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La Gazette N°43 du 13 juillet 2001

Par Jean-Paul Baquiast Jean-Paul.Baquiast@wanadoo.fr


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Le blocnet (index)

cette quinzaine:

Tempête sur la presse en ligne

Suite à la crise de la nouvelle économie, on constate une réduction sensible des dépenses publicitaires, qui affecte la presse en général, et la presse en ligne en particulier. Beaucoup d'éditeurs de magazines en ligne s'interrogent sur un éventuel retour systématique à l'accès payant. Le sujet ne peut être traité en quelques phrases. Disons seulement que le financement par les encarts publicitaires ne nous avait jamais paru très sain, ni viable à long terme. Peut-être vaut-il mieux en effet payer l'information à sa valeur, sur un marché plus clairement compétitif. Ceci ne doit pas exclure les solutions reposant sur la gratuité. Mais la gratuité elle-même peut poser problème. Qui la finance: le bénévolat (et qui est derrière le bénévolat?), des firmes ou administrations ayant intérêt à diffuser leurs idées? 11/07/01


Premier rapport de l'Observatoire de l'emploi public

Le ministre de la Fonction Publique s'est félicité, le 26 juin 2001, de la remise par le Conseil d'orientation de l'Observatoire de l'Emploi Public (crée en septembre 2000), d'un premier Rapport. Il s'agit d'un tableau des effectifs de l'Etat, avec passage entre emplois budgétaires et emplois réels, fourni par 3 ministères pilotes. On voit l'intérêt de la démarche, mais elle prendrait toute sa portée si le rapport, comme l'Observatoire lui-même, figuraient sur le web...ce qui ne me semble pas être le cas...12/07/01


La gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences

Le ministère de la Fonction publique publie un guide sur ce sujet d'actualité. Voir  ses pages consacrées aux guides: http://www.fonction-publique.gouv.fr/lesrapportsetlespublications/guides.htm 12/07/01


La fin des procédures papier?

On pourra lire sur ce sujet à l'ordre du jour (depuis 5 ans) un exemplaire intéressant des Cahiers Industries, du ministère du même nom http://www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/kiosque/cahiers/pdf/c0069.pdf 12/07/01


Communicatique: les "graveurs" de vitres

Il parait que la SNCF et la RATP envisagent de remplacer à grands frais, et ce indéfiniment sans doute, les vitres de voitures gravées au diamant par des jeunes en mal d'expression et de célébrité. Est-ce une bonne idée, quand on considère le coût que supporteront les usagers et contribuables? Ne vaut-il pas mieux laisser les vitres en l'état? Les auteurs de gravage finiront par saturer l'espace disponible, à force d'y superposer leurs acronymes. Ou bien les voyageurs qui, quand ils sont témoins de tels faits, font semblant de ne rien voir, s'énerveront-ils un peu. Une autre solution, plus institutionnelle, serait de soumettre le problème au président de la mission interministérielle pour l'accès public à la micro-informatique, à l'internet et au multimédia, afin que ce dernier offre à ces personnages des moyens d'expression plus conformes aux usages de la société de l'information. 09/07/01


Europe-Puissance

Alain Frachon, dans Le Monde du 7 juillet, p. 1, analyse avec sa perspicacité habituelle la nécessaire prudence dont fait preuve notre ministre des Affaires Etrangères, face à un concept qui, parait-il, ne séduirait que les Français, celui d'Europe-Puissance. Rappelons que ce terme désigne une Europe qui se donnerait les institutions diplomatiques, commerciales et militaires nécessaires pour mener vis-à-vis des grands blocs, USA, Chine notamment, une politique de puissance correspondant à sa force économique et à ses atouts géographiques et humains. Les autres membres de l'Union continueraient à craindre de se mettre à dos les intérêts américains, en affichant une telle politique. Quant aux candidats à l'entrée dans l'Union, ils seraient surtout intéressés, à travers les institutions communautaires et celles de l'OTAN, par un rapprochement avec les Etats-Unis. D'où la question: comment faire naïtre chez nos partenaires cette volonté d'Europe-puissance?

Les quelques contacts que nous avons ici avec les milieux scientifiques peuvent laisser penser que si la France, relayée par des institutions, mais aussi par des industriels européens, affichaient de grandes ambitions scientifiques et technologiques (comme, pour faire simple, envoyer au plus vite des robots intelligents sur Mars!) cela créerait une compétition intellectuelle avec le reste du monde qui mobiliserait certainement les citoyens européens de l'Atlantique à l'Oural. Si rien n'est fait, la science et la technique seront de plus en plus définies outre-Atlantique, comme l'a été la société de l'information. Faut-il continuer? Discutera-t-on de ces sujets avant les élections françaises de 2002? 09/07/01


Une étude du Crédoc sur Internet en France

Le Centre de Recherche pour l'Etude et l'Observation des Conditions de vie (Crédoc) a publié en mars 2001 une étude sur "La diffusion, l'usage et l'acceptabilité des nouvelles technologies en France" (http://www.credoc.asso.fr/r/r214.htm). Je ne vous en dirai pas plus, n'ayant ni le temps ni les moyens de commander ladite étude, certainement très intéressante, à l'éditeur Credoc Publications (pour un prix en FF, affiché sans contrepartie en  euro, de 180 FF) 10/07/01


E-Finances

Source AFP 5 Juillet:

" PARIS, 5 juil (AFP) - Le ministre de l'Economie et des Finances, Laurent Fabius, a annoncé jeudi la prochaine mise en place par son ministère de nouveaux services en ligne à l'intention des usagers et des entreprises, faisant de Bercy "le premier e.ministère en France".

"Nous avons décidé d'être le premier e.ministère en France, en privilégiant toutes les formes de connexion", a expliqué le ministre.

La mise en place de cette "administration électronique" s'inscrit dans le cadre de "la réforme de modernisation du ministère, engagée depuis plus d'an", et destinée à "offrir un service public plus proche, plus réactif et plus efficace", a précisé M. Fabius.

Le projet d'"e.ministère" sera financé en mobilisant une partie des deux milliards de francs (300 millions d'euros) que Bercy consacre annuellement à son informatique, a-t-il précisé.

Les usagers, qui peuvent déjà "consulter le portail du ministère sur Internet avec 50.000 documents en ligne", pourront bénéficier de nouvelles réalisations visant une "démocratisation de l'internet".

Ainsi, "des points d'accès publics" seront mis en place très prochainement dans les principaux espaces d'accueil du ministère. Une "centaine de bornes interactives seront installées dans les prochaines semaines, 250 dans les prochains mois".

L'information sera enrichie par la mise en ligne des 1.000 questions les plus fréquemment posées aux services du ministère et par l'accès aux publications de l'INSEE.

Le ministère installera aussi "le compte fiscal simplifié" avec possibilité d'une "consultation personnelle des déclarations sur le revenu et des paiements", a indiqué le ministre, sans en préciser la date.

Les entreprises aussi, dès 2002, vont profiter de nouveaux services. Ainsi, il "sera possible de créer son entreprise sur internet" "d'accéder aux marchés publics avec appel d'offre et enchères électroniques", de "régler les opérations fiscales de son entreprise" et de "suivre l'état de paiements de ses factures", a indiqué M. Fabius.

A ses partenaires publics, collectivités, municipalités ou hôpitaux, Bercy va offrir de nouveaux outils de gestion budgétaire et comptable sur le net.

Le personnel du ministère ne sera pas oublié et en 2002 chacun de ses 180.000 agents bénéficiera "d'un poste de travail personnalisé" et d'une "formation" aux technologies d'information et de communication, a indiqué M. Fabius."


Entreprises sans usines

Certains correspondants de cette Gazette voudraient, à juste titre, que je rappelle le fait que les entreprises sans usines, qui semblent devenir la règle, ne sont pas seulement le résultat de la mondialisation des réseaux d'échanges, rendant possible le just-in-time d'un bout à l'autre de la planète. Elles résultent évidemment aussi et surtout de la volonté de profit des entreprises et de leurs actionnaires. Il s'agit de reporter sur des sous-traitants eux-même internationalisés (dont on ne citera pas les noms ici) la responsabilité de comprimer les rémunérations et les effectifs puis, nécessairement, à plus ou moins longue échéance, de délocaliser. On retrouve la loi d'airain des salaires, au niveau mondial. Elle jouera longtemps encore puisqu'il y aura toujours un pays plus pauvre que les autres pour récupérer les usines plus ou moins "tournevis" dont les donneurs d'ordre ne veulent plus assumer la responsabilité.

On peut par contre admettre (avec prudence) que la mondialisation des modes de production et des échanges présente pour les pays pauvres l'avantage de leur permettre de participer aux processus de production modernes, même s'ils le font dans des conditions qui nous paraissent relever de l'exploitation. S'ils restaient en dehors de toute activité économique, comme certaines populations africaines, faudrait-il s'en féliciter? 05/07/01


 Débat public sur le 3e aéroport parisien

Un bon point pour les Pouvoirs Publics, qui ont mis en place la Démarche d'Utilité Concertée pour un Site Aéroportuaire International (DUCSAI) et prévu un site Internet sur lequel on trouve les grands éléments du dossier, ainsi que les résultats de l'avancement du débat. Certains représentants d'intérêts estimeront sans doute que ces informations ne suffisent pas à éclairer les citoyens, ou sont mal présentées. Il reste que le site semble avoir été fait avec la véritable volonté de faciliter la participation de tous aux discussions, et pas seulement pour donner une illusion de démocratie. Il est clair pourtant qu'un débat de cette ampleur ne peut se dérouler entièrement sur Internet. Rien non plus n'empêche les gens souhaitant s'exprimer en dehors du cadre qui leur est proposé d'ouvrir leur propre site. 04/07/01  http://www.ducsai.org/pages/dossier_cahier.asp


La revue des sites

Le 10 juillet  

La Maison d'arrêt de Strasbourg http://www.ma-strasbourg.justice.fr

Voici selon le ministère de la justice le premier site officiel d'une maison d'arrêt en France. A première vue, il nous a paru remarquablement convivial et fourni, au regard de ce que l'on aurait pu craindre. Différentes possibilités de contact sont offertes, avec l'administration et avec des associations d'aide aux détenus et à la réinsertion. Cela ne résoudra certainement pas tous les problèmes, mais devrait y aider. Il y a sans doute là un exemple à suivre. Baquiast

Le 1er juillet  

Le Parlement français http://www.parlement.fr

On croït rêver. Voici, sauf erreur (mais j'ai bien cherché, je n'y ai rien trouvé d'autre), un portail à l'état zéro. Il se borne à envoyer le lecteur, soit sur le site de l'Assemblée Nationale, soit sur celui du Sénat, sans aucune valeur ajoutée. Il aurait suffit que chacun de ces deux sites mette un lien sur l'autre pour rendre le même service. On a sans doute voulu récupérer les gens (les étrangers?) ne connaissant pas la dichotomie existant entre nos deux assemblées parlementaires, et faisant une recherche sur Parlement, mais quand même.

On aurait pu penser qu'un minimum de mise en commun de contenus ou de recettes d'accès aurait pu être envisagé, sans nuire à l'autonomie de chacune de ces deux institutions. Lorsque par exemple je cherche un rapport parlementaire dont la presse a parlé, j'aimerais savoir exactement où aller, au lieu de me perdre dans les sites respectifs de l'AN et du Sénat, bien faits en général mais touffus. Il faudra attendre. Baquiast

http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/01-4307/index.htm