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La Gazette N°16 du 15 janvier 2000

Par Jean-Paul Baquiast jp.baquiast@meudon.netcable.tm.fr


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Quelques articles mis en ligne sur Admiroutes durant la précédente quinzaine:

12 janvier
Editorial: Les nouvelles technologies victimes de la Cour des Comptes? par Jean-Paul Baquiast

10 janvier
Contre la complaisance, luttons "cyber"!
par Jean-Paul Baquiast

4 janvier
Citoyen.org
, par Bruno Oudet et Jean Paul Baquiast

2 janvier
Le guide-âne du webmestre: Flash (technologie)

1er janvier
Editorial: Apprendre à travailler sur Internet avec les citoyens, par Jean-Paul Baquiast

Le blocnet (index)
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l'index des thèmes

cette quinzaine:

La reconstruction des territoires et les réseaux de vigies citoyennes
Protection des espaces  et équilibres naturels. Nouveaux écologistes. Lutte contre les intérêts à courte vue.

L'analyse des dégâts de la tempête confirme ce qu'avait déjà amplement montré de nombreuses associations écologiques (en lutte par exemple contre les élevages industriels abusifs): ce sont les erreurs de nombreux propriétaires et exploitants, encouragés par la tolérance des Pouvoirs Publics, qui ont rendu le milieu naturel si fragile. Ainsi dans le Marais poitevin, l'extension excessive de la céréaliculture et des plantations de peupliers a diminué la résistance du marais d'origine. Les exemples abondent partout.

Au moment où, légitimement, l'on veut "reconstruire", et alors que l'Etat débloque des aides, peut-être faudrait-il éviter de reprendre les mêmes erreurs - or c'est précisément ce qui commence à se faire. Les écologistes et autres personnes ayant compris l'intérêt des équilibres traditionnels n'ont que peu de temps pour faire entendre leur voix. Internet doit les y aider. Mais il ne suffira pas d'ouvrir des listes de diffusion ou sites confidentiels. Il faudra mettre en place, à base de bénévoles (il s'en trouvera sûrement) des réseaux de "vigies" analogues à celui développé par  le Radiophare de l'ile de Ré (http://www.radiophare.net/erika), si possible avec des moyens modernes de transmission entre les membres, de type intranet-radio, pour informer rapidement les participants, et le cas échéant convenir d'actions communes. Pourquoi le ministère de l'environnement n'encouragerait-il pas (y compris par une petite enveloppe budgétaire) de tels réseaux? Mme Trautmann a montré l'exemple dans son domaine avec les 100 Points culture-multimédia qu'elle a soutenus. 13/01/00


La Grande Muette et Internet
Liberté d'expression des fonctionnaires. Dialogue social

Selon Jacques Isnard (Le Monde du 13 janvier, p.14, La réforme des armées, un enjeu de cohabitation) "le risque existe...que la professionalisation induise, sinon une  politisation des armées, du moins la revendication, nouvelles chez les cadres, de moyens accrus de libre-expression, autres que le seul relais actuel - bien insuffisant - des conseils supérieurs de la fonction militaire, présidés par le ministre" . Perspectives nouvelles, en effet, chez celle que le pouvoir civil (cedant arma togae) avait, non sans raisons jadis, voulu voir mériter son adjectif de Grande Muette. Aujourd'hui, selon moi (suis-je qualifié pour en parler, à vous de juger?) il n'y aurait que des avantages à autoriser les militaires de carrière à s'exprimer, via ce média que de toutes façons ils commencent à utiliser sans permission, qu'est Internet. Plus ils le feront de façon ouverte, en conviant d'autres fonctionnaires ou les citoyens en général à partager leurs préoccupations et espoirs, mieux cela vaudra pour la démocratie. Je ne sais si les hiérarchies militaires l'admettront. Je pense que les civils ne peuvent que le souhaiter. Nous serons bien assez adultes face aux messages qui circuleront pour ne pas nous laisser bourrer le crâne  par d'éventuels fana-mili primaires, comme du temps de l'Affaire Dreyfus. 13/01/00


Toujours le rapport de la Cour des Comptes
Réforme de la fonction publique. Statuts. Recrutements. Carrières. Rémunérations. Effectifs. Mobilité, etc., etc.

Il est clair que le rapport de la Cour des comptes, les différentes interventions de Pierre Joxe, l'écho qui en donné par les médias, aussi utiles soient-ils, déclenchent actuellement un véritable hallali contre les fonctionnaires. Informations inexactes et arguments contestables pullulent. C'est l'inconvénient d'une trop longue l'opacité. Quand quelqu'un se décide à lever le voile, il déclenche un véritable tourbillon, où le pire côtoie le meilleur.

Je ne voudrais pas en quelques lignes dire ce qu'il faudrait faire pour améliorer la gestion de la fonction publique française. Mes compétences, bien qu'immenses, n'y suffiraient pas. Rappelons seulement ce qui constitue la ligne éditoriale d'Admiroutes: en face d'une difficulté, se demander en quoi le fait que nous soyons engagés irrévocablement dans la société de l'information peut suggérer des réponses différentes de celles consistant à proposer un simple retour à la prétendue pureté originale.  

Il est clair que les administrations doivent s'adapter aux exigences de la société mondiale de l'information, pour donner aux Etats quelques chances d'être encore considérés comme utiles par les citoyens. Ceci suppose maintenir certaines fonctions, en supprimer d'autres, en mettre en place de nouvelles. Dans tous ces cas, la ressource essentielle est et restera l'homme. Il n'est que temps de poser aux fonctionnaires de tous grades et de tous statuts la question de savoir comment ils souhaiteraient être gérés pour répondre au mieux à ces nouveaux challenges, dont beaucoup ont déjà perçu la pression. La plupart ne recommenderaient certainement pas le maintien des droits acquis ou celui des lourdeurs de la gestion traditionnelle, dont chacun a pu mesurer à un moment ou un autre de sa carrière les opportunités qu'ils font perdre, en termes de mobilité, d'innovation, d'enthousiasme au travail.

Cela, ce ne sera pas la Cour des Comptes, trop loin des réalités de terrain, qui pourra le dire, ni même les directions de personnel des ministères, les pauvres, soumises à des exigences contradictoires et immédiates devant lesquelles elles n'ont pas de recul. Ce ne sera pas non plus le Parlement, me semble-t-il, tout au moins à ce stade. Idéalement, il faudrait que s'organise des débats publics, à l'initiative du gouvernement, des organisations syndicales (pourquoi pas? Je vois rire dans les rangs, mais c'est un tort)  ou d'associations diverses,. Ces débats, consultations et forums, y compris évidemment sur Internet, devraient être initialisés par un certain nombre de questions pertinentes, sur le thème: "quelle fonction publique pour demain?"  Les citoyens non-fonctionnaires devraient aussi y participer. Je suis persuadé que de nombreux correspondants d'Admiroutes auraient des points intéressants et novateurs à mettre en discussion. Pourquoi pas un de ces jours essayer de concrétiser ici le début du début d'une réflexion collective sur ce thème?  11/01/00


Les moyens des organisations syndicales
Utilité des syndicats. Nouveaux ressorts. Nouveaux modes d'action.

Les organisations syndicales françaises s'inquièteraient, nous dit la presse, du tarissement possible de leurs ressources, résultant de réformes dans la gestion des organismes sociaux. Elles y perdraient des permanents, des organes de presse, des prises en charge de frais de gestion.

Il faut se demander quel est aujourd'hui le ressort de l'action syndicale, et d'où peuvent découler ses ressources. Est-ce l'existence (au moins au niveau national) d'apparatchiks quasi institutionnalisés, une presse peu lue, des services dont chacun suspecte le manque d'efficacité pour la défense des personnels, parce que n'ayant pas évolué depuis 1936 sinon avant?

N'est-ce pas au contraire l'enthousiasme des salariés, syndiqués ou non, qui trouveraient dans le syndicat , au niveau de l'entreprise, le support toujours disponible d'une prise de parole constructive, le soutien aux initiatives véritablement dérangeantes, bref ce que beaucoup de gens trouvent maintenant dans ce que l'on appelle l'Internet-citoyen?

Or il est inquiétant de voir comment la plupart des organisations syndicales et de leurs responsables, ignorent ce phénomène de l'Internet et de la société de l'information, et ne cherchent pas à l'utiliser pour rajeunir ce qui pourtant reste une exigence toujours actuelle, la défense de l'individu isolé, salarié ou consommateur, face aux pouvoirs de toutes sortes, dans chaque entreprise ou administration, dans chaque pays comme au plan international.  10/01/00


La Cour des Comptes et la transparence
Moyens des administrations. Opacité. Juge des comptes. Site Internet de la Cour

Pierre Joxe, premier président de la Cour des Comptes, revient  (Le Monde du 7 janvier 2000) sur le chantier entrepris par la Cour pour faire toute la lumière dans la gestion des emplois, des rémunérations, des carrières et des moyens divers intéressant les trois fonctions publiques (Etat, collectivités locales, établissements hospitaliers).  Il s'agit d'une des demandes les plus constantes des citoyens, comme l'ont montré les Cahiers de doléances . L'ampleur et la complexité des contrôles à mener, écrit le P.P., mobiliseront les 7 chambres de la Cour pendant plusieurs années. Tout sera disponible sur Internet: http://www.ccomptes.fr  La Cour elle-même n'échappera pas à l'audit, confié à un organisme analogue allemand, l'Algemene Rekenkamer. Voici d'excellentes nouvelles, excellentes pour la démocratie comme pour l'Internet - et pour la fonction publique française elle-même.

En y réfléchissant pourtant, une remarque vient à l'esprit. Pourquoi faut-il attendre plusieurs années, et les travaux et contre-travaux de dizaines de magistrats, pour obtenir des données que chaque ministère et organisme pourrait publier sur son propre site Internet, sitôt arrêtée son enveloppe budgétaire, et même avant?  La gestion des personnels n'est certainement pas chose facile, et mérite d'infinies précautions. Persister à vouloir traiter ces problèmes en dessous de la table ne suffira plus à les résoudre aujourd'hui. Si les ministres ne s'impliquent pas, et continuer à jouer entre eux au petit soldat, tout le monde y perdra. 8/01/00 


La désolante affaire des Caisses de retraite complémentaires
Détournements. Manque de transparence. Contrôles.

Mes illusions tombent les unes après les autres. A quoi bon commenter le rapport de l'IGAS sur la gestion du groupe Caisse de retraite interentreprises, sauf peut-être pour se demander pourquoi ce contrôle est survenu si tardivement ?(voir Le Monde du 8/01/00, p. 6 et 7). Et qu'en est-il des organismes analogues, gérés avec le même manque de transparence? Nous devons pourtant faire un lien entre ces évènements et ce qui pourrait se passer à l'avenir si, comme nous l'avons suggéré plusieurs fois ici, la comptabilité des caisses étaient publiée intégralement sur Internet,  ainsi que tous les documents de gestion (procès-verbaux des assemblées et des conseils, etc.), le tout pour la meilleure information des salariés et des contrôleurs éventuels. Encore une fois, il n'y aurait là rien d'impossible ni de complexe techniquement. Certes, il y aurait beaucoup de chiffres à interpréter, mais les personnes intéressées s'y retrouveraient facilement. Cette obligation de publication in extenso obligerait les gestionnaires, soit à ne pas faire d'opérations "anormales" , soit à être prudents, c'est-à-dire corrects, soit à faire des faux authentiques, si je puis dire, ce qui serait autre chose que des dissimulations en demi-teintes ou la perte inopinée d'archives.

Si les syndicats de tous bords voulaient vraiment partir d'un meilleur pied pour l'avenir, en lavant plus blanc, ils pourraient très facilement prendre l'engagement de la transparence par Internet. L'on pourrait commencer à croire à leurs bonnes intentions.  

Plus généralement, mais là le propos devient véritablement hérétique,  je crois que de plus en plus de gens vont commencer à se dire que, s'agissant de gérer des fonds de plus de 200 milliards de francs au total, il vaudrait mieux choisir franchement entre le régime administratif et le régime privé - c'est-à-dire confier ces fonds et leur bon emploi à fin de placement à la Comptabilité publique ou à des organismes bancaires de type Fonds de pensions à l'américaine (selon le choix politique). Les traditions de bonne gestion et les contrôles auxquels sont soumis ces deux types de prestataires éventuels seraient plus rassurants pour les salariés que le paritarisme à la française. 8/01/00


Mission 2003. Le projet de réforme des services fiscaux et comptables du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie
Réforme de l'Etat. Simplification des procédures. Nouveaux métiers. Transparence

Fait exceptionnel encore dans l'administration, le rapport de la Mission 2003 concernant la réforme d'un certain nombre de services du ministère des finances a été mise sur le site internet du ministère dès sa remise au ministre. Le rapport est accompagné de nombreuses annexes, dont les réactions des organisations syndicales. Ainsi, un grand débat est ouvert, qui ne manquera pas d'intéresser tous les citoyens, contribuables ou non. Je ne ferai pas pour le moment de commentaires sur le rapport. La presse en a fait mais, de toutes façons, il vaudrait mieux que vous preniez la peine de lire le texte lui.même. Nous en reparlerons plus tard. Vos réactions par contre seront les bienvenues  http://www.finances.gouv.fr/mission2003/index.htm 7/01/00


 L'Université de tous les savoirs et le web
Libre-accès aux textes d'auteurs

Je complète la réaction que j'avais eue dans la précédente Gazette, à propos des conférences de l'Université de tous les savoirs. Celles-ci, (voir Télérama du 5 janvier) sont diffusées sur le site du journal en enregistrement-audio http://www.telerama.fr C'est mieux que rien, mais pour profiter pleinement de ces textes, rien ne remplacerait une édition htm bête et méchante. Les auteurs ont-ils peur d'être photocopiés? 6/01/00


 Pourquoi l'administration fait-elle à plaisir tant de mystère pour rien du tout?
Transparence technologique

Me tenant en relation, par Internet, avec les bénévoles de la lutte anti-marées noires en Bretagne, j'ai pu constater le mauvais effet produit par la non-communication au public des premières photos prises par le Robot autour de l'épave de l'Erika, prélablement aux incidents ayant abouti à coïncer l'engin dans les tôles de la coque. D'après les bruits ayant circulé, le préfet maritime aurait mis l'embargo sur ces photos, d'ou émoi des populations. Que voulait-on cacher? Des fuites importantes, dont on ne voulais pas parler pour ne pas faire peur aux gens?  Des faiblesses du robot ou même de fausses manoeuvres dont l'on n'était pas fier? Sans doute n'y avait-il rien de tout cela, mais simplement le vieux réflexe que trop communiquer ne fait qu'attirer des ennuis. C'est un réflexe nuisible, aujourd'hui. La Nasa, sauf exception, n'hésite pas à retransmettre sur Internet les images et informations de ses échecs comme de ses échecs. C'est la seule façon de s'attirer la sympathie des contribuables.  2/01/00


Primes des fonctionnaires
Gestion des ressources humaines. Transparence.

La Cour des comptes a soulevé la question des primes des fonctionnaires des finances, question qui; comme on le devine, a suscité force commentaires, tant parmi les fonctionnaires que parmi les autres citoyens. Les Cahiers de doléances s'en sont fait l'écho, comme il fallait s'y attendre. Certains d'entre vous m'ont demandé mon avis, en tant que chantre de la transparence. L'Etat doit-il verser des indemnités ou primes à certains de ses agents; complémentaires du traitement principal? Doit-il les faire connaître? J'aurais préféré lâchement prendre la tangente, mais tant pis, exécutons-nous.

Je répondrai donc que l'Etat est libre de faire ce qu'il juge bon (dans le cadre des textes qui le réglementent), pour assurer la qualité et la permanence de ses recrutements, compte-tenu des conditions particulières d'exercice de chacun des métiers qu'il assure. Le statut général de la fonction publique est suffisamment astreignant pour que l'on ne cherche pas à introduire un peu de flexibilité là où c'est nécessaire. Mais, en contre-partie,  je crois qu'il n'est pas souhaitable de maintenir le secret sur ces régimes indemnitaires. Il faudrait au contraire s'en expliquer urbi et orbi, quitte à entrer dans ce qui apparaîtra comme d'interminables débats catégoriels. Ceci d'autant plus que la politique du secret sera de moins en moins tenable aujourd'hui, compte tenu du développement de la société de l'information. Le parler vrai conduira peut-être à expliciter de proche en proche, puis réformer, les conditions dans lesquelles sont gérées les ressources humaines dans l'administration, dont le moins que l'on puisse dire est qu'elles n'encouragent ni la mobilité ni l'innovation.

Ajoutons quelques précisions: les indemnités des fonctionnaires rentrent dans le calcul de l'impôt sur le revenu, sauf très rares exceptions - les fonctionnaires des finances ne sont pas seuls à en bénéficier - les magistrats de la Cour des comptes (sauf erreur de ma part) disposent d'un régime indemnitaire n'ayant rien à envier à celui des fonctionnaires des finances.1/01/00


La revue des sites
Consulter le répertoire des sites

Le  13 janvier

R.N.I.C. = Réseau transNational de l'Information et de la Communication entre les citoyens et avec leur(s) Etat(s). http://pro.wanadoo.fr/1011/RNIC.htm

Voici un (pour moi nouveau) site qui semble publier des choses fort pertinentes sur les Etats, l'action citoyenne et Internet. L'on ne peut donc que conseiller de s'y reporter périodiquement. Le titre est ambitieux, la présentation est austère (malgré un visage de jeune femme clônée à plusieurs exemplaires), le style idoine. De plus, l'on ne sait pas bien qui parle derrière cette facade. Mais tout ceci s'éclaircira mieux à l'usage, je le suppose. Les contenus parlent d'eux-mêmes, sur Internet. A suivre donc. Baquiast

PS: je n'ai pas vu de boite à lettres. Mais peut-être ai-je mal cherché.

Le  10 janvier

Placards on line. Le dortoir des compétences http://www.cite.org/placards/

Beaucoup vont rire, en appéciant l'humour de notre ami Tanniou. Mais ils verseront aussi une petite larme: tout est si vrai là dedans, et pas drôle du tout au fond. Lisez toutes les pages, cela remplace bien des traités de management des ressources humaines - dans l'administration mais aussi ailleurs. Sans autres commentaires, je vous transcris le mel d'un de nos correspondants, et ma réponse à icelui:

" Je viens de découvrir, non sans sourire, le site "placards". Après la publication du rapport de la Cour des Comptes (à ce propos, j'enrage de constater qu'une fois de plus, le texte n'est pas téléchargeable en un seul fichier, texte, html ou pdf compacté), que va-t'on penser de la fonction publique si tout le monde se met à "déballer" ? :-). La fonction publique a aussi et surtout du bon. Non ? Jean-Paul Chartier 100016.2142@compuserve.com"

"C'est vrai, cher Jean-Paul Chartier, tout n'est pas mauvais dans la fonction publique. Mais il n'est pas inutile de faire valoir ce qui pourrait être amélioré, notamment de l'intérieur. Sur la CC, que pensez-vous de ce que j'écris dans le n°16 de la Gazette ? http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/00-1601/index.htm Baquiast"

Le  9 janvier

encycloepedia britannicaEncyclopaedia Britannica http://www.britannica.com

Comme le signale La Recherche, 327 p.79, les éditeurs de la prestigieuse Encyclopédie Britannique ont  eu le courage de tout publier gratuitement sur Internet. L'on trouve sur le site les 72.000 articles, ainsi que de nombreuses autres informations et services, qui en font un "portail" très performant et constamment actualisé de ce qui se passe sur le web. Un puissant moteur de recherche donne accès assez vite aux thèmes intéressant le lecteur. Pour vous éviter de chercher, et en supposant que vous vous intéressez à la bière, vous trouverez tout sur cet intéressant breuvage à l'adresse http://www.britannica.com/bcom/eb/article/xref/0,5716,13248,00.html C'est plus qu'il n'est possible d'en boire. Il faut compter, temps de recherche compris, environ 10 minutes par article, soit 720.000 minutes ou 100 jours pour tout lire, à 12 heures par jour.

Ne plaisantons pas. Ce pari sur l'intelligence que font les éditeurs britanniques mérite d'être salué très bas. Souhaitons leur bon et durable succès, ainsi que de nombreux profits collatéraux ou dérivés. Baquiast

Le  8 janvier

Mobilisation Ouragan http://www.solidarite.com.fr/

"Mobilisation des internautes pour participer à la chaîne de solidarité à la suite de l'ouragan qui a dévasté la France. Ecrivez-nous pour participer au mouvement..."

Il s'agit du site visant à expérimenter l'Internet-solidaire, suite aux dégâts apportés par les récentes tempêtes. L'idée a été lancée aux journées d'Autrans (Isoc2000) par Bruno Oudet, et reprise par quelques valeureux bénévoles. Si vous pouvez aider, allez voir. L'expérience sera de toutes façons intéressante, et reproductible en cas de succès, même relatif. Baquiast

Le Canard Enchaîné virtuel ou Crème de Canard http://www.electriccafe.org/Canard/

Bonne nouvelle pour la démocratie: le Canard enchaîné est désormais en ligne, évidemment gratuitement, avec seulement un numéro de retard, pour ne pas pénaliser le journal-papier. C'est courageux, et je promet, car on sait ce que c'est que la dureté des temps, de continuer à acheter, aussi régulièrement que possible, mon exemplaire en kiosque, nonobstant le virtuel. Mais quand j'aurai oublié de le faire, à moi les archives!.

PS: je m'étais demandé s'il ne s'agissait pas d'un faux Canard, champion de la désinformation, dont j'aurais naïvement fait la pub. Mais appemment, il s'agit bien du vrai. Baquiast

 

Le  7 janvier

Site Internet de la Présidence Portugaise http://www.portugal.ue-2000.pt/uk/frame_presidencia01.htm

La présidence portuguaise de l'Union européenne, en la personne de son Premier ministre et de son ministre des affaires étrangères, présente un site d'information sur le programme qu'elle proposera aux Etats-membres. L'on y trouve aussi quelques renseignements sur le Portugal. Espérons que le site s'enrichira, au fur et à mesure, de précisions sur les actions conduites et, surtout, sur leurs résultats. Dommage qu'il n'y ait pas d'espace prévu pour les suggestions des pékins que nous sommes. J'aurais bien aimé, pour ma part, demander pourquoi attendre la présidence française pour lancer une action visant à éliminer la complaisance des eaux européennes. Le Portugal, grand pays maritime, devrait s'y intéresser.

En attendant, et pour gagner du temps, pourquoi la présidence française ne préparerait -elle pas déjà son site, avec un vrai forum? Question à poser aux Autorités Françaises, comme l'on dit. Baquiast. 

http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/00-1601/index.htm