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Europe puissance scientifique
et technologique

Europe as a scientific and technological power
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Plaquette : Programme et inscription au colloque
Colloque Indépendance de l'Europe
et souveraineté technologique
Sous le haut Parrainage de M. Jacques Chirac,
président de la République


28 et 29 avril 2004, Paris, Centre des Conférences Internationales

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Table ronde LA DÉFENSE
Résumé des interventions


voir aussi : biographie des intervenants

Présentation par le Général (c.r.) FAVIN-LEVÊQUE (animateur)

En matière de défense et de sécurité, la supériorité technologique joue un rôle déterminant. La distance qui s'accroît chaque jour entre les capacités militaires européennes et celles des Etats-Unis donne la mesure de l' effort de recherche et de la volonté politique à développer par l'Union Européenne pour que celle-ci puisse jouer un rôle d'acteur géostratégique autonome dans les conflits de demain.

C'est dire le défi qui est lancé aux militaires, aux scientifiques et aux industriels des pays membres de l'U.E., mais plus encore, aux politiques sur lesquels repose la volonté même de disposer d'une telle autonomie.

Tel est l'objet de la table ronde Défense dont les intervenants développeront successivement les thèmes ci-après :

  • Alain BENSOUSSAN : "Quel est le rôle de la dualité dans le domaine spatial ? Quelles actions la France peut-elle mener et quelles perspectives européennes pour les satellites d'observation, de télécommunication et de positionnement ? "
  • Gérard BOKANOWSKI : La volonté politique : condition de l'autonomie européenne en matière de défense.
  • Marwan LAHOUD : "La place de la R & T dans une entreprise de défense. Perspectives d'innovation technologique"
  • .IGA (c.r.) GILLYBOEUF : "La maîtrise de l'information, enjeu majeur pour la crédibilité de la Défense et de la Sécurité de l'Europe"
  • Georges d'HARCOURT : "Quelles priorités en terme de recherche en vue d'une grande Agence Européenne de renseignement ?"
  • Amiral(c.r.) LANXADE : "Le rôle déterminant de la supériorité technologique dans les conflits modernes et dans la résolution des crises. Quelles conclusions en tirer pour la défense et la sécurité de l'Europe ?".
  • Bruno RAMBAUD : "Les techniques de l'information en réseau au cœur d'une défense européenne à la mesure de ses ambitions d'autonomie stratégique".

Intervention d'Alain BENSOUSSAN

1. L'évolution du contexte

Les nécessités du court terme (opérations militaires) ne doivent pas cacher que les concepts militaires sont bouleversés depuis quinze ans (approche centrée autour des réseaux, " révolution dans les affaires militaires etc., " en particulier du fait de l'évolution technique.

Il y a un foisonnement exceptionnel de nouvelles réalisations et d'idées dans la recherche académique, notamment sur les technologies de l'information et la biologie. La recherche de défense utilise un nombre croissant de technologies duales où le rôle des marchés civils est décisif.

Face à cette situation, on constate un soutien financier public massif de l'industrie américaine, notamment par les programmes de défense. En même temps, l'attitude des autorités US interdit en pratique la constitution d'un marché ouvert dans le secteur technologique (règles ITA, Critical technologies regulation act, …).

Ce contexte crée une situation préoccupante. En effet, elle entraîne une supériorité technologique manifeste des Etats-Unis. Notre indépendance politique, économique et militaire dépend de façon primordiale du maintien, au plan national et européen, d'une capacité de R&T et d'innovation (le ration de 20% que l'on admet comme raisonnable pour la recherche et technologie au sein des développements d'équipements et systèmes n'est absolument pas respecté en Europe).

Par ailleurs, il faut aussi insister sur le fait que la réduction et la maîtrise des risques et des coûts sur les programmes majeurs, exigences fortes des pouvoirs publics, en matière de programmes d'armement, ne seront satisfaites que si les efforts de recherche amont ont permis de maîtriser la fois les technologies sensibles, dans leur environnement, et les méthodologies de conception, d'intégration et de qualification des équipements intégrant les dites technologies.

En Europe, la définition d'une politique commune de défense, aboutissant à la définition de besoins communs se fait progressivement, mais lentement, retardant la constitution d'un tissu industriel véritablement européen peine à se réaliser. Cependant, les industriels de la Défense se sont engagés dans des efforts importants de restructuration (fusions, réductions d'effectifs, re-localisation d'activités, reventes de filiales,…) afin de diminuer les coûts de structure et de rationaliser les compétences par sites, en développement comme en production.

Dans ce contexte général, les orientations suivantes sont indispensables :

  • Effort significatif, bien identifié et sécurisé de le R&T de défense,
  • Utilisation maximale des synergies et complémentarités de recherches civiles et de défense
  • Renforcement de l'innovation grâce à une utilisation efficace par les maîtres d'œuvre comme par l'Etat et les structures européennes, des laboratoires de recherche et des PME,
  • Encouragement des restructurations récentes ou en cours, permettant d'établir des partenariats industriels européens pour partager les coûts, en évitant que les règles de retour géographique ne conduisent à des duplications inutiles.

2. Quelques précautions

Compte tenu des cycles plus longs dans le domaine militaire, et du dynamisme de nombreux domaines technologiques à finalité civile, une tendance naturelle de la défense est d'emprunter, sans investir, des technologies rendues matures par les applications civiles (télécommunications par exemple). Cette approche est dangereuse dès lors que l'on vise à réaliser des percées technologiques, les critères de sélection des voies de recherche pouvant diverger rapidement entre une application civile et une application militaire.

C'est pourquoi la DARPA soutient financièrement des recherches technologiques, jugées dès l'origine comme duales. Ceci a permis, outre le renforcement de la supériorité militaire américaine, d'assurer souvent un avantage compétitif aux industriels US, sur des marchés civils.

Par ailleurs, de nombreuses technologies sont duales mais avec un rôle marginal pour le marché civil. Par exemple, les systèmes d'exploitation contraints temps réel ne sont en fait utilisés que par les industriels de défense ou sur des marchés très similaires (aéronautiques en particulier).

Il s'agit pourtant de produits logiciels qui, a priori, semblent représenter l'exemple le plus évident de technologies duales.

Il convient donc de bien distingue ce qui relève du monde de la diffusion de masse et dont on peut disposer sans (trop) de contraintes, de ce qui relève de partenariats avec les grands acteurs du marché civil, ou qui reste essentiellement à finalité de défense.

3. Le partenariat européen

Le partenariat au niveau de la R&D est le complément inéluctable des actions de concentration et de rationalisation entreprises au sein de l'industrie, au niveau européen (par ex :THALES, SNECMA ou EADS).

Face à des industriels de plus en plus intégrés, le partenariat doit concerner d'abord les donneurs d'ordre nationaux et les laboratoires et centres de recherches nationaux, afin de définir une stratégie commune, de piloter l'expression des demandes communes, et de définir un nouveau concept de souveraineté adapté à la situation européenne et aux enjeux.

A ce titre, dupliquer les compétences, sous couvert de retour géographique doit être évité. Cette vision court terme hypothèque l'avenir, car conduira inéluctablement à terme à des fermetures de centres, opérations coûteuses, et socialement difficiles.

Il est urgent de progresser, tout en sachant que cette nécessaire évolution ne produira ses effets que lentement.

4. La structure de R&T européenne

Le rapport de l'ex Commissaire européen et actuel Ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, pour la Convention européenne, préconise la création, sur une base intergouvernementale d'une Agence Européenne d'armement et de recherche stratégique. Cette agence aurait parmi ses responsabilités le soutien à la recherche en matière de technologie de défense, y compris en matière de systèmes spatiaux militaires.

Dans le contexte civil, l'Europe a mis en place le PCRD,sans toutefois créer une agence pour sa gestion, et par ailleurs l'exemple de l'Agence spatiale européenne, dont le statut est intergouvernemental, doit être étudié avec intérêt.

Les possibilités suivantes peuvent être envisagées :

  • Intégration dans l'Agence Européenne de l'Armement
  • Agence intergouvernementale indépendante
  • Intégration dans l'UE, avec rattachement à la PESD
  • Intégration dans l'UE, avec rattachement au PCRD

Il convient également d'étudier la possibilité de créer une structure provisoire au niveau franco-allemand (lien avec l'ISL), au niveau tripartite, F, D, UK, voire au-delà.

On peut aussi envisager, par exemple au niveau franco-allemand, la création d'une Fondation pour les Technologies de défense et de sécurité.

Une autre structure européenne, utilisée par GALILEO, est l'entreprise commune. Elle présente beaucoup d'avantages. Elle est flexible, peut associer des industriels et des financiers. Elle peut être à temps limité. Elle est particulièrement bien adaptée à une action rapide et ciblée (ce n'est nullement le cas du PCRD).

La fondation est une autre structure présentant de l'intérêt. Au cas où la voie de l'UE apparaîtrait complexe, elle permettrait de démarrer, entre pays motivés, avec des avantages similaires à ceux de l'entreprise commune. Elle n'a pas l'inconvénient de la structure provisoire ; au contraire, elle permettrait la mise en place d'un capital dont les revenus financeraient les projets proprement dits.

Cette structure est particulièrement bien adaptée à la recherche fondamentale, notamment pour attirer les chercheurs du secteur public.

5. Conclusion

Satisfaire les besoins de recherche et développement technologique pour la défense suppose une coordination de tous les acteurs, publics et industriels. Cela suppose une immersion complète des recherches universitaires dans la politique d'ensemble du secteur, un entretien permanent da la base technologique commune nécessaire au développement d'équipements et de systèmes, une pérennisation des acteurs industriels correspondants, une extension aussi rapide que possible des coopérations européennes, et le financement d'actions ambitieuses notamment de démonstrateurs technologiques sur les sujets les plus critiques.

Tout ceci ne peut être mis en œuvre sans une concertation entre les nombreux contributeurs aux recherche et développements technologiques pour la défense, avec le souci constant d'une compréhension partagée des perspectives, des défis et des enjeux.

L'objectif commun est de construire une Europe industrielle de défense rassemblant les grands groupes, les PME innovantes et le monde de la recherche publique.


Intervention de Gérard BOKANOWSKI

Paneurope-puissance et technologies du futur

"Les événements actuels - du 11 Septembre au 11 Mars - nous démontrent que dans une Europe qui se réunifie "jusqu'aux frontières de la démocratie", son centre de gravité, à l'horizon des 10 prochaines années, c'est une Union Politique de sécurité et de défense- condition de son autonomie dans la perspective de son indépendance. C'est "l'Europe aux européens" voulue par le fondateur de l'Union paneuropéenne, Richard Coudenhove Kalergi, illustrée par le Général de Gaulle et dont s'inspire aujourd'hui la politique de la France. C'est la politique souhaitée par
les peuples européens, quelque fois même contre leurs gouvernements.

Vouloir affirmer, à terme, la "Paneurope puissance", c'est s'en donner les moyens technologiques, notamment dans le domaine militaire, à partir d'une volonté politique.
Tel est l'enjeu politique de ce Colloque: le "choc des civilisations" -réel ou supposé- qu'il faut dépasser ne doit pas conduire à une "Communauté occidentale" dirigée et défendue par la seule Amérique.

"L'Union paneuropéenne, en cours de constitution, doit y tenir toute sa place."


Intervention de Marwan LAHOUD

MBDA : la place de la R&T

Eléments budgétaires

En volume, la R&T représente pour la société environ 3,8 % du chiffre d'affaires et 14 % de la Recherche et Développement. Plus des deux tiers sont financés par les gouvernements des trois pays F, UK, IT et plus généralement l'Europe. Une part restante importante est prise en charge par la société au titre de l'autofinancement.

Les orientations dans le contexte

Les spécificités de l'industrie de défense sont liées à la nature des produits et des clients.
La qualité et l'efficacité des systèmes de missiles dépend pour une grande part des technologies employées. Ils font appel à l'usage des hautes technologies dans un environnement hostile et sévère Un certain nombre de ces technologies sont déterminantes vis-à-vis des performances, citons : l'aérodynamique, le pilotage, la propulsion, les senseurs, les matériaux mais aussi les architectures système, les communications, l'adéquation aux plates-formes de tir.

Grâce à un souci constant de la préparation du futur face à la volonté hégémonique américaine, nos produits demeurent concurrentiels et au plus haut niveau technique. Pour certains domaines, nous n'avons pas à rougir de notre positionnement, c'est par exemple le cas en propulsion pour les statoréacteurs (maîtrise des entrées d'air, de la combustion, de l'intégration structurale) mais aussi pour le traitement d'image, etc…

Même lorsque nous égalons les meilleurs, il est nécessaire de poursuivre l'effort de R&T. Pour reprendre les deux exemples précédents, il s'agit d'évoluer vers la propulsion hypersonique à stato (Scramjet) ou, pour le traitement d'image, la reconnaissance automatique de cible.

A noter des besoins techniques et technologies très spécifiques comme par exemple la furtivité ou les contremesures, ou bien les autodirecteurs électromagnétiques et infrarouge.

Les perspectives

La question "quelles sont les technologies qui demain feront la différence ?" est fondamentale pour orienter la R&T ceci dans un souci d'innovation permanente.

La R&T, tout en tenant compte du court et moyen terme doit préparer les technologies au-delà de 10 ans jusqu'à un horizon de 30 ans. C'est par exemple le but poursuivi par la DGA française dans l'établissement de son plan à 30 ans (PP 30).

De plus en plus fréquemment, il convient de rechercher l'excellence technique au travers des technologies duales dont l'adaptation à nos produits est essentielle. Les liens très étroits qui nous unissent dans les réseaux de recherche communs avec nos actionnaires du monde aéronautique sont autant de passerelles qui favorisent l'insertion des technologies civiles pour nos besoins.


Intervention de l'Ingénieur Général (c.r.) Jean-Paul GYLLYBOEUF

La maîtrise de l'information

La maîtrise de l'information a toujours été une préoccupation naturelle des militaires et ce depuis longtemps, elle n'est pas, non plus, étrangère au monde économique et politique, et ce aussi depuis longtemps.

Que recouvre la maîtrise de l'information ?

Cela comprend le recueil ou l'acquisition, le traitement, la validation, le recoupement, l'analyse essentiellement en vue d'une action, de tout ce qui peut permettre d'enrichir son savoir ou son savoir-faire, de connaître la situation, les intentions, les moyens des autres acteurs de son champ d'action, partenaires ou adversaires - qualité qui peut évoluer dans le temps et selon les domaines. Elle inclut aussi la sécurité des informations que l'on ne désire pas communiquer à autrui, la protection de la communication des informations sensibles que l'on souhaite partager avec d'autres, la façon de se faire connaître par des publications ou des exposés, les stratégies d'influence vis à vis des autres acteurs en cherchant soit à séduire comme c'est l'objet de la publicité, soit à feindre, soit à persuader comme c'est l'objet de la propagande, soit enfin à manipuler par la désinformation.

Différents types de moyens sont utilisés pour le traitement de l'information. Les technologies électroniques y prennent une part aujourd'hui prépondérante. Elles sont devenues à la fois un outil et un enjeu dont la vulnérabilité nécessite des mesures de protection de plus en plus complexes.

Quand on parle d'attaques informatiques, quelles sont-elles ?

Elles sont soit physiques, soit immatérielles sur les logiciels, les informations (fichiers par exemple) ou le contenu des informations.

Face aux risques d'agressions, il convient de mettre en œuvre des mesures de protection et des structures coordonnées dans le cadre d'une politique.

En définitive, la sécurité des systèmes d'information et de communication est globale et fait partie intégrante de la qualité du service puisqu'elle garantit la disponibilité, l'intégrité et la confidentialité des informations.


Intervention de Georges d'HARCOURT

Quelles priorités pour quelles missions au service de l'Union Européenne ?

Les grands systèmes d'armes qui constituent le cœur et la référence en termes de puissance militaire des Etats (avions de combat, chars, navires de guerre sont issus de programmes de recherche et développement longs, il s ont eux-mêmes une durée de vie de 20 à 40 ans.

La coordination des besoins et les rapprochements industriels, tels ceux réussis dans l'industrie aéronautique européenne, anis que la réalisation de la complémentarité des forces afin d'éviter les gaspillages sont donc difficiles à réaliser dans le court terme. Rien n'a encore été entrepris dans les domaines terrestres et navals.

Dans l'attente de ces restructurations et de la mise en cohérence du cœur de la défense européenne, l'accent devrait être mis sur l'outil nécessaire à la prise de décisions communes et la conduite de l'action en temps de crise.

L'Union Européenne devrait se doter d'une agence de renseignement digne d'une grande puissance. Celle-ci mettrait à disposition du Conseil européen, du haut-représentant pour la PESD, de l'état-major européen et de l'agence de l'armement les analyses communes indispensables à l'élaboration de la politique étrangère et de défense de l'Union. Aucun des grands pays membres n'a d'ailleurs les moyens de posséder une telle agence comparable à la NSA et à une partie de la CIA américaines.

Ceci implique un effort majeur dans les technologies liées à l'observation spatiale, aux capteurs, ainsi qu'à la maîtrise et au traitement de l'information à l'échelle planétaire.

Une telle structure devrait s'appuyer, pour son encadrement sur une académie européenne de diplomatie et de défense.



Intervention de l'Amiral (c.r.) Jacques LANXADE

1. La supériorité technologique donne un avantage qui peut être considérable dans les phases de combat et, à cet égard, le gap technologique entre les Etats-Unis et le reste du monde est un élément essentiel de la puissance américaine globale.

Mais l'apport de la technologie se réduit beaucoup dans les phases de stabilisation qui précèdent ou suivent les actions de combat.

En outre, l'accès facile à certaines technologies peut favoriser l'action d'organisations maffieuses ou terroristes.

2. Le progrès technologique majeur est, sans doute, celui qui débouche sur le concept de NETWORK CENTRIC WARFARE, c'est à dire sur le système de systèmes qui permet la conduite intégrée des opérations militaires et dont la démonstration a été faite dans la guerre d'IRAK.

3. D'autres technologies sont essentielles et contribuent notamment à l'efficacité de la NCW :
- Numérisation du terrain
- Navigation (GPS, Galileo)
- Aéromobilité
- Logistique

4. Un effort de réflexion important devrait porter sur l'apport de la technologie à la gestion des crises au sens large du terme.

Intervention de Bruno Rambaud

Non communiquée (figurera dans les actes du colloque)


Intervention de Nicolas MAFFERT

Non communiquée (figurera dans les actes du colloque)


 

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