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La Gazette N°19 du 29 février 2000

Par Jean-Paul Baquiast jp.baquiast@chello.fr


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La Gazette d'Admiroutes ne paraîtra pas en mars 2000.
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Quelques articles mis en ligne sur Admiroutes durant la précédente quinzaine:

29 février
Dossier Erika: projet de tableau de bord pour le suivi des mesures gouvernementales, par J.P.Baquiast
E.Government Bulletin
, extraits du n° de février par Dan Jellinek
28 février
Les outils du webmestre: Eric Loorius - Webmestre - Communauté Urbaine de Dunkerque
"Le Roi" E.Mail par Joseph Rinaudo
27 février
Démocratie électronique Open Forum personal Invitation par Michaël Macpherson (en anglais)
24 février
Suites aux Cahiers de Doléances. Débat. Propositions par divers contributeurs
23 février
Dossier Erika Régulation Internationale du Transport Maritime. CR d'une conférence faite par le Professeur Beurier
International: Nouvelles de l’étranger sur le thème des Gouvernements en Ligne par Michel de Rocca 
Les outils du webmestre: Jean-Claude Mascarelli - Webmestre à la DDE de la réunion (ministère équipement).
19 février
Attribution du mulot d'honneur de février à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments

Le blocnet (index)
Consulter
l'index des thèmes

cette quinzaine:

 Fuel cancérogène
Secret d'Etat. Refus d'informer. Rôle d'Internet  en faveur de la transparence

Il est certain que les informations confirment de jour en jour le caractère cancérogène de la cargaison de l'Erika, dénoncé en premier par le laboratoire privé Analytica http://www.labo-analytika.com/ (Le Monde du 26/02, p.14). Se confirme aussi le fait que les autorités préfectorales et municipales ont omis d'avertir les ramasseurs bénévoles du risque couru. Pourquoi? Pour ne pas se priver d'une main d'oeuvre gratuite? Pour ne pas faire fuir les touristes et consommateurs de coquillages? A la demande de Total, pour ne pas endurcir la demande de boycott? Nous pouvons tout supposer...Ceci en tous cas donne des arguments à ceux qui dans les listes de diffusion, dénoncent la "complicité" ou au moins l'impossibilité de faire confiance à l'Etat. La position de ceux qui, comme nous ici, croyaient encore naïvement au rôle tutélaire des administrations, dans des domaines tout au moins où aucun intérêt vraiment supérieur n'impose le secret d'Etat, est de plus en plus affaiblie.

Une dernière observation: c'est grâce à Internet que la vérité se fait progressivement jour. Même la presse n'aurait pas été aussi bien et vite informée, si elle n'avait pas utilisée les listes de diffusion "citoyennes" et les sites coopératifs d'information. Mais cela, la presse ne le dit pas (sauf en privé). Elle préfère laisser croire qu'elle dispose de sources spécifiques. 25/02/00


 Ultralibéralisme et transports maritimes
Régulations. Contrôles. Négociations internationales. Actions citoyennes. Réforme de l'Etat

Mme Viviane Forrester poursuit sa croisade contre l'ultralibéralisme en publiant un nouvel ouvrage, chez Fayard, "Une étrange dictature". Des extraits du premier chapitre sont présentés en Bonnes Feuilles par le Monde du 22 février, p.1. Si je comprends bien, elle y explique que la mondialisation et la globalisation ne  sont pas des fatalités et surtout n'entraînent pas la nécessité de l'ultralibéralisme. Celui-ci n'est pas autre chose qu'un régime politique nouveau, non déclaré, de caractère international, qui se substitue à ceux des Etats et des organisations internationales. Il ne tiendrait qu'à nous de réagir.

Elle a tout à fait raison, mais la question est de savoir comment réagir, sur quelles forces s'appuyer? Il y a certainement des solutions, mais elles supposent des efforts considérables, souvent hors de portée des citoyens qui, eux, voudraient ne pas se laisser faire. Tout le monde pense à José Bové et à ses manifestations. Très bien. Mais si l'on veut, comme l'on dit, s'inscrire dans la durée, il faudra des relais, et de taille.

Admiroutes participe, comme vous l'avez remarqué, au mouvement de ceux cherchant à faire pression pour revenir sur l'ultralibéralisme sévissant dans le domaine du transport maritime. C'est un thème parmi d'autres, il y en aurait plusieurs dizaines analogues. Il concerne directement le problème d ela réforme de l'Etat. Les économistes du secteur (voir l'exposé résumé ici du Pr. Beurier (http://www.admiroutes.asso.fr/action/erika/beurier.htm) montrent que "la descente aux enfers du transport maritime" est née du remplacement des maisons armateuriales traditionnelles disposant de marchés protégés, ayant "l'orgueil du pavillon",  par des aventuriers du profit financier à court terme, exploitant toutes les lacunes des réglementations nationales et internationales, dans les domaines de la fiscalité, du droit social et finalement, de la sécurité. Des solutions existeraient pourtant, supposant un renforcement des règles et des contrôles...et même des actions à l'OMC pour faire redonner aux taux de fret une valeur permettant de rentabiliser le recours à de bons navires...

Le problème est que ces aventuriers de la finance, se fichant de la mer et de ses métiers comme de leur première baignade (chaînes de firmes immatriculées dans un paradis réglementaire, pour exploiter un seul navire, hors normes, et souvent pour un seul voyage), cachent des entreprises nationales fort honorables, ayant pignon sur rue, et clamant leur volonté de respecter les règles. Ce ne sont pas ces entreprises qui vont faire pression sur les gouvernements pour plus de régulation. Elles vont tout faire au contraire pour faire avorter les négociations.

Les citoyens peuvent-ils se mobiliser, eux? Certainement, mais s'ils ne le font pas très énergiquement, ils ne seront pas entendus. Internet peut y contribuer - y compris en permettant des actions communes entre les administrations et les organisations politiques ou associatives menant le même combat. Mais il faudrait que les Pouvoirs Publics, s'ils veulent vraiment que cette conjonction se fasse, à l'encontre finalement des intérêts économiques et financiers nationaux et internationaux, jouent le jeu en partageant des informations et des actions. L'expérience récente montre qu'ils en sont encore loin.

C'est pourquoi, lorsque Viviane Forrester nous dit que l'ultralibéralisme n'est pas une fatalité, nous aimerions bien qu'elle donne quelques exemples concrets montrant comment éviter, non cette fatalité in abstracto, mais l'assujettissement aux intérêts économiques (internationaux mais surtout nationaux) qui ont décidé de désarmer les Etats. 23/02/00


Langues régionales et Internet
Francophonie. Patois. Orthographe. Internet de proximité.

Le Monde du 22 février, p. 17, publie des extraits de la conférence prononcée par le linguiste Bernard Cerquiglini dans le cadre de l'Université de tous les savoirs: Renouveau et perspectives sur la langue française. http://www.telerama.fr/culturama/gabarit/une_savoirs_9.asp?page=savoirs_une&gab=une_savoirs_9
Nous pouvons en retenir que, tant en France que dans les pays francophones, l'avenir du français dépendra de son aptitude à s'affranchir des impératifs de la monoglossie (langue unique, homogène, unitaire). Il faudra au contraire admettre les développements néologiques, par emprunts aux autres langues et vocabulaires, si ceux-ci sont pratiqués couramment. Il faudra admettre aussi la réforme de l'orthographe (voire des orthographes différents pour un même mot, comme sous l'Ancien Régime), et finalement l'enseignement et la pratique des langues régionales.

Ce qui est étonnant dans ce discours fort sympathique, auquel nous ne pouvons qu'adhérer ici, est que les immenses possibilité de libre-expression offertes par Internet n'y soient pas mentionnées. Rien n'empèche aujourd'hui un  passionné de la diglossie ou de la polyglossie de s'exprimer comme il l'entend sur un site web crée à cette fin. L'accord de l'Académie Française n'est pas plus nécessaire que celui du Premier ministre ou du Président de la République. L'essentiel est de trouver des correspondants qui vous comprennent. Beaucoup de gens en France comme dans les pays francophones commencent à l'admettrent, mais ils ont encore quelques complexes. Qu'ils n'hésitent pas. Nous pourrions les aider en proposant la mise en place d'un portail de la diglossie, permettant aux amateurs de se retrouver. Admiroute pourrai doner l'exemple, apres tou, dans certins documents tout au moin. 23/02/00 


Relance de la réforme de l'Etat
Programme d'action gouvernemental PAGSI. Programmes ministériels. Modernisation des administrations par Internet.

Le Premier ministre vient de nommer Mme Anne Marie Leroy conseillère chargée de la réforme de l'Etat et de la Fonction Publique. Mme Leroy est conseillère d'Etat, et devrait faire, selon Matignon, de la réforme de l'Etat une des priorités fortes pour les mois qui viennent. L'on ne sait si ceci incluera, ni dans quelles proportions, les questions posées par la prise en compte d'Internet pour la modernisation des administrations. Il y a en tous cas beaucoup à faire. L'expérience de ces deux dernières années a montré que ceci ne pouvait se satisfaire d'une politique centrée sur les questions juridiques et techniques générales de l'Internet, comme l'avait prévu le Pagsi. Ce dernier était indispensable, pour lancer le mouvement. Mais la réforme de l'Etat par les TIC est trop importante, ou trop difficile, pour ne constituer en fait qu'un des volets du Pagsi. Elle appelle non seulement des efforts considérables de la part de chacun des ministères, mais aussi une action très forte du Premier ministre lui-même. Ce qui ne veut pas dire que les citoyens doivent s'en désintéresser, en remettant la modernisation des services publics entre ces augustes mains.  En tous cas, les Etats voisins continuent à innover sans faiblir. (voir l'article de Michel de Rocca http://www.admiroutes.asso.fr/action/theme/internat/gev.htm) 22/02/00


Faisabilité de la taxe Tobin
Fiscalité des flux financiers. Fraudes et évasions

L'on sait que la controverse monte dans les rangs de la gauche du Parlement Européen, puisque quelques voix (dont celles de l'extrême-gauche française et de certains députés du Labour) ont manqué le 20 janvier pour qu'une résolution soit votée demandant à la Commission Européenne d'étudier la faisabilité de la taxe Tobin (taxation des mouvements spéculatifs de capitaux, destinée à en limiter les effets déstabilisants).

Pour les spécialistes de l'impôt, à l'époque de la dématérialisation, de la libéralisation et de la mondialisation des échanges, la vraie question est celle, non pas de l'opportunité de cette taxe, mais, effectivement de sa faisabilité. J'avoue ne pas voir comment, sauf à obtenir un consensus absolu de tous les Etats du monde (y compris ceux faisant métier de paradis fiscal), l'on pourrait calculer l'assiette d'une telle taxe, c'est-à-dire identifier tous les flux de capitaux, spéculatifs ou non, devant être soumis à l'impôt. Si ce n'était pas le cas, et si seuls certains flux étaient saisis et taxés, l'anarchie déjà grande de tels échanges ne ferait que s'accroître, avec prime aux comportements maffieux.  Nous sommes donc, en spécialistes de l'Internet, toujours soucieux de nous, en droit de reprocher à nos députés d'extrême-gauche de nous avoir refusé à tous l'intéressante leçon de choses qu'aurait pu nous donner la Commission. 17/02/00


Réserve des fonctionnaires et faits délictueux
Autorité hiérarchique abusive. Clause de conscience. Complicité de faits délictueux

A France-Inter, Radiocom c'est vous du 17 février, (interview de M. Fodé Sylla, député européen)  un fonctionnaire de police a rappelé que si les agents publics étaient autorisés à rompre le silence que leur impose une interprétation trop stricte du devoir de réserve, ils pourraient dénoncer plus souvent les comportements racistes ou inutilement agressifs encore trop fréquents malheureusement dans certains services. La presse dans le même temps nous informe que ces jours-ci, au Maroc, un officier marocain ayant signalé des faits de corruption passe en procès devant le tribunal militaire de Rabat. Il est poursuivi pour atteinte au moral de l'armée et indiscipline.

Nous l'avons souvent dit ici, le développement des possibilités d'expression sur Internet, offertes aux fonctionnaires comme à tous autres citoyens, va poser de plus en plus souvent la question du devoir de réserve. La limite entre la réserve et l'omerta sera de moins en moins facile à tracer. L'on comprend bien qu'un fonctionnaire doive faire particulièrement attention s'il met en cause des collègues ou sa hiérarchie, et que toute dénonciation non fondée ou injuste doive être sanctionnée. Mais à l'inverse, un fonctionnaire découvrant un fait délictueux se doit (en conscience sinon toujours en droit) de le dénoncer, quels que soient les risques courus par sa carrière. Le moment viendra d'ailleurs assez vite où, en cas d'enquête, les juges ou le public pourront à bon droit reprocher à ceux qui avaient, grâce à Internet, la possibilité de saisir l'opinion d'une malversation ou d'un fait de corruption, et qui, par prudence, ne l'ont pas fait, de s'être rendus coupables de complicité. 17/02/00


Pollution en Roumanie et écologistes australiens
Risques majeurs. Désinformation économique. Silence sur le web

Il est étonnant de constater le peu d'intérêt que les écologistes australiens, pourtant toujours prêts à dénoncer les atteintes à l'environnement, manifestent à propos de la très grave pollution chimique dont souffrent actuellement la rivière Sara, la ville de Baïa Mare en Roumanie, la Yougoslavie, la Hongrie, et bientôt tout le bassin du Danube. Certains commentateurs l'ont jugé plus grave que Tchernobyl - ce qui peut paraître exagéré, mais ne l'est peut-être pas. Je suis allé consulter le site de Greenpeace http://www.greenpeace.org/ . Pas un mot sur la question. La Roumanie est-elle trop loin de l'Australie pour être intéressante. Ou ne serait-ce pas parce qu'une firme australienne semble directement impliquée dans la responsablité du désastre. Il est vrai que les représentants de celle-ci, n'ont pas manqué d'affirmer, quelques heures après la rupture de digue, et alors que l'on  relevait des tonnes de poissons foudroyés, qu'il n'y avait aucune preuve de cause à effet entre cette rupture et l'empoisonnement. Sans pousser à la guerre entre hémisphères, l'on trouverait normal que les écologistes européens reprochent à leurs collègues australiens leur peu de sensibilité à ce qui se passe ici, du moins quand une entreprise australienne est en cause (Esmeralda Exploration, partenaire à 50/50 avec Remin dans la société L'OR) . 17/02/00


Mise en place de la CMU (couverture maladie universelle)
Files d'attente aux guichets. Dématérialisation des procédures

La presse, toujours prompte à dénoncer les lenteurs de la sécurité sociale, a généralement reconnu que l'attribution des documents permettant l'accès à la CMU (justificatif et carte) s'est relativement bien passée, grâce aux efforts des personnels de guichet des caisses primaires d'assurance-maladie. Les files d'attente n'ont pas été excessives, et le tri entre les ayants-droits et les autres s'est fait relativement vite, malgré le fait que beaucoup de bénéficiaires n'étaient pas des habitués de la réglementation administrative.

Par contre, pour des raisons variées (manque de personnel, difficultés de neuvage d'un nouveau système informatique, complexité toujours croissante des textes...et j'ajouterais, évanouissement dans une xième dimension des bienfaits de la feuille de soins électronique) le retard au remboursement ne se résorbe pas dans certains départements, avec des milliers de dossiers en souffrance.  La télévision ne manque pas de nous montrer des personnels féminins exténuées (la parité est plus qu'appliquée à la sécurité sociale, mais pas les 35 heures) manipulant des liasses interminables de feuilles de soins et d'ordonnances. Rien n'a guère changé dans ces centres depuis les années soixante. La dématérialisation et ses bénéfices (meilleure disponibilité des agents, meilleur service à l'usager) qui fait le lieu commun des exposés et livres que nous tous soi-disant spécialistes de l'Internet répandons à profusion, semble remise au siècle prochain (je parle du siècle 2100). 15/02/00


Rapport de la Mission Interministérielle de lutte contre les Sectes (mission Vivien)
Lutte contre les sectes. Renforcement de la législation. Réactions des magistrats. Information du public

Malgré tous mes efforts (1/4h sur Yahoo.fr , 3' sur celui du PM- ce que j'estime bien payé), je n'ai pu trouver trace, en ligne, du rapport de la mission Vivien. Nous apprenons par la presse que ce rapport recommande certains dispositions, qu'il est jugé par les uns trop laxiste et par les autres trop rigoureux, que les deux syndicats professionnels de magistrats lui sont hostiles, etc. Mais quant à juger nous-mêmes, pas question. Nous sommes trop bêtes ou trop sectaires sans doute. Et puis, après tout, ce problème ne nous regarde pas. Les victimes des sectes n'ont qu'à s'en prendre à elles-mêmes. 14/02/00

NB: si je me suis trompé, et que ce rapport figure sur un site quelconque, je prie une bonne âme de me le faire savoir.


La revue des sites
Consulter le répertoire des sites

Le  26 février

Villes-Internet 2000. Plate-forme d'échanges. http://www.villes-internet.net/

Sous le patronage du ministère de la Ville, et à l'initiative de plusieurs associations participant à la Fête de l'Internet 2000, plus de 150 villes se sont inscrites sur la plate-forme Ville-Internet 2000 (NB: il y a plus de 30.000 communes en France). Ceci leur permet de mieux se faire connaître, et facilite leurs relations avec d'autres municipalités en France et hors de France. Il ne faut pas cependant demander au site ce qu'il ne pourrait offrir: de véritables comparaisons ou évaluations des services rendus sur le web. Avis à ceux qui veulent, à partir de ce site,  faire des travaux plus sérieux, de type science administrative ou politique, dont le citoyen aurait bien besoin pour commencer à s'y retrouver, et pour juger ce que fait ou ne fait pas la commune dont il est ressortissant. Baquiast

Le  23 février

Télérama: Les savoirs du siècle. http://www.telerama.fr/culturama/gabarit/une_savoirs_9.asp?page=savoirs_une&gab=une_savoirs_9

Répétons pour ceux qui ne le savaient pas encore: il est possible d'accéder sur le site de Télérama référencé ci-dessus, aux conférences dites de tous les savoirs présentées tous les jours par le Conservatoire National des Arts et Métiers. Les textes ne sont malheureusement disponibles qu'en Real-audio. C'est mieux que rien, mais oblige à consacrer beaucoup de temps à chacun d'eux, surtout si l'on ne dispose pas d'Internet haut débit. Je continue à ne pas comprendre pourquoi ils ne sont pas édités en fichier html. Serait-ce pour de sordides raisons de droit d'auteur? Merci quand même à Télérama, qui joue en l'espèce un véritable rôle de service public. Baquiast

Le  22 février

Ministère de la Culture. Département des études et de la prospective http://www.culture.gouv.fr/culture/dep

Outre une présentation concise du service et de ses missions ainsi qu'un bref historique (illustré par quelques textes qui ont été marquants dans la vie du service), vous trouverez une page pour chacune des quatre activités principales du Département : les études, les statistiques, la documentation, les publications et la valorisation des études. Un effort a été fait pour signaler vite et offrir plus largement ce que le département produit: études et statistiques dans un domaine, celui des activités culturelles, où  le ministère est à peu près le seul à fournir des données couvrant l'ensemble du champ.

L'internet n'est cependant encore utilisé que timidement (voire pas du tout) pour la diffusion. Les études et publications traditionnelles restent diffusées sous forme papier par la Documentation Française. Un cédérom est mentionné quelque part, mais cela ne change pas la méthode. Seule la frame de gauche nous met en relation avec le considérable patrimoine culturel mis en ligne par le ministère, mais nous ne sommes plus là dans le domaine de la DEP.

J'ajouterais quelque chose: s'appeler département de la prospective suppose que l'on serve de vigie face aux nombreux changements affectant la culture, sous l'influence de la société de l'information, de la mondialisation, des 35 heures (pourquoi pas?) et de bien d'autres facteurs. Il faudra bien un jour que le ministère engage de véritables études dans ces domaines - ou, qu'à défaut, il fasse des liens sur les publications qui s'y essayent. Nous en sommes loin. Baquiast

Le  21 février

Okapi Bayard Presse. Opération Ruban Vert - Stop la Violence  http://www.okapi.bayardpresse.fr/

Le 13-14 de France-Inter de ce jour a présenté l'opération Ruban Vert du journal pour jeunes Okapi. Il s'agit d'inciter les jeunes et leurs parents victimes de petites violences quotidiennes, au collège ou ailleurs, à s'exprimer, et manifester leur refus en arborant un ruban vert qu'il est possible d'obtenir de l'éditeur du journal. L'opération serait déjà un succès, d'après son promoteur. Déjà intéressante par elle-même, cette action doit nous intéresser plus encore dans la mesure où elle se double d'une possibilité d'intervention sur le site du journal. Celui-ci écrit http://www.okapi.bayardpresse.fr/f_famille.html :

" Engageons-nous à parler. Vanessa, victime de racket et brûlée au visage. Pablo, basculé par-dessus la rampe d'escalier. Des profs insultés, bousculés, violentés. Et plein d'autres, élèves comme adultes, dont on a déjà oublié les drames. Ou qui ne se sont jamais manifestés par peur de représailles... Et maintenant qu'est-ce qu'on fait? On attend que la tempête se calme, que la colère des parents s'apaise, que les confidences des élèves se taisent? Et l'on accepte que les collèges continuent à tanguer quand surgiront de nouvelles vagues de violence? Non!

Ras-le-bol des collèges où l'on ne se sent plus en sécurité ni en classe, ni aux toilettes, ni dans la cour. Ras-le-bol des collèges d'où l'on repart chaque soir en se disant: "Ouf! Aujourd'hui, il ne s'est rien passé". Décidons, tous ensemble, de faire reculer la violence en commençant par la regarder en face. Engageons-nous à parler, réfléchir et agir:

Victimes de violence (quels que soient les auteurs de cette violence: adultes ou élèves), engageons-nous à briser la loi du silence. Témoins de violence, engageons-nous à soutenir les victimes et à témoigner. "

Le lecteur est invité à donner en ligne son témoignage. De nombreux extraits de ces témoignage, venant d'enfants souvent très jeunes, sont publiés. Ils sont anonymes, très courts, assez ambigus, en ce sens qu'ils sont présentés tels quels. Un élève de 12 ans écrit: "j'ai tapé mon professeur", comme s'il s'agissait de quelque chose de normal..

Qu'en penser? S'il s'agit de lutter contre la loi du silence,  en montrant à tous qu'Internet, en particulier, est un moyen pour ce faire, bravo. S'il s'agit d'instruire les visiteurs de ce qu'il y a dans la tête des jeunes et parents qui s'expriment, sans moralisation inutile, bravo encore. Mais, à ce point, il faudrait être certain qu'il n'y a pas manipulation, même bien intentionnée, c'est-à-dire que les messages n'ont pas été déformés par l'éditeur pour porter une signification politique subliminale, qui ne voudrait pas s'avouer. Il faut donc les étudier, ces messages, avec attention et esprit critique.

Ceci dit, au delà de ces questions immédiates, l'initiative d'Okapi nous montre une chose, souvent prédite ici. Lorsque l'institution ne se saisit pas des possibilités d'Internet, d'autres , à l'époque d'Internet, le font et c'est tant mieux (dans la mesure pourtant où il ne s'agit pas de mouvements sectaires ou extrémistes). Mais ce n'est pas une raison pour que l'institution continue à démissionner. Pourquoi les sites Internet des établissements d'enseignements, pourquoi les sites municipaux (dans le cadre notamment d'une mise en pratique des contrats locaux de sécurité), n'ouvriraient-ils pas, avec les précautions nécessaires, de semblables espaces à ceux désireux de dénoncer la violence, et suggérer des solutions pour y porter remède. Les hiérarchies de la rue de Grenelle ne semblent pourtant pas y avoir pensé, dans l'élaboration du plan anti-violences au lycée. Il est vrai que pour elles, Internet, c'est encore plus mystérieux que la sainte trinité. Dommage. Baquiast

Le  18 février

Sciences en ligne http://www.sciences-en-ligne.com/

Les Editions de l'Analogie, le Palais de la Découverte et le CEA proposent à tous ceux qui s'intéressent aux sciences et à l'actualité scientifique un site de travail complet: dictionnaire, thèmes, actualité, forum. L'information n'est pas exhaustive, l'on s'en doute,  qui le serait? mais elle suffit largement pour un premier repérage, et pour des travaux de vulgarisation. L'on ne peut plus dire, décidément, que les Français n'ont pas la tête scientifique. Baquiast 


Préfecture de Meurthe et Moselle http://www.meurthe-et-moselle.pref.gouv.fr/

Le Cawa, toujours au fait de l'actualité, écrit:
la Préfecture de Meurthe-et-Moselle a ouvert son site Internet au grand public.

Effectivement, nous disposons là de ce que l'on pourrait appeler un site préfectoral de 2e génération, avec un effort pour intégrer l'horizontalité interadministrative et l'interactivité avec l'usager au coeur de la présentation des services. Dommage qu'il y ait encore quelques scories. Hier soir dimanche 20 le site ne répondait pas, et ce matin lundi 21 février, quelques liens internes tournent en rond. Mais ce sont des défauts de jeunesse. Comme chaque préfecture organise son site (et cela est très bien ainsi) au mieux de ce qu'elle estime être ses besoins de proximité, il serait intéressant d'établir un modèle d'évaluation des performances (web-scoring)  permettant de comparer les prestations des unes et des autres. Nous le ferions bien ici, mais il vaudrait mieux que ce soient des usagers véritables qui s'en chargent. Baquiast

apce

Agence pour la création d'entreprise (APCE) Comment créer une entreprise? http://www.apce.com/A_CREER/TEXFORAD.html

L'APCE offre un guide fort bien fait aux jeunes créateurs d'entreprises. Tous les cas possibles semblent recensés. De nombreux liens sont fournis, y compris sur des sites administratifs. Certes, le domaine est si complexe, dans notre beau pays, que certaines questions resteront peut-être en suspens, notamment en ce qui concerne les jurisprudences. Mais tout au moins, la matière est plus que débroussaillée. Bravo. Baquiast

Le  17 février

développement durable Les Echos du Développement local durable http://www.developpement-local.net/

Voici un site que j'ignorais jusqu'à ce jour, et que le militantisme autour de l'Erika a fait rencontrer. Il est vrai que l'Internet citoyen, ou réparti, ou tout ce que vous voudrez en dehors des grandes machines administratives et industrielles, se développe rapidement, et que l'on ne peut tout suivre à la fois. Mais un petit coup d'oeil de temps en temps sur de telles initiatives, pour se rafraîchir les idées, est indispensable. Allez donc voir ce site. Il est assez touffu, mais l'on peut retrouver assez vite des lignes directrices exploitables par tous ceux en mal d'action concrète. Que les gourous de service ne nous disent plus qu'Internet est un média et non une culture. Qui ne soiuscrira aux propos de l'introduction:

" Le Développement Local Durable est l'oeuvre de chacun, c'est une tâche répartie. Personne ne peut prétendre en être le seul acteur. Il se construit dans l'échange des idées et des projets et non dans la simple observation des faits et gestes des autres ou dans le seul jeu des institutions… Qui donne, reçoit sur Internet.

Si vous souhaitez, avec continuité, exprimer ici vos projets, vos idées, contribuer au contenu du site, favoriser l'interactivité de nos savoirs, renforcer l'esprit critique de nos concitoyens, valoriser vos propres initiatives autour du développement local durable… Soyez les bienvenus. ".

Ceci dit, il faudra voir ce qu'il y a derrière ces paroles. Mais il ne tient qu'à vous de le faire. Baquiast

Linux au Lycée Jeanne d'Arc à Clermont-Ferrand http://www.epi.asso.fr/revue/94/b94p205.htm

Gérard Blanchet livre une fiche technique détaillée relatant l'installation de Linux en réseau dans le lycée précité, suite à des déboires venant du logiciel précédent. Ceux qui s'intéressent à Linux seront intéressés. Les autres aussi, pour peu qu'ils aient l'âme informaticienne. Comme quoi les lycées peuvent être plus dynamiques et innovants que bien des administrations plus riches.  Voir aussi http://perso.wanadoo.fr/gerard.blanchet/wlfc-prj-jdarc/ ainsi que http://www.ac-clermont.fr/etabliss/jeanne/default.htm  Baquiast 

Le  16 février

Les Forums de l'Assemblée Nationale http://www.assemblee-nationale.fr/9/9forumsindex.html

L'Assemblée Nationale a ouvert, depuis plus d'un an, un espace forum. Je n'y étais pas allé jusqu'à présent, épuisé que j'étais par ma participation au forum (très intéressant) du Sénat sur les logiciels libres, et mon rôle dans l'animation des Cahiers de doléances. Néanmoins, attiré par l'annonce d'un débat sur les simplifications administratives, je me suis senti obligé de combler mon ignorance. Que dire? Il y a 4 thèmes en discussion, dont 2 nous intéressent plus particulièrement, les nouvelles technologies et les simplifications administratives. S'y ajoute un espace de discussion où l'on retrouve des idées intéressantes, déjà exprimées dans d'autres forums. D'une façon générale, les messages sont de qualité. Mais ils sont très peu nombreux. Serait-ce que les citoyens , en bons Français retardés, ne sont pas encore branchés? Serait-ce qu'ils ne sont pas convaincus par l'intérêt de la formule? Beaucoup d'intervenants disent en effet rester sceptiques. Ils reprochent, en particulier, l'absence de participation des députés, à qui ils voudraient sans doute s'adresser et dont surtout ils voudraient obtenir des réponses. L'équipe des modérateurs de l'Assemblée est en effet discrète. Les messages dans certains cas se répondent les uns aux autres, mais l'institution reste muette. Voces clamantes in deserto. L'on comprend que les administrations aient du mal à répondre sur leurs propres sites aux questions, même pertinentes, qui leur sont posées (enfin, l'on comprend...non, l'on comprend de moins en moins). Mais l'on ne comprend pas que les députés n'aillent pas mêler leurs points de vue à ceux des citoyens. Ils ne sont pas, que je sache, tenus par l'obligation de réserve.

Bref, nous n'avons pas encore là de démonstration très convaincante de l'intérêt des TIC pour la citoyenneté.  Il ne faut pas se décourager cependant. Ceux qui ont des choses à dire et à proposer doivent continuer à le faire, ici comme ailleurs, quitte à passer pour des naïfs. Peut-être quelque chose finira-t-il par en sortir.

Au fait, je me pose une question: j'aurais voulu que l'on débatte du problème du renforcement des réglementations du contrôle maritime, sujet à l'ordre du jour s'il en est. Mais à qui s'adresser?  Au député J.Y. Le Driant, rapporteur de la Commission qui vient d'être créée ? Ce n'est pas précisé sur le site de l'A.N. Je vais en discuter avec mes amis de la liste Radiophare et autres obstinés de l'interactivité. Baquiast

Le Médiateur de la République http://www.mediateur-de-la-republique.fr/

Vous trouverez beaucoup de renseignements sur l'institution elle-même, la façon (compliquée à souhait) de saisir cette autorité, et les Ombudsman de par le monde. Le rapport d'activité (1998!) est disponible en ligne et en pdf. J'avoue que j'aurais du le télécharger, mais le courage m'a manqué. Que dire de plus? Tout ceci respire les années soixante dix, triste à pleurer et pas interactif pour un kopek.  Lorsque l'on fréquente comme nous ici les forums citoyens, et l'immense besoin de s'adresser aux administrations qui s'y exprime, l'on ne peut que déplorer la persistance et du retard français et de la bonne conscience avec laquelle ce retard est assumé par les Pouvoirs Publics. Il faudrait tout revoir de fond en comble - cette observation, notez-le bien, ne voulant pas dire que, dans les limites de son cahier des charges, le médiateur, aidé de ses représentants territoriaux ne fasse pas un travail utile.

PS: je viens de remarquer qu'un bandeau défilant peu lisible annonce la mise en place d'un nouveau site pour début mars. Nous irons voir cela.  Baquiast

Le  15 février

Bamako 2000 http://www.bamako2000.org/

Le réseau ANAÏS, constitué de plusieurs associations africaines et européennes, organise à Bamako, Mali, du 21 au 27 février 2000, un grand colloque consacré à "Internet, les passerelles du développement". La diversité des ateliers, les précisions données sur leurs contenus, laissent présager des débats tout à fait approfondis et innovants. Pour ceux qui n'auront pas  pu se rendre à Bamako - et ils sont malheureusement nombreux, à commencer par votre serviteur - il serait indispensable que les organisateurs publient sur le site , après le colloque, le détail des exposés, avec les adresses électroniques des intervenants, et tous liens utiles, de façon à ce que le travial en commun ne s'arrête pas à la date du 27 février. Baquiast

Le  14 février

Le Comité International de la  Croix-Rouge http://www.cicr.org/fre

L'on a beaucoup parlé du CICR à l'occasion du Kosovo, puis maintenant en ce qui concerne la Tchétchénie. Certains lui reprochent de ne pas faire grand chose. Il répond, en général, qu'il n'a pas le pouvoir diplomatique d'un Etat ou d'une organisation internationale. Il ne peut intervenir qu'avec l'accord des pays et institutions auxquelles il s'adresse. Certes. L'on peut trouver par contre le site assez peu mobilisateur, vu l'ampleur et la diversité des problèmes auxquels sont confrontés les militants d ela Crox-Rouge, et les autres humanitaires. Il y a bien, concernant notamment la Tchétchénie, une page consacrée à la façon d'aider http://www.helpicrc.org/frindex.html , mais la présentation n'est guère motivante. Le site, indépendamment de ce que le CICR peut ou non réaliser sur le terrain, pourrait (me semble-t-il) exploiter un peu mieux l'interactivité permise par Internet, par exemple en favorisant la mise en relation des personnes et des associations. Mais peut-être ai-je des illusions sur les possibilités d'Internet, face à la force brute. Baquiast 

http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/00-1902/index.htm