Discours
de clôture du colloque
Alain
Terrenoire
Président de Paneurope France
Monsieur
le Premier Ministre
Mesdames et Messieurs,
Sous
le haut patronage du Président de la République,
nous venons de consacrer trois demi-journées
au thème de l'indépendance de l'Europe
et à la Souveraineté technologique. Je
tiens spécialement à remercier Jean-Claude
Empereur, le général Favin-Levêque,
Maurice Allègre, Guy Somekh et Jean-Paul Baquiast
pour le concours extrêmement précieux et
intelligent qu'il m'ont apporté pour la réussite
de ce colloque qui me semble ce soir indiscutable.
Dans
deux jours, l'Europe comptera 455 millions d'habitants.
Après un espace économique commun, avec
l'euro, sa monnaie commune, elle va affronter le 13
juin prochain de nouvelles élections européennes.
Espérons qu'à ce moment-là, les
électeurs français en particulier, ne
se tromperont pas de vote, qu'ils voteront bien pour
l'enjeu européen et ne s'engageront pas dans
des querelles purement partisanes ou nationales. Car
l'essentiel est l'enjeu européen. Nous aurons
très probablement aussi cette année un
projet de constitution pour l'Europe. Là aussi,
cela sera un grand événement.
Mais
nous avons pensé qu'après toutes ces réussites
pour l'Europe, et quoi qu'on en dise, l'essentiel est
un succès -sachant d'où l'on vient, des
siècles précédents -, il fallait
aussi réfléchir à la façon
dont nous voulions vivre en Europe. Je crois que pour
l'essentiel, nous la voulons libre et indépendante.
Pour qu'elle le soit, il faut qu'elle devienne une puissance.
Et pour qu'elle soit une puissance, il lui faut assurer
la maîtrise des ses technologies, des technologies
de souveraineté, qu'elle ait la souverainté
technologique. Et c'est sur ce sujet que nous avons
réfléchi en évoquant quelques domaines
principaux. Il s'agit bien entendu de la défense
; il s'agit bien entendu de l'énergie ; il s'agit
bien entendu de l'intelligence sous toutes ses formes
et il s'agit évidemment du vivant.
Eh bien, à travers toutes ces tables rondes avec
leurs conclusions pour la stratégie à
définir et la volonté politique à
manifester pour y parvenir, nous avons apporté
je le crois, sans fausse modestie monsieur le Premier
Ministre, une contribution qui peut être utile,
et qui peut être utile au gouvernement, qui lui-même
travaille avec tout le sérieux et la compétence
que ces sujets méritent en ce qui concerne l'Europe.
Et
cela nous amène ici à penser maintenant
que ces réflexions ne doivent pas s'éteindre
comme tant d'autres, mais qu'elles doivent au contraire
- compte tenu qu'elles sont porteuses d'avenir - s'engager
vers une réflexion continue et permanente pour
épauler tous ceux qui veulent donner ce contenu
dont je parlais à l'Europe. Nous avons entendu
ce matin des propos finalement optimistes, lucides,
raisonnables, rarement pessimistes.
Nous avons surtout entendu - et c'est peut-être
cela le message principal - des propos qui veulent que
l'Europe soit un nouvel horizon, pour les européens
et d'abord pour sa jeunesse et que, dans ce nouvel horizon,
pour cette jeunesse, le contenu de solidarité
soit prioritaire. Parce qu'au stade où en est
l'Europe dans le monde, dans les conflits et les difficultés
que nous savons, avec son expérience, la dureté
de ses expériences, l'Europe peut maintenant
inventer un nouvel enjeu de civilisation.
Monsieur
le Premier Ministre, vous avez la parole.
Le discours du Premier Ministre