne croyait pas mal faire, puisqu’il s’agissait de sa fille, c’est-à-dire d’une personne dont il se croyait propriétaire.
2) Notons que ce n’est pas le cas de nombreux représentants même réputés éclairés de la civilisation américaine. Ceux-ci sont tellement naïvement imbus de la valeur de celle-ci qu’ils voudraient l’imposer, par le commerce et le cas échéant par la contrainte, au reste du monde. Ce que généralement le reste du monde se refuse à accepter – même en Europe et plus particulièrement en France.
3) Max Gallo, site http://www.maxgallo.com/. Voir notamment le récent “Fier d’être Français” février 2006.
4) Voir Ray Kurzweil, The Singularity is Near, 2005.


Israël terre d'accueil de la high-tech

Quand on voit l'Europe, et plus particulièrement la France, peiner à encourager le développement des entreprises high-tech, on ne peut qu'envier les performances d'Israël, petit pays de 6,8 millions d'habitants, qui concentre le taux le plus élevé au monde d'ingénieurs, soit 140 pour 100.000 habitants (140 équivalant à 280 européens car ils sont 2 fois moins chers). Il est vrai qu'Israël est aidé par les grands pays occidentaux, notamment les Etats-Unis, Mais il y met aussi du sien, ayant compris que les technologies innovantes sont le meilleur atout de sa survie économique et militaire. J'extraie ces quelques lignes d'un article du Monde (7 février, p.13) :

" Les investisseurs sont surtout attirés par un tissu industriel électronique qui emploie 58 000 personnes et qui compte pas moins de 2.500 entreprises. Depuis quinze ans, une Silicon Valley "bis" s'est développée au bord de la Méditerranée. Israël peut ainsi se targuer d'avoir des centres universitaires d'excellence comme le Technion Haïfa. L'armée a aussi longtemps joué le rôle d'incubateur. De nombreux créateurs d'entreprises, spécialisés dans la sécurité et les télécommunications, ont passé des années dans les centres de recherche des unités d'élite de Tsahal. C'est le cas de Checkpoint, leader mondial de la sécurité informatique, ou encore de Comverse, le premier au monde pour les répondeurs téléphoniques destinés aux opérateurs de téléphonie mobile.

Face à la menace chinoise et indienne, le gouvernement continue à tout mettre en oeuvre pour qu'Israël reste un des leaders mondiaux de la haute technologie. "Nos dépenses en recherche et développement s'élèvent à 4,8 % du PIB", affirme Yair Ofek, directeur général de l'Institut israélien d'exportation, un ratio qui s'établit à 2,1 % en France. Entre 2004 et 2005, quelque 70 sociétés de capital risque (venture capital) ont levé 1,5 milliard de dollars. C'est moitié moins qu'en 2000 mais c'est quasiment le double de 2003. Parallèlement, les incubateurs — 24 aujourd'hui qui portent entre 8 et 10 projets chacun — continuent de jouer un rôle crucial dans l'émergence des jeunes entreprises de haute technologie. Pour acquérir une notoriété internationale, ces dernières n'hésitent pas à se faire coter au Nasdaq, à New York.".

Les Israéliens, au plus haut niveau, n'ont pas attendu l'organisation de colloques sur l'indépendance grâce à la souveraineté technologique pour subordonner à cet impératif la mobilisation de leurs ressources intellectuelles et budgétaires. Les Français, pour ce qui les concerne, en sont encore à demander la baisse de la TVA sur la restauration et les travaux d'entretiens immobiliers. 08/02/06


La chasse préventive aux terroristes par les écoutes intelligentes

On lira sur ce sujet très intéressant un long article du Washington Post.com, intitulé Surveillance Net Yields Few Suspects
NSA's Hunt for Terrorists Scrutinizes Thousands of Americans, but Most Are Later Cleared

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/02/04/AR2006020401373_pf.html

Nous ne le reprendrons pas ici. Disons seulement que malgré la sophistication croissante des méthodes d'écoute et d'espionnage électroniques mises en oeuvre par la National Security Agency et les services adjacents, les résultats valables, méritant des enquêtes approfondies, sont très peu nombreux, sinon négligeables. Cependant les atteintes aux libertés publiques ne cessent de s'étendre, en partie à cause de ces mauvais résultats qui légitiment encore plus d'investigations. Le raisonnement des responsables de ces écoutes est que détecter préventivement un terroriste sur des milliers de cas "innocents" analysés en vaut la peine. Mais on ressent un peu l'impression qui découle de l'observation de la guerre américaine en Irak: "moins j'obtiens de résultats, plus je suis légitimé à en rechercher davantage" .

Aujourd'hui, le Sénat américain ouvre des auditions sur les écoutes téléphoniques aux Etats-Unis. De nombreuses personnalités se plaignent de ne plus pouvoir correspondre librement avec des interlocuteurs à l'étranger, ceux-ci craignant de faire l'objet de rapports qui leur nuiront par la suite. Même James Bamford, auteur spécialiste de la CIA et de la NSA, a porté plainte. La démocratie n'est heureusement pas encore morte en Amérique.

Il faut quand même se demander si mettre tant de technologies pour si peu de bénéfices est productif. Les moyens électroniques sont mauvais pour les droits civiques mais ils mobilisent aussi beaucoup d'analystes qui feraient peut-être mieux de pratiquer des méthodes de renseignements plus traditionnelles (human intelligence). En attendant les éventuels terroristes utilisant les réseaux pour communiquer doivent se réjouir à la lecture de tels articles. Ils ont beaucoup de chances de passer à travers les mailles du filet de plus en plus denses censées les arrêter. 08/02/06


InfoNEWSCREEN

J'apprends de Joseph Rinaudo, qui avait dans le temps coopéré avec Admiroutes, que sa lettre d'information sur les NTIC existe toujours. Elle est très branchée sur les diverses offres américaines, mais ne se limite pas à cela. Elle est incroyablement riche en liens les plus divers. Pour s'abonner, il faut lui écrire à l'adresse ci-après: joseph.rinaudo@wanadoo.fr
infoNEWSCREEN BroadbandNet
6 février 2006 - Flash n° 05-2006


L'Union européenne mise au défi par les islamistes

Sans vouloir mettre de l'huile sur le feu, on peut penser que l'Union européenne, et nous tous avec elle, nous ferions preuve de faiblesse si nous nous comportions comme si incendier des ambassades européennes était anodin, voire mérité. Il est évident que cette affaire des caricatures du prophète est exploitée à fond par des gens qui mènent véritablement la guerre contre nos sociétés, dans l'idée très simple de nous chasser et prendre notre place. Il ne faut pas céder à la peur (même s'il s'agit de la peur de ne pouvoir exporter nos fromages et nos culs de poulets congelés). La première chose à faire serait de cesser d'importer du pétrole du Moyen Orient, comme Bush, dans un éclair de clairvoyance, vite démenti (voir ci-dessous) l'avait dit lors de son discours sur l'état de l'Union. Mais comme on ne le fera pas, que faire d'autre? C'est d'abord par la voix de l'Union (l'union fait la force) que la réplique européenne devra se faire connaître. Or pour le moment, l'Union reste certes digne, mais bien pâlichonne.
Certes, elle a fait savoir qu'elle n'avait pas à présenter d'excuses. "Non, ce n'est pas à l'Europe ou au Premier ministre danois de le faire. Nous n'avons pas le pouvoir de faire des excuses au nom de la presse. Ce serait violer le principe même de la liberté de la presse", a déclaré au quotidien italien La Repubblica le commissaire européen à la Justice, Franco Frattini. On a dit que si l'Union est aujourd'hui dans le collimateur des islamistes, c'est parce qu'elle intervient de plus en plus au Moyen-Orient, notamment dans les affaires syriennes et iraniennes. Faudrait-il qu'elle joue à nouveau la chaise vide pour calmer des gens qui ne lui veulent aucun bien? Faudrait-il même, comme la Grande Bretagne l'a si longtemps fait, qu'elle redevienne torlérante à l'égard des apprentis terroristes sur son sol? Certainement pas. Mais la marge de manoeuvre est étroite entre la démission et le ralliement au camp Bush, à l'impéritie de qui nous sommes en grande partie redevables de tout cela.

Essayons quand même de prendre un peu de recul. Comme le ministre français des affaires étrangères le rappelait sur France-Inter le 6 février, l'Europe doit tout faire pour éviter la guerre des civilisations. Mais que signifie ce mot? Il évoque le pire, c'est-à-dire 1 milliard de musulmans de par le monde se dressant avec toutes les armes que donne l'extrémisme des pauvres contre 800 millions d'occidentaux, chrétiens ou pas, disposant de technologies puissantes mais peu utilisables. Qui gagnerait si l'affrontement s'envenimait? Sans doute aucun des deux camps car ce serait la destruction mutuelle assurée, comme on disait du temps de la guerre froide. Mais cette menace, il est vrai terrifiante, n'est-elle pas créée en grande partie par des irresponsables qui voudraient en tirer un profit dans l'immédiat? Parmi ces irresponsables se trouvent certainement les nébuleuses terroristes de type de l'El Quaida, qui mènent effectivement la guerre contre l'occident. Mais on trouve aussi, en face, tous les intérêts, industriels, politiques et confessionnels qui, en Amérique notamment (parfois marginalement dans certains pays européens) ont besoin d'un ennemi artificiellement gonflé pour assurer leur pouvoir. Ils jouent du "fear factor" ou de l'"artificial threat". Ceux-ci ne peuvent que se réjouir de voir l'Europe engagée malgré elle dans la lutte contre le prétendu Axe du Mal.

Si le risque de guerre des civilisations n'est pas nul, il devrait aussi pouvoir être désamorcé par des évolutions sociétales de fond. Il est certain qu'ici l'on retrouve la question de la séparation de l'humanité en deux, les riches contre les pauvres. Tout ce qui atténuera la disparité, en améliorant notamment la situation des femmes, des enfants, des petits agriculteurs et entrepreneurs dans les pays du tiers-monde, désarmera les extrémismes. Mais le mouvement sera nécessairement lent. C'est pourquoi, en tant que citoyens européens, nous devons demander à l'Union européenne des gestes spectaculaires. Il faut montrer au tiers-monde qu'à l'OMC, dans les questions de lutte contre les maladies et les risques environnementaux, face aux multinationales capitalistes, elle prend le parti des pauvres. Il faut que ses ambassades deviennent des noeuds de réseau pour la diffusion de bonnes technologies améliorant la vie de tous les jours et la culture. Comment se fait-il que les services sociaux, par l'impéritie des occidentaux, soient devenus le monopole des mouvances islamistes? Les termes de Croix-Rouge, d'Instituts Pasteur, de centres culturels n'ont-ils plus cours? Les populations locales ne connaîtront-elles plus de l'Europe que le tourisme, lequel d'ailleurs s'enfuit à la moindre menace? Si notre diplomatie s'impliquait davantage, au sein de cultures qui ne lui sont sans doute pas encore définitivement fermées, elle trouverait sans doute plus de défenseurs locaux qu'en se barricadant derrière des grilles. Cela coûtera des milliards à l'Europe, peut-être des vies humaines, mais infiniment moins que s'engager dans une guerre de civilisation aux côtés des fondamentalistes américains. 06/02/06


L'Europe absente au Forum économique de Davos

Selon Eric le Boucher, journaliste du Monde présent au Forum économique de Davos, l'Europe y a brillé par son absence. Alors que l'ensemble des participants se posait la grande question de ce début de siècle: comment vont se rééquilibrer les forces économiques et politiques entre les "vieilles" économies, dont celle des Etats-Unis, forte encore de nombreux atouts, et les nouvelles, celles de la Chine, de l'Inde et de quelques autres pays asiatiques, nul n'a envisagé l'avenir possible de l'Europe. On a aussi parlé d'une "guerre des cerveaux": qui attirera et retiendra le mieux les meilleurs cerveaux du monde?

Or les débats se sont déroulés comme si l'Europe n'existait pas, ni au plan économique ni au plan politique. On peut voir là le résultat, pas près de s'atténuer, de la démission collective qu'a représenté la mise en sommeil du projet de traité constitutionnel. Mais c'est plus grave. Le blanc qui correspond à l'espace européen sur la carte géostratégique tient au fait que personne en Europe, quel que soit son niveau, ne se pose la question de ce que celle-ci devra faire pour survivre. Personne n'envisage de politique un tant soit peu ambitieuse et à long terme à proposer aux citoyens et aux acteurs économiques européens. Le sociologue politique américain Jared Diamond vient de publier un livre au titre significatif: Collapse (Penguin). Il y propose de nombreux exemples montrant comment des empires bien établis ont disparu en quelques années, sans que nul n'ait prévu la chute ou pu l'empêcher. Il est tentant de se dire que l'Europe, si elle continue, rejoindra rapidement de tels empires. 05/02/06


Perspective de changement majeur dans la défense européenne...ou intoxication

Il ne se trouve pas que de mauvaises nouvelles pour l'amitié franco-britannique et la construction européenne quand on lit la presse d'outre-Manche. Ne nous réjouissons pas trop tôt mais commençons quand même à nous réjouir. Grâce à nos amis de Dedefensa, nous apprenons que le Royaume Uni, lassé des exigences et tergiversations américianes à propos du programme de Joint Strike Fighter F 35, envisagerait (je répète: envisagerait...) de faire appel au Rafale de Dassault pour équiper les futurs porte-avions de la Couronne, lesquels doivent être réalisés conjointement avec la France. Il y a longtemps que la décision aurait due être prise, vu les avantages en prix et en versatilité d'usage dudit Rafale. Mais la Grande-Bretagne, jusqu'à ce jour, hésitait à s'affranchir de la "special relation" qui la rend vassale des Etats-Unis en matière d'équipements de défense (voir tous les détails de l'affaire dans http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=2381).

Inutile de dire que si la commande de Rafales se précisait, ce serait un changement majeur, non seulement dans la défense mais dans la construction européenne. Un signal très important serait donné aux industriels ainsi qu'aux autres Etats. La ministre française Michèle Alliot Marie a raison quand elle dit qu'en l'état actuel des choses, ce sont des coopérations renforcées dans le domaine de la défense qui contribueront le plus à la reprise de la construction européenne. C'est triste à dire, mais c'est comme cela. 04/02/06

* Sur le JSF, machine à détruire l'industrie européenne, qui semble actuellement tourner en eau de boudin, voyez encore Dedefensa, grand spécialiste de l'aéronautique: http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=2356 . Le même Dedefensa nous rappelle que la guerre contre le terrorisme (Irak + Afghanistan) coûterait selon des estimations officielles, 118.000 dollars par minute. Ceci contribue à expliquer les cafouillages concernant le JSF. On ne peut pas tout faire. Il est vrai que cette guerre contre le terrorisme entraîne le magnifique résultat que l'on sait, une relance dans les 3/4 du monde du fondamentalisme islamique et de la haine de l'Occident.


Viva la Zapatera

L'engouement manifesté actuellement de plusieurs bords pour une candidature Ségolène aux présidentielles me parait relever, non d'un effet de mode, mais d'une réaction profonde, et très saine, du corps électoral. Il s'agit presque si l'on peut dire, d'un changement systémique ou de paradigme. Chacun sait en occident que les civilisations fondées sur la domination des hommes ont aujourd'hui fait leur temps. Elles amènent sous-emploi et exploitation de la moitié de l'humanité, dépréciation permanente de la femme et de la fille, brutalité des moeurs et autres maux. La plupart des femmes et beaucoup d'hommes, dont je suis (inutile de le dire), pensent que cela suffit et qu'il est temps d'un changement radical. Celui-ci, proclamé dans les textes, n'est pas encore appliqué dans les faits, du moins dans l'Europe latine. Il y a une révolution à accomplir qui sera d'abord de l'ordre du symbolique. D'où l'intérêt majeur, non seulement de la candidature, mais de l'élection d'une femme à la Présidence, dans un pays comme la France dont l'influence extérieure n'est pas négligeable. Imaginons simplement l'exemple donné aux nations du tiers-monde où la femme reste réduite à l'état d'objet.

Que l'on ne dise pas que cela ne changera rien. Je suis certain au contraire que cela changera tout. Et que l'on ne dise pas que Ségolène n'a pas de programme ni d'expérience. Elle a autant d'expérience qu'un Sarkozy dont on oublie trop souvent aujourd'hui les échecs. Quant à son programme, il se précisera tout naturellement si nous, électeurs, sommes capables de lui présenter de bonnes idées. Ceci n'est pas encore le cas en ce moment, mais Ségolène n'y est pour rien.

Ceci dit, ce que je dis pour la Zapatera, je le dirais aussi pour une candidature Alliot Marie, si celle-ci tuait ses propres éléphants pour s'émanciper à son tour. 04/02/06


G.W. Bush démenti par ses fidèles collaborateurs

Comme beaucoup d'entre vous, je m'étais réjoui d'entendre G.W. Bush, dans son récent discours sur l'Etat de l'Union, annoncer que l''Amérique était droguée au pétrole (addict) et qu'il lui fallait se deshabituer, en développant les énergies renouvellables et en commençant à moins faire appel aux gisements du Moyen Orient (réduction de la dépendance au pétrole du Moyen-Orient de 75% d’ici 2025). Le président allait-il commencer à comprendre et devenir le premier vrai Vert à la Maison Blanche? Hélas non. Le secrétaire à l'énergie Samuel Bodman a répété un peu partout que le président ne voulait pas dire ce qu'il a dit. Il voulait seulement prendre une image pour mieux se faire entendre. Pour un peu, le secrétaire aurait annoncé que le président sucrait les fraises. C'est qu'il n'est pas bon aux Etats-Unis de faire peur aux lobbies du pétrole, surtout quand ils ont partie liée avec les régimes les plus corrompus du M.O. (voir pour plus de détails http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=2385 qui rapporte cela bien mieux que moi) 03/02/06


L'envahissement de l'espace laïc par les religions

On peut faire divers commentaires sur les réactions ultra-violentes des masses musulmanes (hors de France) à l'affaire dite des caricatures du prophète. Voir à la télévision l'image de foules hurlantes aux visages convulsés de haine laisse penser que c'est bien autre chose qu'une honnête croyance un peu bousculée qui les anime. Ils semblent décidés à faire la guerre à tout ce que représente pour eux l'Europe. Mais n'insistons pas dans cette analyse, car on finirera par retrouver Huntington et sa guerre des civilisations, idéologie que la diplomatie française a eu raison de condamner (voir notre article ci-dessus en date du 6 février).

Disons seulement qu'en tant que citoyen et qu'athée (mais est-ce que je ne courre pas un risque en osant me qualifier d'athée - je vais sûrement froisser les convictions d'un furieux quelconque) je ne peux qu'être de plus en plus inquiet face à l'envahissement de l'espace laïc français par les religions, Islam mais aussi Catholicisme, Protestantisme évangélique et religion hébraïque. Nul n'empèche tous ces gens de croire ce qu'ils veulent, mais qu'ils ne prétendent pas nous empêcher de dire que nous athées vivons très bien sans les religions. On ne les respectera que s'ils commencent à nous respecter. Cela me donne l'occasion de répercuter le message suivant, que j'ai reçu des Brights de France:

Les brights de France et des environs
http://brightsfrance.free.fr/
* bright [nom commun, langue anglaise] : le nom bright , désigne un individu qui porte sur le monde un regard naturaliste, c'est-à-dire libre de tout élément surnaturel ou mystique ; les brights fondent leur éthique et leur comportement sur une compréhension naturaliste de l’univers.
* naturaliste [adjectif] : considérant que la réalité est gouvernée par des lois naturelles (par opposition à surnaturelles).

Ce message est court car son objectif est simple. Vous avez déjà entendu parler du réseau des brights. Vous connaissez même des noms de membres du réseau. Le réseau brightsfrance est affilié au brights’ net (réseau mondial des brights). Pour être affilié à brightsfrance il est nécessaire et suffisant de figurer sur la liste des membres.Cette liste est publique et est accessible en ligne par la page « membres » du site.

Pour figurer sur cette liste des membres il est nécessaire et suffisant d’en faire la demande. Cette demande est réalisée en adressant un message par e-mail à brightsfrance@free.fr . Là encore il suffit d'une seule chose (nécessaire), à savoir que ce message nous indique : « nom, prénom, lieu de résidence ( commune avec département français ou pays) » A ce jour 215 membres du réseau sont enregistrés et figurent donc sur la liste publique.

Il y en aura un de plus dès ce soir, votre serviteur 03/02/06


Contrat première embauche

Je vais sans doute me faire honnir par mes sympathiques lecteurs de gauche. Mais je n'arrive pas à trouver scandaleux le système du Contrat de première embauche proposé par le gouvernement, surtout avec les amendements qui lui ont été apportés. Quand on connait un peu le monde du travail, on sait que les employeurs, à moins d'être de vrais pervers, ne recrutent pas quelqu'un, en se donnant le mal de le former - au moins un tant soit peu - pour le licencier après quelques mois. Si le salarié donne satisfaction, on le garde et même on le promeut. Certes, il y a aussi des exploiteurs parmi les patrons, mais les salariés auront affaire à eux de toutes façons, quels que soient le droit du travail. Par contre, ce que craignent beaucoup d'employeurs est de découvrir qu'un nouveau recruté est inapte. Ceci arrive rarement mais cela arrive. La crainte de ne pas pouvoir se séparer de quelqu'un dont on ne connaît rien se traduit par le fait qu'on ne le recrute pas. Le CPE devrait permettre d'éviter cela. De toutes façons, il faudrait au moins, avant de rejeter le système proposé, faire le bilan sur 12 à 18 mois. Je crains que l'opposition systématique de la gauche au CPE ne la mette en contradiction avec les nombreux jeunes que le système pourra intéresser. 02/02/06


http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/06-136502/index.htm