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La Gazette N° 120 en date du 28 mai 2005

Par Jean-Paul Baquiast


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Les lecteurs noterons que nous le clôturons le numéro l'avant-veille du référendum.
Nous réservons nos commentaires sur les résultats du vote pour le numéro 121.
A ce moment là d'ailleurs, ils n'intéresseront sans doute plus personne

A lire aussi sur Admiroutes - Automates Intelligents:

* Création de l'association Ars Industrialis et Manifeste http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2005/64/ars.htm
* Programmes spatiaux européens et programmes américains http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2005/64/espace.htm

Automates Intelligents/La Gazette d'Admiroutes disposent dorénavant d'un blog. N'hésitez pas à y laisser des commentaires :
http://automatesintelligent.blog.lemonde.fr/

Florence et Hussein

L'envoyée spéciale de Libération Florence Aubenas et son guide Hussein Hanoun al-Saadi ont disparu le 5 janvier.
Nous ne les oublions pas


 

Rendez-vous Dimanche soir

Je préfère, plutôt que ré-argumenter en faveur du Oui, laisser la parole finale à Alain Hertoghe, journaliste indépendant qui signe un éditorial intéressant sur ...Yahoo.fr:

" A l'heure de mettre le bulletin dans l'urne, chaque citoyen réfléchit une dernière fois en conscience à la responsabilité qu'il prend. Et si un certain nombre d'électeurs décidaient que, leur message étant passé, il ne vont pas prendre le risque d'un "non" aux conséquences imprévisibles ? Si, après avoir transformé les sondages en armes de déstabilisation massive de leurs élites, ils choisissaient, finalement, l'avertissement sans frais. Car l'intention est une chose, et le vote, une autre. A la dernière minute, tout peut changer. Et si, par ailleurs, les plus tièdes des électeurs potentiels du "non" décidaient, eux, de rester à la maison ? Et si les indécis, encore nombreux, faisaient pencher la balance pour le "oui" au dernier moment ? Et si ? et si ? et si ? Seul comptera le résultat proclamé officiellement dimanche soir…"


Le peuple de gauche trahi par ceux qui prétendent parler en son nom

Ayant toujours milité à gauche, nous ne pouvons qu’être indignés par le discours étroitement égoïste de ceux qui prétendent parler au nom du peuple de gauche et qui cherchent à le rassembler pour voter Non au projet de constitution. Le peuple de gauche que nous avons connu dans la rue, lors de grands évènements comme l’élection de Mitterrand en 1981 ou la manifestation anti-Le Pen de 2002, nous avait paru beaucoup plus généreux et clairvoyant.

Entendre les Fabius, Buffet, Besancenot et autres José Bové proposer le repliement sur les avantages relatifs dont disposent encore les Français face aux légitimes demandes d’accès au développement des Européens de l’Est est indigne. Pourquoi refuser aux travailleurs Polonais et Tchèques de partager avec eux les contraintes mais aussi les possibilités d’une Europe élargie. Au nom de quelle morale interdire l’harmonisation fiscale et sociale qui mettra les travailleurs de l’Est au niveau de ceux de l’Ouest ? Il est loin l’internationalisme fraternel qui faisait jadis la force et la beauté du message social. Nous sommes en face d’un racisme anti-pauvres pur st simple. Même s’il s’agit d’un racisme anti-blanc, il n’est pas plus excusable que l’autre. Les citoyens allemands ont été plus généreux. Même si l’effort à faire a été dur, ils n’ont pas accepté de maintenir indéfiniment dans le sous-développement les Lander ex-communistes.

Mais aussi au nom de quelles valeurs nationales refuser aux non-français le droit d’exprimer leurs qualités. Pourquoi considérer les Polonais et les Tchèques comme des voleurs d’emplois plutôt que comme des apporteurs d’idées et d’initiatives qui aideront des Français menacés par la délocalisation hors Union européenne à inventer chez eux de nouvelles activités et de nouveaux emplois ? Ce n’est pas le Non qui fera reculer ces menaces, au contraire. Sommes nous si efficaces, si ingénieux nous-mêmes que nous n’aurions pas besoin d’aide ? Sommes-nous les seuls à être intelligents, les seuls capables de nous tirer d’affaire face à la concurrence américaine, chinoise et indienne ? Pourquoi refuser la vieille idée de gauche que l’union fait la force ?

Et puis pourquoi aussi oublier qu' en France comme en Europe, il y a des millions d'hommes et de femmes issus de l'immigration, encore mal intégrés, qui attendent avec espoir la possibilité de voir un peu d'air circuler dans des pays toujours crispés sur le vrai racisme, la vraie exclusion, celle qui les considère comme des citoyens de seconde zône. Pour ces hommes et surtout pour ces femmes, autant qu'elles le disent quand on les interroge, le projet de Constitution concrétise les valeurs de droits de l'homme et d'égalité, y compris entre les sexes, recherchées par tous.

Pourquoi aussi refuser d’admettre que si la presque totalité des partis de gauche et des syndicats des autres pays européens sont en faveur de la Constitution, c’est parce qu’ils ont une vue plus clairvoyante que la nôtre de ce que pourront être les forces socialistes dans une Europe élargie et renforcée. On ne fera admettre à personne que ces leaders sont des laquais de l’impérialisme, comme on disait au bon vieux temps du stalinisme français. Pourquoi ne pas reconnaître aussi qu’avec le renforcement des pouvoirs du Parlement européen, face aux institutions européennes et aux lobbies, les partis de gauche auront bien plus d’occasions qu’aujourd’hui de faire entendre leur voix. On l’a vu lors du conflit sur la brevetabilité des logiciels où le Parlement européen actuel, bien que doté de peu de pouvoirs dans le cadre des traités en vigueur, a joué un rôle important face à la Commission et aux industriels américains voulant imposer les brevets logiciels. Mais les soi-disant défenseurs de la gauche française veulent-ils vraiment jouer la carte parlementaire, en renforçant comme le prévoit la Constitution le rôle du Parlement européen ?

Beaucoup d'entre nous à gauche sont les défenseurs de l'idéal d'une Europe fédérale, c'est-à-dire la mise en place d'Etats-Unis d'Europe sur un modèle américain adapté à nos institutions. Il s'agirait alors d'une véritable Europe-Puissance, capable notamment de politiques fortes en matière de recherche scientifique, de développement industriel, de grands réseaux trans-européens et aussi de défense. Elle pourrait également, bien plus facilement qu'aujourd'hui définir face à l'OMC, si besoin était, des tarifs extérieurs communs répondant aux agressions commerciales d'entreprises non-régulées. Mais nous savons que cet idéal n'est pas près d'être partagé, ni en Europe ni même en France. L'adoption du traité Constitutionnel représentera un premier pas dans des négociations ultérieures pour une Europe fédérale. Mettre en place une Europe fédérale supposera plusieurs années de négociations destinées à entraîner la conviction des nations et opinions encore réticentes. Les fédéralistes français seuls n'y réussiront pas. Ils ne savent même pas très bien encore entre eux comment préciser le projet d'une Europe fédérale, les institutions et les politiques à y inclure. Par contre le rejet du traité sera la mort des espoirs d'Europe fédérale et même, pour reprendre le terme du président d'Attac (terme employé par lui à contre-emploi, voir ci-dessous), la fin programmée de l'Union européenne.

Un autre point capital sur lequel les défenseurs du Non de gauche trahissent vraiment les intérêts des travailleurs européens, c’est de feindre de ne pas voir qu’ils font le jeu du pire ultralibéralisme, celui des multinationales américaines de combat et des lobbies militaro-fondamentalistes au pouvoir à Washington. Il faudrait être aveugle pour ignorer avec quelle impatience tous ces intérêts attendent le Non français pour fêter l’échec d’une Europe politique et économique capable de leur tenir tête. Quand il n’y aura plus personne pour défendre les grands réseaux européens notamment ferroviaires, les grands projets énergétiques et spatiaux, les grands laboratoires, ce seront les Américains, suivis des Chinois, qui viendront recruter de la matière grise ou de la main-d'oeuvre en Europe, y compris en France. Il y a 20 ans, les communistes, plus réalistes que les gauchistes, étaient attachés à une politique industrielle européenne, à une recherche scientifique européenne, capables de tenir tête aux américains et créatrice d’emplois. Tout ceci est-il oublié ? Pourquoi vouloir tuer dans l’œuf les velléités de retour à une Europe puissance scientifique et technologique, que la Constitution, sans garantir à 100%, facilitera quand même davantage que les désunions actuelles. Quand on voit un Fabius aller faire des grâces devant une université américaine, chez des gens qui ne veulent pas entendre parler de nous autrement que comme des clients, on ne peut que crier à la haute trahison.

Mais que veulent exactement les défenseurs du Non de gauche ? S'agit-il vraiment de leur part d'un combat pour le "bonheur du peuple" ou alors de sombres manoeuvres au service d'une relance de leur avenir politique personnel, la tribune du référendum venant comme une bouée leur permettre un temps de remonter à la surface alors qu'ils ne cessaient de décliner ?

Que ces leaders dévoyés ne nous disent pas qu’ils parlent au nom des exclus, des chômeurs, des salariés précaires. Il faudrait comprendre que si un responsable de gauche ne va pas plus loin que se faire l’écho des peurs toutes naturelles de la population, s’il n’essaye pas de montrer des perspectives positives plutôt qu’encourager le négativisme, il n’est pas digne du mandat des militants. Beaucoup ont pris le risque de braver les hésitants et les craintifs face à l’Europe. Ce sont les défenseurs du Oui de gauche, qui ne sont pas pour autant des agents du Médef. Certains avaient encore plus de mérite que d’autres. Pensons en particulier à la position courageuse prise par Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT. Pensons aussi aux militants Verts qui n’hésitent pas à affronter les œufs et les insultes de leurs petits camarades. Mais ils sont hélas rares, hors du PS.

Les autres se retrouveront, en cas de victoire du Non, à côté des Le Pen et des de Villiers pour fêter le triste repliement sur soi de la France xénophobe. Ils auront du mal à ne pas se faire récupérer par l’extrême-droite et à empêcher Le Pen de décompter leurs voix parmi les siennes. Ils auront du mal à expliquer au reste du monde qu’ils n’avaient pas voulu ce beau succès des pires traditions de la Révolution nationale vichyste. Il y a des alliances honteuses qu’il ne faudrait jamais accepter. Nous préférons voter dans le sens de l’Europe avec l’UDF et l’UMP, adversaires certes au plan politique mais adversaires estimables, qu’avec les alliés de fait infréquentables que se donnent actuellement les soi-disant défenseurs du peuple de gauche.

L'équipe rédactionelle de Automates-Intelligents


Ce que n’ont pas vu les souverainistes, de droite comme de gauche

L’argument des souverainistes, quand ils sont de bonne foi, est qu’adopter la constitution européenne désarmera les gouvernements nationaux dans la juste mission qui est la leur, protéger les intérêts des citoyens. Ces gouvernements nationaux seraient désarmés car ils devraient pour agir obtenir l’accord de l’ensemble des Etats et des institutions européennes avant de pouvoir prendre la moindre mesure.

Or l’argument ne tient que si l’on se cantonne à une vue étriquée de la vie politique. L’autonomie et le volontarisme des gouvernements, à supposer qu’ils soient ouverts aux justes demandes et aux propositions constructives émanant de la collectivité, ne seront pas diminués mais renforcés. Mais pour cela, les voies à suivre ne seront plus les mêmes. Elles supposeront d’abord un recours plus grand que jamais au dialogue politique, sur le thème de savoir ce que veut l’Europe pour assurer son avenir. Mais elles supposeront surtout que ce dialogue ne soit plus désormais conduit au seul plan national. Il devra être étendu à l’Union toute entière.

Prenons deux exemples qui préoccupent les Français et qui sont plus actuels que ceux de l’improbable plombier polonais. L’un concerne le statut des chauffeurs routiers en Europe et l’autre celui de l’Agence pour le développement industriel (Agence Beffa) en cours de mise en place par la France. Les Français, à juste titre, se plaignent du fait que des chauffeurs relevant de pays qui ne réglementent pas la durée de conduite concurrencent indûment nos propres entreprises de transport et, ce faisant, mettent en danger les usagers de la route sur notre territoire. Par ailleurs, ils souhaitent, dans leur majorité que l’Etat puisse financer des programmes de recherche industrielle destinés aux entreprises installées en France et y créant de l’emploi. La future Constitution va-t-elle proscrire les réglementations routières nationales et interdire les aides spécifiques à l’innovation ?

Ceci serait effectivement insupportable. Mais constatons deux choses. L’Europe constitue déjà un espace ouvert où la liberté d’établissement comme les non-discriminations à l’exercice des activités économiques ne sont pas admises. La Constitution ne changera rien à cet égard. Par contre, elle obligera de fait sinon de droit ceux qui veulent promouvoir des réformes d’intérêt général à se placer au plan européen global, le seul qui compte si l’on recherche une efficacité minima.

Si la non-réglementation des temps de conduite des chauffeurs est dangereuse, elle l’est non seulement pour les automobilistes français mais pour tous les usagers européens de la route. Il faut donc que nos hommes politiques, que nos syndicats professionnels, que nos associations prennent leur bâton de pèlerin pour en convaincre l’ensemble des responsables européens – y compris les représentants des entreprises lithuaniennes ou slovaques. Cela sera long et difficile, mais si un bon résultat était obtenu, il le serait pour tout le monde. Il faudra faire à l’échelle de l’Europe ce qui a été fait au plan national depuis longtemps, c’est-à-dire admettre que la réglementation routière doit être la même dans tous les départements français, pour le bien de tous.

Identiquement, pourquoi renoncer à faire admettre à nos voisins que des politiques préférentielles communes d’aide aux entreprises innovantes doivent être décidées dans chacun des pays et non dans un seul. C’est l’ensemble du potentiel économique européen qui en bénéficierait. Là encore, que les gouvernants, les syndicats professionnels ou de salariés, les experts économiques français qui sont convaincus de l’intérêt de tels mesures fassent l’effort d’en persuader leurs homologues dans les autres pays européens. Il n’y a pas de raison a priori de supposer que ce qui pourrait être bon pour la France ne le soit pas pour ceux-ci. Si convaincre les 25 paraissait un peu difficile, on pourrait à la rigueur, concernant certains dispositifs, s’en tenir aux 9 Etats-membres nécessaires à la mise en place de coopérations renforcées.

Les souverainistes sceptiques objecteront que créer des mouvements d’opinions suivis de prise de décision dans des domaines où les intérêts nationaux peuvent s’opposer représenterait une tâche herculéenne. Mais c’est parce qu’ils sous-estiment le nouveau rôle de l’action politique. Celle-ci pourrait, avec les moyens de communication et de dialogue modernes, mobiliser des citoyens qui, quoiqu’on en pense, ne sont pas seulement égoïstes et ne demandent pas mieux que s’engager au service de thèmes ou projets collectifs. La campagne qui a précédé le référendum en France, l’intérêt qu’elle a suscité dans les pays voisins, a surpris tous les observateurs. Pourquoi tant de passion, pourquoi tant de discussions, pourquoi tant de mobilisation, de la part de gens réputés indifférents ?

Ceci prouve que cette mobilisation pourrait très bien se poursuivre et s’étendre sur des sujets d’intérêt général intéressant l’avenir immédiat des pays européens. Le mouvement a déjà commencé à l’occasion des questions liées à la protection de l’environnement ou à la lutte contre les abus du libéralisme sauvage. Mais il reste encore trop limité aux milieux intermondialistes et prend trop souvent des positions négatives au lieu d’être constructives. On pourrait très bien envisager, pour reprendre les exemples proposés ici, que des mouvements politiques français fassent campagne auprès de leurs homologues européens pour que toute l’Europe décide de réguler le transport routier au bénéfice de la sécurité collective, même si certaines entreprises jouant la concurrence extrême en souffrent. De même, il devrait être facile de faire comprendre aux partis politiques et syndicats européens que des mesures visant à encourager l’innovation dans les entreprises émergentes, grâce à des crédits publics, bénéficierait à l’Europe toute entière.

Mais imaginons le pire : que le gouvernement français ne puisse convaincre ses voisins de l’urgente nécessité de telles mesures. Rien ne l’empêcherait de se mettre directement en contravention des directives européennes, en prenant tout seul les mesures jugées nécessaires à la survie collective. Il s’agirait de petits « coups de force ». Et alors ? Il serait sûrement attaqué partout, y compris devant la justice européenne…et après ? Il se défendrait, il provoquerait un débat et, finalement, les opinions publiques européennes, saisies par les médias, seraient obligées d’aborder la question en termes politiques et non pas en termes de respect ou non-respect d’une législation communautaire qui se serait révélée peu adaptée. Notons que c’est un peu ce qui s’était passé lors du dépassement par la France et l’Allemagne, ces dernières années, du sacro-saint plafond de déficit public limité à 3% du PIB. Mais, dans la perspective que nous envisageons ici, ce qui avait été un évènement exceptionnel pourrait devenir un mode par défaut (faute de solutions négociées) pour la gouvernance collective de l’Europe.


Le véritable leader du Non, c’est Le Pen. Et ce sera lui le grand gagnant du Non si celui-ci l’emporte
Ce texte nous a été communiqué par Gil Kressmann, directeur de l'agence de e-marketing Soprano Interactive. Nous n'avons rien à ajouter ni retirer.
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Fabius essaie de s‘imposer en chef du Non pour prendre la tête des « luttes sociales » . Il en rêve mais n’est pas crédible lui qui a, notamment, signé l’Acte Unique, le traité le plus libéral de l’Union européenne et qui n’a pas dénoncé en son temps le très libéral Traité de Nice alors que celui-ci est un mauvais Traité.

Malgré son silence assourdissant, tous les sondages démontrent pourtant que le meilleur défenseur du Non c’est en vérité Le Pen. Et d’ailleurs l’électorat le plus mobilisé pour le non est celui de Le Pen qui va apporter au Non plus de voix que les socialistes dissidents (Source : Pascal Perrineau Directeur du CEVIPOF dans Les Echos du 20/05/05). Ainsi ce n’est pas Le Pen qui renforce le Non de Fabius mais Fabius qui conforte le Non de Le Pen.

Si le Non l’emporte Dimanche nous verrons alors que le grand vainqueur du Non sera Le Pen. Il sait en effet qu’il ne peut pas y avoir de renégociation de la Constitution avant longtemps, ce qui sera confirmé très rapidement, parce qu’on ne pas imaginer qu’une Constitution acceptée par une très grande majorité de pays soit renégociée et donc de nouveau soumise à un vote de tous les pays parce que le Front national et des Français qui en ont « ras le bol de Raffarin » auront dit non . Avec la victoire du Non, il pourra parader à juste raison parce qu’il aura réalisé son rêve, à savoir, comme l’extrême gauche,bloquer pour longtemps l’avancée de l’Europe.

Va-t-on assister alors à un 2002 à l’envers ? Pire que ça ! A l’époque Le Pen avait fait battre la gauche.En 2005, si le Non l’emporte dimanche prochain, ce sera Le Pen le grand gagnant parce qu’il aura réussi un doublé retentissant en battant à la fois la gauche et la droite ! A croire que c’est Le Pen qui a suggéré de faire ce referendum…Ainsi la véritable star du Non c’est Le Pen. Et il serait indispensable de le reconnaître avant Dimanche prochain pour agir en conséquences.

Fabius, l’outsider du Non, aura gagné, peut être, un nouveau positionnement de gauche qui lui manquait tant pour être crédible au sein du PS mais il aura servi les thèses de Le Pen sur un plateau. Le Pen aura gagné , Fabius se sera contenté de faire perdre.
Il est temps de dénoncer la supercherie. Ce n’est pas une Europe Sociale qui est en jeu mais une Europe de l’impuissance. Si le Non l’emporte ce ne sera pas la victoire de ceux qui se revendiquent d’une gauche plus sociale, ce sera avant tout la victoire des nationalistes de tous bords et des conservateurs, en France, comme d’ailleurs dans les autre pays de l’Europe. Car le virus français anti-européen introduit par Le Pen, et qui a été boosté « objectivement » par Fabius et ses alliés, a de fortes chances d’être contagieux. Par exemple en Hollande et en Pologne, la droite la plus conservatrice et l’extrême droite sont sur le « starting-block » pour s’engouffrer dans la brèche ouverte par Le Pen. Et ne parlons pas de l’Angleterre où les Journaux les plus populistes et réactionnaires crient déjà victoire.Ce Non à la Constitution n’entraînera pas de chaos économique à court terme. Mais on assistera alors à un véritable séisme politique avec de multiples dégâts collatéraux, en France, comme dans toute l’Europe Le Pen pourra alors jubiler lui qui attendait ce moment depuis longtemps. Et on rentrera alors dans une longue période de glaciation européenne avec toutes les conséquences qui s’en suivront.

Il est temps d’appeler un chat, un chat et de communiquer sur les véritables enjeux cachés du referendum. Ne laissons pas Le Pen et tous les conservateurs devenir les fossoyeurs de l’Europe politique, le plus grand projet politique et humain du 21ème siècle.

Au premier tour, celui des sondages, on peut se permettre de voter Non

Au deuxième tour, celui de Dimanche, on se doit de voter Oui : soyons réaliste et ne demandons pas l’impossible.

OUI, passionnément, au rêve européen
OUI, avec raison, à la Constitution

Gil Kressmann
Militant de l’Europe


La fin programmée de l'Union européenne

Par ce titre, le président d'Attac, Jacques Nikonoff, annonce ce qui selon lui se passera en cas d'adoption du Traité constitutionnel (Voir Le Monde du 24 mai p. 14). Ce sera la fin programmée de l’Union européenne. Ce monsieur est économiste. On pourrait espérer de lui un minimum de rationalité, même si les engagements actuels d’Attac semblent ne laisser place aujourd’hui qu’à la passion partisane. En effet ce qu’il décrit comme devant se passer si les Oui l’emportaient nous parait au contraire exactement définir ce qui se passera si les Non l’emportent.

Jacques Nikonoff est partisan, comme nous, si nous avons bien compris, d’une Europe fédéraliste, capable de se comporter dans le monde en Europe Puissance. Mais comment peut-il espérer que ce projet, fort impopulaire aujourd’hui en Europe, puisse être repris avec succès par les rares fédéralistes européens si l’Europe en reste durablement au Traité de Nice (voir ci-dessus. Il énumère les positions des pays peu ou prou hostiles au renforcement de l’Union européenne et plus sensibles qu’ils ne devraient aux sirènes américaines : la Grande Bretagne et sa relation spéciale avec les Etats-Unis, les pays latins (qu’il qualifie honteusement soit dit en passant d’anciennes dictatures fascistes et à qui il dénie tout intérêt européen hors l’accès aux crédits communautaires), les nouveaux adhérents, qu’il voit comme plus intéressés par l’Otan que par l’Europe. A juste titre il indique que le seul vrai moteur est le trio franco-allemand-belge. Mais comment peut-il prétendre que le Oui précipiterait tous ces pays dans le libéralisme, l’influence américaine voir le populisme ? Pourquoi refuser de faire le pari que le Oui renforcera au contraire les forces fédéralistes et sociales dans ces divers pays. Ce serait au contraire le Non qui, en décourageant ces mêmes forces, mettrait inexorablement en œuvre le processus d’auto-dissolution qu’il annonce.

Les partisans du Non de gauche semblent oublier que toutes les disfonctionnements et catastrophes qu’ils annoncent en cas de succès du Oui, ils les ont déjà et les conserveront s’ils s’en tiennent au système actuel. Le Traité apporte des Plus qu’il ne tiendra qu’à nous de développer par la suite, en négociant avec tous nos voisins. Mais de leur part, cet oubli est-il de l’inconscience ou de la mauvaise foi ? On ne peut guère parler d’inconscience quand il s’agit des hauts responsables d’Attac. Cela m’ennuie de dire cela car j’avais plutôt jusque là de la sympathie pour les positions de cette organisation. 24/05/05


Le BTC

Le 25 mai a été inauguré le pipeline réalisé par le britannique BP et reliant les champs pétroliers de la mer Caspienne à la Méditerranée. Partant de Bakou (Azerbaïdjan) pour relier Ceyhan (Turquie) via Tbilissi (Géorgie), le BTC, ou Bakou-Tbilissi-Ceyhan, a un tracé très politique, puisqu'il contourne la Russie et évite le passage par l'Iran avec un périlleux débouché dans le golfe Persique de plus en plus menacé par le terrorisme. Au plan écologique, il a l'avantage d'alléger le trafic des tankers dans le détroit du Bosphore. Le pipe-line ne sera pas cependant totalement à l'abri des attentats ou piratages. On peut même craindre qu'il ne provoque un renforcement de l'instabilité et du terrorisme dans les pays traversés, qui n'en ont pas besoin. L'Europe politique, dans tout cela, n'a pas eu son mot à dire. L'entrée de la Turquie dans l'Union, souhaitée par les Etats-Unis, sera à juste titre dénoncée par ses adversaires comme l'entrée d'un cheval de Troie américain.

Mais au delà de ceci, il faut bien voir que le BTC marque, plus que jamais, la présence américaine dans le Proche et Moyen-Orient pétrolifère. Il est évident que les Etats-Unis ont décidé de tout faire pour mettre (indirectement mais sûrement) la main sur les réserves de cette partie du monde. Le BTC complète à cet égard leur emprise sur le pétrole Irakien. Si tout parait s'écrouler dans la prétention américaine à instaurer une "démocratie" en Irak, ce n'est pas le cas en ce qui concerne leur main-mise sur le pétrole. Malgré les difficultés, la sécurisation des exploitations y est suffisante pour satisfaire Washington.

On se demandera jusqu'à quand Poutine et les nationalistes russes accepteront de voir les Etats-Unis et les régimes soumis dorénavant à leur influence leur couper l'herbe sous le pied. Quand on sait le rôle qu'avait joué le gisement de Bakou durant la 2e guerre mondiale, on pouvait penser qu'il était définitivement depuis entré après 1945 dans le patrimoine économique et affectif des Russes.

Dans un tout autre ordre d'idées, ceux qui espèraient voir les Etats-Unis s'orienter progressivement vers une sortie de l'énergie-pétrole pourront toujours attendre. Il ne reste plus que l'Alaska à échapper encore à la colonisation par les majors américaines.

* Voir la carte du tracé http://www.lepoint.fr/static/infographie/PNT1705/022oleoduc.pdf


Pascal Lamy à l'OMC

Pascal Lamy était devenu, comme Commissaire européen au Commerce, la bête noire de ce qu'il faut bien appeler les altermondialistes primaires. Contrairement à ce que prétendaient ceux-ci, il avait très bien su défendre les intérêts européens, notamment face aux américains. Mais il était devenu aussi, comme socialiste, la bête noire de la Chiraquie. On se souvient que Jacques Chirac avait personnellement barré sa candidature à la succession de président de la Commission européenne, ce qui nous a valu le très libéral et très peu francophile Barroso. Pourtant de nombreux gouvernements qui avaient apprécié l'homme paraissaient prêts à le soutenir. Cette faute de Chirac se répercute aujourd'hui. On aurait eu l'intelligent et médiatique Pascal Lamy comme président de la Commission, nous aurions eu un discours européen bien plus capable de mobiliser les Oui français que celui de l'équipe Barroso.

Pascal Lamy va se retrouver à l'OMC. C'est une très bonne nouvelle pour l'Europe. Il saura tirer parti des possibilités de regulation de la concurrence sauvage qui existent au sein de cette organisation. Il permettra peut-être aussi aux anti-OMC de comprendre que celle-ci, même imparfaite, vaut mieux qu'un marché livré sans la moindre règle aux intérêts les plus puissants. Nous aurions nous-mêmes souhaité voir Pascal Lamy entrer dans la compétition pour la présidence de la République française. On peut craindre qu'il ne s'en éloigne dorénavant, à supposer qu'il y ait pensé, du fait de ce mandat à l'OMC qu'il aura à coeur d'accomplir jusqu'au bout. Mais sait-on jamais?


Jobdumping
Source Temps Réels

Le site allemand Jobdumping (www.jobdumping.de) devrait être lancé en France d'ici le mois de septembre après avoir fait scandale en Allemagne. Un employeur propose un travail, le plus souvent des petits boulots (jardinage, réparations, aide ménagère), en fixant un
salaire maximum pour la tâche à effectuer. Puis les demandeurs d'emplois font des enchères à la baisse.
Celui qui aura fait l'enchère la plus basse, soit le salaire le plus bas, remportera le job. Voici donc un site qui exploite sans vergogne les difficultés des demandeurs d'emplois dans un contexte où le chômage ne cesse d'augmenter. Jobdumping n'est néanmoins pas le seul à surfer sur ce créneau. On peut également citer les sites d'annonces qui font payer les internautes afin qu'ils puissent accéder à des offres d'emplois complètes.Fabien Löw, le fondateur de Jobdumping.de est à la recherche de partenaires en France et au Canada pour développer la version francophone de son site.

J'ajoute que cette activité fructueuse se développera sans difficultés en cas de victoire du Non.


Le Space Weapons Program américain

L’Air Force américaine soumet actuellement à l’approbation du Président Bush une directive intéressant la sécurité de la Nation et visant à développer de nouvelles armes offensives et défensives. On lira sur ce sujet un article détaillé du New York Times en date du 18 mai 2005 (http://www.nytimes.com/2005/05/.......VfbtZ8wdA). Ce projet risque, disent certains observateurs, d’être présenté par les alliés (et les potentiels ennemis) des Etats-Unis comme relançant une nouvelle course aux armements dans l’espace. Il s’agirait d’un changement important dans la politique de défense, compte tenu de la politique suivie depuis les décisions du président Clinton en 1996. Jusqu’ici l’espace était réservé, au plan militaire, à l’observation de l’application des traités de démilitarisation et de non-prolifération, ainsi qu’au renseignement.

La mise en œuvre de la directive visant à déployer des armes spatiales provoquera beaucoup de difficultés financières, technologiques, politiques et diplomatiques, bien qu’aucun traité international n’interdise explicitement de telles armes, selon les porte-paroles officiels de la Maison Blanche. Une décision positive est attendue dans les prochaines semaines.

En fait, selon les représentants de l’Air Force, il ne s’agit pas de mettre des armes en orbite, mais de se donner un libre accès à l’espace pour des actions défensives ou offensives. Dans cette perspective, le Pentagone aurait déjà dépensé des milliards de dollars pour préparer des systèmes d’armes et les modalités de leur déploiement. Ceci avait été recommandé en janvier 2001 par une commission présidée par le ministre de la défense nouvellement nommé Donald Rumsfeld. Suite à ces propositions, le Président Bush s’était retiré de l'Antiballistic Missile Treaty qui interdisait le déploiement d’armements dans l’espace.

Il ne fait plus de doute aujourd’hui que pour l’Air Force, le concept de suprématie spatiale absolue suppose la liberté d’attaquer aussi bien que celle de se défendre à partir de l’espace ("freedom to attack as well as freedom from attack in space").

Ceci nécessitera de nouvelles armes, de nouveaux types de satellites, de nouveaux moyens de coopération avec les forces armées. Les obstacles technologiques seront énormes et les crédits sont estimés devoir atteindre les centaines de milliards de dollars. Il faudra aussi convaincre les « alliés » que la frontière des Etats-Unis s’étend dorénavant à l’espace, mais ce jusque dans quelles limites ?

L’Air Force a élaboré une nouvelle stratégie, dite Global Strike, qui suppose la mise au point d’un avion spatial dit « common aero vehicle », porteur d’armes guidées représentant une demi tonne de munitions. Il s’agira selon le général Lord déposant devant le Congrès d’une « incroyable capacité de destruction des centres de commandement et de lancement de missiles où qu’ils soient dans le monde ». Il pourrait atteindre sa cible en 45 minutes après un demi tour du monde. La mise au point de ce véhicule est considérée comme la priorité maxima.

L’Air Force a déjà réalisé divers prototypes de telles armes, dont nous avons présenté les essais dans notre revue. On citera notamment le XSS-11, un micro-satellite capable de brouiller les satellites de communication et de reconnaissance des autres nations. Le Pentagone n'a pas caché qu'il n'hésiterait pas à utiliser de tels armes pour détruire les satellites des "alliés" qui leur porteraient ombrage, par exemple les satellites du futur programme européen Galiléo au cax où ceux-ci auraient été développés avec la participation de pays réputés ennemis comme la Chine.

Un autre programme, significativement dénommé les “Verges de Dieu” (Rods From God) vise à précipiter de l’espace des cylindres de tungstène, titanium or uranium appauvri afin de pénétrer en profondeur des objectifs terrestres. Arrivant à des vitesses de 10.000 kms/h, ils auraient l’effet de petits obus atomiques.

Un troisième programme utilisera des rayons laser ou des ondes radio-électriques susceptibles d’immobiliser ou détruire des troupes et matériels au sol.

Le général James E. Cartwright, chef de l’United States Strategic Command, a expliqué récemment à la sous-commission du Sénat compétente pour la question des armements nucléaires que l’objectif était de permettre à la nation de “délivrer une attaque très rapidement, sans long plannings préparatoires , n’importe où à la surface de la Terre.

Mais beaucoup de sénateurs se sont inquiétés. Comment la Russie, l’Union Européenne, la Chine et l’Inde vont-elles réagir. Et que feront les Etats-Unis si l’un de ces pays décidait à son tour de développer de telles armes. Faudra-t-il en venir à des frappes préventives ? Ce discours raisonnable a été relayé par Teresa Hitchens, vice présidente du Center for Defense Information, Think Tank qui analyse et critique la politique du Pentagone. « L’espace doit rester un domaine international non militarisé ni militarisable”.

De plus, les budgets évoqués par l’Air Force elle-même (de 220 milliards à 1 trilliard) paraissent hors de portée. La frappe unitaire passerait de 600.000 dollars avec un Tomahawk à 100 millions de dollars avec les systèmes proposés. D’ores et déjà, les “simples” satellites de reconnaissance et d’observation voient leurs coûts au moins tripler. C’est le cas du nouveau programme de satellites-espions dit Future Imagery Architecture, dont le coût est de 25 milliards (et dont les résultats seraient d’ailleurs décevants). Ces coûts ne seraient supportables que si l’ensemble des systèmes d’armes actuels étaient reconvertis, ce qui parait à la fois utopique et dangereux.

Mais le général Lord considère que toutes ces objections ne tiennent pas. « La supériorité spatiale est notre destin. Il s’agit aujourd’hui d’une mission devant être conduite quotidiennement. Mais il s’agit aussi d’une vision pour le Grand Futur ».

On peut supposer que les industriels qui espèrent profiter de ces flots de milliards, non seulement pour développer des armes mais pour réinvestir le savoir-faire dans le civil, partagent totalement ce point de vue.
22/05/05

*Common Aero Vehicle http://www.fas.org/spp/military/program/nssrm/initiatives/cbmcav.htm
*XSS-11 http://www.afrlhorizons.com/Briefs/Dec03/VS0304.html

*Center for Defense Information
http://www.cdi.org/
*Future Imagery Architecture
http://www.fas.org/irp/program/core/fia.htm


De nouvelles propositions pour la modernisation administrative aux Etats-Unis

William Eggers est directeur de la division Secteur Public de Dolitte Research. Il vient de publier un ouvrage consacré à l’approfondissement de l’emploi des TIC dans les administrations et services publics, intitulé Government 2.0: Using Technology to Improve Education, Cut Red Tape, Reduce Gridlock, and Enhance Democracy
(Rowman and Littlefield, 2005)

Les propositions de l’ouvrage reçoivent un large appui de l’administration fédérale. Pour beaucoup d’entre nous elles rappelleront les objectifs définis depuis 10 ans dans les programmes d’informatisation et de conversion à l’Internet intéressant les administrations. La différence est que, tenant compte des progrès constants enregistrés par les TIC, notamment aux Etats-Unis, elles sont beaucoup plus radicales. Les européens auraient tort de considérer que du fait de leur idéologie libérale, les Etats-Unis ne se préoccupent pas de moderniser leur secteur public ou ne le font que dans l’objectif de réduire les coûts et licencier des agents. Il y a beaucoup de bonnes idées dans le livre de Eggers, que nous aurions intérêt à mettre en pratique, notamment en France.

L’exemple le plus intéressant concerne l’éducation, au niveau principalement de ce que nous appelons le primaire et le secondaire. Il est proposé de systématiser les nouvelles technologies d’enseignement assisté à distance, de façon à fournir à de petits groupes ne dépassant pas 4 élèves l’équivalent d’un enseignement à plein temps disposant de toutes les ressources de l’information pédagogique et des méthodes modernes d’acquisition des connaissances. L’objectif est de diminuer les temps de présence au collège et les temps de transport. Même si les élèves continuent à se rendre dans l’établissement, ils le feront d’une façon beaucoup plus souple et attractive. Le point intéressant est que, dans la présentation que l’auteur fait de ce projet, l’ensemble des équipements et contenus pédagogiques sont fournis par l’établissement d’enseignement, sur la base d’allocations budgétaires des collectivités locales.

Tout ceci supposera, on le devine, un grand effort d’adaptation des enseignants, des enfants et des parents. Les résistances seront nombreuses. Mais pour William Eggers, les avantages et retombées, non seulement financières mais en termes de qualité de la formation (très inégale aux Etats-Unis), justifieront l’investissement.

Le livre fait de nombreuses autres propositions, concernant notamment les transports publics intelligents, les systèmes de santé, les systèmes de contrôle et d’évaluation de la qualité, le conseil aux particuliers et aux entreprises. Il ne serait pas inutile de les étudier, même compte-tenu des différences culturelles, dans les écoles administratives et les écoles de commerce européennes. On dira qu'il ne s'agira en fait que fournir du chiffre d'affaires aux industriels et sociétés de service, mais ce serait sans doute juger un peu vite, à une époque où chacun disposera bientôt soit d'un micro-ordinateur, soit d'une play-station raccordée aux réseaux et pouvant offrir potentiellement des services bien supérieurs à ceux de l'Internet actuel. 22/05/05


Le Salon Européen de la Recherche et de l’Innovation
Communiqué

Le Salon Européen de la Recherche et de l’Innovation se tiendra les 3, 4 et 5 juin 2005 à Paris Expo, Porte de Versailles.
Il rassemblera, aux côtés des chercheurs, les étudiants, jeunes ingénieurs, chefs d’entreprise et le grand public désireux de faire le point et d’en connaître toujours plus en matière de découvertes scientifiques et d’innovation dans leurs applications.

Jean Audouze, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS, a établi, en liaison avec le Comité Scientifique du Salon, un exceptionnel programme de conférences et tables rondes ouvertes à tous : nanotechnologies et matériaux intelligents, exploration spatiale et préservation de la biodiversité, catastrophes naturelles et gestion de l’eau potable, intelligence artificielle et cryptographie, médecine du futur et sécurité alimentaire, sciences humaines… Egalement, en particulier pour les jeunes chercheurs et porteurs de projets innovants : valorisation de la recherche, politiques de financement et de transfert, stratégies d’amorçage…

Toutes les informations, la liste des exposants, le programme complet des conférences et des entrées gratuites sur simple demande sur le site Internet du Salon.

Il nous semble intéressant d’informer votre communauté d’internautes de la tenue de ce salon et de la possibilité d’obtenir une entrée gratuite. Nous vous serions reconnaissant d’en faire mention dans votre agenda, dans votre lettre d’informations et/ou de la façon qui vous paraîtra la plus pertinente.

Le Salon Européen de la Recherche et de l’Innovation http://www.salon-de-la-recherche.com/


Le Meilleur du Oui

Ce site est à consulter par ceux qui s'interrogent encore sur le choix à faire entre le Oui et le Non quand on se veut à gauche. Il est tenu à jour en temps quasi réel par quelques enthousiastes qu'en tant que partisan du Oui, je salue bien bas. http://www.le-meilleur-du-oui.net/sommaire-accueil.php3


http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/05-11905/index.htm