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La Gazette N°26 du mois d'août 2000

Par Jean-Paul Baquiast jp.baquiast@chello.fr


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Quelques articles mis en ligne sur Admiroutes durant le mois:

26 août http://www.admiroutes.asso.fr/
Les automates intelligents. Our project "How to develop intelligence and consciousness in governments?" (signalé)

25 août
Suite à donner aux Cahiers de doléances
, courrier de Jean Louis Schwendimann, suivi de notre réaction

21 août
Editorial: Télévision numérique, Internet et démocratie par Jean-Paul Baquiast

6 août
Chronique du béta-bloquant. Rencontre: le journaliste-papier

2 août
Quel serait l'intérêt de la votation électronique?
Editorial  par Jean-Paul Baquiast  
Chroniques du bêta-bloquant: Evaluation comparée sur pièces

1er août
Attribution du mulor d'honneur d'août 2000
à trois anciens Commissaires au Plan

Le blocnet (index)
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l'index des thèmes

ce mois-ci:

La misère intellectuelle de certaines organisations françaises de défense des consommateurs

L'une de nos correspondantes, souhaitant militer activement et bénévolement en faveur des consommateurs, nous indique son découragement, qui va la conduire à prendre des distances avec l'organisme de défense avec lequel elle travaillait. Pratiquant Internet de façon professionnelle, elle n'a pas encore réussi à convaincre les deux piliers que l'on retrouve dans de telles associations, les "dirigeants" et les "permanents", d'utiliser les méthodes modernes du net. Les premiers, surnommés parait-il les "papys", car ils auraient tous près de 70 ans (ce qui n'est pas un crime, mais suppose de se tenir à jour), ignorent totalement non seulement Internet mais les micros, le travail en réseau, l'extranet, etc. Ils continuent à mobiliser des secrétaires pour taper laborieusement leurs rares écrits. Les seconds n'ont qu'une peur: être remplacés par des bénévoles au fait des méthodes modernes. L'organisme a peu d'ordinateurs, anciens ou mal utilisés, dont quelques uns seulement sont reliés, pour le principe, à Internet. Un site web a été ouvert, mais il est guère dynamique, le webmestre ne recevant que peu de consignes, et l'interactivité n'étant pas encouragée. Tous les échanges avec les adhérents continuent à se faire par la poste ou par téléphone, avec les délais que l'on  imagine.

Les méthodes de travail interne sont à l'avenant: un permanent est chargé, parait-il, de suivre plus d'une centaine de groupes de travail. L'on imagine le poids des contributions qu'il peut y faire. Sur le plan de la politique générale, les "papys", syndicalistes chevronnés, reprennent en mots d'ordre de vieilles consignes syndicales devenues obsolètes, sans aucun souci de savoir quels seraient les demandes des nouveaux consommateurs. La participation aux groupes de travail sur la consommation, mal préparée faute de travail coopératif en réseau, laisse les représentants de l'organisme sans réponses face aux doctrinaires, comme il s'en trouve, représentant notamment des associations particulièrement réactionnaires. Si bien que ce sont les moins représentatifs qui finissent par faire la loi - le tout sous l'oeil apparemment indifférent de la Direction du ministère des Finances en charge de ces questions de consommation.  

Ce cas, j'en conviens, est un peu caricatural. Il reste que la défense du consommateur, en France,  faute de savoir utiliser Internet, ne pèse pas assez lourd, par rapport à ce qui se fait dans les pays scandinaves ou anglo-saxons. Les consommateurs en colère devront-ils se résoudre à "démonter" les entreprises dont ils voudraient obtenir des concessions, pour se faire entendre? 27/08/00*

* Nous aurions pu publier cet article dans les Chroniques du Bêta-bloquant, mais le sujet nous parait trop sérieux pour ces dernières.


Réforme de l'Etat: raccourcir les délais d'application des lois

Dans son Rapport annuel sur l'application des lois, le Sénat indique que 32 des 47 textes adoptés par le Parlement en 98-99 étaient encore non applicables, faute de décrets d'applications (décrets sans lesquels une loi, généralement trop générale, ne peut faire l'objet d'exécution, et qui sont à la charge du pouvoir réglementaire, c'est-à-dire de Matignon). Les Premiers ministres successifs s'étaient pourtant engagés à sortir les décrets dans un délai maximum de 6 mois après la promulgation des textes. Les Sénateurs indiquent différentes raisons qui, selon eux, expliquent ces retards, y compris la mauvaise volonté de l'exécutif face à certains textes. Il s'agit évidemment d'un phénomène inacceptable. A quoi bon, si l'on peut dire, amuser l'opinion en faisant voter une loi, si celle-ci demeure inapplicable pendant quelmques années, voire définitivement.

Les sénateurs n'évoquent malheureusement pas deux solutions qui permettraient d'accélérer les choses. La première consisterait à publier, sur des sites Internet parlementaires ET réglementaire (issu de Matignon), les délais qui  ont courru ou qui restent à courir entre la promulgation de la loi et la sortie des réglements d'application. L'opinion disposerait ainsi d'un moyen de suivi (de traçing) fort utile pour faire apparaître d'eventuelles difficultés ou blocages, et plus généralement pour se préparer à appliquer les injonctions légales dans les meilleures conditions. Une autre solution serait plus technique. Elle consisterait à traiter l'ensemble de la chaîne de production des textes réglementaires  avec des procédures électroniques de bout en bout, depuis les bureaux réglementaires des ministères jusqu'au secrétariat général du gouvernement et au Conseil d'Etat. Des embryons de tels traitements existent, mais l'on est encore loin du compte. Ainsi, les difficultés matérielles souvent présentées comme des excuses à la lenteur de la négociation puis de la rédaction des décrets, pourraient-elles se trouver sérieusement allégées. Mais il faudrait que la lenteur cesse d'être érigée en vertu au plus haut niveau de la machine d'Etat. 25/08/00


Projets actuels  du ministre en vue de la Réforme de l'Etat

Dans un Point de Vue du Monde du 24 août 2000, M. Michel Sapin, ministre de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, rappelle que ledit Etat demeure plus que jamais nécessaire, dans les sociétés actuelles, mais qu'il doit pour cela se réformer, afin de devenir plus transparent et plus efficace. Le propos, bien qu'intéressant, ne serait pas nouveau, si le ministre n'indiquait pas les deux grands domaines de réforme sur lesquels il voudrait travailler, afin de "passer à la vitesse supérieure": "la réforme de l'ordonnance de 1959, qui définit les règles budgétaires au sein de l'Etat, et la mise en place d'une gestion prévisionnelle des effectifs".

L'article précise de quoi il s'agit. Je ne vais pas paraphraser l'argumentaire de M. Sapin. Disons seulement que dans les deux cas, il s'agirait de donner à l'Etat (central ou déconcentré) des cadres de gestion plus souples, prenant en compte les objectifs et leurs réalisations sur la pluri-annualité, ainsi que les évolutions nécessaires en cours de période, plutôt que préserver une répartition annuelle de moyens pratiquement inamovible, quels que soient les besoins nouveaux et les résultats bons ou mauvais obtenus.

L'objectif ainsi décrit est indispensable. Observons seulement que cela fait des décennies que l'on en parle, sans avoir pu avancer, pour des raisons diverses que les connaisseurs de la mécanique administrative  (et politique) peuvent imaginer sans peine. Aujourd'hui, après la remise de rapports très pertinents, les objectifs et méthodes à suivre paraissent clairs. Mais, les résistances demeurant, ces deux projets demanderont une mobilisation considérable de moyens humains, non pas tant pour réaliser de nouveaux modules de gestion utilisant les technologies modernes (comme a commencé à le faire le projet Accord du ministère de l'économie et des finances, consacré à la réforme de la gestion budgétaire et comptable), mais pour convaincre les personnels et les utilisateurs divers de la faisabilité et de la pertinence des nouveaux choix.

De plus, si l'on veut vraiment réorienter l'action de l'Etat en fonction de fonctionnalités renouvellées, l'étude fine (accompagnée d'inévitables arbitrages) relative à l'évolution des besoins et à la définition de nouveaux indicateurs de résultats, devrait mobiliser de nombreux sociologues, économistes  et médiateurs sociaux. Sinon, l'on se bornera à reconduire  par facilité les répartitions actuelles.

Tout ceci enfin ne pourra se faire d'un coup et de Paris, mais par petites touches, sur la base d'opérations promotionnelles pilotées à partir des services déconcentrés, en relation étroite avec les intérêts locaux de toutes sortes, différents d'ailleurs d'une région à l'autre. Il faudra tenir compte des enseignements de l'échec de l'opération Finances 2003 (enseignements dont nous n'avons d'ailleurs pas beaucoup entendu parler, hélas pour notre compétence générale en matière de réforme administrative!).

Bref ce sera si l'on peut dire de vraies méga-machines qu'il faudra monter, avec l'attention permanente du Premier ministre. Est-ce bien ce qu'entend faire le ministre de la fonction publique? Si oui (comme nous en sommes persuadés), applaudissons des deux mains l'engagement de principe, en attendant de voir les résultats. 24/08/00


Bulletins officiels en ligne

Un correspondant d'Adminet s'étonne  (sinon s'indigne) de voir que tous les ministères n'ont pas encore mis en ligne leurs Bulletins Officiels (voir notre Courriel). C'est une question que nous évoquons depuis longtemps. Mais ceux des ministères qui n'ont pas encore édités leurs BO sur leurs sites semblent ne pas réagir. Ce ne peut être une question de moyens, avec les techniques d'aujourd'hui. Mais alors? 24/08/00


Le Monde tenté par le mulot d'honneur d'Admiroutes

Je pourrais croire, si je ne savais à quel point du haut de sa splendeur, il nous ignore, que le quotidien du soir Le Monde  est tenté par l'attribution de notre extraordinaire Mulot d'honneur. Comme nul n'en ignore, cette superbe distinction vient tous les mois récompenser ceux qui, selon nous, font de l'esprit facile en ridiculisant Internet, ses pompes, ses oeuvres et ses soutiers de base. Or Le Monde, depuis quelques jours, semble rejoindre la vaste communauté des bêta-bloquants, au sein de laquelle nous pêchons régulièrement de nouveaux candidats au Mulot. En effet, ce journal offre à partir du 22 août une Série de l'été, intitulé "Les folies d'Internet", confiée à Daniel Schneidermann. Celle-ci nous raconte les malheurs d'une espèce de Bidochon internaute perdu dans les méandres du commerce électronique, de la Bourse sur le web et autres services en ligne. En viendra-t-il à l'Internet rose, digne successeur du minitel rose? Nous verrons.

Il est indéniable que l'auteur connaît bien Internet, sait d'une plume alerte (et autrement amusante que les articles d'Admiroutes, j'en conviens) dénoncer les dérives commerciales ou autres effets de mode. L'ensemble laisse cependant une impression de malaise. Le lecteur du Monde ne pratiquant pas encore le web trouvera là d'innombrables raisons pour continuer à ne pas le faire, au risque de ne jamais voir les aspects citoyens et militants de l'Internet, tout aussi intéressants me semble-t-il pour un éminent sociologue comme M. Schneidermann, mais dont il ne parle pas. On ne peut pas plaisanter, direz-vous, sans que les ayatolahs de l'Internet, tels que vous, réagissent... L'ennui est que les plaisanteries, en général, vont dans le sens du poil d'une majorité qui n'a pas encore compris que le retard français dans la société de l'information perdure, et qu'il n'est pas très utile d'en rajouter. 23/08/00


Débattre  sur Internet de la "fin possible du jacobinisme"

Le projet du gouvernement pour la Corse suscite parait-il des convoitises du côté de tous les régionalismes supportant mal les excès, vrais ou imaginaires, du jacobinisme à la française. Mais il provoque aussi les réactions de nombreux intellectuels partisans de la république une et indivisible. Voilà une bonne occasion de multiplier sur ce thème les forums sur Internet. Non seulement, le sujet est suffisamment important pour justifier de tels forums, mais de plus, il ces forums pourraint donner la parole à des gens bien au fait des perspectives de la société de l'information, conscients des changements que celle-ci apportera de toutes façons, tant dans les Etats nationaux qu'aux plans locaux et régionaux (au plan européen notamment). L'on pourrait ainsi montrer que le vieux jacobinisme est déjà pratiquement condamné, que les excès communautaristes le seront très vite, mais que de nouveaux équilibres, entre entités aussi différentes que possible les unes des autres, mais aussi communicantes que possible entre elles, grâce aux réseaux, donneront peut-être naissance à une France de jeunes, plutôt que de vieux. Notons que les débats sur Internet portant sur ce sujet émanent plutôt de l'opposition, notamment du site de Démocratie Libérale. La gauche serait-elle bêta-bloquée? 07/08/00


L'"affaire" de l'INSEE

Il est difficile de ne pas mettre son grain de sel dans le mini-débat bien franco-français ouvert par les syndicats de l'INSEE à propos de la publication, dans un organe officiel de l'Institut, d'une étude de deux de leurs collègues montrant qu'il y aurait un lien entre les allocations-chômage et l'emploi. Si j'ai bien compris la conclusion de cette étude, lorsque la reprise du travail n'apporterait qu'un avantage minime par rapport à l'allocation, le chômeur préfèrerait rester chômeur. Le débat au fond parait ne pas intéresser directement les problématiques de la société de l'information, et ne devrait donc pas être évoqué ici. En fait il soulève beaucoup de questions touchant d'abord à la liberté d'opinion, d'autre part aux emplois de la net-économie. En ce qui concerne la liberté d'opinion, qu'il s'agisse de la presse ou de l'Internet, autant il parait salutaire de condamner des publications contraires aux droits en vigueur, comme en ce qui concerne le révisionnisme, autant s'en prendre à une étude sous prétexte que ses conclusions donneraient des arguments au Medef, relève du terrorisme intellectuel rappelant le stalinisme des années 50. On peut débattre d'une telle étude. Encore faut-il la connaître. Je suppose que le DG de l'INSEE ne refuserait pas la publication d'opinions différentes. Pourquoi d'ailleurs ne pas organiser une discussion sur le site internet de l'Institut?

En ce qui concerne les emplois de la net-économie, force est de constater que beaucoup ne sont guère mieux rémunérés que le SMIC, et peu supérieurs à certaines des allocations de chômage. C'est sans doute regrettable, et il faudra que les salariés concernés s'organisent pour mieux faire reconnaître leurs compétences. Mais si tous ces jeunes avaient fait le choix, dans la mesure où ils en auraient eu le droit, des ASSEDIC, où en serait la croissance française que l'on attribue, à juste titre, aux activités de la net-économie (voir à ce sujet l'étude récente du BIPE) 05/08/00


Le rapport du Plan sur l'approvisionnement en électricité pour 2050

Le Commissariat au Plan a remis au Premier ministre un rapport très documenté sur les perspectives de la production et consommation d'électricité en France jusqu'en 2050, avec un examen détaillé des diverses solutions possibles: filière nucléaire, gaz, énergies renouvelables, économies d'énergie, elles-mêmes analysées selon diverses perspectives  économiques et politiques. Voici une excellente illustration de ce à quoi le Plan peut servir: éclairer le long terme. Cela ne veut pas dire que le rapport doive être pris comme lettre d'évangile, non plus qu'il n'ait pas à être mis à jour régulièrement. Les adversaires du nucléaires dénonceront évidemment la présence parmi les rapporteurs du haut-commissaire à l'énergie atomique. Mais que le rapport existe et soit disponible est un grand pas. Encore faudrait-il qu'il soit analysé et critiqué, y compris dans les établissements d'enseignements, au même titre que des oeuvres plus littéraires. 04/08/00


La Commission européenne, l'espace judiciaire européen et la lutte contre le cyber-crime

Le Compte-rendu du Conseil informel Justice Affaires intérieures (Marseille, 28 et 29 juillet 2000) est publié, en résumé mais avec une célérité à saluer, sur le site de la présidence française http://www.presidence-europe.fr/pfue/static/acces6.htm?nav=6 La reconnaissance mutuelle des décisions civiles et pénales, le renforcement de la lutte contre la criminalité, la coopération administrative, sont désormais présentés comme des objectifs à atteindre rapidement, peut-être sous ladite présidence. Bravo donc! Le Commissaire européen pour la justice et les questions intérieurs Antonio Vitorino a par ailleurs présenté l'idée d'un "forum" rassemblant les intérêts concernés par la lutte contre le cyber-crime: agences publiques, fournisseurs de services, opérateurs de réseaux, consommateurs. Mais que sera au juste ce forum, face au monde si bien organisé auquel il prétendra s'attaquer?

Ainsi s'esquisse cependant, avec une prudence bien TEMPERE (excusez-moi, mais je crois que la plaisanterie a déjà été faite), l'espoir d'un Espace judiciaire européen désormais ressenti comme un impératif, non seulement par les entreprises mais même par les institutions. 03/08/00


La réforme administrative (et le sort de l'édition) vus par Claude Allègre

L'ancien ministre de l'Education Nationale nous donne à son tour dans l'Express 2559 du 26 juillet son avis sur la réforme de l'Etat, ou de la réforme administrative, comme l'on voudra. "Avis à la bureaucratie. Pour une réforme administrative équilibrée entre efficacité et démocratie". Nous y trouvons plein de bonnes idées à discuter, sur le mode du "faisons, faisons", autre version du "Il n'y a qu'à". Que dire de plus? Rien à mon avis.

PS: le même Allègre, en charge de l'Ephéméride de l'Express, nous explique dans le numéro 2560 dudit, en date du 3 août, que l'édition électronique va mettre à mal les éditeurs et auteurs traditionnels. Il évoque d'abord les perspectives de l'édition scientifique (dont sauf erreur il n'avait pas voulu entendre parler lorsqu'il était ministre) puis le sort futur de l'Express lui-même. Veilleur du siècle, dirait Jacques Chancel

Brisons là, j'aurais l'air d'être à l'aigre 03/08/00


Les cabris de la Réforme de l'Etat

Il ne suffit pas de sauter comme un cabri sur sa chaise en répétant Réforme de l'Etat, Réforme de l'Etat pour que celle-ci se fasse. Il faudrait analyser en détail pourquoi les précédentes tentatives ont toutes échouées, montrer, toujours en détail, non pas ce qu'il faudrait faire, mais les bonnes questions qu'il faudrait se poser relativement à tout ce qui existe actuellement: doit-on conserver, supprimer, modifier? Plus difficile, il faudrait enfin proposer des processus de négociation, des méthodes et des outils permettant d'avancer dans un sens quelconque, non défini à l'avance - le tout reposant évidemment sur un usage intensif d'opérations décentralisées utilisant largement Internet, tant pour le travail à mener que pour convaincre les foules de la pertinence dudit travail. Bref nous sommes loin de ce que croient bon de préconiser trois éminents anciens Commissaires au Plan, dans l'article de Libération où je vois beaucoup de bonnes choses, sauf le petit quelque chose en plus qui leur permettrait de se distinguer des discours habituel, rapport Picq d'illustrissime mémoire et autres. Mais peut-être suis-je aveuglé par l'écran de mon micro-ordinateur, sans doute mal réglé. Qu'en pensez-vous? 01/08/00


La revue des sites
Consulter le répertoire des sites

Le  25 août

Aéroports de Paris http://www.adp.fr/webadp/a_cont01.nsf/$$pages/home.htm?OpenDocument

Dans son numéro 17425 du 19 août 2000, Le Figaro Magazine se fait l'écho des nombreuses critiques qui seraient portées par les usagers de l'établissement public ADP à l'encontre de celui-ci, notamment en ce qui concerne le site de Roissy-Charles de Gaulle. Ces critiques viendraient tant des compagnies aériennes utilisatrices que des passagers et autres usagers des espaces collectifs.  Les ingénieurs des Ponts, tout puissants la-bas, "penseraient béton d'abord", fut-ce du béton mal agencé. Une enquête de satisfaction aurait été faite et aurait donné de "terribles résultats".  La question n'est pas ici de faire écho à ces considérations, mais nous pouvons par contre nous demander comment ADP utilise son site pour recueillir les doléances éventuelles, et apporter des réponses aux mécontents. Si Internet ne servait pas à cela, à quoi servirait-il - d'autant plus que la plupart des usagers, étant "internationaux", connaissent bien le rôle médiateur que peut jouer un site bien géré, et apprécieraient d'y trouver des questions et surtout des réponses.

Or vous rencontrerez sur le site (après des temps d'attente qui paraissent anormalement longs) une rubrique "contactez-nous" qui permet d'envoyer des messages au webmaster (??), une rubrique Informations passagers (horaires, accès, stationnements, etc. ), une rubrique Droits des passagers, qui reprend les dispositions prises par la Commission européennes, une rubrique Sourires, mentionnant le recrutement de jeunes chargés de sourire aux passagers, etc. bref, plein de choses utiles, mais banales.

Les Aéroports de Paris ne perdraient rien de leur prestige, au contraire, en ouvrant un forum public de questions-réponses, en promettant de faire mieux quand cela est possible, et en s'excusant de ne pouvoir faire mieux, si c'est le cas. Bref, en donnant la parole aux usagers. Peut-être serait-il plus délicat de mettre en ligne les revendications des équipages ou des compagnies aériennes, mais après tout, pourquoi pas? Quant à l'enquête de satisfaction, pourquoi ne pas la publier , elle aussi. Les résultats n'en sont peut-être pas aussi  "terribles" que le prétend le Fig.Mag.

Vous me direz qu'une telle transparence donnerait des armes à la concurrence? Soyons sérieux. Vous accepteriez de vous détourner par un autre aéroport pour aller à Paris, vous? Baquiast

Le  22 août

Pharos Space http://pharos.inria.fr/

Ce site, développé par l'INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique) avec le concours de Bull et Dyade, offre un service original, à la disposition des "communautés d'intérêt": ouvrir, si je puis dire, des espaces de référencement et d'annotations collectifs aux membres d'une communauté d'intérêt désireux de s'informer réciproquement des publications faites sur le web dans le domaine qui les intéresse.

Le service comporte déjà une quinzaine de thèmes, appelés canaux, à l'intérieur de chacun desquels l'on trouve la présentation suivante:

"Le canal ***, qu'est-ce que c'est ?

D'autres internautes vous conseillent !

Ce site est un moteur de recherche thématique dont l'originalité est de retourner des résultats classés, commentés et évalués par des personnes et non pas par des outils automatiques.

Il permet aux membres d'une communauté d'intérêt de partager leurs recommandations à propos de ressources (documents, produits,...) concernant leur sujet d'intérêt. Le but est de construire ensemble un catalogue de ces ressources.

Vos avis intéressent les autres ! Faites profiter les autres de vos découvertes. Exprimez vos avis et faites vous connaître.

Un avis concerne un document (url). Il contient une note, un commentaire et une liste de mots-clés. Plusieurs membres peuvent exprimer des avis, différents sur le même document.

Le système fonctionne comme un ensemble de forums, supposant évidemment un certain sérieux des participants. La modération de quelqu'un connaissant bien le thème parait indispensable. Bref une inittiative à suivre, et à pratiquer soi-même, bien entendu, dans les domaines où l'on se sent expert. Beaucoup de canaux sont en anglais, mais c'est pratiquement inévitable. Baquiast

Le  17 août

Rezo.net, le portail des webzines http://www.rezo.net/

Il n'est certes pas facile de se retrouver dans la petite centaine de magazines électroniques (dits aussi webzines, exclusivement en ligne) existant actuellement en français. C'est dommage car l'on y trouve non seulement beaucoup d'informations non publiées ailleurs, mais aussi une liberté de ton et d'approche politico-philosophique aux antipodes des langages compassés des médias, grands ou moins grands, fussent-ils désormais sur le web*.

Pour combler cette lacune, l'on peut faire appel au Portail des Webzines, crée depuis quelques mois par Pierre Lazuly. Il s'agit principalement d'une revue de presse actualisée toutes les heures de chaque jour, offrant le lien vers le périodique cité - ce qui représente, lorsqu'on y réfléchit, un travail de lecture et d'analyse considérable. Par ailleurs, une lettre hebdomadaire d'information sur abonnement, gratuite,  permet d'être tenu au courant des sélections. Enfin, un moteur de recherche retrouve les adresses des magazines cités ou de leurs articles. La Gazette d'Admiroutes n'a pas à se plaindre, nous bénéficions de plus de cent citations. Que voilà un bon moteur, n'est-ce pas?

Un petit regret, c'est de ne pas trouver (mais peut-être ai-je mal cherché), un simple répertoire alphabétique de tous les webzines référencés. Baquiast

*comme viennent de décider de le faire 5 représentants de la presse quotidienne régionale, associés avec CanalWeb pour créer Téléweb Régions.

Le  15 août

Protel, La Réunion des NTIC http://www.protel.fr/

La Réunion se trouvant à 10.000 kilomètres de la métropole, il lui est indispensable d'utiliser les TIC pour son développement interne et l'amélioration de ses relations avec le reste du monde. Pour cela, le Conseil Régional et divers acteurs ont crée la Société d'économie mixte Protel, qui se présente ainsi:
" Face aux enjeux majeurs du développement économique social et culturel de la Réunion et conscient de l'impact de la société de l'information, le Conseil Régional a mis en place dès 1988 un plan stratégique de déploiement des Nouvelles Technologies d'Information et de Communication avec le soutien du FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) :
Pour affirmer sa forte volonté politique et accompagner la mise en place de projets, la Région a créé en 1991 la SEM PROTEL. Les missions de PROTEL sont l'Etude et le Conseil sur le positionnement de la Réunion dans la stratégie des NTIC dans l'Océan Indien, la conduite de projets régionaux et la structuration de la filière réunionnaise des industries de l'information et de la communication...".
Le site nous parait un modèle du genre. Il offre d'abord de nombreuses informations sur l'Ile et ses diverses ressources (rubrique La Réunion des NTIC). Il présente par ailleurs différents espaces consacrés à des projets stratégiques autour des NTIC, dans lesquels s'implique la SEM Protel (Rubrique Protel Services).
Protel est présente à Hourtin 2000 et organise un séminaire sur les NTIC 2000 à La Réunion les 26 et 27 septembre prochains. Baquiast

Le  12 août

e-fonctionnaires.com http://www.e-fonctionnaires.com/e-fonctionnaires/fonctionnaire.nsf/FormAuto?Openform

Ce site, que l'on s'attendrait logiquement (pour ses aspects non-mutualistes) à trouver sur celui du ministère de la Fonction Publique, est en fait offert par la Mutualité Fonction Publique, qui regroupe 29 mutuelles ou unions de mutuelles intéressant les agents des trois fonctions publiques. Les mutuelles sont principalement orientées vers les questions de santé et de solidarité. L'on trouve donc sur le site toutes informations utiles, notamment en matière de cotisations et remboursements.
Mais le site est beaucoup plus ambitieux, et c'est très bien. Sa page d'accueil offre un grand nombre d'informations d'intérêt général pour les fonctionnaires (carrières, missions, congés, etc). Elle semble être bien tenue à jour. Les possibilités d'interactivité ne sont pas oubliées. Une enquête en ligne sur la fréquentation d'Internet par les correspondants est ouverte. Espérons que nous connaîtrons ses résultats. Bref, un bon travail, à faire connaître et encourager. Baquiast

Le  1er août

Mission Carcenac http://www.mtic.pm.gouv.fr/Carcenac/index.shtml

La MTIC met en ligne un espace de discussion et d'information consacré à la mission confiée au député Thierry Carcenac, ainsi définie: "La mission de M. CARCENAC porte sur l'analyse des moyens susceptibles de faciliter la constitution de systèmes d'information des administrations, simples d'accès pour l'usager, pérennes, sûrs et compatibles entre eux . Lors de cette mission il examinera notamment l'intérêt des logiciels libres, qui se caractérisent par la publicité de leur code source et leur mode coopératif de développement, et les moyens de favoriser, le cas échéant, leur usage et leur développement dans les administrations".

Affaire à suivre. A priori l'idée de constituer les systèmes d'information des administrations parait une tâche impossible, rappelant fâcheusement les anciens schémas directeurs des systèmes d'information des années 1980. Si par ailleurs, la mission se polarise sur la question des logiciels libres, elle se limitera considérablement. Ceci dit, il ne tient qu'à nous, dans un premier temps, de participer au forum. http://www.mtic.pm.gouv.fr/php/forum/index.php3?code=Ntxz34 Nous verrons ce qui y sera dit. Baquiast

Voyez aussi sur ces sujets le tableau de bord établi par le ministre de la fonction public (DIRE-UTIC) Il n'est pas toujours facile à lire et à concrétiser, pour ceux qui ne naviguent pas tous les jours dans les eaux du Pagsi, mais que voulez-vous, il faut s'accrocher pour atteindre à la substantifique moëlle) http://www.fonction-publique.gouv.fr/ntic/tabordintro.htm#tete

http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/00-2608/index.htm