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La Gazette N°17 du 31 janvier 2000

Par Jean-Paul Baquiast jp.baquiast@meudon.netcable.tm.fr


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Quelques articles mis en ligne sur Admiroutes durant la précédente quinzaine:

29 janvier
Editorial. Caméras de surveillance et cyber-centres par Jean Paul Baquiast  

26 janvier
Centrale du Blayais. La Commission Locale d'Information
par Pierre Delacroix
Compte-rendu (subjectif) des journées d'Autrans 2000 (en cours de rédaction) par Jean-Paul Baquiast

21 janvier
BOOSTING THE DIGITAL ECONOMY 2000: A VIRTUAL DEBATE
. Invitation à participer  par Dan Jellinek
Etablissements publics à caractere scientifique et technologique : une autonomie budgétaire largement fictive, selon la Cour des Comptes par Christophe Jacquemin
Erika. Motion du collectif anti-marée noire de St Nazaire et presqu'ile guérandaise , remise le 20/01 à Mme Voynet

20 janvier
Attribution du mulot d'honneur de janvier à Alain Delon
Logiciels libres: A propos des articles 3 à 6 la proposition de loi 117 visant à rendre obligatoire l’usage des logiciels libres dans l’administration en 2002: à question mal posée, mauvaise réponse. Par Vincent Bénard

18 janvier
Dossier Erika   Lettres aux ministres Demande d'informations par Radiophare/Admiroutes
Dossier Erika   Manque de moyens d'interventions sur le rail?   J.P.Baquiast

17 janvier
Nouvelles précisions sur l'ICI Radiophare
 par Olivier Zablocki

16 janvier
Editorial: Réflexions sur l'idée d'Initiative Coopérative d'Information (ICI) par Jean-Paul Baquiast

15 janvier
Affaire Erika et Internet: Coopération entre Radiophare et Admiroutes.Appel à contributions
Environnement - Radiophare-net, une initiative cooperative d'information par Olivier Zablocki

Le blocnet (index)
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l'index des thèmes

cette quinzaine:

Contre la violence à l'école
Réinventer les services publics locaux. Réseaux coopératifs de proximité. Emplois-jeunes

Les mesures décidées par le plan gouvernemental pour faire reculer la violence à l'école sont ce qu'elles sont. Ce n'est pas à nous de les discuter ici. Par contre, si l'on veut essayer de réfléchir aux solutions que la réforme des services publics, appuyée sur les réseaux de travail coopératif, devraient offrir pour répondre aux grands défis contemporains, nous pouvons avoir des choses à dire. La première est que, dans les zones difficiles tout au moins, c'est une prise en charge globale de l'enfant, de ses parents et du quartier qui s'impose. L'école toute seule, fonctionnant en bunker assiégé, et ne s'intéressant qu'au seul "élève", s'y épuisera. La seconde chose est que cette prise en charge exigera une coopération continue de tous les services publics de proximité, en liaison avec les associations et pourquoi pas?, les divers intérêts locaux (commerçants, par exemple). La troisième enfin est que cette coopération ne se fera pas sans une réinvention complète, souvent locale, des façons de travailler de tous les fonctionnaires et responsables concernés. Il faudra, concernant l'école, par exemple, abandonner le mythe du programme unique pour toute la France, décidé rue de Grenelle, au profit des initiatives privilégiant les projets, définies au sein de collectifs où l'établissement rencontrera les autres institutions, les parents et les élèves.

Nous avions esquissé, dans un article datant déjà d'un an, ce que pourrait être, avec l'utilisation des TIC, le fonctionnement d'un collège en zone sensible, sortant de ses limites institutionnelles, pour aller au devant de l'enfant, de ses parents et de son quartier (Le collège et Internet, rêvons un peu  http://www.admiroutes.asso.fr/action/theme/educ/reve.htm ). Je ne vois pas beaucoup à changer à cet article, sauf à insister sur le fait que, si l'on veut que l'ensemble des services publics participent à cette prise en charge globale, et encouragent très concrètement la réalisation de projets locaux par les jeunes eux-mêmes, il faudra des moyens humains considérablement accrus. C'est le prix à payer pour éviter la formation à terme de zones de guerre civile. Ces moyens humains, il faudra les recruter parmi les jeunes de ces quartiers en premier lieu. Le concept d'emploi-jeune est excellent. Mais il en faudrait des dizaines de milliers en plus. Il faudra aussi que les fonctionnaires et autres citoyens bien intégrés acceptent de travailler avec eux. Cela coûtera cher? Oui, mais n'y a-t-il pas en ce moment quelques excédents budgétaires? Et puis, il s'agirai d'un investissement, qui deviendra rentable à court terme, en évitant, d'autres dépenses, autrement stériles (généraliser les caméras de vidéo-surveillance, payer les primes d'assurance des véhicules incendiées, etc. etc.).


Réforme des services fiscaux et comptables
Réforme de l'Etat. Guichet unique. Téléprocédures. Dialogue avec le personnel. Transparence.

Annoncée officiellement par le ministre Christian Sautter au Comité technique paritaire central du ministère des finances, l'importante réforme des services fiscaux et comptables proposée par le rapport Bert et Champsaur sera donc mise en oeuvre dans les prochaines années. Il s'agira d'un chantier considérable, dont la réussite pour toutes les idées proposées depuis déjà 5 ans par ceux qui s'intéressent à la modernisation de l'administration dans la société de l'information sera déterminante. L'on pouvait s'interroger sur la volonté gouvernementale de donner suite à ces propositions. La réponse, pour le moment, est très positive.

Bien évidemment, les difficultés vont commencer. Les procès d'intention ne vont pas manquer, venant de tous horizons d'ailleurs. Je ne voudrais pas paraître donner en deux paragraphes des conseils aux ministres ou aux personnels sur cet important sujet. Faisons cependant une proposition: que chacun, à commencer par l'administration, joue en permanence la transparence, durant les prochains mois qui seront décisifs. Le ministère a déjà  montré l'exemple, en publiant le rapport B/C sur son site web. Il faudra poursuivre et amplifier la démarche, en s'ouvrant systématiquement à l'interactivité: informer en temps réel des études, expériences et réalisations, ouvrir des forums à ceux qui veulent des renseignements complémentaires ou qui veulent contester (eh oui), faire des liens sur les sites off qui ne manqueront pas de fleurir, venant aussi bien des contribuables que des personnels - ceci non seulement au plan national, mais dans chaque direction régionale et départementale. Bref, aller jusqu'au bout du travail coopératif en réseau indispensable pour que ces administrations séculaires travaillent plus efficacement, dans un monde qui, Davos le montre, affirme pouvoir se passer sans dommage d'elles et de leurs homologues de par le monde. 29/01/00  


Centrale du Blayais
Risques majeurs. Information accident. Transparence

La Drire-Aquitaine publie régulièrement des communiqués sur l'état de l'exploitation de la centrale nucléaire du Blayais, qui a été atteinte par les récentes inondations. Ce sont, il est vrai, des information succintes. Mais la Drire dispose d'un correspondant Accident et d'une boite à lettres qui pourraient, sans doute, répondre à des questions complémentaires. Partout en France, il faut le souligner, les Drire font un effort pour mieux communiquer avec les citoyens. Ce n'est pas toujours le cas d'autres services. http://www.drire-aquitaine.fr/surete/actu_nuc.html#nouv6 25/01/00

Voir sur ce même sujet le rapport de la commission locale d'information du Blayais http://www.admiroutes.asso.fr/action/theme/environ/blayais.htm


Rapport Public 1999 de la Cour des Comptes
Réforme de l'Etat et des administrations déconcentrés. Collectivités locales. Transparence

Le Rapport Public de la Cour des Comptes pour 1999 est désormais en ligne. C'est une mine d'informations et de mises en garde. Sa disponibilité sur Internet enlève toute excuse à celui, fonctionnaire ou homme politique, qui pourrait prétendre n'avoir pas été informé des questions qu'il traite. Je n'en dis pas plus. Il faut le lire en détail 24/01/00 http://www.ccomptes.fr/Cour-des-comptes/publications/rapports/rp1999/frp99.htm

Recherché: rapport de la Mission sur le bilan du Programme de Maîtrise des Pollutions d'Origine Agricole PMPOA
Pollution des eaux par les effluents agricoles. Transparence. Cada.

Martine Valo (Le Monde du 21 janvier, p. 12) nous apprend que le gouvernement ne semblerait pas pressé de communiquer le rapport d'évaluation réalisé par 4 inspecteurs sur le bilan du PMPOA. Le Conseil Régional de Bretagne s'en inquiéterait, et l'association Eaux et Rivières de Bretagne* http://assoc.wanadoo.fr/erb/ aurait déposé un recours devant la Commission d'Accès aux Documents Administratifs. J'espère qu'elle a demandé la publication du rapport sur Internet. Faudra-t-il de tels recours chaque fois qu'un rapport est gardé sous le coude pour des raisons que le citoyen - en l'espèce le citoyen pollué - ne souhaite pas approfondir? 24/01/00

* voir aussi La Gazette d'Admiroutes, N° 10

Le Parlement européen s'oppose à la taxe Tobin
Capitaux spéculatifs. Faisabilité de la taxe Tobin. Protection des paradis fiscaux européens

Le parlement européen a rejetté le 20 janvier, par 229 voix (majoritairement issues de la droite) contre 223, l'encouragement à la taxation des capitaux spéculatifs (taxe Tobin). Selon Marcel Scotto, du Monde (22/01/00, p.3) les députés du Labour britanniques auraient voté contre, de peur d'être conduits à examiner dans la foulée les sanctions financières à prendre contre les pays encourageant l'évasion fiscale, tels les Anglo-normandes. Charité bien ordonnée commence par soi-même. 23/01/00

Réforme de la justice et/ou réforme des procédures
Téléprocédures entre justiciables, professions juridiques et tribunaux. Edi-justice. XML-justice

Les justiciables, c'est-à-dire chacun d'entre nous, regretteront sans doute l'échec de la réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature, et le retard probable des autres volets de la réforme de la justice: relations entre parquets et garde des Sceaux, présomption d'innocence, statut des magistrats. Mais pour le moment ils sont surtout sensibles aux lenteurs et à l'encombrement des cours, illustré par le fait du jour: les excuses du président de la 4e chambre civile de la cour d'appel de Rennes aux époux Esnault, ruinés par un jugement apparemment hâtif pris par une chambre "noyée sous près de cinq ans de retards d'audiencement"

Ce que peu savent, c'est qu'une réforme en profondeur des différents codes de procédures, s'appuyant sur les multiples allègements que permettrait un recours ambitieux au travail coopératif en réseau, permettrait de diminuer les délais et les coûts de la justice dans des proportions que je ne peux évaluer avec précision, mais qui serait très importante. Cependant, pour ce faire, comme la procédure, c'est le trône sur lequel siège dame Justice, il faudrait au moins une loi, à rajouter aux autres formant le programme de réforme gouvernemental? Pourquoi personne n'en parle-t-il donc? 20/01/00


Jacques Delors propose une fédération européenne des Etats-Nations
Europe des nations. Europe fédérale. Coopération administrative. Administrations fédérales. Une Garde-Côtes européenne fédérale.

Dans un interview publiée par le Monde du 19/01.2000, p. 2, Jacques Delors s'inquiète de voir la construction européenne menacée par une ouverture à 27, voire 30 ou 32 pays, sans modification de l'organisation actuelle de l'Union Européenne, qui risque ainsi de se diluer sans s'approfondir. Après une relecture attentive de son texte, car l'ancien président de la Commission est souvent lumineux mais jamais clair, j'ai compris qu'il recommandait deux formules en parallèle:

- une fédération des Etats-nations, qui entraînerait, pour certains pays décidés à marcher vers le fédéralisme sans abandonner leur personnalité nationale, mise en place de structures politiques et administratives fédérales dans les domaines communs les plus importants (défense, politique étrangère, sécurité intérieure, politiques économiques et monétaires, etc.). Ceci irait plus loin que les coopérations renforcées actuellement défendues par la présidence Portuguaise, puisque, sauf erreur d'interprétation de ma part, dans les domaines estimés devoir relever du fédéral européen, il y aurait transfert de souveraineté au profit des organes politiques et administratifs de la fédération - organes qui restent évidemment à définir.  

- une zone économique et sociétale beaucoup plus étendue, regroupant tous les Etats qui d'une façon ou d'une autre se sentiraient européens et souhaiteraient se rapprocher pour faire contre-poids aux autres ensembles géopolitiques, sans pour autant entrer dans la voie d'une férération, même limitée à certains domaines.

Cette solution n'aurait semble-t-il que des avantages, puisqu'elle permettrait aux Etats le souhaitant de créer des structures politiques et administratives fédérales, dans les seuls secteurs où l'efficacité commune l'exige, tout en conservant des institutions nationales là où la subsidiarité les rend plus efficaces (Fédération des Etats-Nations) . La solution permettrait dans le même temps de ne pas rejetter d'une Europe plus élargie de nombreux Etats qui ne sont pas encore mûrs pour un fédéralisme, même partiel, mais souhaitent marquer leur appartenance à l'espace géopolitique européen.

Pour les administrations en réseau du domaine régalien, la création de commandement et unités administratives fédérales parait de plus en plus nécessaire. Cela fait longtemps que la simple coopération administrative entre administrations de langue, culture, organisation et réglementations différentes a montré ses limites. Partout l'on retrouve, même si les services concernés ne veulent pas toujours l'admettre, le besoin de passer au fédéral. L'on est exactement dans la situation où se trouvaient les polices des Etats américains avant la création du FBI.

Un exemple d'actualité le montre, dans un domaine auquel le grand public ne s'est pas beaucoup intéressé jusqu'à ce jour: la surveillance des littoraux et des eaux européennes. L'on ne fera pas efficacement la chasse aux navires-poubelles, aux rejets polluants, à la contrebande, en essayant de faire travailler ensemble plus de 20 services nationaux différents: marines, douanes, affaires maritimes, polices portuaires, etc. Il faudra créer rapidement un véritable service Garde-côte commun à l'américaine, puissamment équipé, et relevant d'un commandement unique européen (qui pourrait, comme en ce qui concerne l'armée de terre, résulter du regoupement et du renforcement d'unités détachées des marines nationales, si les ministères concernés voulaient garder cette fonction dans leurs compétences générales). Ce serait une façon concrète, claire et fort utile de montrer que les pays maritimes veulent vraiment prendre leur sort en mains en utilisant le cadre européen pour se donner la force qui leur manque quand ils sont dispersés. 19/01/00

Réaction de Michel Barnier, commissaire européen

Dans le Monde du 22 janvier p.13, Michel Barnier nous exhorte à ne pas désespérer de l'Europe, dans sa formule actuelle. La prochaine Conférence Intergouvernementale de révision des institutions, débutant le 14 février 2000, devrait selon lui faire progresser 3 initiatives importantes: réduction du nombre des Commissaires, par rotation des titulaires; majorité qualifiée pour le vote au Conseil des ministres; allégement des entraves actuelles aux coopérations renforcées. Dossier à suivre donc. 22/01/00


Prise de parole sur Internet et devoir de réserve des fonctionnaires
Déontologie. Secret professionnel. Liberté d'expression.

Tous les fonctionnaires suivent avec intérêt, voire passion, les suites qu'aura la publication de l'ouvrage courageux *de la médecin-chef de la prison de la Santé, décrivant les conditions de fonctionnement de cet établissement, dont certaines n'ont pas encore toutes été améliorées. Les cyber-fonctionnaires - c'est-à-dire potentiellement tous les fonctionnaires, Pagsi oblige - se sentent particulièrement concernés. Devront-ils à leur tour "prendre la parole" sur Internet (dans des forums, pages personnelles ou autrement) si leur conscience les obligeait à le faire, au cas où ils se trouveraient confrontés à des dysfonctionnements que nous pouvons espérer exceptionnels? Qu'en serait-il alors de leur devoir de réserve...et de la suite de leur carrière?

Un débat intéressant a eu lieu à cet égard dans le 13h de France Inter le 17/01, entre la directrice de l'administration pénitentiaire et un militant de l'humanisation des prisons. La première expliquait qu'elle était pour la transparence, mais dans le bon ordre, c'est-à-dire, si j'ai bien compris, à travers les dépositions faites devant des commissions d'enquêtes idoines, et non à travers des témoignages individuels. Le second rétorquait que, sans ces derniers, provenant de médecins, gardiens, visiteurs, détenus, il ne se passerait rien. Nous sommes bien de cet avis. Avec l'explosion proche de la société de l'information, chacun sera tenté de s'exprimer. Ce sera à chacun de prendre  ses responsabilités et ses risques. Si des erreurs sont faites, elles seront rectifiées au cours de débats nombreux, tous médias confondus, et la démocratie ne s'en portera que mieux. L'on retrouve ainsi, appliquée à la fonction publique,  la question "Omerta ou non?" de l'article précédent. 17/01/00

*Véronique Vasseur. Les éditions du Cherche-midi.


Omerta française...et Internet
Transparence. Information citoyenne. Accès aux données publiques.

Les nombreux débats radio et télévisuels sur l'ouvrage de S.Coignard et A.Wickham, "L'omerta française" (Albin Michel) et sur les réponses, littéraires ou non, qu'ils suscitent (Voir déjà sur ce sujet La Gazette  N° 11) concernent évidemment tous ceux qui s'intéressent à la transparence et au rôle que pourra jouer à cet égard la prise de parole sur Internet. Il y a en fait une question à deux faces, que confondent ceux qui s'en prennent aux auteurs de l'Omerta française. Ce n'est pas la même chose qu'enquêter sur la vie privée des personnalités, et essayer de connaître ce qui se cache derrière les "affaires" économico-politiques, qu'elles soient ou non instruites par la justice.

Dans le premier cas, l'opinion des Français parait favorable au respect de la vie privée. Dans le second au contraire, nos concitoyens semblent désireux de voir le plus clair possible. Si ce n'était d'ailleurs le cas, mieux vaudrait fermer le Canard Enchaîné et journaux analogues, pourtant très appréciés en France comme élèments actifs du débat démocratique. Il faut seulement savoir qu'enquêter sur les "affaires" ou réputées telles est difficile, dangereux, et suppose d'y apporter soi-même le maximum de professionnalisme et de  transparence. Internet dans ce cas est là pour donner à tous, sans efforts de recherche trop compliqués, le maximum d'informations objectives permettant d'essayer de juger par soi-mêmes. Ainsi, combien d'enquêtes journalistiques complexes auraient-elles été éclairées par un accès direct aux comptabilités d'exécution des marchés publics, voire simplement aux rapports de la Cour des Comptes, au temps où ceux-ci n'étaient pas en ligne?

Il est donc peu rassurant de voir de bons esprits, sous prétexte de protection de la vie privée, servir objectivement les intérêts de ceux qui veulent maintenir la vraie omerta, là où elle rapporte gros. 16/01/00


Circulaire du 31 décembre 1999 relative à l'aide aux démarches administratives sur l'internet
Téléprocédures. Adresses électroniques

Cette circulaire http://www.admi.net/jo/20000107/PRMX0003923C.html survient à une date curieuse, due sans doute aux hasards de l'enregistrement des textes officiels. Mais beaucoup de gens ne l'avaient même pas remarquée. Elle prend manifestement acte du retard pris par la mise en ligne des formulaires administratifs dont le PAGSI avait chargé les ministères. Simultanément elle prend acte du besoin de faire relayer les services centraux par les services déconcentrés ou territoriaux dans cette tâche. Les intentions sont donc bonnes, mais... comme dit la chanson de Serge Reggiani, j'entend déjà les commentaires: pourquoi paraître limiter les téléprocédures à cette mise en ligne des formulaires, complétée éventuellement au plan local de quelques services de proximité? Pourquoi ne pas parler de véritables téléprocédures de bout en bout, utilisant des outils modernes tels que XML...trop compliqué pour une circulaire, direz-vous. Soit. Mais alors pourquoi ne pas rappeler ce qui s'avère aujourd'hui indispensable, dans le cadre notamment de la communicatoion avec les services de l'Etat suite aux pollutions et désastres naturels, l'exigence absolue de disposer d'une adresse électronique réactive (qui réponde aux questions posées avec rapidité) dans un certain nombre de services déconcentrés? 15/01/00


La revue des sites
Consulter le répertoire des sites

Le  28 janvier

International Transport Workers' Federation http://www.itf.org.uk/general/newsindex.htm

Vous avez sans doute suivi les pérégrinations du cargo Global Mariner, affrété par l'International Transport Workers Federation pour sensibiliser les opinions publics aux abus de la complaisance, dont souffrent en premier lieu les équipages du tiers-monde, mais aussi les populations littorales mises en danger (un naufrage tous les deux jours dans le monde, selon l'Etude Naufrages). Le Global Mariner est actuellement à Marseilles, d'où il a failli d'ailleurs se faire éjecter par certains syndicats portuaires, parait-il. L'ITF travaille avec des inspecteurs bénévoles (CFDT en général) qui s'efforcent de repérer les navires poubelles et d'aider les équipages abandonnés par leurs armateurs fantômes. Je pense, sauf erreur, que dans l'action menée en France par les associations pour prévenir de nouveaux Erikas, nous devrions identifier des correspondants dans cette organisatioon syndicale - qui sait travailler avec efficacité, notamment, à l'anglo-saxonne, et aider à les mettre en réseau avec d'autres acteurs militants pour la même cause de la chasse à la complaisance (flag of convenience). Baquiast

Le  25 janvier

Union des organismes HLM http://www.union-hlm.org

Le monde des organismes HLM est très complexe, très décentralisé. Il logerait plus de 9 millions de personnes, et brasse beaucoup d'agent, beaucoup de marchés. Il intéresse donc des milliers de collectivités locales, d'entreprises, d'associations. On lui reproche souvent d'être opaque. La mise en place d'un site web fédérateur s'imposait. C'est chose faite, sous la responsabilité de l'Union Nationale des Fédérations d'Organismes HLM. Le site, encore en construction, est organisé dans l'esprit du logiciel utilisé, Lotus domino. Il est hiérarchisé et, de ce fait, clair. L'accès à certains services est réservé aux organismes ou aux professionnels. C'est un peu agaçant, mais c'est normal. Comme le site est riche, étudier les informations disponibles en accès direct représente un travail déjà considérable. Ceci d'autant plus que ce stock est manifestement appelé à s'accroître. Une liste impressionnante de partenaires administratifs, clubs, associations, est prévue. Mais les liens sont pour beaucoup encore inactifs actuellement.

Par ailleurs, l'interactivité parait faible, sinon inexistante. Une boite à lettres unique ne suffit pas. Il faudra, même au niveau national, organiser un ou plusieurs forums, des FAQ, etc. Le monde des HLM , nous l'avons dit, est complexe. Il touche à de nombreux problèmes de société. Le citoyen se pose des questions, pertinentes ou non. Il faudra les accueillir et y répondre.

Ceci dit, tout ce qui est régional et départemental se trouve accessible à partir des blocs "fédérations" et "structures". Des adresses postales et téléphoniques sont fournies, mais rarement d'adresses électroniques. C'est là l'une des  autres remarques qu'il est possible de faire. Un site fédérateur ne prendra toute sa valeur que s'il couronne un immense effort local de communication. Il n'y a pas de raison pour que tous les organismes décentralisés - y compris les HLM municipaux - ne se dotent pas eux-mêmes de sites en propre, sur lesquels ils assureront eux-mêmes un véritable travail coopératif avec leurs ressortissants de proximité.

La Fédération, dans ce cas, devra assurer une fonction de portail aussi détaillée que nécessaire (en poussant les retardataires à s'équiper). Par ailleurs, et surtout, elle devrait, en balayant régulièrement les courriers, forums et FAQ de ces organismes territoriaux, faire en permanence une synthèse des questions et suggestions émises par les gestionnaires et aussi, par...les locataires. L'on parle beaucoup actuellement, par exemple, de sécurité dans les immeubres et espaces verts. Ce thème pourrait devenir un forum permanent, accessible sur le site central...sans clef d'accès, évidemment.

Tâche énorme, dira-t-on. Mais tâche indispensable, et réalisable, à l'heure de la société de l'information. Les HLM, qui sont et se veulent près du citoyen, doivent montrer l'exemple.  Bon courage. Baquiast

Le  24 janvier

Agence Française de sécurité sanitaire des aliments AFSSA http://www.afssa.fr/

" L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) est l'un des éléments clés du nouveau dispositif national de veille sanitaire créé par la loi du 1er juillet 1998. Le décret du 26 mars 1999 précise l'organisation générale de ce nouvel établissement public dont le siège est situé à Maisons-Alfort (94)." L'AFSSA est effectivement le fer de lance de la lutte pour la sécurité des aliments, nouvelle préoccupation des Français, consommateurs comme producteurs. Elle se devait d'avoir un site Internet très réactif et très interactif. Cela semble être le cas. Communiqués, avis, décisions sont disponibles en ligne, avec une mise à jour qui parait satisfaisante. Ainsi, la recommendation sur la listéria du 14 janvier est en ligne. Mais rien encore ce jour 24 janvier sur le rôle que jouera l'AFSSA en matière de recherche de l'ESB dans des échantillons de carcasses. Il est vrai que la décision a été annoncée par le ministre de la santé durant le week-end. Lire les quotidiens reste encore  en France la meilleure façon de s'informer quand il s'agit d'une actualité très fraiche.

Un forum sur la listéria est ouvert. A première vue, il parait bien organisé. Particuliers et professionnels peuvent intervenir. Leurs messages sont publiés, même lorsqu'ils sont critiques. Exemple, d'un médecin "A quoi sert d'avoir un site internet pour ne pas mettre les informations en temps utile? Vous faite un site forum sur la listeria http://wë.afssa.fr/ Aucune information sur le sujet!!!! Vous avez une page communiqué http://www.afssa.fr/communiq.htm Aucune information sur le sujet!!!!". L'AFSSA répond de façon satisfaisante (selon moi, qui n'y connaît pas grand chose) aux interpellations. Bref un bon exemple, non seulement de communication (de publicité?) mais de travail coopératif avec les acteurs civils. On aimerait trouver cela dans TOUS les sites administratifs. PS: je n'ai pas vu de boite à lettres, en dehors du forum. Ai-je mal cherché? Baquiast

Le  23 janvier

La sacoche de l'Instit. http://perso.club-internet.fr/drand46/

L'auteur écrit: " Je suis instituteur dans le département du Lot (46). J'ai une classe de 17 élèves de cycle 3 dont 8 en CM2, 4 en CM1 et 5 en CE2. C'est d'ailleurs l'unique classe de l'école. L'école est connectée et nous avons commencé à créer un site (en construction) que vous pouvez déjà visiter à l'adresse suivante : http://perso.wanadoo.fr/ecole46/site_ecole/"

Il pourrait ajouter qu'il est manifestement passionné d'Internet aux fins pédagogiques, et qu'il essaye de rassembler autour de lui des enseignants ou autres personnes convaincus de l'intérêt de mutualiser leurs créations. Le site offre tout ce qu'il faut pour créer une communauté active: contenus pédagogiques, mais aussi liens, forum, liste de diffusion, dialogue en direct, mailto, etc. Bref un excellent exemple à suivre. L'on peut être instit - ou tout autre fonctionnaire - dans un département français peut-être un peu isolé, et se relier efficacement aux autres. Bravo. Je proposerais, si j'étais l'administration, l'auteur pour les palmes académiques . Baquiast

acfBrevet de pilote virtuel (Aéro-Club de France) http://www.onlinepilot.com/fr/indexfr.htm

L'Aéro-club de France offre la possibilité de s'entraîner aux épreuves théoriques du brevet de pilote et même d'en passer certaines en ligne. L'utilisation d'un CD.Rom permet ce compléter la formation, en offrant à l'élève un véritable simulateur qui prépare utilement des vols réels, et entretient la main. Cet exemple nous intéresse, car il montre tout ce qu'Internet pourrait faire désormais en matière de formation à distance et même d'acquisition de brevets. Malheureusement, bien peu d'organismes de formation professionnelle font encore appel à ces méthodes. Les mauvaises langues diront qu'elles ne sont pas assez "profitables". Baquiast

Le  21 janvier

WWF.France Fonds Mondial pour la nature. France http://www.wwf.fr/index.html

Le site du WWF. France est en cours de construction. Il n'était que temps, vu le nombre d'écologistes branchés qui s'intéressent aux travaux de cet organisme. Pour le moment, on y trouve peu de choses. A signaler cependant le rapport Planète vivante 1999. Aucune interactivité actuellement, même pour envoyer une cotisation. Le WWF ne connaît encore que la poste, belle institution au demeurant.  Rien n'est donc dit sur le caractère décevant - ou non - du programme national de lutte contre l'effet de serre. Baquiast

Le  19 janvier

ADEME Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie http://www.ademe.fr/

L'ADEME est à l'ordre du jour, avec le dépôt par le gouvernement, ce jour, du programme national de lutte contre l'effet de serre. Ce n'est pas que ce programme innove beaucoup. Comme le souligne la presse, une partie des mesures qu'il présente ont déjà été adoptées. Mais le programme les met en cohérence et assure qu'elles auront une suite (sauf - nous sommes en France - opposition de ceux que certaines mesures irriteraient). De toutes façons, l'ADEME est et devra rester au centre du dispositif, avec ses crédits, ses experts et ses délégations régionales (chacune présentée, soulignons-le, avec une adresse électronique).

Le site illustre assez bien la nébuleuse d'actions , études, correspondants de l'Agence. Il s'agit certainement d'un bon instrument de travail, pour les collectivités locales, industriels, consultants. Les militants écologistes y trouveront-ils leur compte? Peut-être pas suffisamment. Il serait intéressant que l'Agence se donne la mission d'établir un portail complet de tout ce qui se fait en France dans le monde associatif en matière d'environnement et lutte contre les gaspillages. Elle n'y perdrait pas en autorité et y gagnerait en efficacité. Un regard attentif sur nos voisins européens serait également utile, ne fut-ce que pour marquer d'éventuels retards français. Baquiast

Le  18 janvier

Abécédaire des formalités* http://www.santor.net/formalites/

Il s'agit d'un organisme privé qui fait métier d'aider les entreprises à accomplir les formalités auxquelles elles sont assujetties. Autant que je comprenne la page d'accueil, tout se fait par transmission de documents-papier. Internet n'intervient que pour faire connaître l'organisme. Mais la question n'est pas là. Il faut étudier le site pour se rendre compte de l'effroyable complexité des procédures qui attendent l'entreprise, et le nombre des documents qui sont demandés pour la moindre procédure. Personnellement, je le savais, puisque je me suis efforcé sans aucun succès de militer pour la simplification et la Xémelisation de tout cela. Mais si vous l'ignoriez encore, allez-y donc voir. Méditez aussi sur les tarifs - que je suppose calculés au plus juste! - auquel revient chaque type d'acte, pris en charge par l'Abécédaire. Vaut mieux se faire cantonnier qu'entrepreneur à cette heure. Baquiast

* sans publicité

Le  15 janvier

Château de Versailles http://www.chateauversailles.fr/fr/

Il fallait y penser. Le Château de Versailles l'a fait. Généreux donateurs, qui voulez dispenser aux bonnes oeuvres le trop plein de vos revenus, et qu'a refroidis trop d'expériences où des organismes charitables font passer en frais de fonctionnement l'essentiel de ce qu'ils collectent, n'hésitez plus, allez directement sur le site Internet de l'objet de vos soins, et versez-y, d'un simple clic, l'argent que vous lui destinez. Plus d'intermédiaires, plus de fraudes possibles (tout au moins si le bénéficiaire du don vous inspire confiance). Voilà qui devrait relancer la solidarité. Nous plaisantons, mais le propos est sérieux. Vous pouvez voir un exemple de cette nouvelle approche sur le site du Château de Versailles: http://www.chateauversailles.fr/tempete/Fr/formulaire.asp . Il faut rassembler 232 MF.

Ajoutons que pour compléter l'effort de transparence, il serait agréable de trouver en ligne iune comptabilité des dons et de leur affectation. Baquiast

Le  14 janvier

Office National des Forêts http://www.onf.fr/sommaire.htm

C'est le moment où jamais de vérifier la réactivité de l'ONF face aux suites de la tempête. Elle nous a paru bonne. Le site, déjà riche en lui-même, comporte de nombreuses informations et rubriques d'actualité permettant aux professionnels du bois et de la forêt de commencer à travailler directement avec l'Office.  Les particuliers sont également bien informés des conditions d'accès aux massifs. Ceci dit, seuls les professionnels pourront effectivement juger de l'efficacité d el'aide apportée, à travers les rubriques qui leur sont réservées.  

Une observation: un portail détaillé sur tous les sites, commerciaux ou non, s'intéressant à la filière bois aurait sa place ici, tel celui offert par le Centre Technique du Bois http://www.ctba.fr/sites/default.htm Une administration ne déroge pas à s'ouvrir sur ce qui se passe autour d'elle. Baquiast

http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/00-1701/index.htm