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La Gazette N°20 du 15 avril 2000

Par Jean-Paul Baquiast jp.baquiast@chello.fr


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Quelques articles mis en ligne sur Admiroutes durant les précédentes semaines:

7 avril
Une grande première dans le Guide-Ane du webmestre: Forums et conditions de succès. Appel à discussion http://www.admiroutes.asso.fr/

6 avril
Attribution du mulot d'honneur d'Avril 2000 à Bertrand Poirot-Delpech
de l'Académie Française
Dossier Erika: Lettre ouverte au ministre de l'Equipement et des Transports par Fhadel Khaled, capitaine de 1e classe de la marine marchande

31 mars

Les forums organisés par la puissance publique.  Réactions d'un citoyen utilisateur  par Laurent
L'Etat sait-il utiliser Internet pour gérer les crises? par Jean-Paul Baquiast
Attribution du mulot d'honneur de mars 2000 à Giorgio Israël

29 mars

Editorial: Réformer a priori ou démocratiser les administrations? par Jean Paul Baquiast
Etats des intranets dans l'administration: la réponse de Pierre Amy du ministère de l'équipement

Le blocnet (index)
Consulter
l'index des thèmes

cette quinzaine:

Cultures transgéniques, CADA...et Internet

Le Monde du 14 avril p.2 signale, sous la signature de H.K., que la France contrairement à la Grande-Bretagne (voir le site du ministère britannique de l'environnement, très intéressant et informatif: www.environment.detr.gov.uk) se refuse encore à publier la carte des essais d'Organismes génétiquement modifiés effectués, dans l'année en cours, sur le territoire national, sous prétexte d'éviter leur destruction éventuelle. Ceci en contradiction avec la loi du 13 juillet 1992 sur les OGM, qui précise que toute personne a le droit d'être informée des effets de la dissémination et du lieu des essais. La Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) saisie par l'association France Nature Environnement, a émis plusieurs avis favorables à la demande d'accès aux documents administratifs concernés, sans succès.

Ceci nous parait poser plusieurs questions:
- à quoi sert pratiquement la CADA si ses avis restent sans effets. Le problème avait déjà été évoqué ici même à propos des informations relatives à la pollution par l'Erika.
- pourquoi la CADA n'a-t-elle pas de site web (ou alors, si elle en a un, il est bien caché. Ni Admifrance ni le Conseil d'Etat ne le mentionnent)?
- pourquoi, si la CADA disposait d'un site web, n'y publierait-elle pas ses avis, pour l'information du bon peuple.

Ces considérations incitent à conclure, une fois de plus, que nos institutions n'ont pas encore compris le parti à tirer d'Internet pour jouer pleinement leur rôle 14/04/00


Calais contre Bordeaux, amateurs contre professionnels

Les observateurs de l'enthousiasme suscité par le succès de Calais contre Bordeaux dans la marche au championnat de France de foot-ball, l'ont généralement attribué au fait que les Calaisiens sont des sportifs amateurs, fonctionnant à très petit budget. Ils ont pu cependant battre des clubs brassant les dizaines de millions, dont les péripéties commerciales restent, à l'instar de celles de tous leurs homologues professionnels, parfaitement obscures aux yeux du supporter de base. L'on peut en tirer une leçon concernant l'Internet. Point n'est besoin, si le coeur y est, de fortunes pour se faire entendre dans la société de l'information. Très concrètement, point n'est besoin, par exemple, comme d'aucuns l'affirment maintenant, d'un web-design à un million de FF pour créer un site à la fois efficace et attrayant . L'on trouvera bien en interne des graphistes amateurs pour faire le travail gratuitement. Cela dit, si de riches clients veulent débourser un million, tant mieux pour les start-up du web. 13/04/00


Etats Généraux de la création d'entreprises

Lors des Etats Généraux de la création d'entreprises, le 11 avril, le premier ministre a annoncé, je cite:

"Il faut aller sans attendre vers la création d'entreprises en ligne. D'ici la fin de cette année, un portail de la création d'entreprises donnera accès à autant de sites qu'il y a de statuts possibles pour l'entreprise. Ces sites réuniront tous les documents nécessaires et préciseront les démarches à effectuer. L'Agence pour la création d'entreprise veillera à la mise en place rapide de ce portail"http://www.premier-ministre.gouv.fr/FAIT/FAIT.HTM#anchor16

Voici une excellente nouvelle, demandée depuis longtemps par les défenseurs des téléprocédures, notamment au profit des PME/PMI. Reste à savoir comment elle sera mise en oeuvre, et les obstacles que certaines réglementations risquent de continuer à opposer à la simplification et à la dématérialisation. Rendez-vous donc sur le site de l'Agence http://www.apce.com/

PS: bravo pour la mise à jour rapide du site du Premier ministre. Voilà qui nous permet de travailler en temps réel, nous autres de l'info en ligne. 12/04/00


Les députés à l'école de l'Internet

L'assemblée nationale organise une session de formation aux NTIC destinée aux députés (voir La Chaîne parlementaire, http://www.assemblee-nationale.fr/9/ntic.htm ) Voici une excellente initiative. Selon la presse cependant, pas plus d'une centaine de députés se seraient inscrits.Quid de ceux qui ne s'inscrivent pas? Connaissent-ils déjà Internet ou refusent-ils encore de s'informer? Sans être chagrin, l'on peut quand même s'étonner que 5 ans après l'apparition d'Internet en France, TOUS les députés n'en aient pas fait leur outil de travail quotidien, quitte à offrir des points d'accès publics à leurs électeurs défavorisés. Un ancien Premier ministre, ayant des relations avec une grande ville de l'estuaire de la Garonne, ne déclarait-il pas qu'il traitait encore son courrier de façon classique. L'on pourrait sourire d'une pareille remarque. Mais ne veut-elle pas dire que les hommes politiques qui ne connaissent encore que le courrier postal se coupent en fait de tous ceux qui font bouger notre pays, et qui, eux, ne reviendront plus jamais, quoiqu'il leur en coûte, à la lettre manuscrite. 12/04/00


Réformer une administration, tâche impossible ?

Sous ce titre, l'Ecole des Mines de Paris nous signale le travail de Christian Serradji, Directeur des Affaires Maritimes et des Gens de Mer. Je cite:
" Appelé, après sa longue expérience de secrétaire général de la MODAC (Mission d'Organisation des Administrations Centrales), à rénover et moderniser l'administration de la Mer, Christian Serradji a engagé une réforme globale visant à en modifier à la fois les structures et la gestion du personnel, à partir d'une analyse approfondie de ses caractéristiques, de son histoire et des missions fondamentales de l'État dans les différents domaines concernés. L'histoire des bouleversements qu'il a provoqués au sein d'une administration habituée à travailler avec des moyens très modestes et menacée de mort lente révèle de quelle importance peut être le choix d'un responsable atypique et doté d'un véritable charisme pour mener à bien ce type d'entreprise.
Ceci est un résumé. Pour obtenir le texte complet, contactez ecopar@paris.ensmp.fr Le texte intégral est paru dans le Journal de l'École de Paris, No 18

Un seul regret, toujours le même: dommage que ceci ne soit pas en ligne. Voici qui aurait intéressé les nombreux abonnés des listes Radiophare, Erika, Marée noire, marine-marchande, etc. Mais le Journal de l'Ecole des Mines veut sans doute se garder les droits de diffusion. 08/04/00.


Claude Allègre et la décentralisation dans le secondaire

Sur France-Inter ce dimanche 9 avril, et suite à diverses autres interventions, Claude Allègre explique l'urgence de la décentralisation en matière d'éducation nationale, notamment dans le secondaire. La décentralisation va plus loin que la déconcentration, puisqu'elle peut confier aux collectivités locales, et non plus aux seuls représentants territoriaux de l'Etat, les tâches de gestion des établissements et des personnels. L'Etat, dans ce cas,  se réserverait les fonctions générales de tutorat, mise en cohérence et correction des inégalités sociales. Il est exact, comme le précise Claude Allègre, qu'une telle décentralisation ne doit pas être confondue avec la libéralisation ou privatisation, qui consiste à faire assurer par le secteur privé des fonctions relevant du service public.

Le concept de décentralisation suscite l'hostilité générale, de la part des syndicats enseignants, mais aussi de la plupart des organisations politiques, de gauche et même de droite. L'on peut penser au contraire que certaines formes de décentralisation - ne portant pas en priorité sur la gestion des carrières des personnels, qui peuvent très bien continuer à être assurées au plan national - pourraient redonner aux établissements et aux enseignants eux-mêmes des marges d'initiative et des moyens qui leur manquent actuellement.  Elles pourraient s'accompagner d'une plus grande liberté donnée aux établissements en matière de méthodes pédagogiques et, dans certains cas, d'éléments de programmes. Les bureaux de l'administration centrale paraissent aujourd'hui trop loin des contraintes de terrain pour décider de tout. Les effets pervers éventuels d'une telle décentralisation (enfermement possible dans l'étroitesse, le chauvinisme,  d'une circonscription territoriale, par exemple) seraient compensés largement par l'usage systématique de l'Internet, qui met en relation tous ceux qui veulent faire bouger l'éducation et la société. Ainsi les tentatives de prise en mains du service public par de petits potentats locaux, toujours à craindre, au moins en théorie, pourraient-elles être tuées dans l'oeuf par l'attention vigilante de toute la communauté enseignante.

Aujourd'hui, dans l'éducation comme dans les autres services publics d'Etat, il conviendrait, compte tenu notamment de l'Internet et des perspectives nouvelles de la société de l'information, de reprendre sérieusement et sans passion l'étude du possible et du souhaitable en matière de décentralisation. Ce devrait être une des tâches de la Commission Pierre Maurois, dont l'on n'entend plus beaucoup parler. Il est regrettable que Claude Allègre ait attendu son départ de la rue de Grenelle pour faire discuter sereinement ce problème par toutes les parties intéressées. Comme l'indique Michel Deschamps dans Le Monde du 8 avril, l'ex-ministre a fait tout le contraire pendant 3 ans, puisqu'il a en fait renforcé la centralisation, au détriment, notamment, des responsabilités des recteurs. 09/04/00

P.S.: ceux qui s'intéressent aux prises de parole enseignantes sur le web, si je puis dire, peuvent consulter Le Mammouth déchaîné http://perso.libertysurf.fr/le-mammouth-dechaine/index.htm

2e PS au 14/04: le pré-rapport de la Commission Maurois devrait être remis au Premier ministre dans la semaine du 17 avril. Peut-être en saurons-nous plus alors.


Le rapport du Conseil Economique et Social sur le naufrage de l'Erika

Voilà enfin un organisme public, le Conseil Economique et Social, qui publie en toute simplicité et sans faire languir le bon peuple pendant des semaines,  les rapports de ses membres. Un participant de la liste de diffusion Marine Marchande (merci à lui) nous a prévenu de la sortie, non pas d'un, mais de 4 rapports à la suite, "sur les causes et les conséquences du naufrage du pétrolier Erika". Je n'ai pas encore eu le temps de les télécharger et les lire, mais je conseille à tous ceux  d'entre nous s'intéressant à la question d'utiliser ces rapports pour compléter, s'il y a lieu, leur information sur le dossier. Il ne faut pas oublier que nous devons faire pression sur le gouvernement pour qu'il aille jusqu'au bout de la politique annoncée, visant à renforcer les contrôles sur le transport maritime. http://www.conseil-economique-et-social.fr/ces_dat2/3-1actus/actus.htm 06/04/00


ANPE et recherche d'emploi

Ernest-Antoine Seillières (MEDEF), intervenant à France-Inter le 6 avril devant Stéphane Paoli, indique que l'ANPE  n'assure plus ce qui devrait être son travail principal, mettre demandeur et offreur d'emploi en contact personnalisé. Elle est devenue une énorme machine à gérer le traitement social du chômage, calculer et verser les indemnités, etc. Cette observation pose à nouveau le problème de l'utilisation de l'Internet pour faciliter les relations entre les 3 partenaires à la recherche d'emploi, le demandeur, le bureau de l'ANPE et les offreurs potentiels. L'ANPE, dans certains cas, propose des relations directes par Internet entre candidats et entreprises. Mais il est certain que toutes les possibilités d'utilisation de ces technologies (y compris pour mettre des accès Internet à la disposition des chômeurs défavorisés) n'ont pas été exploitées. Dans le cadre de la modernisation des administrations, cela mériterait de devenir une priorité. Le patron du MEDEF n'a pas tort de dire que la France devrait viser la performance de la Hollande: 2% de chômeurs. Je suppose que les formules de gestion de l'offre/demande d'emploi utilisées dans ce lointain pays batave y contribuent. 06/04/00


Livre et Internet

Le Monde du 5 avril (sous la plume de Alain Salles, Lecture publique, Lecture payante, p.1) nous signale le sempiternel retour du conflit entre éditeurs et bibiothèques publiques, les uns contestant, les autres défendant les prêts gratuits assurés par ces dernières...pendant que se répand la lecture sur Internet, à des tarifs bien moindre. L'article cite Jérome Lindon: "auteurs, éditeurs, librairies, bibliothécaires et lecteurs, nous sommes tous sur le même bateau..." Que voilà un propos contestable, à l'heure de la société de l'information, précisément. Les lecteurs, eux, veulent lire, et ce le moins cher possible, mais aussi le plus commodément possible. Les prêts en bibliothèques, mais surtout les livres en ligne, répondent très bien à ce besoin. Beaucoup d'auteurs, quant à eux, veulent d'abord être publiés et lus, même sans droits d'auteur.  C'est la grandeur de la vraie création que d'être désintéressée. Tout au plus, et encore pas tous, veulent-ils être protégés du plagiat...une sorte de propriété industrielle. ..Si le livre sur Internet se généralisait, popularisé par des éditeurs nouvelle génération dont les coûts seraient considérablement réduits (je ne cite pas de nom) tout le monde serait gagnant, sauf évidemment  ceux des éditeurs qui n'auraient pas  du tout su évoluer 05/04/00.*
* Voir aussi notre mulot d'honneur d'avril 2000


Fonctions publiques. Un rapport du Plan

Sous le titre " Fonctions publiques : enjeux et stratégie pour le renouvellement" le Commissariat général au Plan a réuni un groupe de travail comportant notamment des représentants d'organisations syndicales. Ce goupe vient de présenter un rapport, dirigé par Bernard Cieutat, expert en la matière. Le rapport s'annonce comme une lecture indispensable à toutes réflexions et tous travaux relatifs à la réforme de l'Etat et des administrations. Il ne donne pas priorité dans ses propositions aux conséquences à tirer des nouvelles technologies, mais le thème est sous-jacent. Nous ne pourrions donc que conseiller de le lire et le discuter. Un seul hic, et de taille, il n'est disponible que sous forme-papier, à la Documentation française. Quand l'Etat perdra-t-il cette détestable habitude de ne pas mettre sur Internet les rapports qu'il fait produire, avec l'argent des citoyens d'ailleurs. Je croyais que le Programme d'Action Gouvernemental (Pagsi) avait été formel à ce sujet. Si l'on prétend ouvrir l'esprit, supposé fermé au besoin de réforme, des quelques 4 millions de fonctionnaires visés dans les 3 fonctions publiques, voudra-t-on faire  (à qui) dépenser 60Fx4.000.000 pour que chacun d'eux puisse accéder au rapport? http://www.plan.gouv.fr/publications/cieutat.html 05/04/00


Bruxelles et la société de l'information

La présidence portugaise n'a pas l'intention de laisser dormir les perspectives européennes concernant la société de l'information. Le sommet du Conseil européen de Lisbonne http://www.portugal.ue-2000.pt/uk/execute/mainframe.asp?id=1536 en date du 23/24 mars a rappelé les enjeux. Le rapport de la présidence n'hésite pas à rappeler que les Etats-Unis continuent à progresser plus vite que l'Europe, dont les retards, malgré les effors faits récemment, demeurent nombreux, notamment en termes de personnels techniques ou de facilités d'accès. Un programme ambitieux a été proposé, pour les 2/3 prochaines années, portant notamment sur l'ouverture à la concurrence, l'école et la formation professionnelle (Initiative e-learning du président Prodi) et enfin les services publics. Reste à savoir ce que feront exactement les Etats-membres, et notamment la France. Celle-ci reprendra probablement ces ambitions lors de sa prochaine présidence, mais sera-t-elle en état de prêcher d'exemple. Education, formation professionnelle et qualification des spécialistes restent (à vue de nez, car les statistiques fiables manquent) assez en retard par rapport, non seulement aux USA, mais aux pays du nord de l'europe. A noter qu'une conférence sur la société de l'information reprendra ces questions  les 10 et 11 avril à Lisbonne http://www.portugal.ue-2000.pt/uk/execute/mainframe.asp?id=1386 05/04/00


La réforme des services extérieurs (déconcentrés) du ministère des Finances

D'après les correspondants que nous y avons, ni les personnels ni les syndicats ne sont hostiles à une réforme, notamment pour tenir compte des nombreuses facilités qu'apporteraient Internet, le multimédia et les nouvelles méthodes de travail en réseau. Cette impression est d'ailleurs confirmée par un article du Monde, en date du 28 mars, p.8, qui cite des représentants du SNUI (impôts) et FO-Finances. Si je puis me permettre une analyse personnelle, beaucoup des points du programme dit Champsaur-Bert (Mission 2003, http://alize.finances.gouv.fr/rapport/0_rapport.htm) ne sont pas discutés au fond. Certains agents regretteraient même que des suggestions faites sur le terrain par les groupes de travail qui avaient préparé le rapport n'aient pas été retenues. Ces suggestions concernaient en particulier l'utilisation d'Internet entre services (et pas seulement entre la DGI et la CP, mais avec la Douane et la DGCCRF notamment), la nécessité d'expériences-pilotes diversifiées conduites à la base avant toute mise en oeuvre, un contact systématique avec les usagers (mais oui...Internet le permet) et bien sûr de longues discussions en comités paritaires locaux et centraux. Celles-ci, outre qu'elles sont réglementaires, ne sont pas du temps perdu. Pendant qu'elles se déroulent, les esprits se préparent et d'autres suggestions, non prévues au départ, peuvent voir le jour.

Ce qu'il faut surtout éviter, c'est de donner l'impression de vouloir à tous prix faire supprimer des emplois. Pourquoi d'ailleurs? Lorsque l'on voit l'ampleur des tâches qui attendent les services financiers avec le développement de la cyber-économie, et de la cyber-fraude, ce serait plutôt des recrutements qu'il faudrait prévoir. Leur coût, rapporté aux évasions et fraudes évitées, serait marginal. L'on devra aussi multiplier les équipements les plus modernes et les formations. Il faut éviter enfin de donner l'impression que tout se concocte à Paris, au sein de l'Inspection Générale des Finances. Demander (ou paraître demander) à celle-ci de piloter des réformes fait automatiquement partir les chassepots. C'est un peu (image...) comme si l'on confiait la réforme à Arthur-Andersen ou, pourquoi pas, aux généraux de l'armée de terre, sous prétexte de leur expérience de la gestion civile au sein de la KFOR. Sur ces points, voir notre éditorial du 29 mars.01/04/00

NB: par courtoisie, ce jour 1er avril, j'envoie  copie du texte ci-dessus à la messagerie des finances, et reçois ce message en retour "Server Error. This server has encountered an internal error which prevents it from fulfilling your request. The most likely cause is a misconfiguration. Please ask the administrator to look for messages in the server's error log.". C'est agaçant de la part d'un grand ministère qui se veut branché...Ou bien est-ce un poisson d'avril?

Post-scriptum au 8 avril 2000: la Fédération des finances-CGT met à disposition sur son site des informations d'actualité et surtout des éléments de proposition, qu'elle appelle tout le monde à discuter. La démarche est à encourager. Mieux le citoyen et le redevable connaîtront ce dossier, mieux chacun pourra se prononcer et agir. http://www.cgt.fr/finances/lutte/lutte.html


Police de proximité et Internet

La police de proximité, à ne pas confondre avec l'îlotage, est en train de prendre ses lettres de noblesse comme nouvelle forme d'exercice des activités policières au service des relations entre citoyens et administrations de terrain. Le ministre de l'Intérieur vient d'en assurer officiellement le lancement à la Cité des sciences. Beaucoup de pratiques seront à réinventer, en liaison avec les autres acteurs, qui contribuent notamment aux contrats locaux de sécurité. Il ne faudra pas oublier à cette occasion l'utilisation de ce que l'on peut appeler l'Internet-citoyen. L'on dit quelquefois que la police de proximité vise à éloigner les fonctionnaires de police de l'ordinateur pour les mettre dans la rue. Peut-être est-ce un objectif si l'on fait allusion aux tâches de gestion attachées à l'informatique lourde. Mais cela ne peut l'être en matière de communication moderne. L'internet portable mettant les policiers en relation facile avec les autres administrations et les citoyens aura là au contraire un bel avenir. 01/04/00



L'académie des sciences recense 200.000 sites pollués aux hydrocarbures. Où?

Selon Le Monde du 29 mars, p.13, l'Académie des Sciences a recensé 200.000 sites pollués aux hydrocarbures. Un rapport détaillé a été établi par François Colin, de l'Université Nancy 1. Nous aurions bien aimé trouver ce rapport sur le site de l'Académie http://www.academie-sciences.fr/ , ne fut-ce que pour savoir ce qu'il en est de notre sympathique commune. Hélas, rien en vue. Le site fournit les références de bien d'autres rapports, mais ce sont tous des ouvrages-papier, vendus d'alleurs assez cher. Est-ce ainsi que la science progressera? 01/04/00


La revue des sites
Consulter le répertoire des sites

Le  13 avril

Action Faune sauvage http://members.aol.com/actionfaun/

Pour ceux qui, comme nous, s'intéressent aux actions citoyennes, hors des grands circuits du pouvoir économique et électroral, il était intéressant de visiter le site Action Faune Sauvage. Son programme a l'air honnête*:  "promouvoir la séparation de la chasse et de l'Etat". Le collectif "faune sauvage chasse" regroupe des associations françaises non-gouvernementales d'étude et de protection de la nature. La plupart d'entre-elles étant affiliées à France Nature Environnement.

Le site présente, soit directement soit dans le cadre d'une Revue périodique,  des informations, des propositions, des rapports (dont le rapport Cailleteau, inspecteur Général des Finances). Il n'est pas systématiquement anti-chasse, loin de là, mais il s'en prend, à bon droit, aux privilèges féodaux (ou vichyssois) dont bénéficient les fédérations de chasse par le biais de l'Office National de la Chasse**, dont la Cour des Comptes a récemment signalé les faveurs indues aux chasseurs, à partir de crédits publics. Le problème, bien que mineur par rapport à d'autres, concerne directement la future réforme de l'Etat. Mais J'arrête, je vais me faire des ennemis. Baquiast

* l'on s'étonnera peut-être de ma méfiance. Mais connaissant les chasseurs, l'on peut s'attendre à les retrouver derrière des mouvements écolos, défenseurs du patrimoine naturel...et de la chasse. L'on peut aussi rencontrer dans ce vaste domaine quelques sectes en mal de recrutement. Ce ne semble pas être le cas ici.

** Office national de la Chasse http://www.onc.gouv.fr/   La première chose à faire, en vue de s'informer objectivement, consiste à visiter le site de cet établissement public. Pas un mot dessus, évidemment, des questions soulevées par Action Faune Sauvage

Le  8 avril

Commune de Coin-les-Cuvry http://mairie.wanadoo.fr/roger.guillaume/

Le responsable du site m'a demandé d'aller y faire un tour pour lui donner mon avis. Il va de soi que nous ne pouvons plus ici, comme au début, voir et commenter tous les sites communaux qui s'ouvrent dorénavant. L'un de temps en temps seulement, pour ne pas perdre la main. Que dire de Coin? L'on y trouve un petit minimum: Accueil - Contact - La mairie et ses élus - Les écoles - Les Associations - Zone artisanale. Pas d'adresses d'entreprises, pas d'adresses électroniques (sauf celle du webmestre). Quelques petites images animées sympathiques, pour les jeunes administrés, je suppose.

Si le webmestre n'a pas fait plus, c'est sans doute que personne n'est branché à Coin. Faut-il en rester là? Je conseillerais d'animer un peu tout cela, avec l'accord de M. le Maire s'entend. Par exemple aller interviewer des  habitants, l'instituteur, le notaire, les commerçants, les cultivateurs,  que sais-je, sur ce qu'ils pensent d'Internet, de la politique municipale ou départementale en matière de NTIC...S'ils n'en pensent rien, ce sera bon aussi à savoir. Et mettre tout cela en ligne. Pourquoi pas aussi ouvrir un petit espace de formation, en espérant que des citoyens avisés finiront par s'intéresser à la question... Le webmestre a l'air volontariste. Courage. ce n'est pas le moment de faiblir. Tenez-nous au courant. Baquiast

Dans le même esprit, il est intéressant de visiter le site non-officiel de Vaux-le-Pénil, ouvert à titre personnel par l'instituteur du lieu http://whales.free.fr/ Les deux démarches, bien que différentes, convergent, mettre la France des villages à l'heure du siècle actuel. JPB 

Le  7 avril

Plans de prévention des risques naturels (PPR) http://www.environnement.gouv.fr/dossiers/risques/ppr/

Le ministère de l'environnement présente des pages bien faites sur les PPR, leur rôle, leurs contenus et la façon de les mettre en oeuvre. Tout n'est pas expliqué en ligne. Il faut se référer à des guides-papier, mais beaucoup de choses néanmoins sont indiquées sur le site. Une petite carte montre la pénétration des PPR sur le territoire. Je cite: " Aujourd'hui 2000 communes sont couvertes par un PPR. L'objectif est que d'ici 2005, 5000 communes soient dotées d'un PPR"

Notre commentaire: pourquoi un si faible nombre de communes. Les autres sont-elles dépourvues de risques? Par ailleurs, pourquoi ne pas indiquer que la publication du PPR, avec des extraits du Système d'information géographique qui en est le support quasi obligatoire, devrait constituer un point fort important des webs municipaux - à l'instar des contrats locaux de sécurité? Voici des choses susceptibles d'intéressedr les citoyens, autant que la photo de la mairie. Baquiast

Le  4 avril

Académie Nationale de Médecine http://academie-medecine.fr/

Il me semble, mais peut-être suis-je dans l'erreur, que l'Académie de Médecine devrait mobiliser toutes ses forces pour renforcer la présence de la médecine française, tant praticienne que de recherche, sur l'Internet mondial. A cette fin, pourquoi n'adopterait-elle pas une active politique de mise en ligne de ses (nombreux) travaux, assortie de forums de débats ouverts le plus largement possible. Ce n'est pas le cas, actuellement. Le site est à l'image de la belle photographie qu'il publie dans l'une de ses pages. Est-ce là tout son programme? Baquiast

Le  3 avril

Paris-élections Paris-élections http://www.paris-elections.org/

Sans nous mêler de politique locale, bonnes âmes ne vous alarmez pas, nous devons saluer l'ouverture d'un site politique ouvert par la gauche parisienne pour préparer les élections. Le thème des partis et des hommes politiques sur le web devient récurrent. Sciences Po et autres en dissertent doctement. Un nouveau type de rapport avec l'électeur est-il en train d'apparaître? Les organisations sauront-elles toutes, et avec quelle pratique de l'interactivité, se saisir de ces opportunités? Vastes questions. La meilleure façon d'y répondre est d'aller voir.

Disons que Paris-élections (ou Paris au pluriel), en est encore à ses débuts. L'on ne trouve pas grand chose sur le site pour le moment. Pas de vastes projets de modernisation et de démocratisation de Paris. Un point prometteur cependant (son absence aurait été incompréhensible) la rubrique Chez Pluriel, le Webbar, qui offre, je cite:

"- listes de diffusion
Toute la campagne, l'actualité, les débats et les nouveautés du site vous parviennent directement sur votre email : inscrivez-vous !
- débats et idées: Vos contributions seront transmises mais aussi publiées sur le site (pour les meilleures d'entre elles)
(sic...prudent!). Vous pouvez également proposer la création d'un Forum sur le sujet qui vous intéresse.
- Comité de soutien: Vous soutenez la Gauche à Paris : dites-le et publiez-le ici !
- Ecrire à: Soutenir, encourager, interroger, entrer en contact avec les différents intervenants de la Gauche à Paris."

Baquiast

PS au 14/04/00: toute la communauté Internet a suivi avec des sentiments mêlés les premiers pas difficiles sur le web du candidat Edouard Balladur. Mais les choses s'arrangeraient aujourd'hui.

Le  2 avril

AFSSA. Commission Listeria   http://web.afssa.fr

Le Monde du 25 mars, p. 37 a fort justement salué le caractère innovant du site mis en place par l'Agence Française de Sécurité Alimentaire des Aliments, plus particulièrement sa Commission Listeria, sous la présidence du Pr Flandroit. Ce site publie déjà de nombreuses informations. Il publiera également le rapport et ses versions successives, dès que celui-ci sera terminé. Mais c'est son forum qui est particulièrement intéressant et innovant (innovant en France, où l'interactivité se cherche encore) http://web.afssa.fr/Textes/GMpolyForum.html  

L'on y trouve d'abord la présentation des questions posées à la Commission par le courrier électronique, avec des réponses chaque fois que possible. Oui, il y a des réponses!!! Par ailleurs, 2 forums sont ouverts, l'un au public, l'autre aux professionnels. Pour le moment les messages adressés à ces forums ne sont pas en ligne, mais il semble qu'ils le seront très prochainement, puisque des rubriques Textes et Archives sont prévues. Tous les webmestres s'intéressant à la création de forums peuvent aller voir celui de l'AFSSA.

Inutile d'ajouter qu'aujourd'hui, toutes les administrations et commissions (pensons à celles qui sont censées se préocupper de lutte contre la pollution marine à l'Assemblée Nationale et au Sénat) devraient offrir de tels moyens de dialogue avec les citoyens. Il devient véritablement INSUPPORTABLE de ne pas pouvoir s'exprimer, ni surtout de ne pas pouvoir prendre connaissance de ce que les autres peuvent avoir à dire. Baquiast  

Le  1er avril

Syndicat National des Techniciens des services du ministère de l'agriculture http://www.sntma.com/frameset/sommaire.htm

"Le Syndicat National des Techniciens des Services du Ministère de l'Agriculture rassemble les Techniciens et les Préposés Sanitaires affectés dans les Services du Ministère de l'Agriculture, des Etablissements Publics sous tutelle ou dans d'autres Ministères.  Ce syndicat à pour vocation principale de défendre les intérêts collectifs et particuliers de ces adhérents auprès des administrations concernées notamment : leurs carrières, leurs mission, leurs formations. Ce syndicat adhère à la Confédération Générale du Travail FORCE OUVRIÈRE."

Voici un nouveau site syndical. C'est bien mais cela pourrait être mieux. L'on y trouve quelques informations générales, quelques liens et adresses électroniques. Mais peu sinon pas d'informations sur les carrières, missions et formations censées être défendues. A une époque où certains reprochent aux syndicats de fonctionnaires de bloquer les réformes, il faudrait que les sites desdits syndicats prouvent le contraire, en expliquant à tous le monde, et pas seulement aux membres, ce que l'on souhaite apprendre: à quoi servent les  administrations et corps concernés, quels sont leurs problèmes et difficultés, que souhaiteraient-ils pour eux-mêmes et pour le service public en général. Un  forum ouvert à tous serait aussi le bienvenu. Bref...Ne déssespérons pas, cela viendra un jour. Baquiast

Le  31 mars

CNES-TV http://www.cnes-tv.net

Le Centre national d'études spatiales lance la première Web-télévision consacrée à l'espace. Le site s'articule autour de trois principales rubriques :

- Collection, offre l'accès à à un ensemble de films retraçant les moments significatifs de l'aventure spatiale française et internationale. Huit films et douze séquences : premiers pas de l'homme sur la Lune, prochaine mission franco-américaine sur Mars, présentation du progamme Végétation, du satellite Jason (successeur de Topex-Poséidon) en passant par le retour de Perseus sur Terre....

- Le Kiosque, ensemble de questions regroupées autour de six thèmes (lanceurs et bases spatiales, télécommunications et localisation, observation de la Terre, étude et exploration de l'univers, microgravité, vols habités), auxquelles répondent les ingénieurs et les spationautes : quelle est la différence entre Ariane 5 et les précédentes versions? Comment les marins utilisent-ils les satellites ? En quoi l'observation des océans est-elle si importante? Pourquoi collecter des échantillons sur Mars? Pourquoi les liquides se mettent-ils en boule en impesanteur? Quelle devrait être la durée maximale d'un vol spatial ? Comment dort-on dans l'Espace?...

- Actualités spatiales, bulletin hebdomadaire d'informations, avec notamment la possibilité d'assister en direct à certains lancements.

Voici un excellent exemple de ce que les grands services publics doivent faire désormais pour populariser leur action. Ici, nous sommes plongés dans la trop méconnue politique spatiale de la France et de l'Europe. Avis à ceux que cela devrait intéresser, c'est-à-dire chaque français.  Inconvénient - ou avantage - : le site exige les technologies les plus modernes de communication. Jacquemin-Baquiast

Le  30 mars

Le bouquet du logiciel libre dans l'administration http://www.mtic.pm.gouv.fr/bouquet-libre/

La Mission aux technologies de l'information et de la communication (MTIC), vient d'ouvrir un espace assez convivial destiné à informer et rassembler tous les promoteurs des logiciels libres, que ce soit dans l'administration ou ailleurs. Il s'agit d'une politique en souplesse d'incitation à l'utilisation de ces logiciels, loin de la proposition de loi du sénateur Laffitte visant à rendre ces derniers obligatoires, mais qui constitue cependant un pas indispensable. A nous tous de se saisir de cet espace, notamment par le Forum, pour l'enrichir et l'actualiser. L'AFUL (Association française des utilisateurs de logiciels libres - au conseil d'administration de laquelle je le rappelle participe Admiroutes) est associée à cette démarche. Baquiast


EAUDOC http://eaudoc.oieau.fr

Quelque 200 000 documents concernant le thème de l'eau sont désormais accessibles sur un site unique, EAUDOC. Selon l'Office international de l'eau, association française spécialisée dans l'information et la documentation, EAUDOC constitue le premier service mondial de documentation sur l'eau. Il contient des documents français et étrangers dans les différentes langues européennes utilisant l'alphabet latin. Sur les 200 000 documents, 30 000 plus ou moins anciens sont simplement mentionnés avec leur titre. Sur les 1700000 autres, présentés avec une notice bibliographique accompagnée d'un commentaire qualitatif, 45000 peuvent être lus en ligne.

Le site regroupe des bases de données françaises (http://eaudoc.oieau.fr/sie/) mises au point progressivement depuis les année 1950 par l'Office international de l'eau, les ministères chargés de l'Environnement, de l'Agriculture, de la Santé, ainsi que par les six Agences de l'eau. Il donne ainsi accès à :

TechnEaudoc (quelque 170000 références techniques, scientifiques et économiques internationales),
Jurieaudoc (textes et commentaires nationaux et européens sur l'eau et l'environnement),
Ipère (inventaire permanent des recherches et études sur l'eau,
Griseli (littérature grise sur l'eau ; rapports de recherche, compte-rendus de missions ou de colloques, notes techniques...);
Fontaine (10 000 références d'informations locales produites par les Agences de l'eau et la direction de l'eau du ministère de l'Environnement . Jacquemin

http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/00-2004/index.htm