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La Gazette N°24 du 30 Juin 2000

Par Jean-Paul Baquiast jp.baquiast@chello.fr


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Quelques articles mis en ligne sur Admiroutes durant la précédente quinzaine:

29 juin
Un nouveau visage pour les sites Internet des administrations
Editorial par Jean-Paul Baquiast    
Chroniques du béta-bloquant: Prière du Chef au Dieu Burokraticos pour être délivré des compétences internes
Quelques réflexions sur la modernisation des procédures administratives et l'accueil du public par un correspondant

23 juin
Le guide-âne du webmestre: Tout sur Mailto par Anne Bedel et Laurent Rieuneau.
Les collectivités locales au rendez-vous de l'aménagement du territoire. par Jean-Paul Baquiast

19 juin
Entrez avec nous dans le 21e siècle: notre livre électronique "Les automates intelligents" Signalé
Dossier Erika A propos de l'article d'Annie Lobbé dans ATTAC: Chronique du naufrage de l'Erika . A toutes fins utiles, copie de l'article 200K

17 juin
Attribution du mulot d'honneur de Juin 2000 à Regards-International
L'ENA et l'Europe de la société de l'Information. Editorial par Jean-Paul Baquiast

Le blocnet (index)
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l'index des thèmes

cette quinzaine:

Mission sur la presse et le multimédia, de Jean Charles Bourdier

Rappelons l'existence de la mission et du rapport susvisés, qui intéresseront tous les auteurs et éditeurs sur Internet, même n'a partenant pas à la presse. Le rapport mérite évidemment discussion. http://www.telecom.gouv.fr/francais/lois-rapp/rapportbo.htm 27/06/00


Pour ou contre la protection des logiciels

La discussion continue sur la nécessité ou non de breveter les logiciels, comme la Commission européenne le préconise, à l'instar de ce qui se fait aux Etats-Unis. Je donne ici l'exemple de deux arguments contradictoires, tels qu'ils s'échangent sur les listes de l'Isoc, de l'AFUL ou de Temps réels. On retrouve des débats qui ressemblent un peu à ceux concernant la brevetabilité du génome humain. 27/06/00

Contre:  Bernard Lang (AFUL) Aux USA, on est déjà en train de breveter des techniques d'enseignement. ET par le biais des programmes, qui seront partout dans la société de l'information, toutes les méthodes intellectuelles, et tout les processus régissant la vie sociale pourront être brevetés. Où en serait l'inventivit2 de l'Internet si British Telecom avait pu faire valoir des droits sur l'idée des liens hypertexte, comme ils prétendent le faire maintenant, bloquant ainsi tous les développements qui font la richesse de l'Internet, et qui furent realisés grâce au foisonnement inventif permis par la liberté offerte par le medium.

Pour: Pierre Breeze pb@breese.fr La pétition Eurolinux émane d'un groupe d'universitaires, étudiants et distributeurs de logiciels libres qui peuvent se permettre d'ignorer les réalités du monde de l'entreprise, telles que "Retour sur Investissement" ou "constitution d'actifs immatériels". Que des distributeurs de logiciels libres se réjouisse de l'aubaine de ne pas avoir à payer "leur matière première" n'a rien d'étonnant. Cette approche ultra-libérale serait désastreuse pour les PME et les start-up européenne, pour lesquelles la protection par des droits de propriété industrielle constitue un outil pour construire des alliances et des partenariats, identifier leurs actifs immatériels en vue de l'accès à des capitaux, et de construire des lignes de défense pour protéger leurs résultats de recherche et disposer d'arguments de réponse en cas de litiges avec un concurrent. [Dans les rapports entre le faible et le fort, la loi protège et la liberté opprime]. Contrairement à ce qui est exposé par Eurolinux, le système des brevets profite plus aux PME et start-up qu'aux grandes entreprises, qui disposent d'une puissance économique suffisante pour dominer les marchés.
La réflexion sur le rôle du brevet n'est pas pour autant inutile. Une piste pourrait consister à élargir les sanctions de la contrefaçon. Aujourd'hui, un juge prononce nécessairement l'interdiction de poursuivre les actes de contrefaçon en cas d'atteinte aux droits du breveté.  Il serait peut être opportun qu'un juge puisse sanctionner la contrefaçon par une autorisation de poursuivre l'exploitation sous réserve de versement d'une redevance. Une telle solution s'apparente au système de licence obligatoire, et permettrait de concilier le droit à rémunération de l'inventeur, et le développement de l'activité économique.

NB Une pétition contre le mise en place de brevet logiciel par l'Union Européenne se trouve sur le site suivant :
http://petition.eurolinux.org/index_html


ENA suite: l'ENA a besoin d'un choc!

J'évoquais dans un précédent éditorial (en date du 17 juin), ainsi que dans le courriel (voir Courriel). la question, sempiternelle, de la réforme de l'ENA. La démission de Jacques Julliard du conseil d'administration a suscité diverses propositions, dont celle de Jean-Philippe Vincent, dans Le Monde du 22 juin, p.17. Celui-ci propose de remplacer l'actuel directeur, dont le mandat vient à expiration, par un directeur étranger, voire une directrice, susceptible de renouveller l'esprit de l'Ecole et les modalités de la formation. Pourquoi pas, en effet? Ce serait un signe relativement fort, mais, à mon avis, largement insuffisant. Comme le pense Jacques Julliard et beaucoup de ceux qui se penchent sur le sort de l'ENA, la réforme de celle-ci n'aurait pas de sens sans qu'elle commence à amorcer la réforme des modalités d'accès à la "haute" administration, ainsi que les responsabilités de celle-ci.

Ainsi, outre la nomination d'une directrice, il conviendrait certainement de diminuer les pouvoirs et modifier la composition du Conseil d'administration. Celui-ci donne au Conseil d'Etat une influence que beaucoup jugent excessive, au regard des nouveaux impératifs de l'ouverture à l'Europe et à l'international dans le cadre de la société de l'information. Plus difficile à décider, mais encore plus importante, serait la réforme de l'accès aux grands corps et une progressive diminution de l'importance de ces derniers tant dans l'Etat que dans la société française en général. Si l'inspection générale des finances, par exemple, redevenait une inspection ministérielle comme les autres, à laquelle on n'accéderait pas avant la mi-carrière, et où l'on ferait de l'inspection à plein temps, plutôt que se préparer à des débouchés dans le secteur privé, beaucoup de choses, très certainement, marcheraient mieux, y compris dans la tête des élèves en cours de scolarité. Mais d'où proviendra l'impulsion nécessaire à de telles évolutions? Peut-être d'une confrontation plus poussée avec les administrations de nos partenaires européens. Tout n'y est sans doute pas parfait, mais une certaine harmonisation de nos méthodes avec les leurs ne serait pas inutile, en matière de formation et de sélection notamment. 23/06/00


Pétitions sur Internet

Le Monde, notre lecture favorite, nous signale deux pétitions sur Internet dont l'intérêt, bien que très différent, n'échappera à personne:
- celle d'étudiants de Normale Sup qui s'en prennent à l'excès de la mathématisation dans les sciences économiques * (http://www.respublica.fr/autisme-economie)
- celle des amis de M. Vladimir Goussinski, récemment embastillé par les soins de la justice russe, qui invite le monde entier à étudier son dossier. Il y a une version en anglais (http://www.mediamost.ru)

* la même mise en garde serait bienvenue dans l'ensemble des sciences humaines...


Réformer l'Unesco

Le magazine "Argent public" sur la Deuxième Chaîne présente le grand intérêt de mettre l'accent sur des questions généralement traitées avec trop de discrétion par les médias (toujours l'Omerta française), celles concernant la mauvaise gestion ou le détournement de ressources budgétaires publiques. Peut-être regrettera-t-on qu'après avoir évoqué de vrais problèmes, les reportages se terminent un peu à l'eau de rose, en expliquant qu'après tout, les dysfonctionnements vont s'arranger un jour ou l'autre. Peut-être regrettera-t-on aussi le peu d'imagination dans l'évocation des solutions susceptibles, avec les changements apportés pas la société de l'information, remédier à ces dysfonctionnements.

Ce manque d'imagination a été patent le 19, à propos de l'Unesco. Chacun sait que cet organisme, censé apporter l'éducation et la culture aux populations défavorisées du monde, s'est enfermé dans des jeux de pouvoir téléguidés par les Etats-membres qui préfèrent voir un de leur haut représentant nommé directeur à l'Unesco plutôt que, pour la même somme, voir alphabétiser un de leur village. Ce n'est pas le changement de directeur général qui changera ces mauvaises habitudes. Il faudrait que les membres sérieux de l'Unesco (je suppose qu'il y en a, à commencer par la France), fasse valoir qu'aujourd'hui, avec le budget actuel, et en utilisant les méthodes modernes de l'Internet et de l'interactivité, l'on pourrait vraiment redonner une nouvelle légitimité à l'institution. Mais trouverons-nous suffisamment de gens à la fois désintéressés et compétents pour ouvrir à l'Unesco ces nouvelles perspectives. Nous pourrions leur faire un dessin, pour les y aider. 20/06/00


Henri Emmanuelli n'a pas tort

Dans un interview au Monde (mardi 20 juin, p.8), Henri Emmanuelli explique qu'il aurait mieux valu affecter les recettes générées par l'attribution des licences de téléphone mobile à un programme d'Internet pour tous, plutôt que conforter le fonds de réserve des retraites, qui ne se portent pas si mal. Il s'étonne d'ailleurs à l'occasion qu'aucun débat, ni au Parlement, ni dans la vie publique, n'ait précédé les décisions gouvernementales portant sur la procédure, le prix des licences et l'utilisation des recettes. Henri Emmanuelli n'a pas tort. Disons même qu'il a tout à fait raison. L'on ne peut qu'apprécier de voir, au niveau politique, quelqu'un qui ne considère pas l'accès à Internet pour tous comme un gadget, ou relevant de la seule initiative privée, mais comme un devoir majeur de l'Etat, auquel les citoyens et leurs représentants devraient être mieux associés. Le retard français (retard culturel et intellectuel autant que dans le domaine des services) se perpétue, mais apparemment n'inquiète plus personne. 20/06/00


ATTAC: Chronique du naufrage de l'Erika

L'Association ATTAC a publié récemment un long article, apparemment très documenté, écrit "à titre personnel" de Annie Lobbé, sous le titre "Chronique du naufrage de l'Erika". (http://attac.org/fra/list/doc/lobbe.htm) Il faut le lire car il montre comment un accès citoyen aux informations techniques (ici par exemple les messages échangés entre le navire et la terre, ou des données concernant les mouvements de navires dans les approches portuaires), peut compléter l'information dite officielle, dispensée soit par les autorités maritimes soit par les acteurs économiques. Certains diront que cet accès est dangereux, car il peut donner lieu à des erreurs de lecture ou d'interprétation, pouvant entraîner des procès d'intention ou condamnations mal fondés. C'est ce qui se passe avec l'article en question, à propos duquel des contre-enquêtes dénoncent de nombreuses inexactitudes. L'auteur même, à ce jour, resterait mystérieux. Ceci dit, c'est à nous de nous faire une opinion, et pas à tel ou tel porte-parole officiel (qui d'ailleurs ne s'exprime pas), dès lors que nous pouvons avoir, nous aussi, accès aux sources.

C'est pourquoi j'avais préconisé, dès le 10 janvier de cette année (Contre la complaisance, luttons cyber! http://www.admiroutes.asso.fr/action/erika/complais.htm) , la mise en ligne automatique du maximum d'informations provenant des administrations ou personnes travaillant pour leur compte, dans les domaines sensibles. Celui de la sécurité du transport maritime en est un. Il n'y a aucune raison pour que les ports, les Cross, le COM ne publient pas au jour le jour leurs rapports, journaux de bord, etc. La même exigence devrait être formulée à l'égard des entreprises intervenant pour le compte de tiers (c'est-à-dire finalement pour le compte du contribuable ou consommateur que nous sommes) dans des domaines comme la certification, l'assurance, etc. Cette publication ne résoudrait pas tous les problèmes, mais elle pourrait commencer à rompre la chaîne continue d'irresponsabilité et de non transparence qui marque ce secteur, comme de nombreux autres. 19/06/00


La France résiste toujours à l'Internet

Selon e.marketer  http://www.emarketer.com/enews/20000614_france.html?ref=dn, la France reste engluée dans le Minitel et continue à résister à l'Internet. "The French continue to resist the internet. As eMarketer reported in the March 2000 eGlobal report, France's 5.33 million active adult internet users equal only 11.62% of the adult population. By contrast, more than 20% of German adults and more than 32% of UK adults are active internet users. eMarketer defines active use as more than one hour of surfing per week.

A just-released survey by Mediametrie confirms that internet use continues to be relatively modest in France. Based on a representative sample of the population, Mediametrie found that 4.71 million French adults (18 and older) were regular internet users as of the first quarter of 2000. Of these, 2.157 million were daily users, while 2.553 million surfed more than once per month. "

L'auteur de l'article attribue ces mauvais résultats, non seulement au minitel, toujours très utilisé (selon lui), mais au fait que les sites intéressants sont principalement en anglais, peu pratiqué en France. A vue de nez, je dirais que ces deux raisons ne me paraissent pas suffisantes. La vraie, la seule, inlassablement dénoncée dans notre immortelle chronique des bêta-bloquants, demeure le conservatisme des élites face au bouleversement des positions acquises et des comportements qui résultera de la généralisation de l'Internet. Si les Français ne se précipitent pas encore sur Internet, c'est parce qu'ils n'y trouvent pas en quantité suffisante, non seulement les services mais les contenus, qui justifieraient cette dépense. Or qui est responsable de la rétention des contenus, du ton compassé que ces derniers adoptent, sinon tous ceux qui ont actuellement la maîtrise du verbe, de l'image, de la communication, et qui veulent la garder. N'étant pas encore tout à fait une démocratie directe, la France tangente les performances sur Internet de pays que je ne citerai pas pour ne pas faire de vagues diplomatiques. 18/06/00


L'argent des syndicats

Le Nouvel Observateur du 15 au 21 juin consacre un article à l'argent caché des syndicats, dont les dépenses seraient largement supérieures au total des cotisations. Une vieille réaction bien-pensante de gauche pousse à se méfier de telles enquêtes. N'est-ce pas faire le jeu du patronat, des pouvoirs de toutes sortes, que s'en prendre aux syndicats, représentants des opprimés, défenseurs des libertés citoyennes en cas d'éventuelles menaces contre la démocratie, etc. Mais aujourd'hui, le besoin de transparence qui est le bon côté de la société de l'information, conduit à se demander pourquoi les syndicats ne publieraient-ils pas leurs comptes, de préférence sur leurs sites Internet, quand ils en ont. En face, rien ne les empêcherait de montrer à quoi servent leurs dépenses, quelles réelles contreparties elles apportent aux salariés. Si l'on exige cela des associations, des partis politiques, pourquoi pas des syndicats, de tous les syndicats d'ailleurs, ouvriers, agricoles, patronaux.... Angélisme, dira-t-on! Peut-être. Mais vous et moi cotiserions plus volontiers si nous étions certains qu'avec cet argent, comme avec l'argent gris ou noir souvent reçu par ailleurs, ces organisations ne font pas tout le contraire de ce qu'elles prétendent, c'est-à-dire n'achètent pas notre soumission pour le compte des puissants. 18/06/00


La revue des sites
Consulter le répertoire des sites

Le  28 juin

Observatoire interministériel sur les sectes. Rapport 1997 non officiel http://www.multimania.com/tussier/ois2.htm

Ce rapport n'a pas encore été publié officiellement par l'Observatoire. La présente version est due au président de l'Observatoire, A. Guerrier de Dumast. Elle a été scannée et mis en ligne par les soins d'un M. Tussier, que connaissent sans doute ceux qui militent contre l'emprise des sectes. Cette démarche nous permet de prendre connaissance d'un document (dont évidemment l'authenticité n'est pas garantie, compte-tenu des conditions de sa publication) mais qui mérite une lecture approfondie, notamment lorsque l'on s'intéresse aux moyens d'action des collectivités publiques dans le domaine sulfureux dont il traite. Merci donc à M. Tussier. Baquiast

Le  27 juin

Premier mini-site web fonctionnant grâce à un ordinateur alimenté par...des pommes de terre http://www.totl.net/Spud

Plus que le volume du site, c'est ici la technologie utilisée en amont de sa production qui en fait toute l'originalité . Et même si le haut de la page d'accueil vous avertit : "It's a joke, please stop!" c'est bien un ordinateur alimenté par des pommes de terre qui fait fonctionner ce serveur, enfin deux de ses pages pour être vraiment précis (http://152.78.65.48:2300). Le défi a été relevé par des informaticiens anglais, tout simplement pour prouver qu'un ordinateur peut fonctionner à l'énergie légumière. Le résultat est probant : douze tubercules permettent d'alimenter pendant une journée un ordinateur simplifié (pas de disque dur ni de lecteur de disquette). Un processeur 386 permet de gérer les deux pages qui expliquent le fonctionnement de l'appareil. Une puce d'une capacité 2 Mo sert de mémoire morte et une autre contient la version 1 de Linux. L'énergie tirée d'une pomme de terre varie suivant le spécimen. D'après les auteurs, avec des électrodes zinc/cuivre, on obtient un voltage de 0,8 V et un courant maximum de 15 mA disponible pendant une quinzaine d'heures. Christophe Jacquemin

Le site des entreprenautes ayant fait faillite http://www.startupfailures.com/

Ce site récemment ouvert a pour objectif de venir en aide aux entrepreneurs en détresse ou ayant fait faillite. Plus que de long discours ou théories sur l'art du management, il propose des forums de discussions permettant aux ex-patrons de partager leurs expériences, de mieux analyser leurs échecs et, surtout, de se sentir moins seuls. Ayant lui-même déjà expérimenté trois faillites, Nick Hall, fondateur du site et président des entrepreneurs créateurs de logiciels à la Silicon Valley sait combien l'expérience peut être traumatisante. Des offres d'emplois figurent également sur le site, ainsi que la possibilité de faire appel à des "coachs". Christophe Jacquemin

Le 26 juin

La Carte à puce citoyenne http://capucine.net.free.fr/

Philipper Vacheyrout, que certains d'entre vous connaissent pour l'avoir rencontré à l'ISOC, au Cawa et divers autres mauvais lieux, vient de consacrer un site à une idée qui lui est chère, la carte à puce citoyenne, qu'il baptise du joli nom de Capucine. Cela fait des années que les promoteurs de la carte à puce, dont je m'honore d'être, soutiennent de telles idées, sans succès notables. Les Pouvoirs Publics reculent, les citoyens, ou du moins ceux qui parlent en leur nom, crient au liberticide. La solution sera peut-être reprise cependant prochainement, en matière de droit d'accès à certaines applications administratives. Voyez en attendant les arguments de l'ami Vacheyrout, et rediscutons-en ici si nécessaire. Baquiast

PS: le même Vacheyrout a doté les Cahiers de doléances d'un moteur de recherche, bien utile vu le foisonnement des propos. http://www-doleances.ext.fth.net/

Le  21 juin

Gandi.net (Noms de domaine) http://www.gandi.net/index.html.fr

Rien à voir avec feu le Mahatma Gandhi. Signalons pourtant  l'existence de cette petite société française, qui a obtenu il y a quelques mois l'agrément de l'Internet corporation for assigned names and numbers (ICANN) pour attribuer des noms de domaines en .com, .net et .org. Il s'agit d'une initiative "citoyenne" pour concurrencer les grandes sociétés commerciales du secteur. Les noms de domaine et les services associés sont fournis pour 12 euros par an.  Allez sur le site pour mieux comprendre. La solution est à mentionner dans notre Guide-âne du webmestre. Baquiast

Le  19 juin

ATTAC http://attac.org/fra/

On ne présente plus ATTAC. Même si certains, comme moi, restent sceptiques, non sur l'intérêt, mais sur la possibilité pratique de taxer les transactions financières, la plupart des militants et internautes reconnaissent son rôle essentiel en matière d'information et de mobilisation des citoyens, face à divers pouvoirs qui souhaiteraient bien continuer à s'exercer dans l'ombre. Or, horreur, je m'aperçois que je n'avais pas encore fait de lien sur le site d'ATTAC dans cette mémorable Gazette. Voilà qui est réparé. Maintenant, fidèles lecteurs, vous n'aurez pas d'excuse si vous ne visitez pas le site. Baquiast

Le  18 juin

Arborescience, un site destiné au recrutement des chercheurs http://www.arborescience.com

Issu d'une collaboration entre le magazine "La Recherche" et l'Association Bernard Grégory (avec l'appui d'établissements comme l'INRIA ou SUPELEC et de grandes entreprises comme Alcatel ou Bouygues Télécom), ce site nouvellement créé vise la promotion de la formation par la recherche et l'insertion des jeunes docteurs dans les entreprises. Pour cela, le dépôt en ligne de demandes d'emplois (moyennant finances de la part de l'employeur) et celui de CV de candidats, permet aux institutions, entreprises et personnes d'origines disciplinaires diverses d'entrer en contact.
S'il s'attache particulièrement aux jeunes (formation scientifique de 3ème cycle des pays francophones ou européens, doctorants et post-docs...), ce site s'adresse aussi aux chercheurs confirmés, dirigeants, personnels techniques et administratifs de laboratoire.
Une version améliorée du site devrait être rapidement disponible, avec un moteur de recherche gérant la banque de CV.
Deux modes de dépôt des demandes d'emploi seront possibles: un mode "public" qui offrira à tous les employeurs l'accès aux CV, et un mode "confidentiel" pour lequel le site se chargera du rapprochement avec les offres d'emploi. Jacquemin

Le  17 juin

SIT Régional PACA http://sitpaca.free.fr/pages/accueil.htm

Les Systèmes d'Informations Territoriaux (SIT) sont, l'on s'en souvient, destinés à mettre en relation, par un intranet, les différents services déconcentrés de l'Etat. Ils permettent l'accès partagées à des informations d'intérêt commun, ainsi qu'un travail coopératif entre certains services. Dans une approche a minima, ils ne deviendront pas autre chose que cela. Mais, dans une perspective plus conforme aux possibilités de travail en commun offertes par les réseaux, ils pourront devenir le support de véritables réformes dans les modalités du travail administratif, tant entre services de l'Etat qu'avec les collectivités locales et d'autres acteurs locaux. Il est donc intéressant de suivre les conditions de leur mise en place et de leur développement, à partir des premiers SIT réalisés.

Ceci dit, se pose la question de savoir dans quelles conditons lesdits SIT doivent s'ouvrir à l'extérieur, que ce soit aux collectivités locales, aux entreprises ou au grand public. Pour certains promoteurs des SIT, il s'agira de données et d'applications destinées à rester confidentielles. Pour d'autres, dans quelques domaines tout au moins, les SIT, d'intranets, pourraient se transformer en sites Internet ouverts à tous. Le message d'entrée affiché sur le site PACA n'est pas clair à ce sujet: "Pour obtenir un code d'entrée, contactez nous". A qui et comment le code sera-t-il attribué? Pour le savoir, j'ai fait la demande aujourd'hui dimanche...ce que tout un chacun peut d'ailleurs faire aussi bien que moi. Je vous tiendrai informé de la réponse . Baquiast

http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/00-2406/index.htm