Table
ronde LA DÉFENSE
Résumé des interventions
voir aussi : biographie des
intervenants
Présentation
par le Général (c.r.) FAVIN-LEVÊQUE
(animateur)
En matière de défense
et de sécurité, la supériorité
technologique joue un rôle déterminant.
La distance qui s'accroît chaque jour entre les
capacités militaires européennes et celles
des Etats-Unis donne la mesure de l' effort de recherche
et de la volonté politique à développer
par l'Union Européenne pour que celle-ci puisse
jouer un rôle d'acteur géostratégique
autonome dans les conflits de demain.
C'est dire le défi qui est lancé
aux militaires, aux scientifiques et aux industriels
des pays membres de l'U.E., mais plus encore, aux politiques
sur lesquels repose la volonté même de
disposer d'une telle autonomie.
Tel est l'objet de la table ronde Défense
dont les intervenants développeront successivement
les thèmes ci-après :
- Alain BENSOUSSAN : "Quel est le rôle de
la dualité dans le domaine spatial ? Quelles
actions la France peut-elle mener et quelles perspectives
européennes pour les satellites d'observation,
de télécommunication et de positionnement
? "
- Gérard BOKANOWSKI : La volonté politique
: condition de l'autonomie européenne en matière
de défense.
- Marwan LAHOUD : "La place de la R & T dans
une entreprise de défense. Perspectives d'innovation
technologique"
- .IGA (c.r.) GILLYBOEUF : "La maîtrise de
l'information, enjeu majeur pour la crédibilité
de la Défense et de la Sécurité
de l'Europe"
- Georges d'HARCOURT : "Quelles priorités
en terme de recherche en vue d'une grande Agence Européenne
de renseignement ?"
- Amiral(c.r.) LANXADE : "Le rôle déterminant
de la supériorité technologique dans les
conflits modernes et dans la résolution des crises.
Quelles conclusions en tirer pour la défense
et la sécurité de l'Europe ?".
- Bruno RAMBAUD : "Les techniques de l'information
en réseau au cur d'une défense européenne
à la mesure de ses ambitions d'autonomie stratégique".
Intervention
d'Alain BENSOUSSAN
1. L'évolution
du contexte
Les nécessités du court
terme (opérations militaires) ne doivent pas
cacher que les concepts militaires sont bouleversés
depuis quinze ans (approche centrée autour des
réseaux, " révolution dans les affaires
militaires etc., " en particulier du fait de l'évolution
technique.
Il y a un foisonnement exceptionnel
de nouvelles réalisations et d'idées dans
la recherche académique, notamment sur les technologies
de l'information et la biologie. La recherche de défense
utilise un nombre croissant de technologies duales où
le rôle des marchés civils est décisif.
Face à cette situation, on constate
un soutien financier public massif de l'industrie américaine,
notamment par les programmes de défense. En même
temps, l'attitude des autorités US interdit en
pratique la constitution d'un marché ouvert dans
le secteur technologique (règles ITA, Critical
technologies regulation act,
).
Ce contexte crée une situation
préoccupante. En effet, elle entraîne une
supériorité technologique manifeste des
Etats-Unis. Notre indépendance politique, économique
et militaire dépend de façon primordiale
du maintien, au plan national et européen, d'une
capacité de R&T et d'innovation (le ration
de 20% que l'on admet comme raisonnable pour la recherche
et technologie au sein des développements d'équipements
et systèmes n'est absolument pas respecté
en Europe).
Par ailleurs, il faut aussi insister
sur le fait que la réduction et la maîtrise
des risques et des coûts sur les programmes majeurs,
exigences fortes des pouvoirs publics, en matière
de programmes d'armement, ne seront satisfaites que
si les efforts de recherche amont ont permis de maîtriser
la fois les technologies sensibles, dans leur environnement,
et les méthodologies de conception, d'intégration
et de qualification des équipements intégrant
les dites technologies.
En Europe, la définition d'une
politique commune de défense, aboutissant à
la définition de besoins communs se fait progressivement,
mais lentement, retardant la constitution d'un tissu
industriel véritablement européen peine
à se réaliser. Cependant, les industriels
de la Défense se sont engagés dans des
efforts importants de restructuration (fusions, réductions
d'effectifs, re-localisation d'activités, reventes
de filiales,
) afin de diminuer les coûts
de structure et de rationaliser les compétences
par sites, en développement comme en production.
Dans ce contexte général,
les orientations suivantes sont indispensables :
- Effort significatif, bien identifié et sécurisé
de le R&T de défense,
- Utilisation maximale des synergies et complémentarités
de recherches civiles et de défense
- Renforcement de l'innovation grâce à
une utilisation efficace par les maîtres d'uvre
comme par l'Etat et les structures européennes,
des laboratoires de recherche et des PME,
- Encouragement des restructurations récentes
ou en cours, permettant d'établir des partenariats
industriels européens pour partager les coûts,
en évitant que les règles de retour géographique
ne conduisent à des duplications inutiles.
2. Quelques précautions
Compte tenu des cycles plus longs
dans le domaine militaire, et du dynamisme de nombreux
domaines technologiques à finalité civile,
une tendance naturelle de la défense est d'emprunter,
sans investir, des technologies rendues matures par
les applications civiles (télécommunications
par exemple). Cette approche est dangereuse dès
lors que l'on vise à réaliser des percées
technologiques, les critères de sélection
des voies de recherche pouvant diverger rapidement entre
une application civile et une application militaire.
C'est pourquoi la DARPA soutient financièrement
des recherches technologiques, jugées dès
l'origine comme duales. Ceci a permis, outre le renforcement
de la supériorité militaire américaine,
d'assurer souvent un avantage compétitif aux
industriels US, sur des marchés civils.
Par ailleurs, de nombreuses technologies
sont duales mais avec un rôle marginal pour le
marché civil. Par exemple, les systèmes
d'exploitation contraints temps réel ne sont
en fait utilisés que par les industriels de défense
ou sur des marchés très similaires (aéronautiques
en particulier).
Il s'agit pourtant de produits logiciels
qui, a priori, semblent représenter l'exemple
le plus évident de technologies duales.
Il convient donc de bien distingue
ce qui relève du monde de la diffusion de masse
et dont on peut disposer sans (trop) de contraintes,
de ce qui relève de partenariats avec les grands
acteurs du marché civil, ou qui reste essentiellement
à finalité de défense.
3. Le partenariat européen
Le partenariat au niveau de la R&D
est le complément inéluctable des actions
de concentration et de rationalisation entreprises au
sein de l'industrie, au niveau européen (par
ex :THALES, SNECMA ou EADS).
Face à des industriels de plus
en plus intégrés, le partenariat doit
concerner d'abord les donneurs d'ordre nationaux et
les laboratoires et centres de recherches nationaux,
afin de définir une stratégie commune,
de piloter l'expression des demandes communes, et de
définir un nouveau concept de souveraineté
adapté à la situation européenne
et aux enjeux.
A ce titre, dupliquer les compétences,
sous couvert de retour géographique doit être
évité. Cette vision court terme hypothèque
l'avenir, car conduira inéluctablement à
terme à des fermetures de centres, opérations
coûteuses, et socialement difficiles.
Il est urgent de progresser, tout
en sachant que cette nécessaire évolution
ne produira ses effets que lentement.
4. La structure
de R&T européenne
Le rapport de l'ex Commissaire européen
et actuel Ministre des Affaires étrangères,
Michel Barnier, pour la Convention européenne,
préconise la création, sur une base intergouvernementale
d'une Agence Européenne d'armement et de recherche
stratégique. Cette agence aurait parmi ses responsabilités
le soutien à la recherche en matière de
technologie de défense, y compris en matière
de systèmes spatiaux militaires.
Dans le contexte civil, l'Europe a
mis en place le PCRD,sans toutefois créer une
agence pour sa gestion, et par ailleurs l'exemple de
l'Agence spatiale européenne, dont le statut
est intergouvernemental, doit être étudié
avec intérêt.
Les possibilités suivantes peuvent
être envisagées :
- Intégration dans l'Agence Européenne
de l'Armement
- Agence intergouvernementale indépendante
- Intégration dans l'UE, avec rattachement à
la PESD
- Intégration dans l'UE, avec rattachement au
PCRD
Il convient également d'étudier
la possibilité de créer une structure
provisoire au niveau franco-allemand (lien avec l'ISL),
au niveau tripartite, F, D, UK, voire au-delà.
On peut aussi envisager, par exemple
au niveau franco-allemand, la création d'une
Fondation pour les Technologies de défense et
de sécurité.
Une autre structure européenne,
utilisée par GALILEO, est l'entreprise commune.
Elle présente beaucoup d'avantages. Elle est
flexible, peut associer des industriels et des financiers.
Elle peut être à temps limité. Elle
est particulièrement bien adaptée à
une action rapide et ciblée (ce n'est nullement
le cas du PCRD).
La fondation est une autre structure
présentant de l'intérêt. Au cas
où la voie de l'UE apparaîtrait complexe,
elle permettrait de démarrer, entre pays motivés,
avec des avantages similaires à ceux de l'entreprise
commune. Elle n'a pas l'inconvénient de la structure
provisoire ; au contraire, elle permettrait la mise
en place d'un capital dont les revenus financeraient
les projets proprement dits.
Cette structure est particulièrement
bien adaptée à la recherche fondamentale,
notamment pour attirer les chercheurs du secteur public.
5. Conclusion
Satisfaire les besoins de recherche
et développement technologique pour la défense
suppose une coordination de tous les acteurs, publics
et industriels. Cela suppose une immersion complète
des recherches universitaires dans la politique d'ensemble
du secteur, un entretien permanent da la base technologique
commune nécessaire au développement d'équipements
et de systèmes, une pérennisation des
acteurs industriels correspondants, une extension aussi
rapide que possible des coopérations européennes,
et le financement d'actions ambitieuses notamment de
démonstrateurs technologiques sur les sujets
les plus critiques.
Tout ceci ne peut être mis en
uvre sans une concertation entre les nombreux
contributeurs aux recherche et développements
technologiques pour la défense, avec le souci
constant d'une compréhension partagée
des perspectives, des défis et des enjeux.
L'objectif commun est de construire
une Europe industrielle de défense rassemblant
les grands groupes, les PME innovantes et le monde de
la recherche publique.
Intervention
de Gérard BOKANOWSKI
Paneurope-puissance et technologies du futur
"Les événements
actuels - du 11 Septembre au 11 Mars - nous démontrent
que dans une Europe qui se réunifie "jusqu'aux
frontières de la démocratie", son
centre de gravité, à l'horizon des 10
prochaines années, c'est une Union Politique
de sécurité et de défense- condition
de son autonomie dans la perspective de son indépendance.
C'est "l'Europe aux européens" voulue
par le fondateur de l'Union paneuropéenne, Richard
Coudenhove Kalergi, illustrée par le Général
de Gaulle et dont s'inspire aujourd'hui la politique
de la France. C'est la politique souhaitée par
les peuples européens, quelque fois même
contre leurs gouvernements.
Vouloir affirmer, à terme, la "Paneurope
puissance", c'est s'en donner les moyens technologiques,
notamment dans le domaine militaire, à partir
d'une volonté politique.
Tel est l'enjeu politique de ce Colloque: le "choc
des civilisations" -réel ou supposé-
qu'il faut dépasser ne doit pas conduire à
une "Communauté occidentale" dirigée
et défendue par la seule Amérique.
"L'Union paneuropéenne, en cours de constitution,
doit y tenir toute sa place."
Intervention
de Marwan LAHOUD
MBDA
: la place de la R&T
Eléments
budgétaires
En volume, la R&T représente pour
la société environ 3,8 % du chiffre d'affaires
et 14 % de la Recherche et Développement. Plus
des deux tiers sont financés par les gouvernements
des trois pays F, UK, IT et plus généralement
l'Europe. Une part restante importante est prise en
charge par la société au titre de l'autofinancement.
Les orientations
dans le contexte
Les spécificités de l'industrie
de défense sont liées à la nature
des produits et des clients.
La qualité et l'efficacité des systèmes
de missiles dépend pour une grande part des technologies
employées. Ils font appel à l'usage des
hautes technologies dans un environnement hostile et
sévère Un certain nombre de ces technologies
sont déterminantes vis-à-vis des performances,
citons : l'aérodynamique, le pilotage, la propulsion,
les senseurs, les matériaux mais aussi les architectures
système, les communications, l'adéquation
aux plates-formes de tir.
Grâce à un souci constant
de la préparation du futur face à la volonté
hégémonique américaine, nos produits
demeurent concurrentiels et au plus haut niveau technique.
Pour certains domaines, nous n'avons pas à rougir
de notre positionnement, c'est par exemple le cas en
propulsion pour les statoréacteurs (maîtrise
des entrées d'air, de la combustion, de l'intégration
structurale) mais aussi pour le traitement d'image,
etc
Même lorsque nous égalons
les meilleurs, il est nécessaire de poursuivre
l'effort de R&T. Pour reprendre les deux exemples
précédents, il s'agit d'évoluer
vers la propulsion hypersonique à stato (Scramjet)
ou, pour le traitement d'image, la reconnaissance automatique
de cible.
A noter des besoins techniques et technologies
très spécifiques comme par exemple la
furtivité ou les contremesures, ou bien les autodirecteurs
électromagnétiques et infrarouge.
Les perspectives
La question "quelles sont les
technologies qui demain feront la différence
?" est fondamentale pour orienter la R&T ceci
dans un souci d'innovation permanente.
La R&T, tout en tenant compte du
court et moyen terme doit préparer les technologies
au-delà de 10 ans jusqu'à un horizon de
30 ans. C'est par exemple le but poursuivi par la DGA
française dans l'établissement de son
plan à 30 ans (PP 30).
De plus en plus fréquemment,
il convient de rechercher l'excellence technique au
travers des technologies duales dont l'adaptation à
nos produits est essentielle. Les liens très
étroits qui nous unissent dans les réseaux
de recherche communs avec nos actionnaires du monde
aéronautique sont autant de passerelles qui favorisent
l'insertion des technologies civiles pour nos besoins.
Intervention
de l'Ingénieur Général (c.r.) Jean-Paul
GYLLYBOEUF
La
maîtrise de l'information
La maîtrise de l'information
a toujours été une préoccupation
naturelle des militaires et ce depuis longtemps, elle
n'est pas, non plus, étrangère au monde
économique et politique, et ce aussi depuis longtemps.
Que recouvre la maîtrise
de l'information ?
Cela comprend le recueil ou l'acquisition, le traitement,
la validation, le recoupement, l'analyse essentiellement
en vue d'une action, de tout ce qui peut permettre d'enrichir
son savoir ou son savoir-faire, de connaître la
situation, les intentions, les moyens des autres acteurs
de son champ d'action, partenaires ou adversaires -
qualité qui peut évoluer dans le temps
et selon les domaines. Elle inclut aussi la sécurité
des informations que l'on ne désire pas communiquer
à autrui, la protection de la communication des
informations sensibles que l'on souhaite partager avec
d'autres, la façon de se faire connaître
par des publications ou des exposés, les stratégies
d'influence vis à vis des autres acteurs en cherchant
soit à séduire comme c'est l'objet de
la publicité, soit à feindre, soit à
persuader comme c'est l'objet de la propagande, soit
enfin à manipuler par la désinformation.
Différents types de moyens sont utilisés
pour le traitement de l'information. Les technologies
électroniques y prennent une part aujourd'hui
prépondérante. Elles sont devenues à
la fois un outil et un enjeu dont la vulnérabilité
nécessite des mesures de protection de plus en
plus complexes.
Quand on parle d'attaques
informatiques, quelles sont-elles ?
Elles sont soit physiques, soit immatérielles
sur les logiciels, les informations (fichiers par exemple)
ou le contenu des informations.
Face aux risques d'agressions, il convient de mettre
en uvre des mesures de protection et des structures
coordonnées dans le cadre d'une politique.
En définitive, la sécurité des
systèmes d'information et de communication est
globale et fait partie intégrante de la qualité
du service puisqu'elle garantit la disponibilité,
l'intégrité et la confidentialité
des informations.
Intervention
de Georges d'HARCOURT
Quelles
priorités pour quelles missions au service de
l'Union Européenne ?
Les grands systèmes d'armes
qui constituent le cur et la référence
en termes de puissance militaire des Etats (avions de
combat, chars, navires de guerre sont issus de programmes
de recherche et développement longs, il s ont
eux-mêmes une durée de vie de 20 à
40 ans.
La coordination des besoins et les rapprochements industriels,
tels ceux réussis dans l'industrie aéronautique
européenne, anis que la réalisation de
la complémentarité des forces afin d'éviter
les gaspillages sont donc difficiles à réaliser
dans le court terme. Rien n'a encore été
entrepris dans les domaines terrestres et navals.
Dans l'attente de ces restructurations et de la mise
en cohérence du cur de la défense
européenne, l'accent devrait être mis sur
l'outil nécessaire à la prise de décisions
communes et la conduite de l'action en temps de crise.
L'Union Européenne devrait se doter d'une agence
de renseignement digne d'une grande puissance. Celle-ci
mettrait à disposition du Conseil européen,
du haut-représentant pour la PESD, de l'état-major
européen et de l'agence de l'armement les analyses
communes indispensables à l'élaboration
de la politique étrangère et de défense
de l'Union. Aucun des grands pays membres n'a d'ailleurs
les moyens de posséder une telle agence comparable
à la NSA et à une partie de la CIA américaines.
Ceci implique un effort majeur dans les technologies
liées à l'observation spatiale, aux capteurs,
ainsi qu'à la maîtrise et au traitement
de l'information à l'échelle planétaire.
Une telle structure devrait s'appuyer, pour son encadrement
sur une académie européenne de diplomatie
et de défense.
Intervention
de l'Amiral (c.r.) Jacques LANXADE
1. La supériorité
technologique donne un avantage qui peut être considérable
dans les phases de combat et, à cet égard,
le gap technologique entre les Etats-Unis et le reste
du monde est un élément essentiel de la
puissance américaine globale.
Mais l'apport de la technologie se réduit beaucoup
dans les phases de stabilisation qui précèdent
ou suivent les actions de combat.
En outre, l'accès facile à certaines technologies
peut favoriser l'action d'organisations maffieuses ou
terroristes.
2. Le progrès technologique majeur est, sans doute,
celui qui débouche sur le concept de NETWORK CENTRIC
WARFARE, c'est à dire sur le système de
systèmes qui permet la conduite intégrée
des opérations militaires et dont la démonstration
a été faite dans la guerre d'IRAK.
3. D'autres technologies sont essentielles et contribuent
notamment à l'efficacité de la NCW :
- Numérisation du terrain
- Navigation (GPS, Galileo)
- Aéromobilité
- Logistique
4. Un effort de réflexion important devrait porter
sur l'apport de la technologie à la gestion des
crises au sens large du terme.
Intervention
de Bruno Rambaud
Non communiquée (figurera dans les actes du
colloque)
Intervention
de Nicolas MAFFERT
Non communiquée (figurera dans les actes du
colloque)
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