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La Gazette N°23 du 15 juin 2000

Par Jean-Paul Baquiast jp.baquiast@chello.fr


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Quelques articles mis en ligne sur Admiroutes durant la précédente quinzaine:

14 juin
Double mi-temps télétravaillé, une clé de modernisation  par Jean-Paul Baquiast  

11 juin
Bientôt des start-up dans le service public !
Editorial par Jean-Paul Baquiast

7 juin
Gnutella ou la recherche décentralisée
par Joseph Rinaudo. Commentaire de Didier Lebrun
Dossiers Marine2000 et Erika   Plaidoyer pour une Garde-Côte européenne. Etude par Michel Bougeard

30 mai
Internet et le développement local.
Etude par Yves Auton (174K) (Signalé)

Le blocnet (index)
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l'index des thèmes

cette quinzaine:

Pompage. Ils ne sont jamais contents!

La presse: " Des pages internet ont été mises en place par le ministère de l'Equipement et des Transports pour permettre au public de suivre les opérations de pompage du fioul de l'''Erika''. Deux accès sont disponibles: http://www.equipement.gouv.fr et http://www.pompage-erika.equipement.gouv.fr. "
Commentaire d'un membre de la liste Erika: " il y a une belle carte et de belles photos. D'ailleurs en regardant la carte, je me suis aperçu que les épaves étaient plus proches des côtes que ne l'était le bateau au moment du mayday de 5:20, 12 dec 99, 47 deg 12 N 4 deg 35 W. Il me semblait que l'abeille avait essayé d'éloigner le bateau avant qu'il ne se brise et coule? La photo des 3 plongeurs dans leur caisson a été retouchée (bandeau sur les yeux) sans doute pour protéger les innocents. Tous les liens promis ne sont pas encore opérationnels. A suivre..."


L'administration française n°1 en Europe pour l'utilisation d'Internet

Le Monde du 30 mai a publié (p.VI) les résultats d'une enquête d'Andersen consulting concernant l'utilisation d'Internet dans les administrations d'Etat (le e.government). 157 services de base ont été testés, avec analyse de la façon dont ils utilisent ou non Internet. La France arrive au 5e rang, après les champions toujours cités: USA, Singapour; Australie, Canada. En France, 32% des services offrant une information sont partiellement ou totalement en ligne. Une interaction avec l'usager est offerte dans 38% des services. Quant à la transaction complète, elle n'est possible que dans 8,5% des cas.

Dans cette enquête, que leurs auteurs ne prétendent évidemment pas rigoureusement scientifique, la France devance les autres pays européens et le Japon, où il est vrai beaucoup de téléprocédures sont offertes par les collectivités locales (voir  ici même le courrier relatif au One-Stop-Government Report ). Il reste qu'il ne faut pas crier victoire. Que notamment 32% seulement des informations soeint mises en ligne, tâche la plus facile, rappelons-le, montre que l'élève peut mieux faire. Mais vous allez m'accuser de morosité si je développe cet argumentaire.

Antoine Reverchon, le journaliste du Monde, ne dit pourtant pas autre chose. Il nous conseille d'aller voir le site portail de Singapour pour comparer: (http://www.ecitizen.gov.sg). Il est vrai que Singapour est une si petite ile...13/06/00


L'annuaire économique local à la carte

Le site Annuaire économique à la carte  http://www.annu-eco.fr.st/ présente une idée intéressante: réaliser un panorama sur Internet de toutes les entreprises d'un bassin d'emploi ou d'activité, d'un département, d'une commune, en mettant en valeur des projets mobilisateurs (emploi des jeunes, stages pour jeunes diplômés, promotion internationale de la ville, réimplantation d'activités dans les quartiers défavorisés ...). Un essai gratuit est proposé aux responsables locaux intéressés. Le projet est sous la responsabilité de François Tanniou, animateur du site Banlieues en ligne http://www.cite.org/


Le rapport du médiateur de l'Education Nationale

Nommé en décembre 1998, Jacky Simon, médiateur de l'Education Nationale, a présenté le 26 mai son premier rapport annuel. Lui et ses correspondants académiques ont recensé 2500 requêtes. Celles-ci proviennent à 70% des personnels, le reste des familles. Cette proportion montre que le médiateur est encore insuffisamment connu de ces dernières. La fonction n'était pas, que je sache, destinée en priorité aux personnels, mais aux usagers du service public. Il est dommage, face à cette situation, que le site Internet du ministère n'ait pas encore publié le rapport, à la date de ce jour (11/06/00) c'est-à-dire après un délai raisonnable pour le temps de mise en ligne. Espérons que cette lacune sera bientôt comblée.
(voir http://www.education.gouv.fr/actu/default.htm)


Les morts sur la route

Encore plus scandaleuse que la complaisance à l'égard des pratiques de corruptions, se trouvent les complaisances françaises à l'égard de la criminalité routière. Aucun de ceux qui ont à déplorer des morts et des blessés ne comprennent que l'Etat ne prenne pas toutes mesures utiles pour faire appliquer les réglements (d'ailleurs trop timides) qu'il édicte. Si l'on voulait que les limitations de vitesse soient respectées, il suffirait de décider de mettre en fourrière, immédiatement (avec un sabot de Denvers pour les immobiliser en attendant) les véhicules fautifs, tout en confisquant le permis de conduire de leurs conducteurs. Ceux-ci repartiraient à pied, ou en taxi. Du jour au lendemain, chacun deviendrait sage comme un agneau. Il n'y aurait rien d'inconstitutionnel, que je sache, à un projet de loi en ce sens. Les citoyens verraient bien qui le vote et qui s'y oppose, c'est-à-dire qui prend le parti des victimes ou celui du lobby de l'automobile.

Quant à l'Internet, il pourrai servir, entre autres, à publier urbi et orbi les PV des forces de l'ordre. Voici encore une réforme de l'Etat qui parait plus urgente que le Quinquennat. 10/06/00  


A propos du livre d'Eva Joly

Des polémiques assez déplaisantes ont eu cours, à propos du livre remarquable d'Eva Joly  (Notre affaire à tous, Les arènes). Fallait-il ou non l'écrire, au regard de la réserve devant s'imposer aux magistrats, comme à tous les fonctionnaires, concernant les affaires de leur ressort. Un ancien garde des sceaux est allé, sur France Inter, jusqu'à affirmer ce qui n'était pas, c'est-à-dire que l'auteur donnait des informations sur des instructions en cours (Stéphane Paoli, en bon journaliste soucieux de la vérité, a répondu qu'il n'en était rien. Notre garde avait concédé, il est vrai, qu'il n'avait pas lu le livre). 

J'estime pour ma part, comme dans le cas précédent du livre de la médecin-chef de la prison de la Santé, qu'il est heureux que des fonctionnaires prennent la plume pour faire apparaître des dysfonctionnements qui touchent aux fondements mêmes de l'Etat démocratique, et dont ils sont les seuls, apparemment, à pouvoir parler en connaissance de cause, tellement est forte l'omerta. Madame Joly est confrontée au problème, omni-présent, semble-t-il, de la pénétration des institutions par les pratiques de corruption et le relationnel maffieux. Pour ceux qui pensent qu'il n'est pas trop tard pour réagir, il faut évidemment en parler et en reparler. Un livre comme Notre affaire à tous devrait être lu et commenté dans toutes les écoles de fonctionnaires, voire dans toutes les écoles de France.

Au delà des commentaires, des mesures de contre-feu devraient être inscrites au programme de tous les partis politiques et mouvements de citoyens, tant pour ce qui concerne la France même que l'Union européenne. Ces temps-ci l'on reparlait de la lutte contre l'argent sale, les paradis fiscaux. France Inter (encore Stéphane Paoli!) interrogeait le dernier des juges italiens anti-maffia vivant, bien obligé d'admettre l'échec de la politique d'éradication. Dans d'autres cas, l'on déplorait l'impuissance des commissions rogatoires internationales et l'absence d'un espace judiciaire européen. (déjà dénoncée depuis bientôt 5 ans, sans résultats, par l'Appel de Genève*) . Mais rien ne se fait, ou presque. Quant à l'insuffisance des moyens de la justice (notamment économique et financière), à la lourdeur des procédures, qu'en est-il aujourd'hui? Point ne serait besoin pourtant d'attendre la présidence française pour agir en France même.

Voilà des sujets plus importants, pensons-nous, que le quinquennat, et auxquels l'on pourrait penser que l'électeur de base serait sensible. Mais qui s'en préoccupe dans les "hautes sphères"?

En attendant, et pour en revenir au livre d'Eva Joly, nous n'aurions qu'une suggestion supplémentaire à faire: qu'il soit mis en libre-service sur Internet, une fois passé le coup de feu des premières ventes en librairie. Ce serait une affaire de service public. 10/06/00

* Voir Denis Robert, La justice ou le chaos Stock 1996


Le Plan recommande à l'Etat une gestion prévisionnelle des emplois.

Serge Vallemont, ancien directeur du personnel au ministère de l'Equipement, et bien connu pour sa connaissance approfondie de la gestion publique, vient de présenter un rapport réalisé sous sa présidence au sein du Commissariat général au Plan, sur le thème de la gestion prévisionnelle de l'emploi public. (http://www.plan.gouv.fr/organisation/seme/Vallemont/sommaire.html

Tous ceux qui s'intéressent à la réforme de l'Etat et à la modernisation des administrations (y compris en ce qui concerne la fonction publique locale et hospitalière, où beaucoup des idées présentées seraient applicables) doivent étudier avec attention ce rapport, notamment la partie consacrée aux propositions.

L'on s'interrogera évidemment sur les chances de voir tout ou partie de cette somme convaincre les responsables ministériels, les syndicats, les personnels et finalement le gouvernement, de la nécessité de changer (progressivement) les pratiques actuelles. Le succès de la démarche proposée repose en grande partie sur la mise en commun d'informations, tant sur l'état des lieux actuel que sur les prévision à 20 ou 30 ans. Cette mise en commun et les dialogues pouvant en découler, devrait entraîner la conviction de bien des opposants au changement. Nous sommes bien là dans les perspectives de la société de l'information.

J'ajouterais personnellement que les auteurs n'ont pas assez insisté, selon moi, sur la nécessité de mettre toutes ces données, de la façon la plus large, à la disposition des citoyens, par le biais d'Internet. Il n'y a aucune raison pour que des informations ou prévisions aussi essentielles restent à diffusion restreinte. Mais c'est peut-être aux citoyens, relayés espérons-le par les hommes politiques, de demander un accès qui ne sera jamais assuré spontanément sans réticences. 10/06/00


Le discours du ministre de la Fonction Publique à Parthenay le 26 mai 2000

Michel Sapin, ministre de la fonction publique, de la réforme de l'Etat et de la décentralisation, a annoncé plusieurs mesures qui ont été entendues par les participants au colloque de Parthenay (très réussi, le Colloque) comme constituant une relance du Pagsi dans le domaine des administrations:
- refonte du portail Admifrance à l'automne, et ouverture plus grande du site vers les collectivités locales (cela fait soit dit en passant 2 ans que ce travail a été entrepris. Quelle merveille nous  réserve le nouveau site?)
- étude confiée à un parlementaire en mission concernant "les moyens de faciliter la constitution de systèmes d'information des administrations simples d'accès pour l'usager, pérennes, sûrs et compatibles entre eux" (il s'agit surtout , semble-t-il, d'encourager les logiciels libres),
- création dans chacune des 26 régions d'un pôle de compétences dans le domaine des NTIC, "chargé d'assurer la maîtrise d'ouvrage stratégique des projets locaux de l'Etat dans toutes leurs dimensions (juridique, technique, économique, budgétaire et sociale), et, d'assurer la représentation de l'expertise de l'Etat dans les projets communs avec les collectivités locales";
- création d'un "portail des innovateurs" destiné à faire "émerger les idées et les projets des fonctionnaires et des agents des services publics, des collectivités locales et des associations". (ce projet nous parait particulièrement intéressant. La mise en valeur de l'innovation locale, du "reinventing administration", des "champions", constitue une démarche en douceur de réforme de l'Etat, partant de la base, que d'autres pays pratiquent avec succès et qui est devenue indispensable chez nous, plutôt que des réformes concoctées par des hiérarchies parisiennes conseillées par de brillants consultants, et qui conjuguent les incompréhensions et oppositions dès leur lancement. Mon regard, vous le sentez, dérive doucement vers les berges de la Seine ...
- mise en place d'un groupe de travail sur les technologies de l'information et de la communication, associant les représentants des administrations, des syndicats et des usagers.
- généralisation des Systèmes d'information territoriaaux (SIT) par les préfets, et ouverture de ces mêmes SIT aux collectivités locales.

Il faut lire in extenso le discours du ministre, qui comporte bien d'autres informations et recommandations utiles. On le trouve (brut de décoffrage) sur le site http://www.fonction-publique.gouv.fr/leministre/lesdiscours/discours-200005261252.htm.


Internet et les énergies nouvelles renouvelables

Le Premier ministre inaugure le 29 mai un Colloque sur les énergies nouvelles renouvelables (énergies solaires et éoliennes, carburants "verts", etc. - hors nucléaire) . C'est très bien de mettre l'accent sur un secteur économique encore trop peu développé en France. Le ministre de l'industrie ce même 29 mai a été l'invité de Stéphane Paoli sur France-Inter à 8h20. Il a rappelé la volonté gouvernementale de contribuer à la récupération de ce retard. C'est très bien également. Mais nul n'a parlé et ne parle du rôle que devrait jouer Internet pour encourager l'offre industrielle et les applications. Le modèle sociologique des énergies renouvelables, tout le monde s'en félicite, est celui de la décentralisation. L'administration et les industriels doivent donc viser le client final susceptible d'être intéressé: la ferme de haute-provence ou le pavillon de banlieue "écolo". Même si l'image est un peu caricaturale, elle correspond à une réalité. Or ces clients finaux seront de plus en plus des internautes avertis. Ils risquent d'être déçus. Je suis retourné sur le site de l'Adème, Agence de l'environnement et de la maîtrise d el'énergie, déjà visité pour le N°17 de la Gazette. Il n'a guère évolué depuis janvier. Je n'y ai pas trouvé mention du Colloque.  Les présentations sont bureaucratiques et peu attrayantes. Les pages sont souvent mal mises à jour, notamment celles des délégations régionales.

Ce que je trouve plus étonnant, c'est qu'à la question d'un auditeur ce matin: "où se renseigner?" , ni le ministre ni Stéphane Paoli n'ont pensé à répondre: sur Internet. Il serait pourtant simple de concevoir un portail attrayant, faisant un large usage des systèmes d'information géographiques, montrant les zones favorables, les références industrielles, la géographie des utilisations, etc. Faudra-t-il renvoyer les internautes français sur Yahoo, où les références abondent, malheureusement presque toutes étrangères. Voir par exemple, rien que sur l'énergie solaire: http://dir.yahoo.com/Science/Energy/Solar_Power/Organizations/  29/05/00*

En cherchant bien, l'on trouve pourtant sur le site du ministère de l'industrie un certain nombre d'informations "officielles", par exmple la référence au plan Eole 2005 http://www.industrie.gouv.fr/cgi-bin/industrie/sommaire/comm/com_contenu.pl?COM_ID=300#


La revue des sites
Consulter le répertoire des sites

Le 12 juin

APNTA : Association pour la Promotion des Nouvelles Technologies Administratives http://apnta.org/

Cette association, de création récente, ne vise pas comme son titre pourrait le laisser penser, la promotion de l'Internet dans l'administration, mais celle du télé-travail en général, lequel suppose bien entendu les nouvelles technologies mais aussi de nouvelles méthodes d'organisation du travail. En fait, elle vise même davantage: promouvoir l'externalisation des tâches administratives. L'association comprend en effet des télétravailleurs, individus ou entreprises, voulant se présenter sur le marché de façon cohérente, en faisant valoir les avantages de la formule. Au delà d'articles et de discussions sur le thème du télétravail, l'on y trouve des offres d'emplois en ligne. Je n'ai pas, sur le site, vu mention de l'Association française du télé-travail et des télé-activités. Ou bien je n'ai pas bien cherché, ou bien y a-t-il, comme souvent, querelle de chapelle.

Il est certain que le télé-travail, accueilli avec méfiance en France, devrait certainement se développer davantage, et faire l'objet d'évaluations de diverses origines, patronales, syndicales, en provenance d'utilisateurs, etc. Dans l'administration, il est encore moins développé que dans le secteur privé. Nous y avons consacré un dossier qui, à la relecture, parait toujours d'actualité http://www.admiroutes.asso.fr/action/theme/teletravail/teltra.htm. Baquiast

Le 9 juin

Mairie du Hâvre http://www.ville-lehavre.fr

Tous les marins de Manche connaissent le phare de la Hève, qui marque l'entrée en Baie de Seine et le port du Hâvre (1 éclat toutes les 5 secondes, pour parler comme  Hervé Hamon). La ville ne manque pas non plus de phare sur Internet. Son site, pratique et joli, offre déjà de nombreuses rubriques. Il va s'enrichir encore. Le maire a organisé le 8 juin une réunion destinée à sensibiliser plus de 180 cadres municipaux, pour discuter avec eux des nouvelles opportunités offertes par Internet et la société de l'information. Plusieurs groupes de travail vont être mis en place pour proposer des projets et définir des stratégies.

L'intranet de la mairie est également très développé. 2 agents sur 3 au moins sont connectés. A signaler un Système d'Information Géographique, le SIGU, qui m'a paru très performant. Il fournit aux différents bureaux de nombreux supports pour une gestion mutualisée. Il est envisagé, comme souhaitable, d'étendre ce SIG à terme  à d'autres collectivités et utilisateurs. Nous ne sommes pas encore au niveau du SIG exemplaire du port de Rotterdam, mais l'on s'en rapproche. Bravo. Baquiast

Le  5 juin


Mairie de Gluiras (Ardèche)
http://www.gluiras.com/

Alain Risson, le sympathique et dynamique maire de Gluiras, est une personnalité très connue de tous ceux s'intéressant à l'Internet administratif. Non seulement préside-t-il avec compétence et énergie de nombreux groupes de travails, séminaires, tables-rondes (notamment le GT Téléprocédures de l'Observatoire des Télécommunications dans la Ville http://www.telecomville.org/) mais encore prêche-t-il d'exemple, puisque il a conçu pour sa commune de 350 habitants (sauf erreur) un site Internet très complet. Ce site comporte en particulier un  SIG (système d'information géographique) que je trouve exemplaire. Ce SIG présente l'intérêt d'être construit à partir de la base cadastrale, donnant l'échelle indispensable à la localisation d'informations techniques ou administratives suffisamment détaillées pour fournir un véritable outil de travail coopératif en ligne.

Vous pouvez parcourir ce SIG. Seul contrainte: charger un plug-in. Mais cela en vaut la peine. Toutes les petites communes devraient se doter d'un outil analogue, pour enrichir sensiblement les services rendus par leur informatique. Baquiast

Le  30 mai

AFSSAPS : Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé http://agmed.sante.gouv.fr/fr/htm/0/0000.htm

Il s'agit du nouveau nom de l'Agence du Médicament. Le site est amélioré depuis notre première visite en juin dernier (Gazette N°1). Je ne sais cependant s'il remplit les besoins d'informations des professionnels de santé et des simples citoyens. Il parait à première vue très administratif et quelque peu difficile à consulter. La mise à jour est-elle satisfaisante (par exemple, ne pourrait-on disposer d'un rapport plus récent que celui de 1997?). De tels sites devraient de toutes façons comporter des forums en ligne ouverts aux usagers, permettant d'évaluer plus précisément l'adéquation du service aux besoins du public.

Un exemple sans doute hors de propos, mais interloquant. L'Agence est sévèrement critiquée, dans le numéro de Sciences et Avenir de Juin, par son attitude restrictive en matière d'importation de médicaments et "compléments alimentaires" non autorisés en France, et supposés lutter efficacement, dans d'autres pays, contre le vieillissement: "mélatonine, DHEA, GH, prégnénolone et autres cannabinoïdes" (à ce sujet comme sur d'autres thèmes d'actualités, l'on peut consulter dorénavant le magazine scientifique quotidien de la Revue: http://www.sciencesetavenir.com).

Il est clair que l'Agence ne fait qu'appliquer la réglementation française. Si celle-ci est trop restrictive ou en retard par rapport à la pratique d'autres pays, ce n'est pas à l'AFSSAPS de prendre l'initiative d'y déroger. Nous aurions aimé trouver cependant, sur le site de l'Agence, un débat sur la question et, au moins, le rappel de l'argumentation des autorités françaises. S'il y avait de bonnes raisons -de vraiment bonnes raisons - pour décourager la consommation de ces produits, il vaudrait mieux le dire et en discuter. Pour le moment, c'est la contrebande qui est encouragée. C'est dommage, la première fonction de l'Internet public ne devrait-elle pas être d'instruire les ignorants que nous sommes. Baquiast

Le  24 mai

   

Inventaires http://www.inventaires.fr/

Initiative sympathique de, nous citons:

"deux associés - à peine plus de quarante ans chacun : chiffre en constante augmentation - qui font de leur indépendance (est-ce par mauvais caractère ?) une condition essentielle de leurs métiers. ...Nos deux boutiquiers font profession de dispenser leurs expertises et conseils et de les mettre en application depuis plus de 15 ans sur la base de leurs expériences et formations de base : l'immobilier réglementé et l'économie locale pour l'un, les comptes et la règle financière pour l'autre. Ils détiennent individuellement les titres et habilitations nécessaires ainsi que les pièces d'assurance qui vont avec (on n'ennuiera pas ici le lecteur avec les spécificités et menues contraintes liées à l'exercice de certaines professions)."

Ce sont donc des entrepreneurs privés. Mais ils n'hésitent pas à dispenser libéralement et gratuitement leur savoir sur un site public, Inventaires. Nous pouvons donc nous instruire sans nécessairement faire appel à eux. A preuve une fiche technique, apparemment très documentée (bien que sévère dans sa présentation), concernant les comptes des SEM, véritables casse-tête pour les citoyens soucieux d'y comprendre quelque chose:

Comprendre les comptes des sociétés d'économie mixte locales (SEM) http://www.inventaires.fr/produit/73_fr.html

Il y a bien d'autres informations sur le site. Allez voir pour juger vous-mêmes (NB: Rubrique non publicitaire de La Gazette) Baquiast

http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/00-2306/index.htm