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Colloque
Indépendance de l'Europe
et souveraineté technologique
Sous
le haut Parrainage de M. Jacques Chirac,
président de la République
28 et 29 avril 2004, Paris, Centre des Conférences
Internationales |
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interventions
Table
ronde UNE VOLONTÉ
Résumé des interventions
voir aussi : biographie des
intervenants
Introduction
par Alain TERRENOIRE
Par insuffisance d'analyse politique,
les Européens, n'ont pas su prendre la mesure
du rôle essentiel joué par la science et
la technologie comme fondement de la puissance, de l'indépendance
et de la souveraineté d'une Union européenne
qui avait su pourtant se montrer originale et novatrice
dans la conception de ses institutions et de son développement
économique.
Prenant conscience de ce danger, l'Europe
semble se réveiller. Elle a fixé à
Lisbonne pour 2010, un objectif de 3% du PIB consacré
à la recherche, plus réaliste que réellement
ambitieux.
L'engagement de cet effort, bien que
tardif, est indispensable pour au moins trois raisons
:
- tout d'abord, parce qu'il est la condition sine qua
non de la survie économique de l'Europe, et qu'il
donnera ainsi à l'Union européenne les
moyens de ses ambitions politiques ;
- en second lieu, parce qu'il permettra à l'Europe
de se comporter en partenaire solidaire, respecté
et autonome des Etats-Unis ;
- enfin, parce que l'Europe doit elle aussi se préparer,
sans plus tarder, à la compétition multipolaire
d'ores et déjà engagée avec d'autres
puissances, et notamment la Chine, l'Inde et la Russie.
Nous savons tous que le développement
de la connaissance et du savoir est indispensable à
la croissance de l'Europe, c'est à dire à
l'épanouissement de son modèle de société,
au rayonnement de sa culture et, au bout du compte, à
sa capacité à peser sur les affaires du
monde. C'est à l'évidence une question de
souveraineté et de volonté politique.
Intervention
d'Arnaud de BROSSES
L'absence d'adaptabilité et
d'ouverture de nos structures mentales, institutionnelles,
éducatives et administratives, associée
à un déficit d'une véritable volonté
politique économique nationale et européenne
dans le domaine de la recherche et des technologies,
est un des facteurs importants de la croissance économique
faible qu'ont connue ces dernières années
les pays de l'Union Européenne.
Les relations de l'Union Européenne avec ses
principaux partenaires, Etats-Unis, Chine, Inde et Russie,
seront plus équilibrées et sa souveraineté
respectée si son économie a une croissance
au moins égale à celle des Etats-Unis.
Il est indispensable d'adapter (et dans certaines hypothèses
de créer)le plus vite possible les outils, notamment
juridiques, fiscaux et financiers permettant de promouvoir
et de rémunérer efficacement les inventeurs,
les chercheurs et les technologies. Le rôle des
médias sera crucial.
Nos sociétés ne seront porteuses d'avenir
et d'espoir pour la jeunesse que si elles mettent en
valeur les inventeurs, les chercheurs et la créativité.
NB : les interventions de Christian
CABAL, Bernard CARAYON, Pierre CASTILLON, Jean-Dominique
GIULIANI, Philippe Harache, Djilali HENNI, Alain SOUCHIER
et René TREGOUET, présents à cette
table ronde, figureront dans les actes du colloque
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